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mayakitanova

V - Extraits des paroles du Maitre. Causerie sur la racine, le tronc et la greffe

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V

Extraits des paroles du Maitre

Tout се que nous avons dit jusqu’à présent au sujet de sa famille, de l’étrange voie de son père, le prêtre Constantin Deunovski, tout comme de sa jeunesse, de ses études et de la voie que le Maitre Beinsa Douno a suivie jusqu’au jour où il ouvrit l’École, puis quitta ce monde, n’est pas suffisant pour faire comprendre son Enseignement. C’est pourquoi, dans les pages suivantes, nous allons donner un résumé de son oeuvre immense, génératrice de vie, sous forme d’extraits substantiels.

Nous, qui avons composé cet ouvrage, nous vivons dans l’espoir que ceux de ses futurs lecteurs qui le prendront entre leurs mains, après qu’en leur âme se soit éveillée la soif sacrée, comprendront que le Maitre de la Fraternité de Lumière sait parler des questions les plus importantes avec cette grande clarté et cette simplicité qui est la caractéristique des créateurs géniaux.

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CAUSERIE SUR LA RACINE, LE TRONC ET LA GREFFE

Nous pensons que notre principale tâche dans la vie est de trouver notre véritable voie. Comment doit-on comprendre « véritable voie » ? C’est la voie qui amène l’individu à comprendre le sens de son existence et le chemin qui lui permettra d’être le plus utile à son prochain et à sa propre évolution.

Voici une conversation entre le Maitre et un groupe de disciples qui, insensiblement, se transforma en conférence sur un sujet déterminé.

II n’était pas rare que cela arrive, soit sur la prairie à l’Izgrev les jours ensoleillés, après les exercices de paneurythmie, soit sur le podium, auprès du piano, dans la grande salle de l’lzgrev, ou bien alors au cours des haltes à l’aller ou au retour d’une excursion en montagne. II y avait des minutes où le Maitre était tout spécialement généreux. Alors nous écoutions les paroles les plus précieuses au sujet de la vie, tout comme si, par une puissance magique, il cueillait directement des cieux de grandes vérités.

Les conversations sont présentées ici librement, mais les paroles du Maitre sont conservées dans leur exactitude absolue.

Ces conversations commençaient soit à la suite d’une question posée, soit que le Maitre, tout à coup, commençait à transmettre en paroles le sujet de ses méditations, et nous nous trouvions alors, d’une manière inattendue, devant un problème encore non découvert.

« Pourquoi le monde, actuellement, est-il en plein essor de réussite matérielle ? demanda un des frères. Du moment qu’il en est ainsi, du moment que ce sont les intérêts personnels qui dirigent l’individu, n’est-il pas clair que nous vivons dans une époque où l’essor spirituel est entravé ? »

Le Maitre dirigea son regard droit devant lui, vers l’Est de la prairie, là où à travers le feuillage des arbres scintillaient comme de brillantes étoiles les rayons du soleil, déjà assez haut au-dessus de l’horizon, et il commença calmement à parler :

« II en serait ainsi, si dans l’âme humaine ne vivait pas une impulsion, souvent inconsciente, qui sauvegarde les âmes de nombre de personnes en les empêchant de s’enfoncer dans les abimes de la matière et l’ombre fallacieuse de l’illusion.

« Malgré tous les efforts que font les gens pour se convaincre, eux-mêmes et les autres, que l’idée de la vie est cachée uniquement dans le succès matériel, ils ne peuvent même pas cacher, en partant de la propre observation d’eux-mêmes, que la chose principale qu’il y ait eu dans leur vie a été une impulsion intérieure, dont ils ont pris conscience plus tôt ou plus tard. Pour que quelqu’un commence à suivre un certain enseignement, une doctrine ou une philosophie, il faut que l’impulsion en soit venue d’au-dedans de lui. Que ceux qui sont des matérialistes convaincus se vérifient eux-mêmes afin de comprendre que ce n’est pas seulement la littérature qu’ils ont lue ni les influences extérieures qui sont la cause qu’ils aient commencé à suivre cette voie. Le moment décisif marquant leur départ dans cette direction ou une autre est venu de l’intérieur. S’il n’en était pas ainsi, ils auraient accepté chaque autre influence extérieure et professé toutes sortes d’autres idées. Si c’est vrai pour celui qui n’a aucune relation avec la réalité de l’Esprit, combien cela est-il encore plus vrai pour ceux qui reconnaissent l’existence d’une Cause première. Pour nous convaincre de la haute valeur et de l’importance de l’impulsion intérieure, posons-nous la question suivante : quand est-ce que les gens sur cette terre sont le plus malheureux ? Quand ils perdent leur richesse extérieure ou bien quand ils perdent leur assurance intérieure ? Quand la perte est extérieure et l’enthousiasme intérieur conservé, tout est plus facile à réparer. C’est plus dur lorsque disparait la foi en ce qui était devenu pour eux un idéal. Alors la vie perd tout son sens.

« II y a des individus chez lesquels ce processus s’effectue très rapidement. Un insuccès, une difficulté dans la vie peuvent devenir la cause d’une déception et d’une catastrophe. Cette catégorie de gens ne connait pas la loi de l’échange entre des situations opposées qui sont indispensables à l’évolution.

—    Quels sont ces échanges ?

—    La vie sur la terre est telle que si deux personnes se présentent à un concours, l’une d’elles le gagne et éprouve de la joie, tandis que l’autre est dans l’affliction. Et c’est par la joie et par la peine que l’on acquiert quelque chose pour son évolution. Il y a des gens qui ont vécu superficiellement. Ils n’ont jamais connu la peine et sont devenus superficiels et sans consistance en quelque sorte. Quand on s’est sali, on se lave avec de l’eau... mais l’eau devient sale. Ensuite, suivant la voie de l’éternel cycle, l’eau se purifie, et l’on peut de nouveau se salir. Vous ne connaissez la cause ni de la beauté ni de la laideur. Il y a des cas où la laideur devient de la beauté, tandis que la beauté peut apporter le malheur. Le monde est plein d’apparences. Rien de ce qui se perd et que l’on peut vous ôter n’est votre propriété. Votre propriété est seulement ce que vous avez apporté en naissant, ce qui, après tous les changements et dans toutes les conditions, reste en vous. Si durant sa vie l’homme réussit à devenir savant, tout ce savoir est une greffe à sa vie. La greffe est une des qualités fondamentales de l’arbre. Dès qu’elle se casse, l’arbre révèle sa nature primitive. Un savant peut perdre son savoir à la suite d’un accident ou d’une maladie. II lui restera alors seulement ses qualités innées. II y a des cas où, à la suite de dépôts accumulés dans les vaisseaux sanguins, de grands savants, de réputation mondiale, ont perdu tout leur savoir — leur valeur greffée — et ont eu des comportements primitifs stupéfiants, grossiers et même repoussants. Beaucoup de choses de la vie — parmi les rites et les règles du savoir-vivre — sont de telles greffes. Ce ne sont pas des éléments permanents de l’égo humain.

—    Qu’est-ce qui est le plus important à développer dans notre vie ? demanda le disciple. Combien de savants et de gens célèbres dans la société s’occupent de leur égo ? N’est-il pas vrai que toute la vie de ceux qui se sont consacrés aux études se passe dans le perfectionnement de leur spécialité ?

—    Oui, c’est ainsi. Pour la plupart de ceux qui s’occupent d’études, leurs soins se tournent vers l’acquisition d’un nombre toujours plus grand de connaissances. Ce n’est pas louable ; mais ce qui a une très grande importance, c’est que l’homme, dans le processus de sa croissance, s’efforce de développer ses qualités fondamentales innées. C’est cela qui est en réalité le développement spirituel. L’attention accordée au perfectionnement de ce qui est primitivement inné ne doit pas être moindre que le zèle apporté au développement et au perfectionnement de la greffe. On ne doit pas se contenter de ce que l’on est devenu, mais s’efforcer d’atteindre de plus hauts degrés du progrès spirituel. Le boeuf ne doit pas se contenter de ses cornes ni le cheval de ses sabots. Par exemple, de quel oeil voit-il la satisfaction d’un porc ? C’est une satisfaction humiliante, répugnante même. C’est ainsi qu’apparait aux autres mondes supérieurs notre situation dans la matière dense. L’homme doit être sincère avec lui-même et identifier l’amour auquel il a gouté dans la vie à l’un des exemples cités.

« Toutefois, personne ne doit faire des reproches aux autres pour la manière dont ils ont connu l’amour. Nous devons savoir que la vie sur la terre est sérieuse et difficile. La terre est une rude école et les humains y sont perpétuellement en train de passer des examens. Nous ne devons pas avoir trop d’assurance en nous-mêmes, mais mettre notre confiance en Dieu. On connait des cas où les pensées et les convictions de gens ayant consacré leur vie à Dieu et ayant atteint les plus hautes cimes de leur développement, ont subi des perturbations et ont fléchi. De grands savants ont quitté le monde de leur science, attirés par les appâts d’une beauté terrestre. II y a eu des cas où même des saints ont abrégé le temps de leur vocation pour succomber à l’attirance envers une beauté terrestre qui s’était profilée devant leurs yeux. Sur notre planète, il y a des anges qui se promènent et vont ici et là comme des Messieurs distingués, ayant oublié depuis longtemps la mission pour laquelle ils étaient venus sur terre. C’est pourquoi, ne vous pressez pas de porter des jugements sur des processus qui ne sont pas encore achevés. Vous n’êtes pas encore en état de connaitre les causes de ce qui arrive, ni même comment les choses vont se développer à l’avenir.

« Nous commettons souvent des erreurs quand nous cherchons à porter un jugement exact sur qui est bon et sur qui est mauvais. Nous ne savons même pas lequel de nos actes est bon. Parfois vous faites quelque chose que vous considérez comme mauvais et vous vous étonnez après cela de voir venir une seconde chose mauvaise. II se peut que vous fassiez du bien et qu’il s’ensuive du mal. II faut très bien distinguer ce qui est bien. Parfois vous donnez de l’argent à un pauvre homme et, lui, il s’enivre et commet un crime. Les actes de gens sont si peu clairs que parfois vous dites à celui qui est bon qu’il est méchant et vice-versa. Voici, je vais vous donner une règle. Souvenez-vous-en : Faites du bien à celui en lequel Dieu vit, et non pas à celui qui est mort. On s’en remet à vous, en tant que disciples, pour comprendre qui est vivant et qui est mort. Je parle à vous tous. Vous en comprendrez peut-être la profondeur, agissez selon ce que vous avez compris. Selon les résultats que vous obtiendrez, vous comprendrez si vous avez suivi le droit chemin.

« Dans le temps, Lucifer avait décidé de lutter contre Dieu, mais, jusqu’à présent, il ne peut retourner au ciel.

« Chaque chose commise contre Dieu est privée de bienfaisance et de vérité. Une telle chose se termine par une catastrophe. Cette dernière ne vient pas de ce que Dieu soit cruel, mais parce que le chemin des ténèbres mène inévitablement à la catastrophe. »

À cet endroit, le disciple profita du court silence qui suivit, pour poser de nouveau une question :

« Maitre, nous nous trouvons parfois en difficulté pour répondre à certaines objections que l’on nous fait, comme par exemple la suivante : “Qu’est-ce que les peuples chrétiens ont fait durant ces vingt siècles ? Ils suivaient l’Enseignement du Christ, n’est-ce pas ?” »

Le Maitre se tourna vers celui qui lui avait posé la question et, avec un ton appuyé et un peu sévère, répondit:

« Les peuples qui ont vécu dans la haine et les guerres n’ont pas suivi le chemin du Christ. En cela, nous devons être absolus et ne pas nous leurrer. Ces peuples peuvent s’appeler chrétiens, mais ils ont servi un autre Dieu qui leur a appris à commettre des crimes et cela ne vient pas de ce Dieu que le Christ appelait Mon Père. L’enseignement du Christ est encore en germe dans la conscience des humains. II n’est pas encore mis en pratique.

« Le Dieu dont le Christ nous parle est Amour. II n’a jamais changé d’attitude envers l’homme. II vient toujours en aide à ceux qui l’ont appelé de toute leur âme, de tout leur coeur et de toute leur pensée. II lui enverra un consolateur. Sous ce terme de “consolateur”, nous entendons l’homme rayonnant. Quand un tel homme vous rend visite, tout devient clair et compréhensible. Les contradictions disparaissent et vous commencez à vivre en harmonie avec l’univers. Si vous entendez quelqu’un dire que sa conscience est dans les ténèbres, vous saurez que l’homme rayonnant l’ аquitté. Quand l’homme qui porte la lumière est absent, les ténèbres sont terribles. Si vous êtes dans la proximité d’un de ces serviteurs de Dieu, alors dans votre conscience ne pénètrera jamais une pensée négative, vos sentiments seront toujours d’un ordre très supérieur et toute peur disparaitra de votre âme.

« Vous devez apprendre autre chose aussi. Dans les Écritures saintes, le mot de Grâce est souvent cité. Vous devez comprendre correctement cette notion. La Grâce n’est pas pour les fainéants qui attendent que tout leur tombe tout prêt du ciel dans les mains. Même si le ciel vous a destiné à recevoir quelque chose, vous devez faire des efforts pour le conquérir selon que vous le méritez. Au fainéant, nul ne lui mettra dans les mains ce dont il a besoin. Si quelque part on refuse de vous donner ce que vous avez demandé, alors essayez de nouveau en quatre-vingt-neuf endroits, jusqu’à ce que vous le receviez.

— Ce qui signifie, remarque un des disciples, que, malgré tout, tout dépend de nous. La Grâce n’est pas un cadeau que peut recevoir celui qui le mérite aussi bien que celui qui ne le mérite pas.

— C’est ainsi, confirma le Maitre. La Grâce et la Vérité sont dans l’homme même. Si nous réussissons à sortir du chemin des illusions et des appâts fallacieux de ce monde — appâts qui nous privent de la possibilité de tout voir avec clarté — nous réveillerons les forces qui sommeillent en nous-mêmes et ces forces-là sont notre don le plus grand. En l’homme attend une force très grande et insoupçonnée qui reste encore non utilisée. Si cette force puissante se réveille, alors l’incompréhensible devient compréhensible, et ce qui nous paraissait irréalisable devient réalisable. Voilà comment la Grâce est à l‘intérieur même de l’homme. »

Le disciple qui avait entamé cette conversation demanda :

« Pourquoi certaines personnes qui ne vivent pas suivant les exigences des Lois Divines et sont connues comme étant après au gain, cupides et même sordides dans leurs affaires, continuent-elles malgré tout à bien vivre et, du moins en apparence, sont satisfaites sous tous les rapports ? »

Le Maitre fronça légèrement les sourcils, puis il releva la tête et avec un regard serein dans lequel brillait la lumière d’une vérité, il dit:

« Ne vous réjouissez pas de ce “bien” qui a été acquis par des voies malhonnêtes. C’est un bonheur illusoire et très bref. Les gens peuvent ne pas y croire, mais c’est une vérité vérifiée qu’on ne peut jamais attendre rien de bon de richesses acquises de manière malhonnête. Ce qui a été acquis honnêtement a une valeur d’un autre prix. La pièce de monnaie que vous avez gagnée suivant les lois de la justice vous apportera bien davantage de bienfaits que la pièce de monnaie de même valeur gagnée par supercherie. Chaque pièce de monnaie sortie de la bourse sans permission et sans bon vouloir est rendue de nouveau. Dieu déverse Ses bénédictions et Sa Grâce sur ceux qui ne suivent pas les chemins des impies. Si vous avez pris d’une manière malhonnête une partie du labeur de quelqu’un, ce que vous avez gagné ne vous apportera pas des bénédictions. Cela ne fait pas partie de la Grâce Divine.

« Les hommes sur la terre répètent souvent le dicton : “ L’homme est un loup pour l’homme”. Ce dicton est le résultat d’un processus dans la Nature dont je ne vais pas vous parler maintenant. On peut mettre en lumière cette question seulement si l’on revient en arrière dans la vie, quand il est arrivé quelque chose d’autre, de très disharmonieux. Elles sont profondes les causes par suite desquelles un loup est devenu loup ; un ours, ours ; un serpent, serpent. Malgré tout, cela on le comprend, mais pourquoi dites-vous que l’homme est un loup pour l’homme ? Par conséquent, il y a parmi les gens un reste de ces lointains processus disharmonieux. Un loup est celui qui mange l’homme ; un serpent est celui qui en s’enroulant autour de quelqu’un, lui broie les os. Mais quelle est la tâche de l’homme ? Elle consiste à surmonter ces animaux féroces en lui-même et à élever ce qui est caractéristique et digne du niveau humain de l’évolution, ce qui s’appelle aussi “humanité”.

« L’homme qui a reçu la Grâce des forces supérieures ne se différencie pas des autres par un éclat quelconque. II vit sans attirer l’attention sur lui-même, mais sa présence apporte la paix et la joie. II est comme une source qui jaillit sans bruit et étanche la soif de tout ce qui est autour d’elle. Il a connu l’Amour de Dieu auprès duquel toutes les jouissances, les richesses et la gloire de la terre paraissent des choses petites et vaines. II a acquis la plus haute dignité, celle de Fils de Dieu, qui ne se donne qu’à celui qui, sans relâche, vit dans l’Amour de Dieu.

 

« Pour qu’il y ait entre les gens et même entre les disciples des diverses écoles, sociétés et confessions une compréhension différente du mot Grâce, la cause se cache en ceci: que les gens donnent à ce mot un contenu différent. Pour une personne qui considère que manger et boire est l’état de félicité le plus grand, la Grâce est une table abondamment garnie. Pour les ambitieux, la Grâce est la gloire. Pour d’autres, c’est quelque autre délice terrestre. La Grâce, toutefois, n’est aucun de ces états. La Grâce est un état de félicité inconnu dont les sources se trouvent dans le Royaume de l’Esprit de Dieu. La Grâce ne libère pas des souffrances, mais rend l’homme capable de les supporter sciemment et même avec joie. Celui qui est comblé le plus de la Grâce du Ciel est le Christ qui souffrit le martyre le plus grand sur la croix. Cependant, le Christ savait pourquoi tout cela arrive et il n’hésita pas sur son chemin. Nombreux sont ceux qui demanderont: “Où est la Grâce, si l’on doit porter sa croix ?” La Grâce est en ceci que quand nous nous chargeons sciemment et avec amour de notre croix, nous avons la possibilité de connaitre la Vérité, et c’est la Vérité qui nous rendra libres. La Grâce constitue ceci: que le Ciel nous comptera au nombre de ses citoyens et nos âmes s’élèveront jusqu’à des régions où nous ne pourrions accéder en suivant la voie du bonheur terrestre égoïste.

« Il ne suffit pas d’être croyant et de nous proclamer officiellement comme tels. Ce n’est pas la croyance qui importe, mais la possibilité de recueillir les fruits d’une foi qui peut transformer la vie. Croire que sur la montagne il y a une source abondante ne suffit pas. On doit se rendre à cette source et y étancher sa soif. Croire à l’existence d’un verger n’est d’aucune utilité. II faut y aller et gouter à ses fruits surabondants.

« Nous voulons créer un type nouveau d’homme croyant. II doit être en état de transformer son corps, son esprit, son coeur et sa volonté. L’homme nouveau doit renoncer à toute violence, à tout mensonge et à toute cupidité. S’il devient tel, alors viendra le sauvetage dont on parle tellement. II ne viendra pas de l’extérieur, mais de Dieu, qui est à l’intérieur de l’homme.

« Une révolution intérieure doit s’effectuer dans les hommes, afin qu’ils passent de la mort à la vie.

« Où est Dieu ? C’est la question que vous vous posez. Notre réponse est: II est partout et nulle part. Sous le dilemme de “partout”, nous comprenons l’espace tout entier et toutes les dimensions dans tous les mondes. Sous “nulle part”, nous entendons ceci: qu’Il ne se trouve pas à un endroit déterminé. II y a également une discussion au sujet du Christ. Comment viendra le Christ ? D’où viendra-t-il ? Certains disent que le Christ vit dans tel ou autre pays. Non, le Christ viendra en tant que Lumière. II parlera par l’entremise de tous les hommes qui ont ouvert leur coeur et leur âme pour Lui. Cherchez le Christ en vous-même. Cherchez la Grâce et la Vérité et ne vous préoccupez pas s’il y a des bons et des méchants dans le monde. Chacun se trouve à sa place. Les difficultés et les contradictions sont également à leur place. Ce sont des problèmes dont la solution nous aidera à connaitre Dieu en nous-mêmes. Sur la terre, il y a des situations d’enfer et de paradis. Quand sommes-nous dans le paradis ? Quand nous vivons avec Dieu en nous-mêmes. Et quand est-ce l’enfer ? L’enfer sont nos souffrances qui viennent inévitablement d’une connaissance de soi-même erronée.

«Les philosophes de l’Antiquité ont dit : “Connais-toi toi-même !” Dans cette prescription il n’est pas dit quel “soi” on doit connaitre. Connaitre le “soi” Divin et le servir est un paradis ; mais connaitre le soi limité dans le monde matériel mène à l’enfer. Que la terre soit couverte d’ossements, de sang, de larmes et d’infamie est de nouveau une connaissance erronée de soi-même. La véritable connaissance de soi-même se cache dans ces mots : “La vie éternelle est de Te connaitre Toi, I’Unique, le Véritable Dieu, et Jésus, le Christ que Tu as envoyé sur Terre.

« La véritable connaissance de soi-même est de connaitre en soi-même le Dieu d’Amour. Seul celui qui s’est connu soi-même de cette manière s’est véritablement connu. Seul un tel homme sait ce que c’est que la Grâce et la Vérité. »

C’est sur ces paroles que se termina la conversation dans la prairie ensoleillée.

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