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Cinquième conversation

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CINQUIÈME CONVERSATION

Cette conversation eut également lieu dans la prairie. Le temps était agréable, un peu frais, mais on sentait qu’il allait y avoir une petite averse. Le disciple qui entamait toujours les conversations commença à poser des questions.

LE DISCIPLE. — Est-ce que l’évolution de l’homme qui s’est engagé dans la voie spirituelle est un processus fortuit pour chacun, ou bien y a-t-il des étapes auxquelles on doit nécessairement arriver et que l’on doit dépasser ?

LE MAITRE. — L’évolution de chaque monade est un processus individuel, mais malgré tout ces étapes doivent être vécues. Ces étapes, ou degrés d’évolution correspondent à certaines images symboliques, tant dans les diverses religions que dans les récits de l’Ancien et du Nouveau Testament.

Tout d’abord, chacun va parvenir à son « Mont Ararat ». Cela signifie un port pour l’âme en évolution, étant donné que nous en sommes encore au « déluge » ; et c’est pourquoi il nous faut trouver la montagne où nous allons nous sauver des eaux torrentielles. L’étape suivante est le « Mont Moriah », où nous allons offrir un sacrifice à Dieu. En troisième lieu vient le « Sinaï », et c’est là que les Commandements, ou Lois de Dieu ont été donnés, et que chacun doit apprendre. La quatrième phase est le Mont « Thabor », où a eu lieu la Transfiguration de Dieu. Nous aussi, nous devons nous transfigurer — renaitre à nouveau dans l’esprit de la Vérité. Cela, c’est l’Homme nouveau, transfiguré par la Grande Initiation. Enfin vient le « Golgotha » — le Grand Sacrifice — au cours duquel il arrive ce qui est célé dans les paroles du Christ : « Celui qui perdra sa vie, trouvera la véritable vie. »

LE DISCIPLE. — Du moment que notre vie s’écoule dans un environnement qui nous est complètement étranger, à nous en tant que personnes spirituelles, comment devons-nous agir vis-à-vis des gens et des usages de l’époque contemporaine ?

LE MAITRE. — Vous vivrez dans le monde, mais vous n’allez pas vous attacher à lui. L’unique chose importante est que vous accomplissiez la promesse que vous avez faite à Dieu. Observez la vie et vous vous convaincrez que celui qui ose offenser Dieu sera jugé. Tous reconnaitront qu’il y a un Dieu vivant qui rétribue chacun selon ses oeuvres. Mais si nous, qui voulons vivre dans l’Amour, la Sagesse et la Vérité, nous ne voyons que les défauts des autres, alors où est notre lumière ?

LE DISCIPLE. — Comment reconnaitre à quel niveau est parvenu celui à qui nous avons affaire ?

LE MAITRE. — C’est une question délicate. Il est vrai qu’il y a une différence entre les gens ; mais voici de quelle manière vous pouvez commettre une erreur. Imaginez que vous rencontrez quelqu’un qui porte une bague avec une pierre précieuse, mais celle-ci est salie parce qu’il a travaillé dans son jardin ; puis vous voyez quelqu’un d’autre portant la même bague, avec la même pierre non salie. Vous donnez à ces deux pierres une estimation différente alors que leur valeur est identique. Ici, sous le mot de « pierre », nous devons entendre le talent que Dieu a donné à chacun de nous.

LE DISCIPLE. — Doit-on éprouver de l’affliction quand on sait que, dans le monde, tout est déterminé d’avance ?

LE MAITRE. — Ceux qui sont passés par l’affliction ont de plus beaux visages que les autres qui ne l’ont jamais connue. Le visage des premiers est plein de douceur.

LE DISCIPLE. — Quel est le plus important changement qui se produit chez celui qui a connu l’Amour et vit en lui ?

LE MAITRE. — Une telle personne ne voit pas les erreurs des autres. Quoi que dise ou fasse celui qu’elle aime, elle ne voit en lui que ce qui est beau.

LE DISCIPLE. — Est-ce qu’il est bien de garder un secret ?

LE MAITRE. — Vous pouvez garder des secrets auprès des hommes, mais devant Dieu, confessez tout.

LE DISCIPLE. — Une des questions difficiles de notre époque est l’éducation des enfants. On parle beaucoup à ce sujet. On écrit des livres, on fait des réunions, des conférences, des symposiums, mais on continue toujours à avoir des enfants mal élevés.

LE MAITRE. — En éduquant les enfants, on ne doit pas utiliser des pensées ou des idées abstraites. Comme première méthode pour les petits, il est bien de demander à l’enfant de compter les grains d’une tranche de pastèque, ou bien le nombre de pétales qu’il y a sur la corole d’une fleur donnée. Si l’enfant a déjà l’âge d’observer et de parler, faites-lui faire une description orale de la fleur et qu’il essaie de la dessiner.

Parlez aux enfants, dites-leur qu’il ne faut pas attraper les oiseaux, qu’il ne faut pas les viser avec une fronde et qu’il ne faut pas briser leurs oeufs. Dites-leur que quand ils arrachent les ailes des papillons ou les pattes des insectes, ces derniers souffrent. Apprenez aux enfants à arroser des fleurs en pot et montrez-leur la différence entre une fleur qui n’a pas été arrosée pendant 4 ou 5 jours et une autre qui a été arrosée régulièrement. Ces méthodes influent, lentement mais surement, sur le caractère des enfants.

LE DISCIPLE.- Maitre, racontez-nous quelque chose au sujet de notre planète. Peut-être est-elle la plus belle d’entre toutes les planètes du système solaire ? Le Christ n’est-il pas venu sur la Terre, la préférant à toutes les autres planètes ?

LE MAITRE. — La Terre est belle. Elle a été organisée selon les lois de la Nature Raisonnable. Elle possède tout, mais elle n’est pas pour l’homme. L’homme est un étranger sur la Terre. Pour lui, elle est « la vallée des larmes ». Cette Terre est recouverte de pleurs et de larmes. Des milliards d’êtres y ont pleuré. Si vous pensez que vous allez bâtir votre bonheur sur cette Terre, vous vous trompez !

Chacun porte son propre destin, et Dieu détermine pour chacun ce qui est, suivant la loi de l’éternelle Équité.

Pour vous, maintenant, le principal est l’obéissance, qui est le fruit de l’Amour.

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