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Deuxième conversation

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DEUXIÈME CONVERSATION

Le lendemain, les disciples, qui étaient toujours avides des paroles du Maitre, s’étaient réunis de nouveau dans le jardin aux arbres en fleurs. Parmi le petit groupe se trouvait ce même disciple qui aimait poser des questions et auquel le Maitre répondait toujours.

LE DISCIPLE. — Quand je regarde ce monde merveilleux, je me dis qu’un des grands dons par lequel le Ciel a favorisé l’homme est la vue. Bien sûr, il y a d’autres êtres vivants qui peuvent voir, mais est-ce qu’ils voient le monde de la même façon que nous et possèdent-ils la faculté de jouir de sa beauté ? Cela ne m’est pas clair.

LE MAITRE. — La science contemporaine a beaucoup parlé de la manière dont l’homme et les animaux voient. La vue est un processus qui dépend tant de la structure de l’oeil que du processus psychologique acquis spontanément qui rend possible, d’une manière rapide et sans aucun effort de la part de l’observateur, de retourner à l’endroit l’image qui est à l’envers sur la rétine de l’oeil, ainsi que d’estimer la distance qui sépare l’oeil de l’objet observé. L’explication que la physique donne de ces choses est vraie. Mais il y a une autre chose qui est inconnue des gens de notre époque : outre la lumière physique, il existe une autre lumière provenant d’une source supérieure au monde physique.

Il y a sur Terre des individus qui en perçoivent la sensation et voient la forme du double éthérique. Au moyen de cette lumière, nous percevons souvent des impressions, également, de la valeur intime, intérieure des choses. Je vous dirai que, derrière la rétine de l’oeil, il y a une autre « rétine » : un minuscule filet, invisible pour l’oeil humain, qui perçoit également des images du monde astral. C’est ainsi que, l’un derrière l’autre, sont placés plusieurs écrans de perception qui sont en relation avec les mondes supérieurs. Dans le monde physique, la grande majorité des gens voient ce que la lumière physique apporte. Mais il y a d’autres individus chez lesquels la sensibilité de la rétine astrale est éveillée. On les appelle des voyants dans Гastral. Plus rares sont ceux qui reçoivent des renseignements du monde Mental, et encore moins nombreux ceux qui sont en contact avec le monde Causal dans lequel les phénomènes et les objets de la Terre ne sont que des idées.

Les disciples de la science Divine doivent savoir que, dans l’organisme humain aussi bien que dans l’organisme des animaux inférieurs, il existe des organes que l’on ne peut pas voir même en dissection, ni même déceler dans les laboratoires de recherches. Ces organes sont composés d’une substance qui n’a rien de commun avec les substances physiques.

Non seulement dans l’oeil, mais dans tous les sens de perception, il existe des degrés de perception qui sont reliés à des plans supérieurs. Autant cela peut vous sembler étrange et incroyable, mais cependant c’est un fait pour tous ceux qui conçoivent que les faits s’étendent sur une gamme beaucoup plus large que celle où s’exprime le monde physique. L’homme physique a de nombreuses reproductions sur d’autres plans qui, elles aussi, s’édifient et se perfectionnent au moyen de nos pensées, de nos sentiments et de nos actions dans le monde physique ; et ceux qui ne perçoivent pas au-delà de trois dimensions n’ont aucune idée de cela.

La clairvoyance, la télépathie et la clairaudience, ainsi que les phénomènes suprasoniques et supraolfactifs ne sont rien d’autre que des perceptions d’un ordre bien supérieur.

LE DISCIPLE. — Pourquoi voit-on des gens possédant de bonnes et nécessaires qualités, propres aux âmes élevées, mais qui ne possèdent aucun de ces dons, alors que par contre on les rencontre chez des individus qui ne vous font aucune impression, même pas par des moeurs ou une morale ordinaires ?

Est-ce que ce n’est pas illogique et en contradiction avec l’assertion que seule une vie vertueuse et pure mène à l’acquisition de certains dons spirituels ?

LE MAITRE. — Ce qui pour les gens ordinaires est illogique et injuste, est logique et juste pour ceux qui connaissent les trois lois fondamentales des sciences spirituelles : l’évolution, la réincarnation et le karma. Il y a des clairvoyants, d’une catégorie soit inférieure, soit plus élevée, dont le don vient de leur passé ; mais, par suite de qualités héritées ou acquises dans leur existence actuelle, ils sont tombés en dégradation, intellectuellement ou moralement, sans avoir pour autant perdu cette faculté. S’ils l’utilisent incorrectement, ils auront à subir une grande responsabilité et, dans une réincarnation future, elle disparaitra. Pour qu’ils puissent l’obtenir à nouveau, suivant la longue voie de l’évolution, ils doivent revenir de nouveau à une vie spirituelle, pure et dévouée à Dieu.

LE DISCIPLE. — Tout à l’heure, vous avez parlé d’organes de perception invisibles, attachés à tous les sens perceptifs. De quelle manière se manifestent-ils chez certaines personnes ?

LE MAITRE. — Plus d’une fois, probablement, vous avez entendu dire que les aveugles, en compensation de la vision qu’ils ont perdue, ont leur ouïe qui devient plus fine et leur toucher plus sensible. La vérité est autre : ceux qui par suite de causes karmiques ont perdu la vue, sont aidés par le monde invisible de telle sorte qu’en eux s’éveillent, jusqu’à un certain degré, les organes supraphysiques invisibles de la vue et du toucher, dont il est question.

LE DISCIPLE. — La théorie énergétique contemporaine nous incite à penser que chaque activité de l’homme, même la pensée, est un processus au cours duquel on reçoit ou on dépense de l’énergie. Si cela est vrai, notre langage doit immanquablement exercer une influence sur ceux auxquels nous parlons, tant au moyen des sons que par la signification des mots, mais aussi par la qualité du courant d’énergie. Où va l’énergie de paroles prononcées et en quoi se transforme-t-elle ? Cette question m’est venue à l’idée en relation avec notre précédente conversation. Nous savons que d’après la loi de la conservation et de la transformation de l’énergie, la parole, elle aussi, en tant que portant de l’énergie, devrait se transformer en une de ses nombreuses formes ?

LE MAITRE. — Chaque parole que nous prononçons examinée d’un plan spirituel supérieur porte ses caractéristiques spécifiques. II y a des mots qui ne possèdent aucun contenu. Ils ne font que remuer l’air et ont un rapport seulement avec la transformation physique en processus énergétique. On produit des ondes acoustiques qui se propagent, se reflètent, se réfractent, interfèrent, etc., mais elles ne portent rien, de ce point de vue supérieur dont je vous ai parlé. Un homme peut prononcer un mot de différentes façons. II y a des mots saturés de sentiments, d’autres saturés de pensée, et d’autres aussi qui portent l’éveil de la conscience à une nouvelle vie. « Tu dis des paroles qui apportent la vie ! » dit au Christ un de ses disciples. Prenons comme exemple le mot « Amour ». II peut être accompagné d’une telle sorte d’éléments accompagnant ses vibrations que, d’un plan supérieur, on puisse même voir sa couleur. Quand il est empreint de couleur rouge, cela signifie qu’il a été accompagné d’une sensation physique.

LE DISCIPLE. — Quel monde vous nous découvrez avec ces paroles et combien nous devient claire maintenant la responsabilité qui est notre dans la manière dont nous utilisons la parole ! On peut penser à beaucoup de choses quand on réfléchit à l’effet en couleur des mots et aux conséquences d’une parole.

LE MAITRE. — Peut-être avez-vous pensé que la manière dont on prononce un mot n’a pas d’importance. Le disciple qui a pris sciemment la voie de l’évolution doit s’efforcer de prononcer les mots de telle façon qu’ils produisent chez l’auditeur des sensations d’un ordre supérieur. Vous pouvez causer de la souffrance ou de la joie, une élévation ou un rabaissement de l’état de la personne à laquelle vous parlez, non seulement par le sens du mot, mais aussi par le sentiment avec lequel vous l’accompagnez. Quelque chose de plus : de la qualité du sentiment avec lequel vous prononcez les paroles dépend votre état de santé, tout comme l’état de celui auquel vous parlez. Les gens peuvent tomber malades ou guérir à la suite d’une conversation.

Après une courte pause, le Maitre poursuivit :

Bien sûr, il est impossible qu’il ne vienne pas à l’homme des pensées négatives, disharmonieuses, mais il ne faut pas les garder longtemps dans son esprit et elles ne doivent pas devenir l’origine d’une conversation. Les pensées négatives doivent passer et quitter votre esprit, tels des voyageurs inconnus. Alors, elles ne causeront du mal à personne.

Je vais vous donner une règle qui, simple à comprendre, est très grande par les résultats que l’on peut obtenir en la mettant en pratique. Cette règle pourrait sauver les hommes du monde entier de nombre de souffrances inutiles. Quand en l’homme entre une pensée négative qui commence à le tourmenter, ou bien quand s’installe en lui un sentiment désagréable, il doit leur faire face, les examiner tranquillement et avec précision, de la même manière qu’un savant étudie un phénomène quelconque, par la logique et l’analyse, et après s’être convaincu de leur inutilité et de leur mal, il doit les livrer, comme des visiteurs importuns, au puissant courant subconscient et raisonnable qui va en triompher, tout comme le savant se débarrasse d’enfants importuns, qui ont envahi son cabinet de travail, en les remettant à leur nourrice qui va les entrainer et les captiver par ses contes intéressants. Si I’homme réussit à faire cela, il est parvenu à réussir quelque chose d’important.

LE DISCIPLE. — Comme elles ont l’air simple, toutes ces grandes et utiles choses ! Mais est-ce que l’homme parvient toujours à se surmonter lui-même aussi facilement que cela en a l’air à première vue ?

LE MAITRE. — Pour celui qui est zélé, tout est réalisable. Et pour vous habituer à manipuler avec succès votre pensée, commencez à vous occuper d’une question liée à la science ou à la vie ; étudiez-la bien à fond, patiemment, avec amour, jusqu’à ce que vous parveniez à des déductions utiles qui vous dévoileront quelque chose de très précieux et de nécessaire pour votre évolution.

Je recommanderai à mes disciples d’étudier la lumière. La lumière, que vous étudiez en physique, représente un degré inférieur de la lumière vivante, étant donné que la lumière a différents degrés qui correspondent à la conscience de l’homme : à son subconscient, à son conscient et à son supraconscient. La lumière effectue un énorme travail dans la nature. Non seulement elle transforme la matière inorganique en organique, mais aussi elle transforme l’acidité et l’âcreté de certains fruits en saveur sucrée.

Les divers fruits sont sous l’influence des différentes planètes, tout comme toutes les variétés de tout le règne végétal. Autant que cela puisse sembler une manière abstraite, un jour, l’humanité évoluée comprendra que le monde sidéral, par son influence, participe à l’édification de la vie sur une planète, ainsi qu’à la création de la si grande diversité d’organismes, en allant des inférieurs aux supérieurs, jusqu’à l’homme.

LE DISCIPLE. — II m’est inexplicable qu’une grande partie des savants de notre monde contemporain continuent à s’entêter et à nier ce monde invisible, mais réel, même quand ils voient des preuves véridiques et parfois même irréfutables de l’influence d’un monde supraphysique.

LE MAITRE. — La cause en est l’attachement fanatique qu’éprouvent les gens envers le monde qu’ils connaissent à l’aide de leurs cinq sens. Il y a une loi selon laquelle l’homme ne peut pas être en harmonie avec le monde Divin en même temps qu’avec le monde matériel. S’il est en harmonie et en entente avec le monde physique, il sera en contradiction avec le monde invisible. S’il est en harmonie avec un des mondes supérieurs, il sera en contradiction avec le monde physique et l’ordre qui y règne. II est difficile d’être en pleine harmonie avec les deux mondes. Une telle chose ne peut être réalisée que par des âmes très élevées qui ont déjà parcouru une partie importante de la voie de leur évolution.

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