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4. — LA CINQUIÈME RACE (LA RACE BLANCHE) ET SES CULTURES

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4. — LA CINQUIÈME RACE (LA RACE BLANCHE)

ET SES CULTURES

 

La race aryenne tire ses racines de la race transitoire Oursémite, cinquième culture de la quatrième race. Quelles étaient les tâches culturelles et spirituelles de l’époque édifiée par cette nouvelle race, la cinquième ? L’homme avait à développer de nouveaux centres dans son crâne ; de nouvelles forces cosmiques devaient s’éveiller dans la nature humaine. Ces forces sont en liaison organique avec les hautes facultés mentales de l’être humain. Le front de l’homme devait s’élargir dans sa partie supérieure.

 

Après que les autres races, et plus spécialement la race atlantéenne, aient formé l’intelligence concrète, qui élabora dans l’être humain le monde des connaissances perceptives, ainsi que l’intelligence sensorielle, — c’est-à-dire la zone du front humain, la Race Blanche avait pour tâche suprême d’éveiller la pensée causale, les centres philosophiques, avec une des plus hautes facultés intellectuelles : la comparaison. Ce domaine de l’intellect humain avait la tâche de localiser une faculté : celle d’interpréter les profondes lois qui actionnent le monde physique. La science se vit placée devant la nécessité de pénétrer les Petits Mystères, liés au monde de la matière. L’Humanité devait pénétrer, à l’aide de sa conscience, dans le labyrinthe de la matière et édifier une solide culture matérielle. C’est ainsi que la conscience spirituelle dut céder le pas à la conscience mentale, laquelle, petit à petit, devait découvrir toutes les lois et énigmes de la matière.

 

D’après Rudolf Steiner (1), l’époque de la cinquième race (la race blanche) doit tracer sept cultures, conformément aux lois astrosociologiques de la vie. Au cours de l’évolution humaine, cinq cultures se sont manifestées jusqu’à nos jours. La première et la plus ancienne culture de cette race est celle des anciens Indous ; la seconde est celle des anciens Perses; la troisième est l’égypto-assyro-babylonienne ; la quatrième est la gréco-romaine et la cinquième est la culture contemporaine de l’Europe occidentale.

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(1) Nous citons souvent Rudolf Steiner, car nous le considérons comme l’Annonciateur de la nouvelle Culture du Verseau.

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Quand on étudie l’histoire de l’humanité, à partir de l’antiquité indoue jusqu’à nos jours, on ne peut s’empêcher d’être empli d’étonnement devant tous ces changements de cultures : la culture de l’Inde antique flamboie d’un éclat resplendissant, répandant sa lumière dans toutes les contrées du monde connu à cette époque. L’Inde doit être considérée comme le foyer du génie humain en ces temps-là. Mais ce rayonnement s’affaiblit peu à peu et la flamme enfin s’éteint. Cependant, dans une contrée totalement inconnue jusqu’alors, en Iran, commence à briller un nouveau foyer, une nouvelle civilisation, entièrement différente de la précédente. Mais elle aussi, après avoir atteint son apogée, commence à dégénérer, pour qu’à sa place commence à resplendir, avec un éclat encore plus grand, la civilisation de l’antique Égypte, de l’Assyrie et de Babylone. Toute l’humanité plus éveillée de cette époque, remplie de stupeur, tourne ses regards vers cette civilisation nouvellement apparue et qui apporte quelque chose d’inédit, quelque chose d’inconnu jusqu’alors. Mais cette haute civilisation s’éteint elle aussi, et à l’emplacement d’où jadis fleurissait la grandiose culture de Babylone, il n’y a plus de nos jours qu’un désert sablonneux. Puis, devant le spectateur stupéfait, un nouveau foyer, à son tour, se met à flamboyer : la civilisation de l’antique Athènes, puis plus tard celle de Rome ; ou plus exactement, le foyer de cette civilisation se transfère d’Athènes à Rome, pour se diriger plus tard plus au Nord, dans ces contrées où, selon les anciens Romains, erraient les « Barbares ».

 

Le spectateur perspicace voit naitre en lui l’idée d’un certain parallélisme entre la ligne le long de laquelle ces centres culturels se sont successivement épanouis et la marche en spirale de notre terre dans l’espace cosmique. En réalité, cette translation des cultures, si étonnante à première vue, est loin d’être un hasard. Comme nous venons de le dire, l’histoire de l’humanité, depuis l’antiquité indoue jusqu’à nos jours, représente dans son essence la conquête de plus en plus élargie et approfondie de la matière, l’éveil dans l’être humain d’un intérêt de plus en plus vif envers les facteurs matériels de la vie. Cette pénétration, cette plongée de la conscience humaine dans la matière s’est manifestée le plus faiblement au cours de l’antique culture indoue. II ne s’agit pas ici de cette culture indoue qui nous est connue par l’Histoire, mais bien de cette Inde antique d’avant plusieurs millénaires.

 

Étant donné que le conscient de ces anciens Indous avait commencé à s’enfoncer dans la matière, la clairvoyance innée dont ils étaient doués diminua conjointement ; cela est analogue aux faits observés chez certains animaux qui, obligés de vivre dans l’obscurité, par suite de changements extérieurs, avaient perdu petit à petit la vue, cette dernière leur étant devenue inutile dans la nuit des cavernes où ils étaient prisonniers. Mais, comme les antiques Indous venaient seulement de perdre ces dons innés de clairvoyance, qui leur avait été transmis par la Race Atlantéenne, il se transféra dans leur subconscient. Ils ne répondaient pas encore entièrement à l’appel de la matière, mais se livraient davantage au monde spirituel et animique, rêvaient à lui et éprouvaient un dégout et une répugnance envers la matérialité, le domaine physique. Ils n’étaient pas séduits par l’idée de se rendre maitres des forces physiques et de les utiliser pour l’amélioration de leur vie matérielle, au contraire des êtres humains des cultures suivantes.

 

La seconde culture de la race blanche, celle des Perses antiques, témoigne d’une plus profonde pénétration dans le monde matériel. Tandis que les Indous ne considéraient comme réel que le monde spirituel, le monde visible n’étant pour eux qu’une illusion (maya), qu’un rêve, par contre les Perses antiques de l’époque du grand Zoroastre (ils peuplaient alors la contrée où plus tard devait être fondé le royaume Perse connu dans l’histoire) considéraient le monde matériel comme une réalité hostile s’opposant au spirituel. Ils concevaient la vie comme un champ de bataille sur lequel le spirituel et le matériel mesuraient leurs forces, la tâche de l’homme étant d’aider, de concourir à la victoire du spirituel sur le matériel. Voilà en quoi consiste le dualisme de la religion de Zoroastre : Ormuzd (en zend Ahouramazda) dieu du Bien, mène une lutte éternelle pour la suprématie contre Ahriman, le dieu du Mal ; Ormuzd doit finalement sortir victorieux de ce combat.

 

La troisième culture, l’égypto-assyro-babylonienne, s’enfonce encore plus profondément dans la matière. Les Indous considéraient le monde de la matière comme une illusion. Les Perses reconnaissaient la matière comme une réalité, quoiqu’hostile ; quant aux Égyptiens, ils ne considèrent plus le matériel comme antagonique au spirituel ; il y a quelque chose de plus, car ils le considèrent comme l’expression du spirituel, ils s’adaptent à lui et s'efforcent de découvrir l’expression physique de la profonde sagesse du divin. De la provient l’expansion de l’astronomie égypto-chaldéenne et son caractère si spécial. Déjà, ils voient dans chaque planète le corps d’un être divin. Dans le mouvement des planètes, ils s’efforcent de lire la volonté et les plans des dieux et d’orienter leur propre vie conformément à cela.

 

Les Grecs et les Romains de l’Antiquité vont encore plus loin dans la conquête du monde physique. En comparant la vie des Grecs et, davantage encore, des Romains de l’Antiquité avec la vie de ces peuples bien plus anciens, nous voyons que la culture gréco-romaine est de loin la plus matérialiste.

 

La Culture gréco-romaine est suivie par la Culture contemporaine, dont le foyer originel fut l’Europe occidentale, d’où plus tard elle se propagea, au point d’envahir et de dominer le monde entier. L’humanité de la culture contemporaine s’efforce ardemment de découvrir dans la matière les lois de la nature. L’homme de la cinquième culture analyse les forces de l’électricité, de la vapeur, de la pesanteur, etc., et avec leur aide transforme la réalité ambiante dans une mesure bien plus grande que celle pouvant être atteinte par les peuples de l’antiquité. La culture devient de plus en plus matérialiste. L’époque contemporaine est une époque de civilisation hautement mécanique. Comparé à l’humanité antique, l’homme contemporain est celui qui est le plus profondément plongé dans la matière. Jamais jusqu’à présent la conscience humaine n’était descendue aussi profondément dans la matière que de nos jours. On pourrait poser ici avec raison la question suivante : « En somme, que doit-on entendre par l’expression « plongée de la conscience humaine dans la matière ? » Extérieurement, cela s’exprime par le fait que la culture devient de plus en plus matérielle et, intérieurement, dans la structure de la nature humaine, c’est-à-dire la transformation du lien entre le corps visible de l’être humain et son corps invisible. Ainsi, le lien entre le corps physique et le corps éthérique de l’homme a été différent à l’époque Atlantéenne de celui qui existe de nos jours. L’homme contemporain s’est enfoncé si profondément dans la matière, sa culture est devenue si matérialiste, qu’il finit par arriver à la conviction que rien n’existe hormis la matière. En d’autres termes, l’homme nie en général l’existence de l’âme. De même que l’Indou antique niait la réalité de la matière, ainsi de nos jours le matérialiste contemporain nie la réalité du monde spirituel. II est vrai que de nos jours les êtres humains sont le plus profondément plongés dans la matière. Cependant, en ce même temps, ils se trouvent à un tournant de leur histoire. Si jusqu’à présent il s’est effectué une descente progressive dans la matière, à partir de maintenant une ascension suivra ; ce qui signifie qu’à l’avenir la culture deviendra toujours plus spiritualisée. La conception occulte de ces questions n’est nullement réactionnaire ; elle est étrangère à tout fanatisme ; pour elle, la culture matérialiste est une phase indispensable à l’évolution de l’humanité. Cette culture avait une tâche déterminée, celle de développer la soi-conscience et les facultés mentales de l’homme. Et cela ne devenait possible qu’à condition que l’humanité renonçât pour un certain temps à son lien direct avec le monde spirituel, et qu’elle se limitât uniquement au monde des perceptions sensorielles.

 

À ce point de vue, il était indispensable que la race actuelle effectue cette descente dans la matière, afin qu’elle puisse remplir sa mission. Et cette mission, elle l’a remplie avec succès. En comparaison avec ce qui était auparavant, les facultés intellectuelles se développent avec beaucoup plus de succès de nos jours. Ainsi, même l’illettré est capable de calculer et de raisonner correctement. De nos jours, l’instruction donne un aliment qui développe les capacités mentales, et rien dans la vie n’est prisé aussi hautement que l’intelligence. Déjà, Pascal avait dit que l’homme contemporain s’estimait bien plus offensé de s’entendre traiter d’imbécile (c’est-a-dire dénué d’intelligence), que de roublard (c’est-à-dire dénué de sens éthique).

 

Pourquoi le développement des facultés mentales et de la soi-conscience est-il indispensable ? À cette question on peut répondre par l’affirmation que l’intellect est une des faces de la vie spirituelle de l’homme. L’évolution de l’homme suppose le développement général de ses dons spirituels dans leur intégralité. Si le côté mental de la vie spirituelle ne s'était pas développé harmonieusement, alors l’évolution n’aurait pas pu s’effectuer entièrement, elle serait restée partielle. C’est pourquoi il est indispensable de développer ses facultés mentales si l’on veut suivre la haute voie du perfectionnement. C’est en développant son intellect que l’homme devient une individualité bien établie ; en quelque sorte, il s’est fermement dressé sur ses deux jambes. Avant d’avoir développé ses facultés mentales, l’homme se sent comme la partie d’un tout (tout comme une goutte dans un verre d’eau) ; mais après y être parvenu, il acquiert une indépendance spirituelle. Cette indépendance, ce raffermissement sur ses propres jambes est indispensable à l’homme pour qu’il puisse poursuivre plus loin son évolution. De plus, le développement de la force mentale, jusqu’à un certain point, est indispensable pour celui qui voudrait gravir les degrés de l’Initiation.

 

Ainsi, cette descente dans la matière, observée de nos jours, est une nécessité naturelle. À notre époque, d’énormes forces spirituelles sont gaspillées pour assouvir les besoins purement corporels. Tout cela est aussi une nécessité naturelle ; personne ne devrait rien y trouver à redire. Mais nous avons déjà commencé le processus ascensionnel. De même que le matérialisme était naturellement indispensable, de même qu’il était naturellement utile au développement de l’humanité jusqu’a nos jours, c’est-à-dire jusqu’à ce que s’achève sa descente progressive dans la matière, de même à présent, alors que débute la nouvelle phase de l’évolution humaine (celle de l’ascension graduelle) le matérialisme se transforme en un obstacle à l’évolution humaine. Et celui qui s’obstine dans le matérialisme n’est pas au clair sur la voie suivie par l’évolution de l’humanité ; cela signifie qu’il ne se rend pas clairement compte du fait que le matérialisme n’est plus qu’une étape déjà parcourue de l’évolution et qu’actuellement sont déjà en marche les forces qui préparent l’arrivée de la nouvelle culture qui vient (la sixième), celle qui servira de souche pour la naissance de la nouvelle race, la sixième race humaine.

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