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  2. ARROSAGE Vous qui êtes ici, vous avez des caractères différents, c’est pourquoi, quand on vous parle, vous ne comprenez pas ce que je vous dis de la même façon. Celui qui est riche recherche une nourriture abondante, diversifiée et bien préparée. Il ne trouve pas son plaisir dans des aliments simples. Qu’est-ce qui est déterminant pour la conception que les hommes ont de la vie ? - Les systèmes philosophiques qu’ils appliquent dans leur vie. Les vêtements en soie fine ne sont pas pratiques pour l’hiver. En été, lorsque la température atteint 30°, ils sont excellents. Les animaux à peau fine eux aussi souffrent du froid. Bon pour les climats chauds, leur pelage ne convient pas à un climat froid. Les nécessités, les conditions de la vie ont déterminé l’épaisse fourrure de certains animaux. De même, les cheveux de l’homme ont poussé par nécessité, à cause des conditions difficiles où il se trouvait. Sa barbe a poussé pour les mêmes raisons. Le fait que la peau des hommes se soit affinée et adoucie montre que les conditions de leur vie se sont améliorées. La plupart du temps, vous vous préoccupez de vos affaires courantes. Ainsi, lorsque vous étudiez, vous vous demandez comment vous allez terminer vos études. Vous passez d’abord quatre années au cours élémentaire, ensuite trois années préparatoires en vue de l’enseignement secondaire, cinq années au lycée et quatre ans à l’université. Alors, les gens disent de vous : « C’est un homme instruit, il sait beaucoup de choses. » Vous-même, vous vous rendez compte que plus vous avez appris, plus il y a encore de choses à apprendre. Et vous cherchez comment utiliser les connaissances acquises. Mais vous devenez plus sensible et vous croyez que les gens doivent changer leur comportement envers vous. Tant que vous étiez un serviteur, vous cédiez à tous, vous exécutiez tout ce qu’on vous ordonnait. Maintenant, vous ne permettez pas à n’importe qui de vous commander. Donc, on aime donner des ordres, mais pas être commandé. Qu’est-il préférable, commander ou obéir ? - Si c’est pour le bien, mieux vaut commander, si c’est pour le mal, mieux vaut s’abstenir. Vous avez donc le droit de commander en vue du bien. Si vous arrivez au mal, laissez le commandement aux autres et ne faites qu’écouter. Si on vous ordonne ce qui est bien, exécutez-le. L’homme est maitre du bien comme du mal. Aussi, vous vous ordonnerez à vous-mêmes toujours ce qui est bien. Quand vous aimez quelqu’un, vous l’invitez chez vous et vous lui dites : « Je vous en prie, je suis à votre disposition. » Ainsi, vous lui rendez service et vous lui servez une bonne nourriture. Si quelqu’un vous déplait, vous ordonnez de l’insulter et de le mettre dehors. Quel maitre de maison sera le plus grand ? Celui qui aime ou celui qui n’aime pas ? Vous dites : « Cet homme me déplait. » Très bien, aujourd’hui vous ne l’aimez pas, mais dans l’avenir, vous aurez besoin de son affection. Il aura une situation plus élevée que la vôtre et vous aurez besoin de lui. Cela vous semble contradictoire, mais c’est ainsi. Par exemple, vous avez un serviteur que vous payez 10 000 leva par mois. II vous obéit, il fait ce que vous lui demandez. Mais, un jour, vous cessez de le payer et votre serviteur ne vous écoute plus et non seulement il ne vous obéit plus, mais de surcroit il dit du mal de vous. Il dit que vous avez dilapidé son argent. Tant que vous étiez ponctuel envers lui, il vous aimait et vous servait bien, il était affectueux envers vous, mais après avoir changé votre comportement, il ne vous a plus obéi et aujourd’hui vous avez besoin de lui. On ne peut pas faire de bien avec l’argent. Les hommes contemporains disent qu’avec l'argent on peut tout faire. Ce n’est vrai que pour le mal, mais pas pour le bien. Avec l’aide de l’argent, vous pouvez commettre un meurtre, vous pouvez acheter quelqu'un pour qu’il fasse un crime. Les gens s’imaginent que lorsqu’ils possèderont de l’argent, ils feront du bien. Ils se leurrent. L’argent corrompt et déprave les gens. Le mot dépravé indique quelqu’un qui s’est détourné de son chemin. Lorsque l’argent devient maitre de quelqu’un, celui-ci se corrompt. L’argent est une arme, une épée à double tranchant. Si vous êtes raisonnable, vous faites du bien avec cette épée, vous coupez du bois. Si vous êtes mauvais, vous tuerez quelqu’un. Il est dit dans les Écritures : « Tu ne peux pas servir deux maitres à la fois : Dieu et Mammon. » Or, il n’y a qu’un seul Seigneur dans le monde et c’est Dieu. C’est Lui qui a tout créé. Le deuxième Seigneur s’est imposé de lui-même. Ainsi, il arrive que lorsqu’un père meurt, son fils ainé prenne sa place et se comporte envers ses frères avec l’Г autorité du père. Mais le père a donné quelque chose à cette famille et le frère ainé ne lui a encore rien donné. Qu’est-ce qui lui a donné le droit de se comporter comme le père de famille ? Il usurpe les droits du père et il dit: « Vous devez m’obéir. » Je dis : le premier commandement est valable, celui qui vient de Dieu, les autres sont secondaires. Quelle est la différence entre les commandements divins et les commandements humains ? Les commandements divins ne créent jamais de contradictions. Ce que vous dites se réalise. Vous n’avez qu’à faire un mouvement de la main et cela se réalise. Vous tournez le commutateur et la lumière luit, vous tournez le robinet et l’eau coule, vous appuyez sur un bouton et le pain est là. Les commandements humains suscitent des contradictions. Ils n’ont pas la force des commandements divins. Un homme dit beaucoup de choses, mais les résultats sont maigres. Les commandements humains créent un dédoublement dans l’intellect, le coeur et l’âme. Lorsque vous hésitez entre faire ou ne pas faire quelque chose, cela est humain. Lorsque vous raisonnez pour savoir si vous éprouvez de l’affection envers quelqu’un, vous vous trouvez dans ce qui est humain. En amour, il n’y a pas de loi pour commander à un homme d’aimer. Comme il n’y a pas de loi qui commanderait à la lumière ou à une bougie allumée de répandre la clarté. Vous allumez la bougie et elle sait ce qu’elle doit faire. Vous demandez souvent pourquoi vos travaux ne se déroulent pas bien. - C’est simple, ce sont des travaux humains. Vous demandez : « Pourquoi je n’arrive pas à vivre avec cet homme ? » - Parce celui que vous avez choisi ne vit pas selon le divin, mais il suit ce qui est humain. Comment pourriez-vous vivre avec lui ? Vous voulez être seigneur et lui veut aussi être seigneur. On ne peut avoir deux seigneurs en un même lieu. Un « plus » repousse un autre « plus ». Un « moins » et un autre « moins » se repoussent à leur tour, une contradiction existe entre les deux. D’où vient cette contradiction ? Deux âmes s’aiment, mais les deux sont affamées, elles partent à la recherche de pain. L’une part d’un côté et l’autre part ailleurs et elles se séparent, leur amour est dédoublé. C’est pourquoi je dis : deux affamés ne peuvent pas s’aimer. Je vous parle de l’amour en tant que force constructive. L’affection ordinaire, qui existe partout dans la nature entre les êtres vivants, n’est pas mon propos. L’affection ordinaire n’est que la toute dernière des servantes de Dieu. Ceux qui s’en préoccupent sont des gens ordinaires. Elle se trouve au tout dernier rang. Et pourtant, vous saisissez ses vêtements et vous vous y accrochez de toutes vos forces, mais elle n’est qu’un marchand qui donne peu et qui prend beaucoup. Beaucoup de gens disent qu’ils aiment Dieu. Nous L’aimons, nous L’aimons tous car II nous a envoyés sur la Terre pour que nous puissions vivre. Comment ne L’aimeriez-vous pas ? Mais si on vous prend tout ce que vous avez, si l’on touche à vos intérêts, vous dites : « Désormais, je ne veux plus servir le Seigneur. » Si on vous demande : « Pourquoi éprouvez-vous de l’affection envers quelqu’un ? » Vous répondez : « II faut bien que j’éprouve de l’affection pour lui, car il m’aime. » À moi aussi, on m’a dit avoir de l’affection pour moi. Comment n’en aurait-on pas ? Ils sont venus chez moi avec des sacs vides et je dois remplir leurs sacs. Ils désirent me prendre quelque chose et ils me persuadent qu’ils sont venus par affection. Pourquoi celui qui m’aime ne me dit-il pas clairement et simplement : « Je suis venu chez toi pour prendre du blé. Peux-tu remplir mon sac ? » Un autre, sans dire qu’il a de l’affection pour moi, déforme la vérité, il dit : « Remplis mon sac et je remplirai le tien. » Cela, c’est de la politique. Lorsque son sac est plein, il disparait et ne revient plus. Avoir de l’affection pour quelqu’un et partir avec un sac, ce sont des oeuvres humaines. Vous croyez que lorsque vous avez de l’affection pour quelqu’un vous lui donnez quelque chose. En réalité, vous lui prenez quelque chose. Cela, vous ne le savez pas. L’affection prend d’abord et ne donne qu’ensuite. L’amour s’exprime par le don. Vous vous rendez chez un homme riche et vous lui dites : « J’ai de l’affection pour toi. » Lui comprend la loi, et il remplit votre sac avec du blé. Ensuite, vous vous rendez à son champ, vous le labourez et vous y semez le blé. C’est ainsi que vous manifestez votre amour. L’année suivante, lorsque le blé sera récolte, vous y reviendrez avec un sac vide et vous direz : « L’année passée, j’ai semé dans ton champ et tu as eu la récolte. Maintenant, je ne demande qu’un seul sac pour moi et je t’en laisse neuf. » C’est cela l'amour. Lorsque vous sèmerez dans le champ de votre ami, vous lui laisserez neuf sacs de la récolte et vous n’en prendrez qu’un seul. Si vous gardez neuf sacs pour vous et n’en laissez qu’un seul pour votre prochain, c’est de l’amour incompris qui fait blanchir et tomber les cheveux des gens. Un amour incompris enlève tout à l’homme et lui fait perdre tout ce qu’il a acquis. C’est ainsi que cela se passe dans le monde. La loi vous oblige d’aller à la guerre pour votre patrie et tout y sacrifier. Votre père est parti pour le champ de bataille et on l’a tué ; votre frère est parti à son tour et a trouvé la mort; votre soeur était une infirmière et elle aussi on l’a tuée. Vous direz que l'amour pour la patrie c’est mourir pour elle. Mais le nouvel enseignement exige autre chose. Il ne demande pas de mourir pour votre patrie, mais de vivre pour elle. II ne vous demande pas de mourir pour vos dettes, mais de vivre pour les payer. Celui qui souffre trop désire la mort. Souvent, j’entends des gens dire : je préfère mourir. Si vous êtes pauvre, vous voulez mourir. Si vous deveniez riche, désireriez-vous encore la mort ? Si vous n’avez personne pour vous aimer, vous voulez mourir. Si quelqu’un vous aime, désirez-vous mourir ? Maintenant, j’aborderai les illusions de la vie. - Certains êtres se sont introduits dans la vie et ont dénaturé la loi divine. Un monde illusoire existe en dehors de vous et en vous. Mais vous devez savoir que lorsqu’une pensée se dédouble dans votre intellect, ce n’est pas une pensée juste ; lorsqu’un sentiment est divisé dans votre coeur, ce n’est pas un sentiment juste ; lorsqu’une action divise votre volonté, ce n’est pas une action juste. Le Principe Divin qui est dans l’homme ne projette aucune ombre. C’est le règne d’une harmonie totale. Tant que vous vous inquiétez et que vous vous tracassez, vous vous trouvez dans ce qui est humain. Ce n’est pas un mal en soi. Mais si vous vous mettez en colère, attelez vos boeufs et allez labourer le champ, prenez votre pelle et allez bêcher la vigne, prenez deux cruches et allez à la fontaine pour apporter de l’eau. L’énergie doit être utilisée pour le travail. Si vous utilisez votre colère pour porter de l’eau, l’eau deviendra plus douce. Pour vérifier si ce n’est qu’une théorie ou si c’est la réalité, vous n’avez qu’à en faire l’expérience. - Vous arrivez près d’une fontaine pour y boire et vous dites : cette eau est fade. Mais si vous attelez votre courroux pour la porter chez vous, vous verrez qu’elle aura plus de saveur. Les agriculteurs le savent. En mettant du fumier au pied d’un arbre, ils obtiennent des fruits plus doux. En arrosant une plante avec une eau trouble, on obtient de meilleurs fruits qu’en l’arrosant avec de l’eau pure. C’est pourquoi nous disons que ce n’est pas un mal lorsque l’homme se met en colère, à condition qu’il fasse de sa colère un serviteur. Mais ne permettez pas que la colère devienne votre maitre. De même, si c’est le doute qui vient, ne le chassez pas, mais dites lui: je cherche un serviteur comme toi. Mettez-le à sa place. Si la paresse arrive, mettez-la aussi à sa place. La paresse n’est pas mauvaise en soi, elle donne du repos à l’homme, elle l’empêche de trop travailler. Mais vous ne devez pas vous reposer toute la vie. En vous reposant une ou deux heures par jour, vous vous fortifierez. Vous dites : « Que faire de notre mauvaise vie ? Que faire de nos mauvaises pensées et de nos mauvais désirs ? » - Voici ce que vous devez en faire. Jusqu’ici, les mauvaises pensées et mauvais désirs ont été vos maitres et les bons - vos serviteurs. Intervertissez leurs rôles, transformez les mauvaises pensées en serviteurs et les bonnes en maitres. Faites de même avec vos sentiments et vos actes. Ceux qui jusqu’ici étaient vos maitres, faites-en des serviteurs et ceux qui étaient des serviteurs, faites-en des maitres. C’est la le nouvel ordre des choses. Ne chassez pas les pensées et les sentiments anciens, cela ne règlera pas le problème. Ne renvoyez pas la tristesse lorsqu’elle vous visite. Ne retenez pas plus qu’il ne faut la joie lorsqu’elle arrive chez vous. Si vous renvoyez la tristesse ou la souffrance, elles ne partiront pas. Ainsi, lorsque vous vous blessez le pied ou la main, vous voulez que la douleur disparaisse tout de suite. Pouvez-vous la faire passer à l’instant même ? Vous ne le pouvez pas. Vous devez la servir un peu. Vous devez servir même la tristesse. Alors, la tristesse viendra pour vous aider. La tristesse guérit l’homme. Tant que la douleur qui vient de votre pied ne part pas, la souffrance reste. Elle vous dit: « Je ne bougerai pas de ma place tant que ton pied ne sera pas guéri. » Mais si c’est la joie qui arrive chez vous, ne la retenez pas plus qu’il ne le faut. La joie vous grimpe sur le dos. Pourquoi ? Parce qu’elle apporte beaucoup de choses à manger. Une fois montée sur votre dos, elle sort de sa sacoche des bonbons, des pommes et des poires et elle les distribue. Comment ne la porteriez-vous pas sur votre dos ? Vous la portez parce qu’elle vous donne quelque chose. Des que l’idée lui vient de partir, vous lui dites : « Reste encore un peu. » Elle ne peut rester chez vous que le temps qui est déterminé. Il y a encore d’autres gens à qui elle doit distribuer ses dons. Laissez-la rester sur votre dos tant qu’elle le voudra, mais ne lui dites rien. Lorsqu’elle vous dira qu’elle veut partir, laissez-la libre de le faire. Si elle reste une ou deux heures de plus, elle vous donnera tout ce qu’elle a pour vous et partira. Si vous la retenez plus longtemps qu’il ne le faut, elle n’aura plus rien à vous donner. Quand elle aura à nouveau rempli sa sacoche, elle viendra chez vous. Donc, ne dites pas à la souffrance que vous pouvez vous passer d’elle ; ne dites pas à la joie que vous ne pouvez pas vivre sans elle. Combien de temps une mère porte-t-elle son enfant dans ses bras ? Peut-elle le porter toute sa vie ? Ainsi, vous aussi, vous ne pouvez pas porter durant toute votre vie une même pensée dans votre tête. Si une pensée entre dans votre intellect, elle doit en sortir après un certain temps. Vous ne pouvez pas, non plus, porter durant toute une vie un même sentiment dans votre coeur. Si un sentiment entre dans votre coeur, après un certain temps, il doit en sortir. Où partent les pensées et les sentiments ? - Ils partent faire leur apprentissage. Les pensées, les sentiments et les actes étudient, c’est pourquoi ils doivent quitter l’homme. L’homme doit apprendre à son tour pour connaitre ce que représente l’amour. Les hommes contemporains souffrent parce qu’ils ne savent pas ce qu’est l’amour. Ils ne connaissent pas l’amour. Sacrifier sa vie pour les autres n’est pas encore l’amour. Distribuer tout ce que l’on possède n’est pas l’amour. En lisant le chapitre 13 de la première epître aux Corinthiens, vous verrez ce qui est dit sur l’amour. La particularité de l’amour, c’est l’abondance. II apporte la vie en abondance, la connaissance en abondance, la liberté en abondance. Partout où l’amour passe, il apporte sa bénédiction. II y a des gens qui parlent de l’amour, mais qui sont avares et qui ne donnent rien. Chose étrange ! Vous possédez l’amour, mais vous craignez qu’on puisse vous dépouiller. Si l’on a de l’eau en abondance comme il y en a dans ce village de Martchaevo où nous nous trouvons, qui pourrait la ravir. Ce serait ridicule de penser qu’une source abondante d’eau chaude puisse craindre qu’on la dépossède. Si vous puisez de l’eau, elle se réjouit. De toute façon, cette eau ne cesse de couler. Si vous avez l’amour, ne craignez rien. Qu’une gargouille d’où l’eau coule goutte à goutte craigne qu’on l’en dépouille, cela a un sens. N’importe qui peut lui voler son amour. La seule chose au monde qui ne peut pas être volée, c’est l’amour qui vient de Dieu. Tout peut vous être pris, l’amour, jamais. Toute chose peut être divisée, l’amour, jamais. Toute chose peut être déplacée, l’amour, jamais. Il n’y a pas d’être au monde qui puisse faire bouger un tant soit peu l’amour. Le seul être qui puisse faire changer l’amour de place, c’est Dieu. Il est l’Unique être au monde qui puisse attribuer sa place à l’amour. Personne d’autre ne peut toucher à l’amour. Si quelqu’un essaye d’y mettre la main, il voit que ce travail n’est pas fait pour lui, l’abandonne et part. Donc, si vous cherchez à faire changer l’amour de place, appelez le Seigneur à votre secours, sinon, vous deviendrez un estropie. Ce que vous pouvez en penser, laissez le de côté. N’ayez pas peur qu’on puisse vous voler votre amour. Le jour où vous serez convaincus que personne ne peut vous dérober votre amour, sera le jour de la liberté. Je vous présente aujourd’hui le problème de l’amour en me servant d’une image matérielle afin que vous puissiez me comprendre. Car, toutes les difficultés de votre vie seront résolues dans l’avenir selon la loi de l’amour. L’amour est le seul à pouvoir résoudre ce qui est difficile. Sans amour, rien ne peut être résolu. Vous voulez ressusciter un mort - c’est l’amour qui va l’accomplir. Vous voulez venir en aide à un ignorant - c’est l’amour qui l’aidera. L’amour est la seule force qui nous aide à bon escient. Tous les êtres, d’un bout à l’autre de la vie, sont porteurs de l’amour. Celui qui comprend cette loi parvient à la perfection. Celui qui ne la comprend pas reste imparfait. L’amour exclut toute offense. Qu’est-ce qu’une offense ? - Un sentiment blessé. Supposez qu’un homme insociable se lie d’amitié pour quelqu’un, il s’attache à son ami, le prend en affection et l’appelle son ami. Tel qu’il est, il ne peut se lier d’amitié avec beaucoup de personnes et il l’exige aussi de son ami. Si quelqu’un d’autre se lie d’amitié avec son ami, il en éprouve une souffrance. Il dira que son ami lui a fait une offense. Mais ce sont ses sentiments qui ont été blessés. L’offense apparait dans l’amour limite a une seule personne. S’il élargit son coeur et y reçoit plus de gens, il ne se sentira plus offensé. Lorsque vous mettez des seaux sur une poulie pour arroser un jardin potager, vous y mettez beaucoup de seaux. Pourriez-vous arroser votre potager avec un seul seau d’eau ? Vous ne pourriez pas arroser le jardin avec un seul seau d’eau, mais avec beaucoup de seaux d’eau, vous y parviendrez aisément. Les hommes sont des seaux qui se remplissent constamment à la source de l’amour. Les seaux doivent être sains et il faut qu’ils arrosent le potager. Le potager divin doit être arrosé. Les fruits de ce jardin apportent les bienfaits à tous. Si vous n’avez jamais arrosé quelque potager, aucun bien ne vous attend. Si vous attendez tout des potagers des autres, vous recevrez peu. Les fruits doux proviennent des lieux qui ont été arrosés. Les fruits amers proviennent des lieux non arrosés. Pourquoi avez-vous des fruits amers ? Parce que vous n’avez pas arrosé. Pourquoi avez-vous des fruits doux ? Parce que vous avez arrose. C’est une chose que tout le monde peut vérifier. Dieu veut vous obliger à travailler pour que les fruits soient doux. Le Christ dit : « Mon Père travaille et je travaille pour que les fruits soient doux. » Si le Seigneur ne travaille pas, viennent les fruits amers. La où le Seigneur travaille, viennent les fruits les plus doux. Lorsque nous travaillons avec le Seigneur, nos fruits sont doux eux aussi. La où le Seigneur ne travaille pas, les fruits sont amers. La où nous ne travaillons pas, les fruits sont amers. Voici une philosophie pratique que vous devez vérifier. Sur elle, vous édifierez votre vie. N’arrosez pas où d’autres ont déjà arrosé. Ne semez pas où d’autres ont déjà semé. Semez là où personne n’a encore semé. Réjouissez-vous de ce que vous avez semé. L’Esprit qui est en vous vous guide. Travaillez pour obtenir des résultats, pour parvenir a la joie. Alors, vous pourrez vérifier le verset: « Votre tristesse se changera en joie ». Aujourd’hui, le ciel est couvert, vos conceptions ressemblent à ce temps nuageux. Toute philosophie sur la terre est comme ce temps. Ceci n’est pas une journée agréable, le vent est froid et nous cherchons à nous abriter derrière les pierres. Mais les contradictions demeurent, car le froid passe à travers les ouvertures. C’est l’ancien enseignement du monde. Savez-vous ce qui arrive lorsque les gens s’aiment d’un amour humain ? Alors, vous êtes l’enclume et si vous aimez, vous êtes le marteau au-dessus de l’enclume. Au clou de se tirer d’affaire quand il est entre l’enclume et le marteau. Dans l’amour humain, il existe l’enclume et le marteau qui frappe d’en haut. Voudriez-vous qu’on vous aime dans ces conditions ? Les gens aiment le clou. L’enclume dit: frappe pour montrer ton amour. Le clou sait qu’on l’aime, mais il fait les frais de cet amour. Entre le marteau et l’enclume, il devient clou. Alors, on dit: mettez ce clou au travail. Lorsque les gens ne s’aiment pas, le clou les oblige à s’aimer. Désirez-vous l’amour d’un clou ? Un clou réunit deux planches ; on les sépare avec une herminette, ce qui montre qu’il n’y avait aucun amour. C’est une erreur de parler de l’amour entre les gens. Si vous aimez quelqu’un, vous arroserez son jardin. L’amour vous montrera que son jardin a besoin d’être arrosé. Celui qui vous aime arrose aussi votre jardin. Lorsqu’il verra que votre jardin est sec, il l’arrosera sans que vous lui demandiez. Ces gens-là aiment réellement. L’intellect humain est un excellent jardin. Le coeur de l’homme est un excellent jardin. L’âme humaine est un excellent jardin. Ces jardins s’arrosent avec l’amour divin. Là, poussent des arbres fruitiers qui donnent des fruits doux. Je prendrai encore un exemple appartenant à la chimie pour expliquer les rapports qui existent entre les hommes. L’eau est composée de deux éléments : l’hydrogène et l’oxygène. L’hydrogène est deux fois plus abondant que l’oxygène. L’hydrogène brule, mais il n’entretient pas la combustion. L’oxygène ne brule pas, mais il entretient la combustion. Si la combustion n’est pas entretenue, elle s’arrête. On demande pourquoi faut-il boire de l’eau. Quand vous buvez de l’eau, elle se décompose selon un processus particulier et intérieur. L’hydrogène passe dans le coeur où se fait la combustion qui produit la chaleur. L’oxygène aide ce processus en favorisant la combustion. Lorsque l’oxygène remonte dans l’intellect, il aide à produire de la lumière. L’oxygène ne va pas dans le coeur, celui-ci a besoin d’hydrogène. En d’autres termes, le coeur a besoin de l’amour qui produit la combustion et la chaleur. L’intellect a besoin de l’amour qui maintient la combustion et qui produit la lumière. Ce qui maintient la combustion, c’est la lumière, ce qui brule, c’est la chaleur. Quelqu’un dit : « Je brule. » - Si vous brulez, vous avez besoin de la chaleur. Si vous brulez, vous êtes l’hydrogène ; si vous facilitez la combustion, vous êtes l’oxygène. L’amour ne brule pas, il maintient la combustion. Ce qui brule, c’est l’amour physique, terrestre. Lui aussi est nécessaire, mais il ne peut pas bruler s’il n’est pas soutenu par l’amour divin. Toutes les contradictions de la vie ont lieu dans le coeur de l’homme. L’amour humain consume l’homme. L’intensité de la chaleur peut avoir des degrés différents. Sans chaleur, un homme gelé, la chaleur le revivifie. Mais si l’amour est excessif, la chaleur peut devenir plus grande que nécessaire. Alors a lieu un processus qui n'est pas naturel et tout se transforme en vapeur. Seul l'amour divin est puissant. L’amour humain est sans force, ni puissance. On peut le comparer au lait. Lorsque vous le mettez dans une casserole, puis sur le feu, il monte quand il bout. Celui qui ne le sait pas peut croire que le lait augmente. Mais si on le laisse sur le feu, tout le lait sort de la casserole et se perd. Vous aussi, vous croyez que lorsque l’amour monte en vous qu’il va remplir toute la pièce. Baissez le feu pour que le lait ne déborde pas de la casserole. L’amour divin est une immense source éternelle qui coule sans cesse. Elle remplit tout. Elle remplit tout récipient vide, mais ne touche pas aux récipients qui sont pleins. Seul l’amour divin peut remplir tous les récipients. Si vous ne savez pas ce que vous devez penser, l’amour vous trouvera du travail. Si vous croyez savoir beaucoup de choses, l’amour passera à côté de vous et partira. Réjouissez-vous de l’amour humain lorsque celui-ci est devenu serviteur. Réjouissez-vous de l’amour divin lorsque celui-ci est le maitre. Lorsque les deux viendront chez vous, accueillez-les avec bienveillance. Accueillez l’amour divin, accueillez aussi son serviteur. Si vous les laissez faire, ils se suffiront à eux-mêmes. Ne leur donnez pas d’instructions. Ils arrangeront tout, mieux que quiconque. Si vous vous mêlez de leur travail, vous perdrez tout ce que vous aviez. Ils diront : puisque vous n’avez pas besoin de nous, nous partons. Si vous restez seuls, viendra le froid. Le froid arrive lorsque partent votre lumière et votre chaleur. Si vos mains deviennent froides, vous ne pouvez pas serrer les mains, vous ne pouvez pas dire : bonjour, vous ne pouvez pas parler. Lorsque les gens entreprennent de changer le monde de leur propre chef, l’amour s'en va. Aujourd’hui, il fait froid. Comment l’expliquerez-vous ? Le père a un fils et une fille, mais ils ne l’écoutent pas. La fille veut se marier avec quelqu’un que le père n’aime pas. Le fils veut épouser une jeune fille que la mère n’aime pas. Une fille doit écouter son père et se marier avec quelqu’un qu’il aime. Le fils doit se marier avec une jeune fille que sa mère aime. Qui vous a appris à aimer ? Votre père. Si votre père ne vous avait pas aimes, possèderiez-vous l’art d’aimer ? S’il vous aime, suivez sa voie. Dieu a enseigne au père et à la mère d’aimer. C’est pourquoi vous devez leur obéir. Le tout premier qui a enseigné à aimer, c’est Dieu. C’est à Lui que nous devons obéir. Travaillez sur vous-mêmes afin de rajeunir. Le nouvel enseignement vous rajeunira. II apporte des méthodes de rajeunissement. Ne vous demandez pas comment cela pourra se produire. -Le soir, vous vous coucherez, vous dormirez et le lendemain matin, vous vous réveillerez rajeuni. Comment cela se sera-t-il passé, vous ne le saurez pas, mais ce sera un fait. La méthode de rajeunissement, c’est l’amour. II arrive lui-même chez un homme et lui apporte tout ce qu’il lui faut. Je vois un paysan battre le blé sur son aire avec deux chevaux ; je lui dis qu’il lui serait plus facile de faire son travail avec trois chevaux. II répond : « Je n’en possède que deux. » Le lendemain, un cheval arrive de lui-même qui entre dans l’aire. On l’attèle et toute la journée le paysan travaille avec trois chevaux. Après, les gens le lui reprennent. Ils ne veulent pas que leur cheval batte le blé chez autrui. Ainsi, l’amour vient de lui-même chez un homme et repart après avoir fait son travail. Tous les hommes devraient être porteurs de l’amour divin. En arrivant chez vous, l’amour résout toutes vos contradictions. Celles-ci proviennent de l’insatiabilité des hommes et de leur incompréhension de la loi de l’amour. Si les gens comprenaient l’amour, la guerre actuelle, qui a fait tant de victimes, n’aurait pas eu lieu. Les hommes désirent êtres riches et puissants, commander tout le monde, n’avoir personne au-dessus d’eux. Mais l’amour vient déjà dans le monde. Lorsque toutes les situations contradictoires seront résolues, les gens pourront s’aimer. Vous ne savez pas comment cela se fera, mais quand cela se fera, vous le verrez. Ce jour-là n’est pas si loin. Lorsque vous vérifierez ces choses, vous en reparlerez. La situation actuelle de la vie résulte des dépôts du passé. Vous devez les vendre et encore assez cher. Lorsque vous vous enrichirez, vous distribuerez vos richesses, mais en ne donnant qu’une pomme par personne. Comme le fait l’amour, vous aussi vous monterez sur le dos d’un homme et vous lui donnerez une pomme. S’il ne vous permet pas d’y grimper, vous ne lui donnerez rien. C’est la loi. Là où vous n’avez pas arrosé, les fruits seront amers. La où vous aurez arrosé, la douceur ne manquera pas de venir. Ainsi, vous apprendrez à connaitre la cause de la douceur et de l’amertume. La douceur, c’est l’amour. L’amertume, c’est l’absence d’amour. Mais parfois, ce qui est amer peut être à sa place. Quand ? - Lorsqu’il s’agit de guérir quelqu’un. Des pilules amères servent de médicaments, elles nous apprennent à arroser. Et si vous dites alors que vous n’avez pas de temps pour arroser, vous en ressentirez le gout amer ; si vous dites que vous avez du temps, vous obtiendrez la douceur. L’arrosage ne peut avoir lieu que la où l’on dispose de temps pour cela. Tout le monde se plaint de ne pas avoir de temps. Le temps a été donné pour l’amour. Là où est l’amour, le temps ne manque pas. La où il n’y a pas d’amour, le temps manque. La où est l’amour, se trouve la douceur ; la où l’amour manque, se trouve l’amertume. Je viens de vous donner le résumé de la philosophie de l’amour. Qu’est-ce que l’amour ? C’est une force qui demeure dans l’intellect, dans le coeur et dans l’âme. C’est la douceur. La beauté, l’harmonie et la force, c’est encore l’amour. Si vous êtes laid, vous savez pourquoi vous êtes laid. Si vous êtes beau, vous savez pourquoi vous êtes beau. Si vous êtes fort, vous savez pourquoi vous êtes fort. Si vous êtes faible, vous savez pourquoi vous êtes faible. Si vous êtes bon ou mauvais, vous savez pourquoi vous l’êtes. Si vous êtes riche ou pauvre, vous en connaissez la cause. La vraie richesse est une servante de l’amour. La véritable connaissance est une servante de l’amour. Tout dans le monde est serviteur de l’amour. L’amour, lui n’est le serviteur que de l’Esprit. L’amour est la fille ainée de Dieu. C’est la première des filles et sa fonction est d’organiser le monde. C’est la plus belle, la plus puissante et la plus raisonnable des filles de Dieu. Souvent, les gens demandent: « Pourquoi suis-je une femme, pourquoi suis-je un homme ? » - Tu es une femme parce que ce sont les femmes qui créent la chaleur, seules les femmes brulent tout le temps. - Tu es un homme pour maintenir la combustion et pour créer la lumière. La lumière et la chaleur vont de paire. Un homme qui n’apporte pas la lumière n’est pas un homme. Une femme qui n’apporte pas la chaleur, n’est pas une femme, n’est pas une vierge. La vierge porte la chaleur et l’ange porte la lumière. Par le mot chaleur, je n’entends pas quelque chose qui se consume. Le véritable feu ne se consume pas, comme le buisson ardent vu par Moïse et qui brulait sans se consumer. Toute pensée qui peut entretenir la combustion et la rend accessible aux autres, porte la lumière. Sans la lumière, nous n’aurions pas d’yeux. La lumière a créé nos yeux afin que nous puissions voir la beauté du monde divin. Être une vierge est le plus grand des biens. Une vierge est ce qu’il y a de plus pur, elle brule sans se consumer. La chose la plus belle, c’est la lumière. Belle est la pensée humaine. Pure est l’aspiration de l’âme humaine. L’amour et l’affection sont les deux principes au monde qui président а l’ascension des hommes. Pourquoi le composé obtenu à partir d’oxygène et d’hydrogène s’appelle-t-il l’eau ? Car elle possède, d’une part les propriétés de l’oxygène et d’autre part, les propriétés de l’hydrogène. Nous appelons l’eau « voda » et « vod » est aussi la racine du verbe mener. L’eau ouvre pour 1’homme une certaine voie, c’est-à-dire qu’elle le mène dans une certaine direction. Aujourd’hui, il fait froid, c’est l’absence d’amour qui domine le monde. C’est le passé de l’homme. Si vous portiez en vous le premier amour, l’amour divin, vous en seriez réchauffés d’un seul coup. Quand viendra l’amour, le ciel entier s’ouvrira. Aujourd’hui, en regardant vers le ciel, vous y voyez quelques petites ouvertures, vous avez tout de même un peu d'amour. L'amour humain ne rend pas un homme vraiment libre, il y a toujours quelque contrainte. Ici, c’est le froid qui vous impose des contraintes, c’est pourquoi nous parlons de l’amour humain. J’ai parfois observé le comportement d’une mère envers ses enfants. Elle porte dans son tablier trois ou quatre pommes. Un enfant la regarde avec des yeux tout grands ouverts, il observe si c’est lui ou son frère qui aura la plus grosse. Et si c’est son frère qui la reçoit, il commence à pleurer. Cela est l’amour humain. Vous direz que les enfants sont stupides. Non, ils sont plutôt des artistes. Ils ont une vue bien aiguisée. Ils voient tout de suite quelle est la plus belle des pommes. Si la mère donnait à ses enfants deux pommes aussi belles, les deux enfants seraient contents. L’enfant regardera bien la pomme et dira : « Ma pomme est comme celle de mon frère. » La mère pense qu’elle doit donner la plus petite pomme au plus petit et la plus grosse, au plus grand des enfants. C’est la mesure de l’amour humain. Selon l’amour divin, les deux pommes doivent avoir la même taille. Nous voici arrivés à parler de l’amour humain, de la pensée humaine. La pensée humaine désire être la maitresse de l’amour. Mais cela est impossible. L’homme s’y trouve en état de lutte contre le Seigneur, comme Jacob. Mais Jacob s’est rendu compte qu’il ne pouvait pas vaincre. Le Seigneur l’а touché à la hanche et il en est devenu boiteux. Alors Jacob a dit: « Bénis-moi Seigneur, afin que je comprenne ton enseignement. » Pendant quatorze ans, Jacob a servi son beau-frère, Laban, pour épouser ses deux filles. Mais quand il est revenu chez son frère, le Seigneur lui est apparu et Lui a dit : «Tu dois changer ton ancien mode de vie. Tu as obtenu la bénédiction de ton père par la force, et tu dois y remédier. » Jacob, devenu conscient de sa faute et se trouvant encore loin de chez lui, consentit à rendre à son frère une partie de son avoir et lui dit: « Désormais, je serai ton serviteur. » Ainsi, lorsque vous parviendrez à saisir la loi de l’amour, vous donnerez à tous des parts égales. Dans l’amour divin, il y a l’égalité. Dans l’amour humain, la question se trouve posée différemment: l’un possède plus et l’autre moins. Ce n’est pas naturel. Dans l’amour divin, les hommes sont également forts, remplis de cet amour et de l’esprit d’abnégation. Maintenant, nous pouvons descendre de la montagne et demander à l’amour humain de nous régaler. 6e entretien du Maitre, tenu le 25 aout 1944, Sommet Ostrets du Mont Vitocha.
  3. IL VIENT L’incommensurable Amour, la Sagesse et la Vérité de Dieu sont le corps de son Esprit. Dans l’harmonie divine, tout se trouve à sa place. L’harmonie, c’est l’état de la santé. Lorsque l’homme est satisfait de la vie, il se trouve dans la réalité ; s’il est mécontent, c’est le signe d’une carence. Lorsque vous êtes un enfant, vous désirez être plus âgé. C’est une erreur. Âgé, vous voudriez être jeune, c’en est une autre. La vie, l’amour, contiennent tout en eux. Vous désirez être beau, l’être plus que quiconque ; vous voudriez que l’on dise : personne au monde n’est comme lui. Mais voici qu’arrive quelqu’un pour rivaliser avec vous. Et nait une contradiction. Il est pourtant vrai qu’il n’y a personne au monde qui soit comme vous. Tout ce qui existe au monde existe en un seul exemplaire. L’oeillet est une fleur. On vous dira qu’il y a vingt espèces d’oeillets. Il n’y a qu’un seul oeillet, une seule espèce. Dire qu’il y en a plusieurs est une erreur. Il n’y a qu’une seule rose et il n’existe point de nombreuses espèces. Croire qu’il y en a plusieurs, c’est s’attacher à ce qui n’est que l’ombre de la vie. Parfois, vous pensez que vous connaissez beaucoup de choses. C’est une erreur. Parfois, vous croyez que vous ne savez rien, c’en est une autre. Seul Dieu connait tout. Celui qui ne sait rien, c’est toi, l’homme. Qu’entendez-vous par « ne rien savoir » ? Réjouissez-vous de ne rien savoir. Quel avantage auriez-vous à connaitre la maladie ou la misère ? Connaitre la mort, ce n’est pas un avantage pour vous, ni la colère, ni le doute, ni l’avidité. Ce sont là des choses irréelles. Il y a des gens qui disent: « Je possède un grand savoir, j’ai beaucoup souffert. » En quoi consiste la souffrance ? On dit: « La souffrance enseigne l’homme. » Mais qui est devenu riche par la souffrance ? Et qui est devenu savant par l’acquisition de connaissances ? Quelqu’un a écrit que le mal est issu du bien. C’est vrai. Si nous ne comprenons pas le bien, le bien se transforme en mal. Si nous comprenons le mal, le mal se transforme en bien. Peu importe de savoir pourquoi il en est ainsi. C’est ainsi. Un fruit cueilli de son arbre et gardé trop longtemps pourrit. II ne se gâte pas sur l’arbre. Aussi, tu n’as pas le droit de garder longtemps un fruit sans le recevoir en toi et sans lui donner une place d’honneur. Lorsque tu cueilles un fruit, mange-le. Tout homme souffrira s’il cueille de l’arbre de la vie une pensée divine, un sentiment divin sans le consommer à temps. Si on ne les mange pas, ils se décomposeront. Ne cueillez jamais un fruit si vous n’avez pas faim. Cueilli, vous devez le manger. N’en perdez pas une seule miette. Mangez tout, pépins et coeur, tout ce qu’il contient. II n’est pas permis d’ouvrir le noyau. Ce qui vient d’être dit ici se rapporte au fruit divin. Nombreux sont ceux qui demandent: « En quoi consiste le nouvel enseignement ? » - Le nouvel enseignement consiste à enlever le sac que tu as mis sur ton dos. Quelqu’un arrive et vous dit que vous êtes misérable. Ne vous laissez pas tromper lorsqu’on vous dit que vous êtes pauvre ou que vous n’êtes pas doué. Ainsi, on dit aussi : « Ce n’est qu’une poule, elle est privée d’intelligence. » Ou : « Ce n’est qu’un mouton, ce n’est qu’un arbre. » On vous induit en erreur, ce sont des êtres intelligents. Parfois ils savent des choses que les hommes ignorent. Maintenant seulement, les savants commencent à étudier comment les poules s’y prennent pour pondre leurs oeufs et quelles sont les substances dont elles se servent à cette fin. Les poules, par contre, le savent depuis bien longtemps. Elles savent former les coquilles et produire leurs oeufs. La poule existait avant que l’homme paraisse. Aujourd’hui, vous étudiez à l’aide de raisonnements ce qu’elle arrive à faire. La poule, elle, n’est pas concernée. Dans la modeste demeure de la poule vit un être raisonnable. De même, l’homme vit dans une demeure, bien plus parfaite que celle de la poule. La demeure de l’homme est un véritable palais. Le palais peut être habité par un homme sot ou par un homme intelligent. Quel homme est sot ? - Celui qui met sa confiance en sa demeure. En ce sens, une poule est plus intelligente qu’un homme, elle ne compte pas sur sa maison. De même, un homme devrait compter sur ce qu’il est en réalité. Où est donc votre grand-mère qui mettait sa confiance en sa demeure ? Où est votre grand-père qui comptait sur la sienne ? « Ils ne sont plus ici. » - Où sont-ils disparus ? « Ils sont passés dans l’autre monde. » Ils n’y sont pas partis avec leur maison. Celle-ci est bien restée ici, et quant à eux, vous ne les avez pas revus depuis. Pouvez-vous décrire votre grand-mère ? « Non .» D’abord, c’était un petit enfant qui ne pesait que trois ou quatre kilogrammes. Avant d’être conçu, il pesait moins d’un gramme, le cent-millionième d’un gramme tout au plus. Voilà ce qu’a été une fois votre grand-mère. Pouvez-vous vous représenter votre grand-père lorsque celui-ci pesait à peine un cent-millionième de gramme ? La seule chose réelle dans le monde, c’est l’amour. La moindre aspiration dans la vie, c’est l’amour. Si vous avez au-dedans de vous-même ce courant, que vous manque-t-il ? Vous mangez un fruit, vous percevez sa douceur, et c’est l’amour du fruit. Si vous arrivez à comprendre cette douceur, c’est la vie. Vous dites : « Nous possédons cette douceur de la vie, mais nous avons besoin de souliers, de vêtements, de chapeaux. » Lorsque vous dites cela, vous corrompez la douceur. Vous n’avez point besoin ni de souliers ni de chapeaux ; ce sont de vaines préoccupations ; ce sont des illusions. En tant qu’objet passager, le chapeau est petit. Lorsque l’homme nait, il est petit, mais son chapeau est bien plus petit encore. Puisque vous êtes venus sur la Terre, vous avez tout cela, ne vous tracassez pas pour les chapeaux. Е y avait un temps ou l’on tenait ceux qui marchaient tête nue pour des étourdis, et ceux qui marchaient pieds nus pour des écervelés. Aujourd’hui, les temps apprennent aux gens à marcher avec les pieds et la tête dénudés. Si vous perdez votre chapeau, vous ne pouvez plus en acheter un autre et vous marchez la tête découverte. Si vous usez vos souliers, vous ne pourrez plus vous en procurer de nouveaux. Un juif m’a raconté avoir vendu son vieux costume pour 12 000 leva, une autre de mes connaissances m’a dit qu’elle vient d’en acheter un nouveau pour 38 000 leva. Qui peut se permettre aujourd’hui de dépenser autant pour un vêtement ? Si vous compreniez la loi de Dieu, si vous L’aimiez d’un amour d’enfant, votre vie serait toute autre. L’amour que vous connaissez n’est que celui qui apporte des contradictions. Si un homme vous aime, vous vous demandez : « Suis-je le seul qu’il aime, ou aime-t-il encore quelqu’un d’autre ? » C’est pourtant tout naturel. Qu’il soit homme ou femme, votre bienaimé a d’abord aimé sa mère et son père, ses soeurs et ses frères, ses tantes et ses oncles. Tu n’es que le dernier venu de quelque part et tu voudrais être le seul. Les pommes et les poires il les a aimées, elles aussi, avant toi. Si tu lui demandes : « Suis-je le seul au monde que tu aimes ? », il te répondra : « Non, j’aime aussi les autres. » Exiger cela, c’est se méprendre sur l’amour. Réjouissez-vous qu’un homme puisse aimer son père et sa mère. S’il aime son père, il t’aimera, toi aussi. S’il aime sa mère, s’il aime son frère, toi aussi tu seras aimé. Ne crois pas que tu sois le premier au monde qu’il aime. Ne crois pas non plus que lorsque tu aimes quelqu’un, tu aimes pour la première fois. Cela encore serait faux. C’est de là que proviennent les contradictions. Dieu est le seul au monde qui t’ait aimé le premier. II est aussi le premier que toi tu aies aimé. Si tu n’aimais pas Dieu d’abord et si Dieu ne t’avait pas aimé en premier, tu ne pourrais parvenir à aucune connaissance, à nulle lumière, à nulle liberté. L’unique vie, l’unique chaleur, l’unique liberté proviennent de l’amour que Dieu a manifesté envers toi. Toute perception de l’amour, de la lumière, de la sagesse, t’es parvenue lorsque tu as commencé à aimer Dieu. Tu dis : « Dans cette vie-ci, j’ai beaucoup souffert. » Nous avons un chant: « II vient, II vient ». Chantez-le. Tout proviendra de « II vient ». Quelqu’un dira : « Qu’on ne chante pas cette chanson ! » -Pourquoi ? - Parce que celui qui vient va chasser tous ceux qui n’ont pas accompli sa loi. Tout le monde s’est mis à fuir et nous a entramés dans sa fuite, et voici que nous aussi, nous fuyons. Tout le monde fuit l’amour qui vient. Moi, je dis : puisqu’Il vient, nous devons tous aller à Sa rencontre. Vous ne L’avez pas encore vu venir. Vous ne voyez que ceux qui soulèvent la poussière. Ils arrivent, jettent leurs bombes, touchent ce qu’ils parviennent a toucher, détruisent ce qu’ils arrivent à détruire et repartent ensuite. Celui qui vient dans le monde apporte l’amour. II apporte la vie. Celui qui vient dans le monde apporte la lumière, la connaissance, la sagesse. Celui qui vient dans le monde apporte la liberté et la vérité. Tous seront libres dans cette vérité. Non seulement tous les hommes, mais tous les êtres vivants. Et pourtant, les hommes continuent encore à vivre dans leurs contradictions. Un jour, un homme bon et raisonnable sentit qu’un larron plongeait la main dans sa poche. Il saisit tranquillement cette main et il lui dit avec un sourire et sans nulle indignation : « Écoute donc, ami, laisse-moi plutôt mettre ma propre main dans ma poche et je te donnerai plus que tu n’y peux saisir avec la tienne. » Ne fouillez pas dans les poches des autres. N’arrachez pas les fruits dans les jardins des autres. Ainsi, des enfants cueillent parfois des fruits dans les jardins des autres et les jettent ensuite, lorsqu’ils voient que les fruits ne sont pas mûrs. D’autres cueillent des fruits mûrs et en remplissent leurs poches et continuent tranquillement leur chemin. Ils ne savent pas que tout larcin et tout mensonge ont leurs conséquences, même dans un futur lointain. Un jour, lorsque des malheurs tomberont sur la tête des gens, ils ne soupçonneront même pas que ce sont la les conséquences des vols, des mensonges et des crimes d’un lointain passe. Souvenez-vous : tout fruit mangé sans amour, tout chapeau porté sans amour, les souliers, les habits portés sans amour mènent vers le malheur. De même que tout chapeau, tout vêtement, portés avec amour, mènent au bonheur; chaque pomme mangée avec amour, tout homme reçu avec amour apportent le bonheur. C’est une loi. Aujourd’hui, nous sommes tous appelés. Celui qui vient dans le monde, vient avec le soleil levant et part avec le soleil qui se couche. Il vient avec l’eau limpide que nous buvons et part avec l’eau impure. II vient avec la pure nourriture que nous préparons et part avec celle qui est souillée. Vous désirez vous éduquer par vous-même. En quoi consiste l’auto-éducation ? Vous vous tenez assis, vous réfléchissez et la moindre irritation extérieure provoque votre colère. Vous cherchez quelque coupable dans la maison pour le gronder. Pour le mari, le coupable c’est sa femme ; pour la femme, le mari. Si vous avez des enfants, le coupable, c’est l’un d’eux ; si vous avez un serviteur, le coupable c’est lui. Depuis des milliers d’années, les hommes cherchent le coupable en dehors d’eux-mêmes. Le mari, la femme, les enfants, le serviteur, le boeuf, le chat, le chien, tous ont été coupables. Qui alors pourrait ne pas être coupable ? II n’y a pas de coupable. II n’y en a pas un seul. Dès que vous vous réveillez, cherchez d’abord votre mari dans votre intellect. S’il vous apporte de la lumière, remerciez-en Dieu. Ne le tenez pas pour coupable. Cherchez votre femme dans votre coeur, remerciez Dieu d’avoir un intellect et un coeur. Vous ne savez pas encore ce qu’est le coeur ni quelle musique s’y trouve ; vous ne connaissez pas le vrai rythme du coeur. II existe un rythme du coeur qui rend l’homme joyeux. Si ce rythme change, l’état d’esprit de l’homme change aussi. II existe un autre rythme dans l’homme, je l’appelle « andante ». Quelle tristesse, quelle mélancolie, quel chagrin y sont cachés ! Vous vous tourmentez, c’est l’andante, votre état est maladif, c’est toujours l’andante. Si son coeur passe dans l’ « allégro », l’homme revit, il travaille, il s’instruit, il mange, il boit. Maintenant, vous avez besoin d’allégro, vous avez déjà eu la possibilité d’apprendre l’andante. Tout le passé, jusqu'à nos jours, a été un andante. Le mari est coupable, c’est l’andante ; la femme est coupable, les enfants, le serviteur, c’est l’andante. Ton ami n’est qu’un rustre - toujours l’andante. Qu’est l’andante en musique ? La culpabilité, l’affliction, l’ignorance. Les hommes ont créé l’andante, et Dieu a créé l’allégro. Les vieillards qui ne peuvent plus marcher ont créé l’andante en se disant: « Il est plus facile de marcher en s’appuyant sur un bâton. » Et les enfants ont créé l’allégro. Certes, au début et avant qu’il sache marcher, l’enfant se tourmente. Mais c’est un vieillard qui a déjà vécu 120 ans et, qui en redevenant un enfant, n’a pas encore oublié qu’il a été un vieillard. Il rampe par terre et il se torture. Ayant appris l’andante, le grand-père se redresse sur ses jambes, il a rajeuni et c’est l’allégro. Ainsi, vous aussi, pour redevenir jeunes, vous devez d’abord comprendre les règles de la marche rythmique. L’allégro est dans la nature une certaine façon rythmée de marcher, une certaine façon rythmée de sentir, une façon rythmée de penser. Quant à vous, qui, lorsque vous commettez des erreurs ou quelque crime, cherchez le coupable non en vous-même, mais dans les autres, vous ressemblez à ce curé ignorant dont l’histoire date du temps de la domination turque. Quand le jour de Pâques était arrivé et le moment venu de dire : « Le Christ est ressuscité », il allumait, au milieu de l’église, un brasier dans un grand réchaud de cuivre et après l’avoir encensé, il sautait trois fois par dessus en criant: « Le Christ est ressuscité ! » Ainsi, il avait fêté la résurrection pendant une bonne dizaine d’années. Mais, une fois, un citadin entra dans l’église au moment de la fête. En le voyant, le prêtre décida d’attendre son départ. Mais le citadin attendait, lui aussi, l’annonce de la résurrection. Les villageois commencèrent à s’inquiéter: «Petit père, pourquoi donc les Pâques tardent-elles à venir cette année ? » - « Tant que le diable sera ici », leur répondit le pope, « le jour de Pâques ne viendra point ». Pourquoi le Grand jour de Pâques tardait-il à venir ? Parce que le prêtre craignait que le visiteur ne connaisse mieux les usages que lui-même. Mais sauter trois fois par dessus les charbons ardents, ce n’est pas encore la résurrection du Christ. Il est facile de sauter au-dessus du brasier, il est difficile de corriger le saut. Il est facile de dire un mot offensant, il est difficile de l’effacer. Par l’offense, tu crées une forme que le monde invisible n’accepte pas. Il n’est pas facile d’effacer un mot. La faute n’en incombe pas à la langue. Il n’y a pas de mauvaises langues, c’est l’homme qui dit de mauvaises choses. Mais l'expression n’est pas dénuée de sens. Lorsque vous dites un mot mal intentionné, même dans la plus faible mesure, la langue s’y accorde comme les cordes d’un instrument de musique. Tout comme les cordes du violon sont influencées par l’humidité, par la chaleur, par le temps, de même la langue réagit aux mots prononcés par l’homme et peut donner un ton faux. Pour le rectifier, vous devez posséder l’art de l’accordeur. C’est l’amour qui rectifie. Qu’est-ce que l’amour ? -C’est un diapason qui sert à accorder. Qu’est-ce que la sagesse ? -Un diapason qui sert à accorder. Tant que vous ne parviendrez pas à accorder votre vie selon l’amour, vos pensées selon la sagesse, vos actes selon la vérité, vous ne pourrez pas vous manifester en tant qu’homme dans le vrai sens de ce mot. Avez-vous entendu une seule fois la voix de Dieu vous condamner ? L’avez-vous entendue vous insulter ? Le seul être qui ne dit toujours que du bien, c’est Dieu. Lorsque le temps est doux et clair, sortez dehors au lever du soleil. Percevez-vous la voix de Dieu ? Comment est-elle, cette voix ? Douce et légère est la voix de Dieu. Lorsque les tempêtes et les vents soufflent dehors, les gens les attribuent à Dieu. C’est faux. Les tempêtes sont causées par d’autres êtres. La voix de Dieu, c’est le bien dans le monde, la chose la plus belle et la plus bienfaisante parmi toutes. Les tempêtes, les éléments déchainés autour de nous, ne sont que des dissonances. Lorsqu’un mari se fâche, il commence à vociférer, et il prétend par la suite que la colère vient de Dieu. On dit, de même, que le père de famille représente Dieu, et qu’il a le droit de se mettre en colère. Mais ce n’est qu’un père terrestre. Un de nos frères qui avait souvent été corrigé par son père disait: « Si mon père ne m’avait pas battu, je ne serais pas devenu un homme. » - En réalité, il serait devenu meilleur. Parfois, les corrections corporelles d’un père nuisent aux enfants, parfois elles les aident. Ce qui importe c’est qu’un père éduque l’enfant et qu’il parvienne à l’améliorer. Vous attendez maintenant la venue du Christ parmi vous. Le Christ ne peut pas venir parmi vous aujourd’hui. II a été battu par les hommes ; deux-mille ans sont passés, mais cela Il ne peut pas l’oublier. II l’avait supporté, c’était l’immense amour qui supporte tout ! Il Lui suffit de penser comment les hommes L’ont reçu pour ne pas désirer y revenir une fois de plus de la même façon. « Tenons-nous un peu éloigné de cette Terre », dit-Il. Vous attendez qu’Il vienne, mais que trouverait-Il ici en revenant ? Des discordes et des luttes partout. Pourquoi écouterait-Il ceux qui coassent comme des grenouilles ? II dit: « J’ai assez entendu le chant des grenouilles. » Soyons contents de la vie. Sois content d’avoir une belle pensée. Sois content d’avoir de beaux sentiments. Dieu se manifeste à travers de belles pensées, à travers de bons sentiments. Il se manifeste à travers de bonnes actions et un état d’esprit bienveillant. Si une petite poussière entre dans l’oeil, ton oeil commence à larmoyer. Qui a causé cela ? Une petite parcelle de poussière. Dieu t’a donné l’eau pour laver ton oeil, pour ne pas pleurer. Pourquoi l’homme pleure-t-il ? Beaucoup de poussière est entrée dans son oeil. Lave ton oeil avec de l’eau pure et chaude et la poussière sortira. Sans eau, les hommes deviendraient tous aveugles prématurément. En quoi consiste la vie nouvelle ? - À passer au moins une journée sans le moindre trouble, sans vous tracasser pour la moindre chose. Pourquoi êtes-vous partis lorsque les avions sont arrivés au-dessus de Sofia ? Que les bombes tombent, ce n’est qu’un allégro, vous suivez votre chemin. La fuite n’est pas un allégro. La fuite n’est qu’une course à pied, des jeux olympiques qu’on organise pour obtenir quelque couronne. Et à la suite de tout cela, on me parle de l’amour du Christ. Les gens m’étonnent. Je n’ai pas rencontré encore un seul homme qui parlerait de l’amour d’une façon véridique. Tout ce qu’on dit n’est que des mots sans contenu. Ainsi on parle des souffrances du Christ. Je ne pourrais les connaitre que si on me crucifiait sur une croix, si on me frappait toute une nuit en se moquant de moi. On ne m’a pas frappé, on ne m’a pas crucifié. Comment connaitrais-je les souffrances du Christ ? Si vous saviez réellement de quoi le Christ a souffert, vous ne commettriez plus jamais de fautes. Vous n’avez pas encore compris ni l’amour du Christ, ni ses souffrances. Si l’on vous offense, vous savez ce qu’est une offense. Lorsqu’on offense quelqu’un d’autre, vous ne savez pas encore ce qu’est une offense. Tâchez de vivre sans aucune inquiétude intérieure. Souvent vous vous tracassez en pensant que la Terre va arrêter son mouvement, que le soleil ne se lèvera plus. Il y a des savants qui calculent dans combien d’années la Terre cessera de tourner. Cela peut arriver, cela peut aussi ne pas arriver. Le mouvement éternel ne s’arrête jamais. Nous pouvons nous arrêter, le mouvement de la vie ne s’arrête jamais. Vous êtes troublés par la pensée que vous pourriez perdre l'amour. La seule chose qui ne se perd jamais, c’est l’amour. Tout peut être perdu, l’amour - jamais. Rectifiez donc votre pensée. Lorsque vous êtes dans l’amour, rectifiez votre vie. Vous dites : « Je ne peux pas aimer. » - Vous pouvez ne pas aimer, c’est là une autre question. Cela ne relève pas de votre compétence, l’amour ne provient pas de vous. Si vous n’aimez pas, cela veut dire que vous n’avez pas encore compris l’amour. Que comprenez-vous aujourd’hui ? II fut un temps ой les hommes éteignaient facilement l’amour : on n’avait qu’à souffler sur la flamme d’une lampe, et l’amour s’éteignait. Comment éteignez-vous aujourd’hui une ampoule électrique ? Vous soufflez, elle ne s’éteint pas. II faut savoir se servir d’un commutateur. Alors même un enfant parvient à le fermer. Tous les villageois de Martchaevo pourraient souffler ensemble sans éteindre une ampoule électrique, mais le plus petit enfant y parviendrait en se servant d’un commutateur. Si votre amour s’éteint aussi facilement qu’une ampoule électrique, c’est la faute des enfants. Si personne ne peut parvenir à éteindre votre lampe électrique, cela signifie que vous possédez l’armure de Гamour. Que l’on souffle tant qu’on le veut, l’armure retient tout. Le monde entier peut se mettre à souffler, il ne l’éteindra pas. Grand est l’amour qui vient de Dieu. Personne ne peut l’éteindre. Seule l’absence d’amour peut éteindre pour un temps votre source lumineuse. Un enfant turbulent a fermé le commutateur et la lampe s’est éteinte. Levez-vous, rétablissez le contact et la lampe éclairera de nouveau. Mais vous, vous sortez du village pour chercher le garnement qui a tourné le commutateur et vous ne pouvez pas le retrouver. Le chercheriez-vous toute la journée, vous ne le trouveriez pas. Si quelqu’un a fermé votre commutateur, retournez le bouton dans l’autre sens et votre lampe éclairera de nouveau. Pourquoi cherchez-vous l’enfant turbulent ? Ainsi, vous regardez parfois votre robe : elle est tachée. Pourquoi cherchez-vous le coupable ? Que vous coute-t-il de prendre une bassine pleine d’eau et un peu de savon pour faire disparaitre les taches ? Ainsi, le paysan dit parfois : mon aiguillon est souillé et il cherche le responsable. Prenez plutôt un peu d’eau, nettoyez-le et mettez-le de côté. L’aiguillon dont nous nous servons à une pointe en fer. Si vous vivez dans l’amour, ne piquez pas les boeufs avec un aiguillon. Si vous les piquez, le jour viendra où vous aussi vous serez piqué. Un aiguillon s’applique aussi bien à des gens qu’à des boeufs. Ne faites pas usage d’un aiguillon là où il n’a pas lieu d’être utilisé. Changez-le en plume. Le bon côté d’un aiguillon c’est de pouvoir s’en servir pour écrire. Il fut un temps où on s’en servait pour piquer les boeufs, aujourd’hui, on s’en sert pour écrire de belles choses. Ne jetez pas votre aiguillon, transformez-le en plume pour écrire avec elle de grandes et belles choses. Faites usage de l’amour en tant que moyen de rajeunissement. Personne ne peut rajeunir sans amour. C’est la loi fondamentale de la vie. Comment allez-vous rajeunir ? Si vous doutez de quelqu’un, vous faites preuve d’ignorance. Même si vous êtes diplômé de toutes les Universités, vous ne pourrez pas rajeunir, vous ne saurez pas vous délivrer du doute. Le rajeunissement ne dépend pas du savoir acquis. Imaginez que vous mangez de la confiture sans savoir ce qu’est la douceur. En quoi consiste la douceur d’une pomme ? Si les professeurs les plus savants se réunissaient pour vous parler de la douceur, sauriez-vous en quoi elle consiste ? Mais, si vous prenez une pomme et que vous la goutez, vous saurez de suite ce qu’est la douceur et sans les explications du professeur. La vraie connaissance, celle qui rajeunit, ne provient pas des explications d’un professeur, elle vient de Dieu. Ce qui vient directement de Dieu rajeunit. Ce qui provient des hommes apporte le vieillissement. Les hommes créent la vieillesse et Dieu, la jeunesse. Pour redevenir jeune, il faut que Dieu vous aime. Quand les hommes rajeunissent-ils ? Lorsque Dieu les regarde. Comment cela se passe-t-il ? Moi même je l’ignore. Je le connais selon le divin, je l’ignore selon l’humain. C’est en mangeant une pomme que je connais sa douceur. Qu’advient-il de vous lorsque Dieu vous regarde ? Vous devenez gai et joyeux. Lorsque les gens vous regardent, vous êtes triste et affligé. Lorsque Dieu vous regarde, vous vous éveillez ; lorsque ce sont les gens, vous vous désolez, la vie perd son sens pour vous et vous vous endormez. Laissons donc de côté les choses humaines et recevons le don de Dieu. Celui-ci est divin et c’est lui que vous attendez aujourd’hui. Le beau, le bien viennent de Dieu et non des hommes. Les hommes ne représentent que la condition pour transmettre ce qui est divin. Lorsqu’arrive le divin, n’en parlez pas. De ce qui vous parvient de Dieu, vous ne devez en parler à personne. On ne raconte pas le divin. Quelqu’un cherche à me transmettre l’expérience de ses souffrances et n’y parvient pas. Un autre veut me dire sa joie et n’y arrive pas. C’est naturel. Je connais ma joie, je ne peux pas connaitre la sienne. On ne raconte pas la joie qui vient de Dieu. La lumière qui réchauffe les arbres produit de beaux fruits, mais on n’en parle pas. Goutez le fruit et vous saurez ce qu’est cette lumière. Un homme à qui Dieu a parlé diffère des autres. Lorsqu’il voit un malade, il pose sa main sur lui, et le malade guérit. S’il pose sa main et que le malade ne guérit pas, Dieu ne lui a pas parlé. On dit de quelqu’un : c’est un ignorant. II est ignorant parce qu’il n’a pas reçu de lumière. L’homme le plus savant, enfermé dans une pièce sombre, sera ignorant. Tant qu’il aura la lumière pour lire, il sera savant; sans lumière, il sera ignorant. Qui de vous peut lire si on lui supprime la lumière ? Il vient. L’amour vient, il porte la vie. La vie ne s’acquiert pas, elle vient de l’amour. La connaissance ne s’acquiert pas, elle vient de l’amour. La liberté ne s’acquiert pas, elle vient de la vérité. Tous désirent être libres, mais ne connaissent pas encore la vérité. Ne parlez pas de la liberté. Ne dites pas que vous êtes libres. Tant que vous parlez de la liberté, vous n’êtes pas libre. Lorsque vous êtes libre, personne ne peut vous limiter. Si quelqu’un projetait de vous limiter, vous seriez déjà dans le soleil. Bien des gens demandent pourquoi faut-il aimer ? Vous aimerez pour rajeunir. Pourquoi faut-il aimer la sagesse ? - Afin que vienne la lumière. Sans amour pour la sagesse, la lumière ne peut pas venir. Sans amour pour la vérité, la liberté ne peut pas venir. Là aussi se trouve la connaissance des trois lois : la loi de l’amour, celle de la sagesse et celle de la vérité. Ne vous comparez jamais aux autres hommes, ne croyez pas que vous leur êtes supérieur. Estimez que vous avez autant de droits que Dieu vous en a concédés. Vous ne pouvez pas outrepasser vos droits. Si vous avez un serviteur, vous lui direz : « Stoyan, tu me serviras aujourd’hui comme le Seigneur te l’a enseigné. » Vous donnerez le tissu au couturier et vous lui direz : « Coupe-moi mes vêtements comme le Seigneur te l’enseigne. » Lorsqu’il vous les apportera, vous les mettrez tels qu’il les aura faits. Et vous le paierez comme le Seigneur vous l’aura enseigné. La femme dira à son mari : « Obéis-moi aujourd’hui comme le Seigneur te l’enseigne. » Et le mari dira à son épouse : « Obéis-moi aujourd’hui comme le Seigneur te l’enseigne. » Vous direz à votre fils et à votre fille : « Obéissez-moi comme le Seigneur vous l’enseigne. » Le fils dira à son père de se comporter envers lui comme le Seigneur le lui a enseigné. Et la fille dira à sa mère de se conduire avec elle comme le Seigneur le lui a enseigné. C’est cela le nouveau dans le monde. Commencez par le nouveau ! Ce que Moïse a dit, ce qu’ont dit les prophètes, laissez-le de côté. Ce sont de bonnes choses, mais on ne les a pas comprises. Prononcez quelques mots que le Seigneur vous a appris aujourd’hui. Jouez de votre instrument un peu comme le Seigneur vous l’a enseigné. Et alors seulement vous pourrez raconter ce que je vous ai dit. Vous n’avez pas appliqué ce que j’ai dit. Et comme vous ne l’avez pas applique, vous n’avez rien compris. Maintenant, je crois qu’aujourd’hui vous allez me comprendre. Et en même temps que vous, le peuple entier me comprendra. Comment parviendra-t-il à comprendre ? On n’a pas besoin de pousser un homme affamé pour qu’il mange. Lorsqu’il voit la nourriture, il mange. On peut exhorter un homme rassasié à manger, mais celui qui a faim, lorsqu’il verra le pain, commencera à manger sans avoir besoin d’explications. II sait déjà comment on mange. Regardez-le de loin. Et tout comme un homme affamé sait manger, ainsi, tout homme sait comment appliquer la loi de Dieu. II suffit de mettre la nourriture devant lui et de s’éloigner, il saura quoi faire. Le nouvel enseignement doit être appliqué selon l’entendement qu’on en a. Je dis aux hommes contemporains : « faites ce que le Seigneur vous enseigne. » Quelqu’un me demande comment il doit agir. - Agis selon се que le Seigneur t’a enseigné. « Je ne sais pas comment agir. » - Cela, c’est de la politique. Quand les gens ont à payer, ils oublient leurs dettes ; lorsqu’ils ont à encaisser, ils s’en souviennent toujours. Si quelqu’un prétend qu’il a oublié de payer sa dette, cela signifie qu’il ne veut pas payer. Pourquoi ne l’oublie-t-il pas lorsqu’il doit recevoir de l’argent ? N’oublions pas lorsque nous devons recevoir, mais n’oublions pas non plus lorsque nous devons donner. Selon moi, nous devrions davantage nous souvenir lorsque nous avons à donner et plutôt moins, lorsque nous avons à recevoir. Or, les gens font juste le contraire. Que l’acte de donner soit à la première place dans votre mémoire et que celui de prendre y soit à la dernière place. II y a trois choses au monde qui sont impossibles. Personne ne peut vous prendre votre vie. Personne ne peut vous enlever votre lumière. De même que personne ne peut vous enlever votre liberté. C’est ainsi, si Dieu vit en vous. Si Dieu ne vit pas en vous, la question se pose différemment. Le Christ dit: « Celui qui perçoit ma voix va revivre au dernier jour. » Quel est le dernier jour ? -Le jour où l’amour parle. Quel est le dernier jour ? - Le jour où la sagesse parle. Quel est le dernier jour ? - Le jour où la vérité parle. C’est le temps où le Seigneur commence à parler. Si vous reconnaissez vos erreurs, le Seigneur vous a parlé. Si vous possédez le désir d’apprendre, le Seigneur vous a parlé. Si vous possédez le désir d’une vie nouvelle, le Seigneur vous a parlé. N’ajournez pas les choses au lendemain. Ne remettez pas le travail de ce jour au jour suivant. Le jour d’aujourd’hui ne reviendra jamais. Le soleil ne se lève et ne se couche qu’une fois. Ne pensez pas que le soleil se couche et se lève beaucoup de fois. Lorsqu’il apparait, réjouissez-vous de son lever. Le soleil apporte tous les fruits. Si vous tombez malade, croyez que votre maladie passera. La maladie est ce qui est vieux, ce qui est ancien dans le monde. Tous les gens qui croient en ce qui est vieilli sont sujets à des maladies. Pour ceux qui croient dans le nouvel enseignement, il n’y a plus de maladies. Si vous voulez connaitre la saveur d’un fruit, il faut que vous ayez faim. Tant que les hommes ne sont pas affamés de l’amour, ils ne peuvent pas le connaitre. Seule la faim fait connaitre l’amour. Pour connaitre la lumière, vous devez en avoir faim. Seule la faim fait connaitre la lumière. Seule la faim fait connaitre la vérité. Sans la faim, la vie reste incomprise. Sans la faim, la lumière reste incomprise. Sans la faim, la liberté reste incomprise. La faim stimule l’homme. Selon moi, l’affection est une faim. Sans amour, tout reste incompris. Sans amour, on ne peut parvenir à rien. La première chose au monde, c’est l’amour. Il ne fait que donner sans rien prendre. Ce qui donne toujours sans jamais prendre, c’est l’amour. Ne craignez pas que l’amour vous redemande ce qu’il vous a donné. S’il vous le redemandait, il vous réduirait à l’esclavage. L’amour n’asservit jamais. L’amour se réjouit même de la faim. Si vous avez faim, vous remercierez Dieu de ce qu’Il vous a donné. Soyez contents de ce qui vous a été donné. Déposez cette pensée dans votre âme pour vous réjouir de ces immenses bienfaits. Beaucoup de gens s’attendent à mourir un jour, de passer dans l’autre monde et de ressusciter ensuite. La résurrection n’arrivera ni de la manière dont on la prêche dans l’église ni de la façon dont en parlent les savants. Vous pouvez ressusciter aujourd’hui même. Si vous doutez, la mort viendra. Si vous croyez, la vie viendra. L’amour exclut tout doute comme tout soupçon. En lui tout est pur. J’ai l’expérience de l’amour, je le connais comme on connait la saveur d’une pomme. Celui qui a gouté la pomme ne demande plus ce qu’est sa douceur. Ne discutez pas sur la douceur, mais dites : « C’est une pomme », goutez-la. Lorsque vous l’aurez expérimenté, vous direz : « Je sais ce qu’est une pomme. » Libérez-vous de la pensée contradictoire que les hommes sont mauvais. Vous dites : « Je ne peux pas supporter cet homme. » Dieu le supporte, et vous ne pouvez pas le supporter. Ce que Dieu supporte, nous aussi nous devons le supporter. Ce que Dieu aime, nous aussi nous devons l’aimer. Ne souhaitez pas que vos transgressions plaisent à Dieu, car II vous obligerait à vous y complaire vous aussi ! - Comment parvenir à aimer des gens mauvais ? - Si tu es une femme, dépose dans ton âme cet idéal : un mari existe dans le monde qui est parfait et qui ne t’a jamais dit une seule parole offensante. Si tu es un mari, dépose dans ton âme cet idéal : une femme existe dans le monde qui est parfaite et qui ne t’a jamais dit une seule parole offensante. Portez ces idéaux dans votre âme. II y en a qui désirent être les premiers, de prendre les premières places. Soyez les premiers pour rectifier vos erreurs, soyez les derniers pour en commettre. Soyez les premiers dans les petites choses et les derniers pour les grandes. Aimer le monde entier, c’est le dernier des travaux. Nourrir le monde entier, c’est le dernier des travaux. Les petites actions sont les premières, les grandes sont les dernières. Une fourmi se noie, vous pensez : qu’elle se noie ! Sortez-la, cela ne vous coute rien. Mettez votre doigt dans l’eau, sortez la fourmi dehors. C’est le plus petit travail que vous puissiez accomplir. On dit de vous que vous n’êtes pas de vrais croyants. Et c’est juste, vous n’avez pas encore appliqué la loi de l’amour dont je vous parle. Mais ceux qui vous reprochent que vous que vous ne soyez pas des croyants, eux non plus ne l’ont pas appliquée. Eux et vous, vous vous ressemblez. Quelqu’un dira que vous n’avez pas d’amour. Ce qu’il dit est juste, mais ses lèvres sont encore impures. Je l’aurais loué si ses lèvres avaient été pures. Je comprends que l’on m’arrose avec de l’eau pure ; je ne comprends pas qu’on le fasse avec de l’eau sale. Je comprends que vous fassiez une aspersion avec un goupillon plongé dans l’eau propre et non que vous aspergiez avec de l’eau sale. Je désire, aujourd’hui, que lorsque vous faites une aspersion vous la fassiez avec une eau pure et que votre goupillon soit une touffe de basilic. Prenez une touffe de basilic et mettez-vous en route en aspergeant les maisons l’une après l’autre. Si on vous accuse, dites que c’est moi qui vous aie ordonnés prêtres. Aspergez avec le goupillon de Гamour pour que cesse toute dissension et que les hommes commencent à vivre en frères. Voici la première chose à faire : aujourd’hui encore, remercions Dieu de tous les bienfaits qu’il nous a dévoilés et de ce bien qui est en train de venir. Ce qui est vieilli part et le nouveau vient. Qu’est-ce que le nouveau ? - L’amour. Qu’est-ce que l’ancien ? Ce sont les travaux incompris. La nouvelle vie demande de voir le bien en nous-mêmes et dans les autres. L’ancienne, c’est l’esclavage qui est déjà sur son départ. La liberté divine vient ! Que notre intellect se libère de toute torture, que notre coeur se libère de toute torture, que notre corps se libère de la maladie. Soyons tous sains, soyons tous gais et joyeux, réjouissons-nous de la vie divine. Mettons-nous à jouer comme des petits enfants ! Trois choses sont importantes : Г amour en tant que fruit de l’Esprit de Dieu, la connaissance en tant que fruit de l’Esprit de Dieu et la liberté en tant que fruit de l'Esprit de Dieu. Ainsi, l’amour, la sagesse et la vérité sont les fruits de l’Esprit de Dieu. Lorsque nous recevrons en nous ces fruits de l'Esprit, nous saurons ce que sont l’amour, la connaissance et la liberté qui proviennent de l’arbre de la vie. Tout ce qui est issu de l’arbre de la vie possède l'amour, la connaissance et la liberté. Grand est Dieu dans son Amour ! Grand est Dieu dans sa Sagesse ! Grand est Dieu dans sa Vérité ! Dieu enseigne dans son amour, illumine dans sa sagesse, libère dans sa vérité. Miséricordieux et compatissant est le Seigneur et sa bonté est au-dessus de tout. Son allégresse réconforte toute chose. Tout vit et se meut dans le Seigneur. II est la liesse et la joie de tout être vivant dans le monde. Gardez bien à l’esprit cette pensée : faites toute chose comme Dieu vous l'а enseigné. Vous ne devez raconter à personne comment II vous l’a enseigné. Lorsqu’Adam a péché, Dieu se mit à le chercher : « Adam, Adam ». Lui, se taisait, mais ensuite il dit: « J’ai perçu ta voix, Seigneur, mais j’ai eu peur. » La peur provient de la méconnaissance de la loi de Dieu. Nulle peur n’a de place dans la loi de Гamour. La peur doit se trouver en dehors. Ce qui effraye les hommes, c’est l'absence d’amour. Ce qui les encourage, c’est l'amour. Je vous dis : n’enseignez pas celui que Dieu a enseigné. Laissez-le manifester ce que Dieu lui a appris. L’erreur des hommes contemporains est de s’enseigner mutuellement. Ainsi naissent les disputes. Que personne n’enseigne personne. Il est dit: « Tous vous serez enseignes par le Seigneur. » Laissez les gens s’exprimer comme le Seigneur le leur a appris. Que le violoniste joue comme le Seigneur le lui a appris. Que l’orateur parle comme le Seigneur le lui a appris. Vous aussi, parlez comme le Seigneur vous Га appris. Ne dites pas ce qu’Il ne vous a pas enseigné. -Vous souriez. Pourquoi ? Votre sourire montre votre ignorance. Tu peux sourire, tu peux bomber le torse pour montrer que tu sais beaucoup de choses. Mais même si tu bombes le torse, tu dois faire attention à tes pas pour voir si tu marches en harmonie avec tous les hommes sur la Terre. Peux-tu marcher sans heurter personne, sans écraser une seule fourmi ? Tu dois sauvegarder la loi, de ne pas penser uniquement à toi, de ne pas t’imaginer que tu es un homme bon et saint. Ce sont des égarements. Un miroir reflète la lumière, mais ne la produit pas. Que tu te croies très mauvais ou très bon, c’est encore une méprise. Tu es tel que Dieu t’a créé. Tu manifestes ce que Dieu t’a donné. Je me réjouis lorsque je révèle Гamour de Dieu. Je me réjouis lorsque je révèle la sagesse de Dieu. Je me réjouis lorsque je révèle la vérité et la liberté de Dieu. Je souhaite que vous aussi vous puissiez vous réjouir de ce que Dieu vous a donné. Réjouissez-vous de ce que vous avez déposé jusqu’ici dans votre garde-manger ; ne rechercher rien qui vienne de l’extérieur. Souvent, les gens commettent l’erreur de la femme bulgare d’un tchorbadji. Tant que son mari était en vie, elle ne faisait rien. C’était son mari qui portait de l’eau ou du bois et qui la servait en tout. Elle ignorait tout du travail. Son mari mort, elle resta seule et sans aucune aide. Le bois manquant elle ne sut pas l’apporter. Elle s’en alla chez son voisin, mais il n’en avait point. Alors le voisin lui dit : « Va dans la foret, ramasse du bois, empile-le et commence à appeler « misère, misère », c’est une femme qui te répondra et qui viendra à ton aide. Ainsi fut fait. Le bois ramasse, la femme commença à appeler : « Misère, misère », mais personne ne lui répondit. Afin de ne pas rester la nuit dans la forêt, elle fut bien obligée de mettre le bois sur son dos et de revenir chez elle. À vous aussi, je vous dis : mettez le bois sur vos épaules et mettez-vous en route pour la maison ! C’est la seule façon de résoudre le problème. Ce que vous pouvez réaliser vous-même est divin. Réjouissez-vous de pouvoir soulever vos petits fardeaux et de les ramener chez vous. Combien de fois le Christ est-Il venu chez vous pour vous demander de Lui rendre un petit service ! Tel homme Lui répond : « Aujourd’hui, Seigneur, je suis occupé. Je viens de me marier. » Et le Seigneur repart. Les années passent, les enfants naissent. De nouveau arrive le Christ et lui demande : « Peux-tu me rendre un petit service ? » Et il Lui répond : « J’ai des enfants, Seigneur. » Le Christ repart de nouveau. Il vieillit. Б est un grand-père âgé de 120 ans. Le Christ arrive de nouveau. II dit : «Seigneur, mes jambes ne me portent plus. » D’abord c’était la faute de la femme, ensuite des enfants, puis celle des jambes. Sache donc que le Seigneur vit aussi dans ta bienaimée ! Lorsqu’Il arrive, prends-la par la main et mettez-vous tous les deux au travail pour le Seigneur. Lorsque le Seigneur vient pour la deuxième fois, donne la main à ta bienaimée et a tes enfants et allez tous travailler pour le Seigneur ! À trois, vous accomplirez plus facilement ce travail. Et lorsque le Seigneur te visitera dans tes vieux jours, vous tous, vous vous donnerez la main pour travailler ensemble pour le Seigneur. Qu’il n’y ait plus de vieillesse : si ton aimé ne peut pas aimer le Seigneur, il ne pourra pas être son serviteur. Si ton enfant ne peut pas t’aider, il ne pourra pas être serviteur de Dieu. Si tu te mets en route pour accomplir la volonté de Dieu, que celui que tu aimes vienne avec toi et qu’il dise : « Là où tu iras je vais avec toi. Ce que tu feras, je le ferai avec toi. » L’enfant dira : « La où tu iras je vais avec toi. Ce que tu feras, je le ferai avec toi. » Si votre bienaimée, si vos enfants ne peuvent pas marcher sur votre voie, ils ne sont pas des serviteurs de Dieu. Si vous ne marchez pas sur la voie de votre bienaimée, vous n’êtes pas les serviteurs de Dieu. La loi est la même pour tous. Je dis : vous êtes libres, là où l’un de vous se met en marche, marchez tous. Que vous soyez le premier ou le dernier, si vous avancez, tous vous suivent. Dieu est le premier, c’est pourquoi Il dit: « Je suis l'alpha et Гomega, je suis le premier et le dernier. » Le premier et le dernier est le Seigneur. La première de toutes les pensées, comme la dernière, sont divines. Le premier et le dernier des sentiments sont divins. La première et la dernière action sont divines. Une puissance se trouve dans l’acte premier, une puissance se trouve également dans le dernier acte. La journée est claire et belle. Vous avez tout à votre disposition. Les hommes arrivent de partout pour vous aider. Là où se trouve le Seigneur, là se déversent toutes les eaux. Il vient ! Lorsque le Seigneur arrivera dans le monde, la paix viendra. II vient, mais II n’est pas encore arrivé. II ne Lui reste qu’à faire encore un pas. Lorsque ce pas sera franchi, la paix sera là. Le vrombissement des avions cessera comme cessera l'explosion des bombes. Encore un pas et la paix sera venue. Dieu a déjà levé son pied. Quand cela arrivera-t-il ? Je vois le pied levé. Lors-qu’Il l’aura posé, la paix viendra. Tous, vous en serez témoins. Ce jour-là sera le jour le plus joyeux. (- La foule des auditeurs : « Amen ».) L’Amen viendra lorsque viendra la paix. Puisque vous vous cachez dans les abris, le Seigneur est libre, Il ne craint pas d’écraser quelqu’un. Sa route est libre, il n’y a pas de danger de marcher sur quiconque. Les gens ont bien fait de se cacher. La paix va venir. Nous sortirons de nos abris et nous verrons que le Seigneur est venu. Et ceux qui nous piétinent vont fuir, ils seront partis. Agissez comme le Seigneur vous l’a enseigné. L'Amour de Dieu apporte l’abondance et la plénitude de la vie. La Sagesse de Dieu apporte l’abondance de la connaissance. La Vérité de Dieu apporte la liberté illimitée. 5e entretien du Maitre, tenu le 12 juin 1944, Martchaevo - Département de Sofia.
  4. L’AMOUR COMPRIS ЕТ INCOMPRIS De toutes les choses de la vie, la mieux connue et la plus méconnue c’est l’amour. Plus vous le comprenez, plus vous vous méprenez. Ce qui veut dire que sur Terre, l’amour se meut parmi des contrastes. Pourquoi en est-il ainsi ? Cela ne vous concerne pas, mais il est clair que ce que vous comprenez est proche de vous et que ce que vous ne comprenez pas est loin de vous. L’amour est à la fois proche et lointain. L’amour proche est connu, l’amour lointain est méconnu. Si quelqu’un vous demande : « Pourquoi l’amour est-il connu ? » Répondez : parce qu’il est proche. « Pourquoi l’amour est-il méconnu ? » - Parce qu’il est lointain. La beauté de l’amour se trouve à la fois dans ce qui en est connu comme dans ce qui en est méconnu. Croire qu’on peut comprendre l’amour dans sa plénitude est un égarement. Ne doutez pas que vous puissiez comprendre l’amour qui est proche de vous, mais si l’on vous interroge sur l’amour lointain, dites que vous ne savez rien, que cela n’est pas pour vous. Chacun connait l’amour qui lui est proche et méconnait l’amour qui lui est lointain. Tout le monde peut soulever un caillou. C’est la parcelle de l’amour connu. Pourriez-vous soulever une pierre pesant quatre ou cinq tonnes ? Vous ne pourriez pas la bouger de sa place même si vous vous y efforciez pendant dix ans. Mais si vous la cassez en petits cailloux, vous pourrez la transporter d’un endroit à un autre. De même, un homme qui veut connaitre l’ amour immédiatement et dans sa totalité s’abimera la colonne vertébrale et deviendra un névrosé, mécontent de la vie. N’aspirez pas à porter l’immense amour sur votre dos. L’amour est la seule chose qui ne veut pas être portée. Parfois, un homme désire montrer son amour devant les gens. L’amour ne s’expose devant personne. Ce qui peut être vu par les hommes n’est pas l’amour. L’amour ne veut ni être montré ni être porté. II ne désire ni être porté, ni porter personne. Ce que vous portez ce n’est pas l’amour. Ce qui vous porte n’est pas non plus l’amour. Si l’amour vous portait, vous seriez faible et si vous le portiez, c’est lui qui serait faible. L’amour vous considère comme un enfant raisonnable qu’il ne faut pas porter. Vis-à-vis de l’amour, les gens sont des enfants gâtés. Ils se prennent pour des martyrs. Leurs visages expriment la souffrance et le mécontentement. Ce sont des acteurs qui jouent sur une scène les rôles de personnes qui souffrent. Pourquoi sont-ils mécontents ? Leur Père est riche, il leur achète des chaussures et des vêtements, il les instruit. Que leur manque-t-il ? Ils désirent porter l’amour et ils désirent que l’amour les porte. Ce sont deux choses tout à fait impossibles. Maintenant, vous allez me demander comment, moi, je comprends l’amour. Ce que je comprends, je le garde toujours en moi et ce que je ne comprends pas, je le garde aussi en moi. Mais je ne veux pas que vous gardiez dans votre entendement ce que je connais ni ce que je ne connais pas. Ce que je comprends, comme ce que je ne comprends pas, ne vous regarde pas. Moi non plus je ne veux pas me préoccuper de ce que vous comprenez ni de ce que vous ne comprenez pas. C’est votre affaire. De quoi devons-nous nous préoccuper ? De ce que l’amour nous dit à chaque instant. Lorsque l’amour parle, laissez tout de côté et écoutez. N’écoutez pas ce que disent les gens. Personne ne parle comme l’amour, ni le poète, ni le philosophe, ni le savant. Écoutez seulement l’amour et ne le comparez avec personne. En dehors de l’amour, tout n’est qu’une ombre. Pour que vous puissiez le comprendre, l’amour doit d’abord s’ouvrir à vous. Certains veulent raconter à d’autres ce que l’amour leur a fait découvrir et comment ils ont découvert l’amour. L’amour ne désire pas que vous racontiez ce qu’il vous a dit, ni comment il vous est apparu. S’il a besoin de dire quelque chose à quelqu’un, il s’en charge lui-même. L’amour n’a pas besoin de traducteurs. Il connait toutes les langues et s’il veut vous faire découvrir quelque chose, il parle votre langue et vous le comprenez. Lorsque l’amour parle, tout le monde comprend. Nombreux sont ceux qui ont essayé de m’enseigner ce qu’est l’amour. Ce sont des exégètes de l’amour. Je ne veux pas faire une exégèse de l’amour. Je dis : lorsque l’amour parle, vous devez l’écouter. Il n’y a pas plus belle chose. Que dirais-je du soleil ? Que dirais-je de la lumière ? Lorsque le soleil vous parle, écoutez-le. Mieux vaut l’écouter lui-même que d’entendre le discours d’un philosophe ou d’un savant sur le soleil. Ce que vous percevez lorsque le soleil brille, ce que vous fait ressentir sa lumière et sa chaleur, c’est ce qu’il vous donne de lui-même. C’est la seule connaissance véritable. Les autres connaissances ne sont que des manuels sans vie, des moyens de transport. Qu’allez-vous acquérir en apprenant quel moyen de transport un homme a utilisé pour venir jusqu'à vous ? Peut-être s’est-il servi d’un moyen de transport, peut être est-il venu à pied. Le mieux, c’est encore de marcher. Mais ce qui importe, c’est le fait qu’un ami soit arrivé chez vous, que vous puissiez parler avec lui, que vous sachiez qu’on vous aime et qu’on pense à vous. Il arrive souvent que les gens se plaignent et soient mécontents de n’être aimés de personne. Il est ridicule de désirer que quelqu’un vous aime. Celui qui vous rend des services peut-il ne pas vous aimer ? Pouvez-vous ne pas l’aimer à votre tour ? Si les hommes ne manifestent pas leur amour par l’entraide, quel autre amour attendriez-vous encore ? Vous direz que quelqu’un ne vous aime pas pour des raisons karmiques. Le karma est une invention humaine. Dans l'amour, il n’y a pas de karma. Lorsque vous viendrez auprès de l’amour, vous renoncerez à tout ce que vous savez. Et vous ferez silence sur vos souffrances. L’amour ne supporte pas que l’on parle ni du passé ni de l’avenir. II ne parle que du moment présent. L’amour ne permet aucune exégèse sur lui. Souvenez-vous en : au-dessus de tout est l’amour qui vous parle à chaque instant donne. Ceux qui ne comprennent pas l’amour croient que Dieu est fâché contre eux. C’est le reflet de leur état. Ce qui se reflète sur le visage de Dieu comme dans un miroir n’est qu’eux-mêmes et ils pensent que c’est Dieu qui est fâché. Penser que Dieu puisse se fâcher est une erreur ; jamais Б ne se fâche ni se met en colère. Б est dit: « Dieu est amour. » Lorsque nous sommes en colère, nous crayons que c’est Dieu qui se fâche. Cela est un reflet. La colère n’a de place ni dans l’amour ni en dehors de l’amour. Si la colère essaie de pénétrer dans l’amour, on la rejette dehors et elle ne peut que contourner l’extérieur de la demeure de l’amour. L’amour ne donne aucune prise à la colère. Il la laisse dehors comme son serviteur. Vous aussi, lorsque vous êtes en colère, vous contournez la maison de l’amour. Quel que soit votre courroux, l’amour ne vous recevra pas à l’intérieur de sa maison. Pour pénétrer à l’intérieur, vous devez abandonner la colère, vous devez y renoncer. Une des propriétés de l’amour est la bienveillance envers tout être vivant. Vous direz que quelqu’un se comporte mal envers vous ; cela montre qu’il se trouve en dehors de l’amour. L’amour détermine la place de tout homme. Mais un seul pourra prendre la première place ; c’est dans l’ordre des choses. Dans la vie matérielle, tout le monde ne peut pas être aux premières places. Sont-ils nombreux ceux qui occupent le premier rang dans une représentation théâtrale ? Et que gagnent-ils à s’y trouver ? Si un vieillard s’assied à la première place, deviendra-t-il jeune ? Même assis à la première place, un vieillard restera vieux. Même assis à la dernière place, un jouvenceau restera jeune. Que préfèreriez-vous : être assis à la première place et être vieux ou être assis à la dernière place et être jeune ? Beaucoup de ceux qui sont assis aux premières places recherchent l’amour incompris. Ceux qui sont assis aux dernières places cherchent l’amour compris. Tant que vous êtes à la première place, vous ne comprenez pas l’amour, lorsque vous êtes à la dernière place, vous commencez à le comprendre. Peu de gens parmi ceux qui ont une situation sociale élevée comprennent l’amour. Seuls les enfants comprennent l’amour. Le Christ dit: « Si vous ne devenez pas comme de petits enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume de Dieu. » Le sachant, ne luttez pas pour les premières places. On dit parfois qu’un homme a beaucoup d’amour et qu’un autre en a peu. Ce sont là des considérations humaines contemporaines. Comment peut-on reconnaitre que l’amour parle ? Ceux à qui parle l’amour sont reçus par tout le monde. Ceux qui transmettent l’amour ont un lien avec tous les hommes et tout le monde les comprend. Si vous ne faites pas preuve d’amour, vous vous sentez délaissés par tout le monde. L’amour ne délaisse personne. Lorsque vous ne comprenez pas l'amour, vous vous éloignez de lui et vous dites qu’il vous a quitté. C’est un égarement. Ainsi, une femme se plaint, parfois, que son mari l’a battue, elle est mécontente et elle veut le quitter. Où git le mal lorsqu’on vous bat ? Si un joueur de violon ne battait pas les cordes de son violon avec son archet, il n’en sortirait aucun son. Quand vous vous plaignez qu’on vous bat, vous parlez de batterie dont la musique est absente. Ce n’est qu’un jeu inconscient, non compris. Dans une musique consciente, les tons et les accords sont harmonieux. Les contemporains souffrent de choses non comprises : un amour incompris, une musique incomprise, un mécontentement incompris. Ainsi, lorsque vous pensez que deux âmes vous aiment, simultanément, nait un mécontentement que vous ne comprenez pas. À un moment donné, vous ne pouvez être aimé que par une seule personne. Si les deux vous aimaient simultanément, inévitablement naitraient le litige et l’insatisfaction. Les malentendus entre les hommes proviennent d’une incompréhension intérieure de l’amour qui désire leur apprendre le moyen de vivre dans l’entente et la paix. Un jeune homme aime une jeune fille, il l’épouse, mais celle-ci est mécontente de lui et veut se jeter à l’eau pour se noyer. Pourquoi veut-elle se jeter à l’eau ? - Parce qu’elle est un poisson, elle descend des poissons. Le mari est un crabe, la femme un poisson et ils ne s’entendent pas. Le poisson est attiré par l’eau, le crabe veut le tirer sur le rivage et en fin de compte leur vie commune se délabre. La femme veut que son mari entre dans l’eau, lui veut l’attirer sur la terre et personne ne cède. Qui des deux se trouve du bon côté ? Celui qui sort de l’eau. Le poisson comprend l’amour proche : celui qui se rapporte à lui. Le crabe veut saisir l’amour lointain, l’amour incompris. C’est pourquoi le crabe marche à reculons. Il s’est préoccupé d’une question que personne n’est parvenu à résoudre. Les crabes ont écrit beaucoup de livres sur l’amour incompris et aucun d’eux n’a pu trouver la solution. L’apôtre Paul a, lui aussi, soulevé le problème de l’amour, mais il en a décrit les propriétés qui peuvent être appliquées. Il y a des gens qui pensent qu’ils savent beaucoup de choses, connaissent beaucoup de langues, mais l’apôtre trouve que tout cela est éphémère. Il dit: « Le don des langues cessera, la connaissance disparaitra, car actuellement nous connaissons en partie. » La seule chose qui restera pour les temps éternels, c’est l’amour qui parle. Notre place est de l’écouter. Lorsque l’amour parle, nous devons montrer de la patience pour l’écouter jusqu’au bout. L’amour vient à nous tout seul; nous devons saisir le moment où il nous visite. Il peut venir aujourd’hui, demain ou dans un an, patiemment vous resterez en attente. Quel que soit le délai de sa venue, vous attendrez comme si vous n’aviez attendu qu’une seule heure. L’amour abrège le temps. Ce qui prolonge le temps, c’est l’amour incompris. Ce qui l’abrège, c’est l’amour compris. Tout le monde se pose la question : « Pourquoi je ne comprends pas l'amour ? » - Parce que tu veux le porter. - « Pourquoi je ne comprends pas l’amour ? » - Parce que tu veux qu’il te porte. Les deux choses sont impossibles. Si l’amour te porte, tu seras faible ; si tu le portes, c’est lui qui sera faible. Or, ce qui est le tout-puissant, l’immortel dans l’univers, c’est l’amour. Et si c’est toi qui es porté par l’amour, tu seras un homme mortel. Si l’amour te porte, tu seras incapable de te cultiver. Si tu marches avec l’amour et que tu l’écoutes toujours, tu comprendras tout et tu acquerras la connaissance qui provient de l’amour. Mais si tu t’imagines, ne fusse qu’un instant, que personne ne comprend l’amour aussi bien que toi, tu perdras tout ce que tu viens d’acquérir. L’amour ne tolère pas de comparaison. Tous ceux auxquels parle l’amour le comprennent. Quand il te parle, tu le comprends, toi aussi. Lorsqu’il te parle et que tu penses que tu ne le comprends pas, c’est toi-même qui t’induis dans la contradiction. Quelle est la cause des conditions morales et sociales qui règnent aujourd’hui dans la vie des hommes ? La cause est l’incompréhension des hommes. Ils désirent être portés par l’amour et ils désirent le porter. Croyez-vous qu’une mère qui porte son enfant possède déjà l’amour ? L’amour maternel n’est pas dans le fait de porter son enfant. Il se trouve ailleurs. Croyez-vous qu’un brigand lorsqu’il porte l’argent volé a de l’amour ? De même, une mère peut porter son enfant sans avoir d’amour. Un enfant, c’est une caisse pleine d’or que la mère a prise quelque part et qu’elle porte. L’enfant appartient à quelqu’un d’autre, il est volé. Ce qui n’est pas dérobé doit marcher lui-même. Si vous portez quelque chose, c’est que vous l’avez volé. Vous dites : « Ce sont des histoires qui n’ont pas de sens. » - Non. Nous parlons de choses substantielles. Réel est се que vous ne portez pas, mais qui marche de lui-même et qui vous écoute. Les autres choses ne sont pas mauvaises non plus, mais elles ne sont pas réelles. Б n’est pas mauvais qu’un brigand porte de l’or. Ce n’est pas un mal qu’une mère porte son enfant, mais ce qu’elle tient dans ses mains, ce n’est pas encore l’enfant lui-même. Elle ne porte que ses vêtements et elle en ressent l’agrément. Est-il toujours agréable pour un vêtement que vous le portiez ? Ceci est une autre question. « L’amour ne périt jamais. Les autres choses passeront. Les prophéties prendront fin, les langues cesseront, la connaissance disparaitra. Mais quand ce qui est parfait sera venu, ce qui est partiel disparaitra. »4 « Mais lorsque je suis devenu homme (c’est-à-dire : depuis que j’ai compris l’amour qui est proche), j’ai fait disparaitre ce qui était de l’enfant, car aujourd’hui nous voyons d’une manière obscure, comme dans un miroir, mais alors, nous verrons face à face. » Certains cherchent l’homme qui pourrait leur servir de modèle d’amour. Ne cherchez pas de modèle. L’amour s’exprime par tous les hommes. L’amour est la seule chose qui n’a point besoin ni de traducteurs ni de représentants. L’amour est la seule puissance qui comprenne tout le monde et que tous comprennent. Aucun litige n’existe entre l’âme humaine et l’amour. Là, il y a toujours et de toute part une entente parfaite. Si quelque chose d’incompris entre dans l’amour, cela vient de l’extérieur, comme quelque chose d’étranger. Ainsi, l’unique chose que vous comprenez, c’est l’amour et l’unique chose qui vous comprend, c’est l’amour, mais généralement, l’amour est la seule chose que vous ne comprenez pas et la seule chose qui ne vous comprend pas. Quand l’amour ne vous comprend-il pas ? - Lorsque vous essayez de le porter. Pouvez-vous porter la Terre dans vos mains ? Pouvez-vous inviter le soleil chez vous et l’installer dans votre maison ? C’est impossible. Vous laisserez le soleil au loin, à la place où il se trouve. Le petit rayon de lumière que vous en recevez vous suffit, c’est ce que vous pouvez comprendre. Du grand soleil, vous ne pourrez que vous en approcher vous-même. Si vous l’invitez à venir chez vous, vous désirez ce qui, dans le monde, est incompréhensible. Vous dites : « pourquoi ai-je été si ignorant ? » - Réjouis-toi d’avoir été ignorant. Tout savoir serait pour toi le plus grand des malheurs. L’enfer est créé par la pensée des hommes qui croient tout savoir. Le paradis est créé par la pensée des hommes conscients de savoir peu de choses. Donc, le paradis est un lieu où on sait peu et l’enfer, le lieu où l’on sait beaucoup. Quelqu’un dit: « Comme je suis savant! Comme ma tête a peine ! » - Lorsque tu sais tout et que tu souffres, c’est l’enfer. Pourquoi souffres-tu ? Parce que tu sais beaucoup. II n’est pas question en recevant ce qui est nouveau dans le monde, de vous revêtir de vêtements neufs et de jeter dehors ce qui est vieux. Vous vous revêtirez de ce qui est neuf seulement le jour de Pâques. Quand vous tomberez dans une grande contradiction, vous revêtirez les vêtements nouveaux ; quand vous arrivera la souffrance, vous revêtirez les vêtements nouveaux et ainsi vêtus vous irez à Sa rencontre. « Dieu a tant aimé le monde qu’Il a donné son Fils unique, afin que quiconque croie en Lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. »5 - Dieu a tant aimé le monde qu’Il a envoyé l’amour sur Terre pour apprendre aux hommes comment il faut vivre. Quel est cet amour qui vous apprendra à vivre selon Dieu ? - Celui que vous ne pouvez pas porter, celui qui ne peut pas vous porter. Comment avez-vous appelé l’entretien que j’ai eu avec vous hier ? - « Le dossier du procureur. » - Je vous y ai expliqué que vos contradictions, quelles qu’elles soient, ne pouvaient être résolues si vous continuez à vivre comme vous le faites. Rien ne pourra vous réconcilier si vous vivez ainsi. Les malentendus, les litiges apparaissent parmi vous. L’un pense une chose, l’autre, son contraire. Une soeur prétend avoir initié une autre à l’amour. L’autre le nie. Nous n’avons pas besoin d’un pareil amour. Се n’est qu’une servante de l’amour qui induit en erreur, qui ne dit pas la vérité. Rien n’est plus sublime, plus grand que l’amour. Tant que l’amour vous parle, vous avez tout à votre disposition. Et si l’amour cesse de parler, c’est la plus grande des souffrances qui puisse vous arriver. Car s’il ne vous parle plus, ce que vous concevrez sera seulement issu de conceptions humaines. Quand l’amour commence à vous parler, il ouvre devant vous toutes les portes et vous commencez à le comprendre. Quand il ferme les portes, subitement vous cessez de comprendre. Si ce qui est petit est entendu, les portes sont ouvertes ; si ce qui est grand reste incompris, les portes se sont refermées. Là оù les portes sont fermées, l’amour est absent. Ne frappe pas aux portes fermées. Quand les portes sont ouvertes, l’amour est présent. Toute porte fermée témoigne de l’amour incompris. Toute porte ouverte parle de l’amour qui est compris. Nous désirons être savants, riches, forts. Ce n’est là que l’histoire des portes fermées, d’un revêtement extérieur sans rapport avec l’amour. Croire que les hommes puissent vous aimer pour votre seul savoir, c’est être un serf de l’amour. Le savoir ne te conduira pas à l’amour. L’amour n’en a pas besoin. La connaissance n’est qu’un moyen de transport. L’amour vous visitera lui-même, il vous parlera lui-même. Il vous parlera et vous écouterez, sans essayer de monter sur son char. Beaucoup de chars existent dans le monde, l’amour n’en possède aucun. Il est le seul à se passer de moyen de transport. Pourquoi est-ce ainsi ? Personne ne le sait; moi non plus. Ainsi, je ne peux pas vous expliquer pourquoi l’humanité souffre, mais je peux comprendre sa souffrance. Je ne sais pas pourquoi on frappe un homme sur la tête, mais je ressens sa situation. Quelle connaissance il va acquérir, je ne peux vous le transmettre, de même que les connaissances que j’ai acquises et qui sont dans ma tête, je ne peux pas les transmettre aux autres, comme je ne peux pas vous transmettre mon amour, comme vous ne pouvez pas me livrer le vôtre. Ce sont là des compréhensions spécifiques à chacun. Voici une chose importante : lorsque l’amour est parmi nous, nous nous comprenons, lorsque l’amour est parti, vient l’incompréhension. II vaut mieux qu’il soit libre de partir. Réjouissez-vous lorsqu’il part, réjouissez-vous quand il revient. Que sa venue, comme son départ, soit pour vous source de joie. Il est encore le seul à pouvoir causer de la joie par sa venue, comme par son départ; surtout ne pensez pas que la joie n’est pas aussi grande dans un cas comme dans l’autre. La joie est la même quand l’amour vient et quand il part. Lorsque l’amour arrive, vous êtes comme une mère qui tient son enfant dans les bras. Lorsqu’il part, l’enfant est devenu grand, il parle et va à l’école. Tant que vous portez l’enfant, celui-ci n’est qu’un ignorant. À l’instant où vous le posez à terre, l’enfant marche librement, s’éloigne de vous, s’instruit et commence à comprendre. Je dis : tant que l’amour vous tient dans ses mains, vous ne pouvez pas vous instruire et vous restez de petits enfants ignorants. Comme jusqu’ici vous avez été portés par beaucoup de gens qui vous ont parlé de l’amour, c’est l’heure pour vous de marcher, d’écouter l’amour qui vous parle et de vous instruire. Supposez que vous vous trouviez dans un monde l’où on vous parle du soleil, sans que vous puissiez le voir. Croyez-vous que vous pourriez avoir une idée du soleil dans tous les mondes ? C’est seulement lorsque vous le verrez et saisirez sa nature que vous pourrez le comprendre et dire : maintenant, nous connaissons la réalité. Toute bougie est à sa place, mais la bougie ne remplace jamais le soleil. Votre amour ne pourra jamais remplacer le soleil de l’amour. « Nous connaissons partiellement, nous prophétisons d’une manière imparfaite. » Et encore : « Tous, nous vivons et nous nous mouvons en Dieu. » II nous a donné la liberté de vivre en Lui. Lui, ne se fâche jamais contre nous. Nous nous punissons nous-mêmes et nous croyons que la punition vient de Dieu. Un mari frappe sa femme et celle-ci pense que c’est Dieu qui l’a permis. La femme aime son mari, aussi, elle croit que c’est à cause de Dieu. Faut-il aimer toutes sortes de gens ? Vous les aimerez et à chacun vous donnerez quelque chose. Supposons que vous deviez visiter mille personnes, vous resterez avec chacune d’elles cinq minutes. Vous n’avez que peu de temps à votre disposition pour chacune. Quelqu’un a-t-il le droit de me retenir plus longtemps ? Qu’il se réjouisse des cinq minutes qui lui sont accordées. Si l’amour a accordé cinq minutes à chaque homme, doit-il m’en donner dix ? Si vous désirez en avoir davantage, vous attendrez que l’amour ait d’abord visité les mille personnes, ensuite, il vous visitera de nouveau lorsqu’il reviendra. Ce qu’il dira aux autres ne vous concerne pas. Occupez-vous de ce qu’il vous dira, à vous. L’amour est libre de vous transmettre ce qu’il a dit aux autres, mais vous n’avez pas le droit de le lui demander. La connaissance que chacun reçoit de l’amour lui est propre. Elle est transmise d’une manière particulière et on n’en reçoit que sa part. « Nous connaissons partiellement et prophétisons d’une manière imparfaite, mais lorsque l’amour viendra, ce qui est imparfait sera aboli. » Alors, tout sera découvert. Vous direz : « Mes yeux se sont ouverts, mon coeur s’est ouvert pour comprendre l’amour. » L’amour apporte la résurrection. Si vous ressuscitez, vous deviendrez immortels. « Trois choses demeurent maintenant: la foi, l’espérance et l’amour, mais la plus grande des trois, c’est l’amour. » - L’espérance est liée au monde physique, la foi est liée à la connaissance, au monde spirituel et l’amour est lié au monde divin. L’espérance c’est la salle à manger où vous mangez agréablement et avec douceur. La foi c’est la salle de classe où vous apprenez. L’amour c’est la liberté. Si vous parvenez à l’amour, vous marcherez où vous voudrez et tant que vous voudrez. Vous visiterez la lune, le soleil et les étoiles et quand vous en aurez assez, vous pourrez revenir dans la salle de classe. Et, quand vous aurez assez de la salle de classe, vous rentrerez dans la salle à manger. Si vous espérez, vous vivez dans le monde physique. Si vous croyez, vous vivez dans le monde spirituel. Si vous aimez, vous vivez dans le monde de l’amour, dans le monde divin. Vivez selon ce que vous comprenez. Cela veut dire : vivez selon la loi de l’amour, vivez comme on vous l’a appris, vivez comme la nouvelle mariée dans sa parure de noces. Vivez comme la jeune mariée avec son jeune époux qui portent dans leurs mains le drapeau du mariage et qui le déchirent en quatre parts en les jetant aux quatre coins du monde. Cela signifie que les nouveaux mariés ont le choix d’aller vivre vers l’orient, vers l’occident, vers le nord et vers le sud. Celui qui vit selon la loi de l’amour a le droit de vivre partout, aux quatre coins du monde. Quand je vous ai parlé de l’amour, les nuages se sont dispersés et le soleil est apparu. Si je n’en avais pas parlé, le ciel serait resté couvert. Réjouissons-nous qu’il reste quelque chose qui puisse nous rendre ignorants et sages, faibles et forts, mécontents et contents. Le mécontentement est relié à l’homme par un lien karmique. Lorsque l’amour vient, toutes les contradictions humaines disparaissent. Lorsque l’amour s’éloigne, les contradictions reviennent. Souvenez-vous : quand les contradictions arrivent, l’amour part, quand les contradictions partent, l’amour vient. Ne croyez pas que vous soyez déjà dans le Royaume de Dieu. Si un saint entre dans l’enfer, il le transforme en paradis. Quand le Christ est descendu en enfer, il l’a changé en paradis. Il a prêché aux habitants de l’enfer et ils se sont mis en route pour le suivre. L’amour est entré en enfer et les diables eux-mêmes ont oublié leurs contradictions. En voyant l’amour, les gardiens qui avaient la garde des âmes des pécheurs ont laissé choir leurs armes et ont oublié leur service. Quand le Christ fut parti, ils revinrent à eux-mêmes et ils dirent: « Nous avons été stupides. - Nos gens que nous avions gardés si longtemps sont partis. » Réjouissez-vous d’avoir été stupides. En bulgare, le stupide vous l’appelez « boudala ». Boudala = Boud + Allah. Sachez que Boud, désigne le Christ et qu’Allah, signifie Dieu. 4e entretien du Maitre, tenu le 22 juin 1944, Mont-Vitocha - Département de Sofia.
  5. LE PLUS BEAU JOUR Il existe dans l’univers des milliards de soleils, mais un seul soleil réchauffe la Terre, elle tire profit d’un seul soleil. Les autres soleils n’apportent que peu de lumière et peu de chaleur. La Terre ne peut compter que sur un seul soleil. Le rôle des autres soleils et des autres astres est de déterminer les temps et les évènements qui arrivent dans le monde. Que veut dire le mot astre ? En langue anglaise, on appelle un astre « star », en bulgare le mot « star » désigne un vieil homme dont les jambes sont affaiblies et qui ne le portent plus. Donc, selon les Bulgares un homme qui compte sur les astres est un homme qui a déjà vieilli. Les vieilles gens sont de vieux astres qui n’aident plus la Terre. Tout le monde possède un savoir livresque et l’on dit: « Le Christ est venu sur la Terre pour sauver l’humanité. » Qu’est-ce que le salut ? J’ai entendu bien des explications sur ce mot, aussi bien de la part des prédicateurs que de la part des savants, mais pas un seul n’est parvenu jusqu'à la vérité. Le Christ est bien venu pour sauver le monde, mais l’а-t-Il sauve ? Si le monde était déjà sauvé, les gens n’auraient plus à souffrir ni à être malades. Vous dites aussi: « Nous devons suivre la loi. » Nous devons bien suivre la loi, mais pour qui la loi a-t-elle été faite : pour les gens sains ou pour les malades ? La loi a été faite pour les gens sains, pour les bons, pour les gens raisonnables ; pour les mauvais, il n’y a pas de loi. La plupart des gens comprennent la loi comme une quelconque limitation. Cela n’est pas la loi, mais un état animal. Dans le règne animal, les grandes bêtes limitent les petites, mais ce n’est pas non plus la loi. Les petits animaux ne se disputent pas avec les grands, ils leur sont soumis. Quand une petite bête voit un grand animal au loin, elle lui cède le chemin. Le grand animal c’est le procureur, le juge, le gendarme, il s’impose en tout. Si vous avez commis une quelconque transgression envers un animal grand et fort, de suite celui-ci vous infligera une correction selon toutes les règles de la violence, il n’y aura personne pour vous défendre. En réalité, il y a bien quelqu’un pour vous défendre. Les animaux ont aussi leur karma d’animaux, eux non plus ne sont pas sans défense. Un loup qui a dévoré des dizaines et des centaines de moutons se changera, dans un avenir lointain, en mouton. Les cellules des moutons mangés rentrent dans son organisme et le transmuent peu à peu, de sorte que tôt ou tard, il reviendra sur la Terre, non plus comme un loup, mais comme un mouton. Et pour qu’il rachète son karma, d’autres loups vont l’assaillir et l’égorger à son tour. Tant qu’il attaquait les moutons, tout était pour le mieux, il goutait leur viande toute fraiche et il pensait que Dieu l’avait établi ainsi. Mais lorsqu’il fera l’expérience des dents d’un loup sur sa peau il dira : « Cette affaire ne s’avère pas être telle que je me l’étais représentée naguère. » Lorsque j’étudie les hommes, je vois qu’ils ne sont pas encore capables de dire la vérité. Sur dix choses dites, une seule est vraie et neuf sont fausses. Ceux qui nous décrivent quelque chose ne le font pas non plus selon la réalité. Ainsi de nombreuses personnes m’ont décrit le côté nord du mont Vitocha comme étant un très bon endroit et on a dit la même chose des alentours du chalet Silimitza. Mais qu’y ai-je remarqué ? Tous ceux qui ont habité ce chalet ont fini par tomber malades. Donc, l’endroit n’était pas si bon que cela. Rien qu’en prononçant le nom Silimitza, je vois une profonde cuvette sans ouverture sur le côté. Vu de l’extérieur, l’endroit est beau, mais il exerce une mauvaise influence. Il y a des gens qui lui ressemblent. Ils commencent par la douceur, ils terminent par la rudesse. Ainsi commencent les jeunes filles et les jeunes hommes. Quand une jeune fille rencontre pour la première fois un jeune homme, sa conduite envers lui est la bonté et la douceur mêmes, et le jeune homme, lui aussi, agit de la même façon. Ce que font les jeunes, les vieux le font aussi. Tous les hommes ont quelque chose de commun dans leur caractère qui provient de la nature humaine. Les élèves réagissent de la même façon. Un nouveau maitre qui vient d’arriver et qui leur est inconnu est accueilli avec crainte et tremblement, car les élèves croient qu’il doit tout savoir. Lorsqu’ils le connaissent mieux, ils disent: « Ce maitre n’est pas tel qu’on le croyait, il ne sait pas grand-chose. » Mais ils se trompent en pensant ainsi. Croyez-vous que le soleil qui chaque jour se lève et se couche soit aussi petit qu’il le parait à vos yeux ? On pourrait croire que le soleil est si petit que tout homme pourrait le prendre et le porter. Vu de loin le soleil est petit. C’est même surprenant qu’un si petit soleil puisse accomplir un si grand travail. Travail de Dieu. Ce petit soleil réchauffe le monde entier. Les gens ont une conception confuse du soleil. En prenant une longue-vue et en regardant par les deux bouts les objets extérieurs, vous verrez qu’un bout rapproche les objets et les agrandit et que Г autre, les éloigne et les rapetisse. Ainsi agit la nature qui éloigne les grands corps et les rapetisse, mais qui rapproche les petits et les agrandit. Elle opère selon la loi de la nécessité. II existe des choses qui se passent dans la vie humaine suivant cette même loi de la nécessité. Par exemple, il est nécessaire de parler de l'amour en tant qu’impulsion. L’amour est une impulsion dans l’intellect, il est la première impulsion au monde. Si cette impulsion n’arrive pas, rien ne se fait. Vous voyez un morceau de sucre ou une pomme et vous ressentez une impulsion pour manger. Lorsque vous aurez mangé la pomme, vous en aurez une idée, vous la connaitrez et de même ce qu’elle contient. Lorsque la pomme pénètre en vous, elle sait, elle aussi, quel homme vous êtes. La pomme, aussi, est douée d’une intelligence, elle est aussi un être raisonnable et c’est pourquoi elle donne quelque chose d’elle-même. Quand nous mâchons une pomme avec nos dents c’est une musique : notre orchestre joue. Nous recevons la pomme dans notre maison, nous lui enlevons ses vêtements, nous ouvrons ses coffres et nous voyons ce qu’elle contient. Lorsque vous lui avez tout pris, vous l’expulsez en lui disant: va-t’en maintenant. La pomme sort par l'autre porte et regrette de vous avoir visités. Ne faites-vous pas ainsi avec les hommes ? Vous recevez un homme chez vous et vous lui dites : « Je suis prêt â tout sacrifier pour toi. » Un jour arrive оù vous lui donnez un coup de pied et lui dites : « Je ne veux pas te connaitre, tu n’es pas un homme. » Je vais vous expliquer ce que j’entends par « tu n’es pas un homme ». Supposez que vous possédiez une boite emballée. Vous enlevez l’emballage et vous regardez la boite de l’extérieur et vous dites : « Elle n’a aucune valeur. » Elle est sans valeur, mais elle contient quelque chose de précieux, une pierre précieuse s’y trouve. Petite, mais précieuse. II vous arrive aussi de vous tromper sur l’apparence de la boite et de dire à quelqu’un : « Tu n’es pas un homme. » Le corps, c’est la boite de l’homme, la pierre précieuse se trouve à l’intérieur. Nous jugeons selon l’apparence du corps si un homme est bon ou méchant, beau ou laid. Mais nous ne pouvons pas juger d’après le corps. Vous dites : « Quelles belles mains à cet homme ! » - Savez-vous comment elles peuvent frapper ? - « Comme ses pieds sont jolis ! » - Savez-vous quels coups ils peuvent donner ? - « Comme ses lèvres sont bien faites ! » - Connaissez-vous les dents qui sont derrière et savez-vous comment elles peuvent mordre ? Les mains ne sont pas l’homme, les lèvres ne sont pas l'homme. L’homme véritable ce n’est pas sa demeure, ce n’est pas son corps. Lorsque vous le connaitrez, vous saurez qu’aucun être n’est plus beau que l’homme. Mais en même temps, il n’y a pas d’être qui soit pire que lui. L’être beau est en dehors de la boite, l’être mauvais c’est la boite elle-même. Et c’est ainsi qu’il n’y a personne de plus beau que l’homme en dehors de sa boite ni personne de pire que cette boite. Avec sa boite n’importe qui peut vous faire une méchanceté. Certaines de ces boites sont grandes et robustes. Un seul coup venant d’elle peut vous casser la tête. Direz-vous que c’est la pierre précieuse qui vous a porté le coup ? Non, ce n’est que la boite qui vous a cogné. Je n’ai jamais entendu dire qu’une pierre précieuse ait brisé une tête. Comment serait-il possible qu’un être issu de Dieu puisse vous porter un coup ? Lorsqu’on a dit au Christ qu’il était bon, II répondit: « Dieu seul est bon. » II est impossible qu’un être issu de Dieu fracture la tête des gens. La connaissance est nécessaire à l’homme. Le savoir que les hommes possèdent aujourd’hui n’est que le bouton d’une fleur. Nombreux sont ceux qui croient savoir ce qu’est l’amour. Moi-même, j’ai parlé de l’amour, mais il n’y était question que du bouton. De sa fleur, je n’ai encore rien dit. Beaucoup d’années passeront avant que je vous parle du fruit de l’amour. Vous pouvez faire autant de théories que vous voulez, mais une théorie ne résout pas le problème. Lorsque le bouton s’ouvrira, vous connaitrez la fleur. Sans connaitre le bouton, nul ne peut connaitre la fleur. Sans connaitre la fleur, nul ne peut connaitre le fruit. Le bouton, la fleur et le fruit se succèdent. Il est dit dans les Écritures : « Personne n’a jamais vu Dieu. » Cette affirmation est juste, mais dans quel sens ? Personne n’a jamais vu Dieu en dehors de l'amour. Sans amour, vous ne pouvez pas voir Dieu ; avec l’amour, vous pouvez parvenir à Le voir. Si l’on dit de quelqu’un qu’il est aveugle, cela veut dire qu’il n’a pas d’amour. Les gens qui n’ont pas d’amour sont aveugles, ils ne voient pas. Maintenant, je désire que vous vous libériez de la critique. Nombreux sont ceux qui aiment critiquer les autres. Depuis que je suis venu en Bulgarie, j’ai entendu des milliers de maris et des milliers de femmes se plaindre les uns des autres. Les maris se plaignent de leurs femmes, les femmes de leurs maris. Des milliers de fils se plaignent de leurs pères, des milliers de filles se plaignent de leurs mères. Les élèves se plaignent de leurs maitres, les maitres de leurs élèves, les serviteurs de leurs patrons, les patrons de leurs serviteurs. J’ai écouté toutes ces plaintes et critiques avec amusement. J’ai entendu bien des choses qui étaient fausses et je me suis dit : tout cela est sans importance, ce n’est pas l’essentiel. Et lorsque je dis « des milliers de gens », j’ai en vue le nombre mille qui désigne le monde humain. Cela veut dire qu’ils m’ont parlé selon ce qui n’est qu’humain. Lorsque je dis « cent antes », j’ai en vue le monde angélique. Quand on me parle comme le font les hommes, je comprends que cela concerne des choses fausses. Ainsi, quelqu’un me dit: « On m’a grandement offensé. » -Comment donc as-tu été offensé ? - « On m’a dit un vilain mot » -Quel mot ? - « On m’a dit que j’étais bête. » (« govedo » en bulgare) - On t’a dit un mot excellent. « Govedo » = go + vedi, cela veut dire que tu te mets en route pour acquérir le savoir2. Tu t’offenses parce que tu ne comprends pas le sens de ce mot. Dieu a créé les animaux pour qu’ils guident les hommes vers la connaissance. Ils ont préparé la route pour les hommes afin que ceux-ci puissent recevoir la connaissance. Tu montes un cheval et tu dis : ce n’est qu’un cheval ! Mais cette bête te porte partout et porte aussi tes fardeaux, elle te sert. Derrière les animaux se cachent des êtres élevés : des anges et des chérubins. Que diriez-vous en voyant un chérubin descendu sur la Terre dans la forme d’une bête pour accomplir silencieusement un grand travail ? Parfois, vous montez sur un cheval et la douleur que vous ressentiez quelque part disparait. Vous montez sur un cheval et vos affaires s’arrangent. Vous montez sur un cheval et vous passez bien vos examens. Donc le cheval « stupide » vous a frayé la route. Vous ne soupçonnez même pas les services que vous rend l’être raisonnable qui se cache derrière un cheval ou une bête. Quelque ange a pris une des formes inférieures de la vie pour vous rendre des services, et vous, vous dites : ce n’est qu’une bête. Ce n’est pas ainsi qu’il faut parler. Vous allez vous approcher d’un animal, vous lui caresserez la tête, le dos et lui direz : « Je te remercie, tu me donnes une bonne leçon. Je désire te ressembler un jour et pouvoir, moi aussi, servir d’une manière désintéressée. » Quels sont ceux, qui parmi vous, auraient accepté la condition d’une bête ? Pourtant, les animaux possèdent d’excellentes qualités. De même, derrière les plantes se trouvent des êtres raisonnables qui rendent des services aux hommes. Un homme que je connais m’a raconté l’expérience suivante. Un jour, il marchait sur une grande et longue route de campagne. Chemin faisant, il eut faim et soif et il lui prit le désir d’humecter au moins ses lèvres. Il aperçut un poirier au bord de la route et s’y rendit dans l’espoir de trouver quelque fruit. Mais il ne put y voir une seule poire. Lorsqu’il décida de reprendre sa marche, un petit vent secoua les branches du poirier et il entendit quelque chose tomber à côté de lui. C’était une belle poire, bien juteuse. Joyeux, il se pencha pour ramasser la poire et apaisa sa soif. Vous direz que c’était par hasard qu’un fruit était resté dans les branches. Non, c’était la Providence divine. La Providence existe dans le monde. La route оù nous marchons est parsemée de biens. Dieu y a laissé tout ce dont nous avons besoin. Dans tout homme, II a caché un bien pour nous. Partout où nous allons, que cela soit vers les sources, vers les plantes, vers les animaux, partout un bien est laissé pour nous. Sachons remercier ! Vous, vous laissez le bien, vous ne le prenez pas, vous cherchez autre chose. Et ne voyant pas les biens qui vous sont proposés, vous dites : « Rien n’est bon dans ce monde, j’ai vieilli, j’ai blanchi, nulle part je n’ai vu le divin. » C’est dire que vous seul êtes divin, vous êtes un saint, personne n’est à votre mesure. Tous les gens sont mauvais, vous seul êtes bon... L’univers entier se trouve en Dieu. Tout en Lui est magnifique. Le mal dont vous vous plaignez n’est que l’expression d’une impureté dans l’homme. Lorsque les hommes ne vivent pas selon le divin, ils gardent leur impureté, une impureté intérieure et c’est elle qui les fait souffrir. Que devraient-ils faire pour s’en libérer ? Qu’ils remercient pour tout ce qui leur arrive dans la vie et qu’ils travaillent sur eux-mêmes. Aujourd’hui, peu de gens savent remercier. Néanmoins, il existe des exemples, aussi bien dans la vie religieuse que dans la vie ordinaire où se montre la gratitude de l’âme humaine. Quand les apôtres passèrent par de grandes souffrances et quand ils reçurent des coups, ils remercièrent et glorifièrent Dieu. Un enfant remercie-t-il sa mère lorsqu’elle le corrige ? Il pleure et se plaint, il est mécontent. Un fils se plaint lorsque son père le bat. Mais lorsque l’Apôtre Paul reçut de nombreux coups, il dit: « Je me loue de mes souffrances. » Remerciez pour toute chose et ne vous laissez pas tromper par les manifestations extérieures de l’homme. Ainsi, vous lisez une lettre bien écrite, mais qui n’a pas de sens. Un autre aura maladroitement tracé des lettres inégales, mais la lettre aura un contenu. Laquelle de ces deux lettres sera préférable ? À quoi sert une jolie fille incapable de dire une douce parole ? À quoi sert une jolie fille incapable de pétrir un bon pain ? Elle peut en faire un qui rendra les gens malades. Une ménagère peut rendre nocifs les plats qu’elle prépare. Comment ? En y apportant de méchantes pensées. Elle fait sa cuisine en rouspétant, mécontente de son travail. Elle dit: « Est-ce à moi de le faire ? » Ce n’est pas ainsi qu’il faut préparer les plats. D’où vient la souffrance ? La route оù nous marchons aujourd’hui est couverte de boue. Les gens qui y sont passés avant nous l’ont salie et l’ont laissée sale. Nous marchons à leur suite et nous nous salissons. Si les hommes qui y sont passés avant nous l’avaient pavée et l’avaient inclinée quelque peu pour permettre à l’eau de s’écouler, la route serait propre. Mais ils ont laissé toutes sortes de saletés derrière eux. Le Bulgare devrait travailler sur lui-même pour parvenir à une grande propreté. Lorsque j’ai voyagé en Bulgarie pour faire des observations scientifiques, j’ai trouvé que les plus soigneux étaient les habitants d’Éléna (Ville du centre des Balkans). Quand le dimanche approche, ils nettoient et lavent tout, non seulement leurs habitations, mais aussi les rues devant leurs maisons sont aussi balayées et lavées. Lorsqu’on entre dans leurs habitations, on s’y sent si bien qu’on enlève ses souliers pour éviter d’y apporter de la boue. Ailleurs, on a l’habitude d’entrer avec des souliers couverts de boue et de saleté et on salit tout à chaque pas. Après, on s’excuse en disant selon la coutume : « C’est pour vous apporter la baraka. Que le Seigneur transforme tout en bien ! » Vous n’avez pas à vous excuser. Prenez une pelle et un balai et nettoyez ce que vous avez sali. Ainsi, l’offense est aussi une sorte de boue que vous devez savoir nettoyer. Quelqu’un rentre chez vous, vous offense et vous dit ensuite : « Excusez-moi de vous apporter un peu de boue. Que cela vous porte chance. » Parfois, c’est une petite offense, parfois elle e'en est grande. On appelle quelqu’un ignorant, on lui dit qu’il ne sait jouer d’aucun instrument. Et il se croit très offense. Si un père appelle son fils « mon cochon gras », celui-ci ne s’en offense pas. Pourquoi le père dit-il à son fils : « chopartche3 » - cochon gras. Pourquoi ne l’appelle-t-il pas mon agneau ? En le lui disant, le père lui donne une tape amicale sur le dos et le fils comprend le sens du mot: « chopartche ». Cho+pari et pari, en bulgare, signifie argent; le fils gagne de l’argent, il est instruit, il sera banquier, il deviendra riche. Il disposera de son argent. Celui qui ne comprendra pas l’emploi du mot «chopartche » offensera celui à qui il le dira; celui qui le comprendra dira que « chopartche » est celui qui rapporte de l’argent. Je vous dis : nous devons remercier Dieu pour les yeux qu’Il nous a donnés, pour les oreilles qu’Il nous a données, remercier pour la bouche qu’Il nous a donnée, pour le nez, les mains, les pieds. Nous devons remercier aussi pour le coeur et l’intellect qui nous sont donnés. Comment devons-nous remercier ? Supposez qu’un grand violoniste, un virtuose arrive chez vous pour jouer. C’est l’hiver. Le salon doit être chauffé. Si les gens sont négligents et ne se soucieront pas de réchauffer leur salon, il ne pourra pas jouer. Mais s’ils savent ce qu’ils ont à faire, ils vont bien chauffer leur salon, ils l’arrangeront pour la circonstance, y mettront un bon piano pour l’accompagner, l’accorderont, et seulement alors, ils inviteront le violoniste pour y jouer. Remercier c’est créer de telles conditions en soi-même, c’est donner l’occasion au grand violoniste d’y jouer. Quel est le nombre de ceux qui, aujourd’hui, chauffent leur salon divin pour que le Seigneur y entre et y joue sur son violon ? Vous vous dites : « Comment donc ? Nous marchons dans cette voie déjà depuis vingt ou trente ans et nous ne sommes pas encore parvenus à remplir les conditions pour que l’Esprit de Dieu vienne en nous ? » - Moi, je prépare ces conditions depuis quelques milliers d’années, et j’estime que je ne sais encore rien et vous qui travaillez depuis une vingtaine ou une trentaine d’années, vous croyez déjà tout savoir. II existe un vieux savoir, celui du marché aux puces l’оù on vend de vieilles choses usées, des vieux souliers, des vieux vêtements retournés et reteints. Je vois dans le monde religieux, un bon nombre d’entre vous habillés avec de telles vieilleries. Je vais vous donner un conseil : ne portez pas de vieux vêtements religieux ! Vous irez trouver le meilleur des vêtements tissé dans un tissu excellent et vous le revêtirez. Ce qui est ancien a vécu son temps. Le nouveau mène à la résurrection. Aujourd’hui, vous attendez la résurrection. Trouvez dans votre vie au moins un seul jour оù vous avez servi Dieu comme il se doit. Le plus beau jour de votre vie aura été celui ой vous n’aurez pensé qu’à Dieu. Que veut dire avoir pensé au Seigneur ? Cela veut dire que vous avez été si perspicace que vous avez perçu le moindre désir du Seigneur et que vous avez accompli son travail. Dieu ne peut pas descendre sur la Terre, c’est à vous de parachever son travail. Quelqu’un est malade, il prie le Seigneur pour que son champ soit labouré. Dieu ne dispose pas de boeufs pour descendre avec eux et labourer le champ du malade, c'est toi qui iras faire ce travail à sa place, tu iras labourer le champ de ton prochain. Quelque enfant pauvre prie le Seigneur de lui envoyer des vêtements pour ne pas souffrir du froid. Le Seigneur n’enverra pas sur Terre un ange qui porterait des vêtements pour les pauvres, c’est toi qui dois t’appliquer pour percevoir Son désir et tu dois les aider. Deux âmes se querellent, se battent au nom du Seigneur, tu dois venir et les réconcilier. J’ai vu des pères battre leurs fils. J’ai vu des fils battre leur père. Le père prie et le fils prie pour que vienne celui qui pourra les réconcilier, qui pourra leur dire ce qu’ils doivent faire. Le Seigneur ne descendra pas Lui-même sur la Terre, toi, tu iras accomplir son travail. Hier, une soeur est venue me voir. Je lisais une page dans un livre. Je lui ai dit : choisis aussi ta page. Elle a choisi la page cinquante-deux. Je lui ai dit : tu as choisi deux mères pour qu’elles te parlent, mais la mère ignorante, le nombre cinq, tu l’as mise à la première place et la mère savante, le nombre deux, à la seconde place. Tu dois maintenant changer le 52 en 25, car c'est là l'ordre divin. Ce qui veut dire que tu mettras à la première place la mère savante et à sa suite, la mère ignorante. Le nombre 52 exprime l’ordre humain. La mère ignorante se trouve à la première place et celle qui sait, à la seconde, c’est celle-ci qui vient pour rectifier les choses. Dans un village bulgare, un jeune homme tomba amoureux d’une jeune fille. II en parlait souvent à son ami en louant la gentillesse et la maitrise de soi de sa fiancée. Un jour, il invita son ami chez sa fiancée pour lui montrer les qualités de celle-ci. Elle les reçut aimablement, les entretint un moment et leur proposa de prendre quelques rafraichissements. Lorsqu’elle apporta le plateau, son fiancé la fit trébucher exprès pour la mettre à l’épreuve. Le plateau tomba, les verres et les assiettes tombèrent par terre, mais elle les ramassa avec calme et sans dire un mot. Lorsqu’elle sortit dans la cuisine pour préparer le café, son fiancé dit à son ami : tu as bien' vu sa maitrise, malgré le tort que je lui ai causé, elle ne s’est pas departie de sa sérénité. Mais, dans son désarroi et sa colère, la fiancée versa dans une tasse de café du sel à la place du sucre. Son fiance reçut la tasse sucrée et l’ami la tasse salée. Le fiancé but son café avec plaisir, son ami put à peine avaler le sien, mais il n’osa rien dire à son ami. Une fois que celui-ci fut marié, les choses tournèrent mal. Il ne restait rien de la sérénité et de la gentillesse de sa fiancée. « Où sont donc parties ta sérénité et ta maitrise de soi ? » lui demanda le mari. - « Tu aurais dû venir voir dans la cuisine ce que j’y faisais de colère pour avoir laissé tomber le plateau ; j’ai rongé la table avec les dents. » - À vous aussi, je vous dis aujourd’hui : soyez attentifs et ne mettez pas de sel dans le café, sachez retenir votre colère. Il est dit dans les Écritures : « Personne n’a jamais vu Dieu. » Cela veut dire : personne ne peut voir Dieu sans amour. Son fils premier-né a compris que seul l’amour possède la puissance qui révèle les choses. Lorsque vous voyez Dieu, vous devenez semblable à Lui. « Et Dieu créa l’homme à son image et à sa ressemblance. » « L’image » et la « ressemblance » veulent dire que l’homme doit aimer comme Dieu aime. Je vous laisse cette pensée : aimez comme Dieu aime. Jouez comme joue le meilleur musicien. Un bon musicien n’a pas besoin de demander s’il a bien joué. Si vous jouez bien, tous les hommes seront contents de vous. Si vous faites la cuisine, vous la ferez avec soin et vous la ferez bien ; vous y mettrez du beurre frais, et de bonnes pommes de terre, des ognons excellents. La nourriture doit être irréprochable. Si vous êtes tailleur, vous ferez des habits parfaits, sans erreurs, afin que celui qui les porte puisse être content. Si vous êtes cordonnier, vous produirez de beaux souliers confortables. Et lorsque vous rencontrerez un homme, vous lui direz les meilleures paroles. Quand vous viendrez voir un malade, vous lui direz le mot qui pourra le réconforter et le guérir de sorte qu’il puisse se lever pour travailler son champ. À un homme pauvre, vous direz qu’il va s’enrichir. À une jeune fille vous direz qu’elle deviendra belle et qu’elle aura de beaux enfants. Dites aux hommes ce que vous savez de meilleur. Vous vous demandez : « Est-ce que ce que je dirai s’accomplira ? » Parlez avec amour et ne doutez pas, alors ce que vous direz s’accomplira. Le Seigneur nous demande d’aider les autres de la manière la plus raisonnable. Si vous disiez à quelqu’un qu’il ne sera jamais un homme, vous n’y gagneriez rien. Les pensées négatives proviennent d’une vie humaine dénaturée. Deux impulsions se retrouvent dans la vie humaine : la loi et l’argent. La jeune fille est belle, c’est l’argent. Elle est bien portante, remplie d’une force magnétique, c’est encore l’argent. Si la jeune fille sert la loi, elle sait travailler, c’est de l’argent. Une jeune fille belle dispose de l'argent, elle est libre, elle a de beaux vêtements. La loi exige de l’homme le travail, l’argent lui permet d’être libre pour se reposer. Un prince japonais voulait étudier la vie aux États-Unis. II demanda à une famille américaine de lui trouver une place de serviteur. II travailla comme serviteur durant deux mois. L’américain était très content de lui. Pendant ses loisirs, le prince étudiait la grammaire latine. Ensuite, il quitta la riche famille américaine. Б avait pris la place du serviteur en obéissant à la loi, il quitta son patron selon la liberté. Je désire que vous aussi vous commenciez à étudier la grammaire de l'amour. Si un jury vous faisait passer aujourd’hui un examen sur cette grammaire, vous seriez recalés. Deux sages vivaient jadis en Chine. L’un d’eux était un modèle de patience. Tous ceux qui venaient chez lui étaient bien reçus. Un mendiant y vint vingt-neuf fois et, chaque fois, le sage le recevait avec patience et amour. Le second sage essayait d’imiter son voisin, mais n’y parvenait pas. Lorsque le même mendiant vint chez lui plusieurs fois de suite, à la cinquième fois, il lui dit: « Tu as dépassé la mesure. Je comprendrais si tu venais une, deux, trois fois même, mais cinq fois ! » - Le pauvre lui répondit: «Tu ne peux pas atteindre l’autre sage, tu en es loin. Vingt-neuf fois je l’ai visité et il m’a toujours reçu aussi bien disposé. Cinq fois je suis venu chez toi et tu as déjà fait preuve d’un manque de patience. » Que dit le Christ ? Combien de fois par jour faut-il pardonner à son frère ? Sept fois soixante-dix-sept. Souvenez-vous-en : tout ce que vous faites pour les autres, vous ne le faites pas seulement pour les autres. Votre acte partira chez les autres, mais le gain vous reviendra. Telle est la loi. Ainsi donc, si vous désirez réussir, faites le bien et le bien vous reviendra. Le mal comme le bien que vous faites aux autres vous reviendra. La première chose à savoir est que nous devons aller au ciel avec un capital acquis. Ce que nous ferons pour Dieu nous reviendra et nous délivrera. Cela signifie que ce sera l’amour de Dieu qui nous élèvera lorsqu’il viendra. Sans amour, on ne parvient à rien. L’amour transforme tout en bien. Lorsque nous aimons Dieu, son amour transforme toute faute en pierre précieuse. L’amour qui se détournerait d’une erreur ne serait pas le véritable amour. L’amour est une force puissante et immense. Et c’est pour cela qu’il est dit dans les Écritures : « Tout ce qui arrive à ceux qui aiment Dieu, E le change en bien. » Ce verset se rapporte a ceux qui aiment Dieu et qui supportent tout avec patience. La patience est une grande science. On doit l’enseigner comme on enseigne la musique. Peu nombreux sont ceux qui possèdent de la patience. Quand viendra la paix, un jour je vous jouerai la musique de la patience. Vous ne connaissez pas la musique de la patience. J’ai écouté des chansons d’amour et je n’ai trouvé que trois âmes qui ont chanté avec amour. Si nous avons une oreille développée, nous pouvons écouter le chant divin. Avec une oreille ordinaire, nous ne pouvons pas percevoir et transmettre ce que nous disent les rivières, ce que disent les fleurs, ce que disent les oiseaux. Si nous chantions avec amour à un homme malade, il guérirait. Les vibrations de l'amour sont si puissantes que le malade oubliera son mal. Si vous chantez et qu’il gémit, vous n’avez pas chanté avec amour. Tout homme qui aime verra Dieu, celui qui n’aime pas ne verra pas Dieu. Voir Dieu, c’est le paradis. Ne pas le voir, c’est l’enfer. Je souhaite que vous écoutiez lorsque Dieu vous parle intérieurement. Que vous l’écoutiez bien et que vous le transmettiez avec exactitude. Je vous recommande la musique en tant que moyen éducatif. Lorsque le violoniste joue, il parle et le public écoute. Et il y a des violonistes dont la musique guérit: l'un peut guérir dix âmes sur cent, un autre ou un troisième vingt, trente, quarante, cinquante. Peu nombreux sont ceux qui peuvent guérir tous les malades. On tient pour musicien accompli celui qui peut guérir soixante-quinze âmes sur cent. Aujourd’hui, vous vous trouvez en exode dans le village de Martchaevo et vous vous plaignez souvent de l’inconfort et de l’exi-gui'te. Un grand coteau se dresse devant moi et me cache le soleil, mais je ne suis pas inquièt. IIe dit: « Ne reste pas là, sors dehors, le vent d’Est est bien froid, sors au soleil. » Des jeunes et des vieux passent sur la route et chantent. Quelques-uns me crient en passant : «Euh ! Euh ! qu’est-ce que tu fais la ? Quand viendras-tu prêcher ? Nous nous sommes mis à boire, viens nous parler un peu ! » Je dis : il y a beaucoup de travail dans le monde. Ici, nous sommes en vacances, au repos. Bientôt, les vacances seront terminées et nous commencerons une nouvelle année scolaire. Nous rentrerons à l’école pour y étudier. Nous devons nous armer de forces nouvelles et d’un nouvel élan. Le nouveau qui nous sera enseigné, recevons-le avec joie. Cela arrivera bientôt. Les apôtres disaient: « Bientôt viendra le Royaume de Dieu. » Maintenant, va venir quelque chose que Dieu seul va accomplir. Nous attendons la venue de ce que personne d’autre ne peut faire, hormis Dieu. Ce qu’il fera porte le bien. L’amour doit se manifester comme Dieu le manifeste Lui-même. Que chacun de vous transmette Гamour comme il le perçoit. Les habitants de Martchaevo désiraient avoir l’électricité dans le village. Ils ont dQ donner du cuivre pour avoir des fils électriques. Ensuite, on leur a installé des fils, mais aussi des compteurs. Ensuite, ils ont manqué de transformateurs. Ils ont rencontré beaucoup d’obstacles. Les habitants de Martchaevo n’étaient pas encore prêts pour la lumière. On leur disait: à quoi bon vous donner l’éclairage pour couper et rétablir le courant plusieurs fois dans une même soirée ? Pourquoi vous faire un travail inutile ? Nous vous donnerons la lumière quand il n’y aura plus de coupures. Quand viendra la nouvelle lumière et le nouvel amour, les lampes ne s’éteindront plus. Que la vraie lumière de l'amour et de la liberté soit éternellement, qu’elle ne s’éteigne jamais. Ceci, c’est la bénédiction de Dieu. Ceci, c’est le plus beau jour. 3e entretien du Maitre, tenu le 16 avril 1944, Jour de Pâques, Martchaevo - Département de Sofia.
  6. LE NOUVEAU DANS LA VIE La vie humaine n’a un sens que lorsque l’homme la comprend. J’entends par vie ce bien immense à travers lequel Dieu se manifeste. Tout l’avenir de l’homme dépend de la compréhension de la vie. Certaines conditions sont indispensables pour que la vie soit comprise. C’est comme si nous disions que l’homme désire marcher, mais qu’il ne sache pas où aller ; l’espace lui fait défaut. La lumière se déplace, elle aussi, mais pour se déplacer, elle requiert l’univers entier. La vie sans la pensée ne peut pas s’exprimer. La vie sans la liberté ne peut pas se manifester. La vie sans l’amour ne peut pas se réaliser. Je désire vous parler de choses substantielles. Nombreux sont les travaux scientifiques qui ne sont que des fables scientifiques. Quelle est donc la vitesse de la lumière ? - 300 000 km à la seconde. Ce chiffre n’a pour vous aucune signification, car vous ne pouvez pas vous représenter une telle vitesse. La lumière qui vient de vous toucher sera dans une seconde à 300 000 km de vous. L’espace à 300 000 km, pour vous c’est l’inconnu. La question de la vitesse peut avoir une autre approche scientifique. Ainsi, la vitesse de la pensée humaine est de trois-quadrillions-six-cent-billions de km en une seconde. Avec une telle vitesse, vous pourriez être présents partout dans l’univers matériel. Cessez donc de penser à ce qu’est un quatrillion. Y penseriez-vous pendant des milliers d’années, vous ne parviendriez pas à le saisir. Ce n’est qu’une terminologie scientifique dont nombre de savants eux-mêmes n’arrivent pas à comprendre le sens. Souvent, vous prononcez le mot « amour ». La distance qui sépare le mot amour de l’amour lui-même est égale à celle qui sépare la Terre du ciel. Nombreux sont ceux qui m’ont parlé de l’amour. Quelqu’un dit: « Mon coeur brule. » Si le coeur d’un homme brule, ce n’est pas de l’amour. S’il s’agit de bruler, c’est le feu qui brule, et une lampe brule aussi. Une des qualités de l’amour est d’enfanter la vie, mais pas une vie de souffrances. Si vous souffrez, ce n’est pas de l’amour. Quelqu’un dit: « Si tu m’aimes, tu vas souffrir. » C’est de la violence. Vous attrapez une poule, vous l’égorgez et vous lui dites : « Si tu m’aimes, tu dois devenir ma victime et mourir. » Que signifie « mourir » ? Pour l’homme, mourir c’est passer dans un autre monde. Lorsqu’un serviteur sort de la maison de son maitre et se rend au champ, lui aussi meurt. Lorsqu’il rentre, il revit. Le soleil meurt quand il se couche, et quand il se lève, il revit. Vous croyez que ce qui meurt disparait. Non, ce qui meurt entre dans un autre monde. Les premiers hommes, eux aussi, lorsqu’ils furent devenus très savants grâce à leurs grandes connaissances, entrèrent dans un autre monde. Le Seigneur les revêtit de vêtements et les renvoya de sa maison. Il leur dit: « Partez pour apprendre. » Adam et Ève furent les premiers étudiants qui partirent de la maison de leur père et rentrèrent dans l’université de la Terre pour y étudier. Au paradis, ils portaient des habits royaux, des mantilles royales ; sur Terre, ils se vêtirent de robustes vêtements de cuir afin que ceux-ci ne se déchirent pas. Dans ce monde, les lois sont tout à fait autres. Dès qu’ils quittèrent le paradis, la lutte s’installa parmi les premiers hommes : pour un rien survint un litige. Trois garçons leur naquirent. Alors, l’idée leur vint de servir Dieu et ils se dirent: « Il faut faire quelque chose pour ne pas oublier l’enseignement du paradis, il faut observer un certain ordre. » Un des fils était agriculteur et il apporta en sacrifice à Dieu son meilleur blé. Or, lorsque le blé brula, la fumée ne monta pas vers le haut, vers Dieu, mais s’étendit comme le brouillard au-dessus de la Terre. L’autre fils était berger. II apporta, lui aussi, un sacrifice au Seigneur: un agneau. La fumée du sacrifice monta. Alors Cain se dit: « J’ai fait sortir de la terre le meilleur blé, je l’ai apporté en sacrifice ; pourquoi donc la fumée reste-t-elle collée à la terre alors que celle de l’agneau de mon frère monte vers le haut ? » Et Cain commença à raisonner scientifiquement: « La matière de mon sacrifice doit être inférieure à celle de mon frère. Si je l'apporte lui-même en sacrifice, Dieu me jettera un regard bienveillant. » Et il apporta son frère en sacrifice. Ce qui n’était qu’une théorie dans son cerveau devint une réalité. Alors le Seigneur lui demanda : « Cain où est ton frère ? » - « Je ne suis pas son gardien », répondit Cain. Dieu lui dit: « Le sang de ton frère clame de la terre. Tu as commis un crime. Tu n’as pas demandé à ton frère s’il désirait être une victime ». Alors Cain dit ces mots au Seigneur: « Tu me chasses, mais celui qui va me rencontrer me tuera. » Le Seigneur lui répondit: « Une septuple vengeance viendra sur celui qui te tuerait. Je poserai une marque sur toi pour que personne ne te tue. » Je dis : les péchés du monde sont mortels, ils ne se rachètent pas. La seule chose qui rachète, c’est l’amour. Aucune mesure, nul argent, nul sacrifice, nulle prière, aucun repentir n’ont le pouvoir de racheter le péché. Si vous enlevez la vie à un homme, vous devrez la lui rendre. La première des règles morales est: n’enlevez pas à un homme les biens que Dieu lui a dévolus. Si vous désirez vivre correctement, n’empêchez pas l’épanouissement intellectuel d’un homme, n’empêchez pas l’épanouissement spirituel d’un homme, n’empêchez pas l’épanouissement physique d’un homme. Certains d’entre vous qui êtes présents ici aujourd’hui, sont venus de loin et disent: « Nous avons de l’amour, sans quoi nous ne serions pas venus. » Vous qui êtes ici, vous auriez donc de l’amour. Mais que dire alors de ceux qui ne sont pas présents. La lumière, qui arrive du soleil, éloigné de 150 millions de km, elle aussi est présente à cette réunion. Toute présence dénuée d’amour n’apporte aucun bienfait ; toute pensée dénuée d’amour est sans force ; tout sentiment dénué d’amour n’a aucun contenu ; tout acte dénué d’amour ne peut parvenir à son accomplissement. L’amour c’est la grande loi pour Гaccomplissement de ce que nous sommes venus faire sur la Terre. - II faut pourtant vivre, il faut manger, il faut travailler. - Oui, mais comment ? En ce qui concerne la nutrition deux excès sont possibles : manger trop c’est du gaspillage, c’est une transgression ; manger trop peu, se priver pour mettre de côté du « blanc argent pour les jours sombres », c’est une autre transgression. Vous mangerez et vous remercierez Dieu. Vous mangerez ce qui a été déterminé pour vous et pas un gramme de plus. Si vous mangez beaucoup, vous travaillerez beaucoup. Aujourd’hui, les gens travaillent beaucoup. Tel poète, tel philosophe ont écrit un grand nombre de livres. Qu’ont-ils apporté avec leurs livres ? La nourriture que le philosophe propose aux hommes est dure et difficile à assimiler. Que retiendra un homme simple de concepts tels que « la substance » et « l’essence » énoncés par Kant ? Que gagnera-t-il de savoir que l’acide sulfurique ou l’acide nitrique se combine avec telles ou telles substances ? Les acides contiennent certains éléments qui peuvent ronger l’homme. Les acides sont dans le monde les descendants de Cain, les bases sont les descendants d’Abel et sont les victimes, les sels sont les descendants de Seth. Il est dit dans les Écritures : « Si le sel perd sa saveur, avec quoi allez-vous saler ? » Quand Cain a tué Abel, alors vint Seth, le sel du monde. Il faut bien poser un autre fondement. Si vous ne mettez pas Г amour comme fondement de la vie, sur quoi édifierez-vous ? Il faut édifier sur la pierre, mais c’est un édifice terrestre qu’on construit sur la pierre. Une vie qui n’est pas édifiée sur l’amour apporte les plus grands malheurs. Une vie édifiée sur l’amour apporte les plus grands bienfaits. Lorsque nous parlons de l'amour, nous signifions : la lumière qui luit dans l’intelligence humaine. Si vous pensez, l’amour a pénétré dans votre intellect. Si vous sentez, l'amour a pénétré dans votre coeur. Si vous êtes sain, l'amour a pénétré dans votre corps. La maladie témoigne d’une absence d’amour. Les gens qui ne pensent pas, vivent dans l'absence d’amour, ceux qui ne ressentent rien, vivent dans l'absence d’amour. Ils ne peuvent rien attendre de la vie. Je parle de l'amour comme de l’unique force qui permet à l’homme de réaliser tout ce qu’il désire, tout ce qu’il pense et tout ce qu’il ressent. Supposez que je sois pauvre, sans un sou en poche, mais porteur d’une pensée lumineuse, d’un sentiment lumineux, d’un acte lumineux. Je connais donc les lois de la lumière et les lois de la vie. Je rencontre un homme atteint d’une maladie incurable. Sa vie est entre mes mains, je peux le guérir. L’élixir de la vie dont parlent les Écritures, l’élixir de la vie éternelle, c’est l’amour. Une seule goutte d’amour vaut des milliards. Je prends une goutte de la matière première de l'amour, je la verse dans son intellect, son coeur et son âme. Cette goutte produit de la lumière dans l'intellect et de nobles sentiments dans le coeur. Et lorsque cette goutte tombe dans votre âme, elle produit de nobles actions qui rendent l'homme fort et capable de tout accomplir. Quelqu’un dit: « Je ne parviens pas à faire ceci ou cela. » - Regardez comment se battent les hommes aujourd’hui, de quelle façon ? Et l’on dit que les hommes ne peuvent pas accomplir l’enseignement du Christ! Mais les vingt ou trente-millions d’hommes qui sont en lutte aujourd’hui ne sacrifient-ils pas tout ce qu’ils ont, ne quittent-ils pas leur père et leur mère, leur femme et leur maison : tout ce qu’ils ont ? Nous ne désirons pas que les hommes meurent pour nous. Jusqu’ici, les gens mouraient, maintenant, nous désirons qu’ils vivent. Nous ne désirons pas que les gens souffrent pour nous. Nous désirons qu’ils se portent bien. Un homme arrive parmi ses proches et on le fait travailler comme un boeuf, car parfois on se croit plus instruit que les autres. C’est une erreur. II n’y a pas un seul homme qui soit plus savant que les autres. Selon moi, seul est savant, celui qui accomplit la volonté de Dieu, celui qui accomplit la loi de l'amour, celui qui sert l'amour. Un homme qui ne sert pas l'amour est un parfait nigaud. Le monde souffre à cause de ces grands nigauds. On dit de quelqu’un : c’est un évêque, il porte une couronne sur la tête. Laissez tranquille sa mitre. Si l’homme ne possède pas la couronne de l’amour, de la sagesse, de la vérité, des vertus, qu’importe le reste ? S’il ne porte pas dans ses mains la connaissance de la vérité, quelle est sa valeur ? II faut que de votre main provienne un bien ; qu’elle écrive ce qui est bien, qu’elle laboure bien la terre, qu’elle couse quelque chose de bien. Si vous regardez votre main, vous verrez que Dieu y a mis toutes les lois. Les lois de Гamour, de la sagesse de la vérité sont inscrites dans votre main. La Bible elle aussi est inscrite dans la main, mais tout y est écrit avec des lettres minuscules. Selon la main, on peut prédire l’avenir. Mais pour lire votre avenir dans votre main, il faut que vous trouviez celui qui possède le savoir. Maintenant, je vais vous prédire l'avenir : si vous êtes privés de l’amour, une grande souffrance sera votre lot. Si vous êtes privés de la sagesse, une grande souffrance sera votre lot. Si vous êtes privés de la vérité, une grande souffrance sera votre lot. Vous vous dites : « Que faire ? » - Faites connaissance avec l'amour et les plus grands biens, tels que vous ne pouvez vous les imaginer, vous attendront. Explorez le savoir et ses fruits et des grands biens vous attendront. Faites connaissance avec la vérité et vous recevrez de même les plus grands biens. Si vous savez ce que vous devez dire, c’est la prédiction. Quand un être humain sera-t-il nommé père et quand sera-t-il nommé mère ? Un père doit passer par une étape, il doit renoncer à son égoïsme. Il y a des gens qui ne cherchent qu’à vivre pour eux-mêmes, ils ne veulent pas avoir de démêlés avec les autres. Pour être père, un homme doit enfanter un fils et une fille. Celui qui ne peut pas enfanter un fils et une fille n’est pas un père. Une mère qui ne peut pas enfanter un fils et une fille n’est pas une mère. D'abord, vous enfanterez un fils dans le monde divin, c’est là que vous le trouverez. Ensuite, vous enfanterez dans le monde angélique, parmi les anges, et enfin sur Terre, parmi les gens. Je ne vous parle pas des enfants terrestres. Un fils qui n’aime pas son père est-il un fils ? Un père qui n’aime pas son fils est-il un père ? Une mère qui n’aime pas sa fille est-elle une mère ? Une fille qui n’aime pas sa mère est-elle une fille ? Le plus grand bien pour un père est un fils et une fille qui l’aiment. Le plus grand bien pour un fils et une fille est un père et une mère qui les aiment. Si le père et la mère aiment leur fille et qu’elle se marie, tout sera bien. Mais sans la bénédiction du père et de la mère, tout sera vain. Ce qui veut dire en d’autres termes : sans la bénédiction de Dieu, et sans la bénédiction de son Esprit, nous ne parviendrons à rien. Si nous ne percevons pas Dieu dans la lumière qui nous est envoyée, dans l’air que nous respirons, dans l’eau que nous buvons, dans le pain que nous mangeons, où est-Il ? Lorsque nous mangeons du pain, remercions. Le Seigneur est caché dans le pain et lorsque vous mangez avec amour, vous Le percevez. Si vous mangez sans amour, le Seigneur vous punira. En réalité, vous vous punissez vous-mêmes. II est dit dans les Écritures : « Je suis la Voie, la Vérité, la Vie. » La voie est liée au mouvement. En dehors du mouvement, la voie n’a pas de sens. II faut que les gens se meuvent sur un chemin. La vérité est liée à la liberté. Sans la liberté, la vérité est dénuée de sens. Si vous aimez la vérité, alors cela veut dire que votre intellect, votre coeur et votre âme sont libres. Aujourd’hui, la controverse est engagée parmi les gens. Tous se disputent, tous disent: les gens ne m’aiment pas. Comment donc pouvez-vous savoir qu’on ne vous aime pas ? Je vais vous raconter une anecdote : un homme très riche, un millionnaire, marchait sur une route. Un homme pauvre le rencontre et lui dit: « Ne va pas sur cette route, il y a du danger. » -« Mêle-toi de ce qui te regarde, je suis libre d’aller оù je veux. » -« Je te le dis comme à un frère : tiens-toi sur le côté de la route. » -« Tais-toi . » Le pauvre s’en alla de son côté, mais entendit bientôt des cris : « Au secours petit frère, aide-moi ! » — « Me connais-tu ? » demanda le pauvre - « Non. » - « Je suis celui qui t’avait dit de ne pas aller par là. Moi je te connais. Tu es un fameux écorcheur. Je te sortirais du puits où tu es tombé si tu signes un reçu pour effacer la dette que mon père te doit. Tu es tombé dans le puits pour apprendre la loi de la générosité. Si tu es généreux et que tu oublies les dettes de tes débiteurs, je t'en sortirais, sinon tu resteras dans le puits. » - « Je te donnerais la moitié de tout ce que j’ai si tu me sors d’ici. » Un autre millionnaire, un Anglais, était rentré dans la cachette où se trouvait ses richesses, mais la porte s’étant refermée par mégarde, il ne pouvait plus en sortir. II était condamné à mourir de faim. À la dernière minute de sa vie, il avait écrit un billet: « Je donne la moitié de tout mon avoir à celui qui me procurera un morceau de pain. » Il était en train de mourir et il ne voulait donner que la moitié de sa richesse ! Les hommes d’aujourd’hui ne donnent, eux aussi, que la moitié de leurs richesses. Donnez tout et vous vivrez. Sinon qui vous aidera ? Le roi Hérode, pour plaire aux juifs, ordonna d’enfermer l’apôtre Pierre, d’attacher des chaines à ses pieds et d’en faire une victime comme Abel. Mais cent-vingt de ses frères chrétiens prièrent pour qu’il soit délivré. Une nuit, un ange entra chez lui, le toucha et lui dit : « Lève-toi et habille-toi. » À ce moment, les chaines tombèrent de ses pieds et ils se trouvèrent tous les deux devant des portes qui s’ouvrirent d’elles-mêmes. L’ange mena Pierre dehors et lui dit: « Ne te montre plus aux yeux d’Hérode. » L’apôtre pensa d’abord que c’était un rêve, mais lorsqu’il comprit qu’il était libre, il fut rempli de joie. C’était l’amour de cent-vingt âmes qui avait accompli cela. Si votre intellect, votre coeur et votre âme ne travaillent pas pour vous et pour votre prochain, aucun ange ne pourra vous aider. Aujourd’hui, les croyants doivent atteler leur raison, leur coeur et leur âme pour prier les uns pour les autres. Souvent, on me demande : « Quand viendra la paix ? » Priez, et la paix viendra. Cela dépend de vous. Si tous les gens se tournent vers Dieu de toute leur raison, de tout leur coeur, de toute leur âme, la paix sera là aussitôt. Aujourd’hui, chacun cherche à vaincre. Les maris et les femmes se battent entre eux. Le mari veut faire céder la femme, la femme veut faire céder le mari. Le mari dit: « Je suis le mari. » La femme dit: « Je suis la vie, je suis le champ. Que vaudrait ta semence sans le champ ? Elle resterait dans les granges. Où sèmerais-tu ? » Le mari dit: « Que vaut le champ sans la semence ? » Le champ provient d’Adam, il était en lui, de lui il est sorti. Mais Adam, lui, n’est pas non plus la tête. Il y avait un temps ou lui-même était ailleurs. Le Seigneur le prit la où il était et lui dit: « Faisons un homme selon notre image et notre ressemblance. » Qu’étaient cette image et cette ressemblance de Dieu ? Elles étaient la loi de l’amour divin, de la sagesse et de la vérité divines. Dieu déposa cette loi en l’homme. Que l’homme aime l’amour d’où provient la vie ! Qu’il aime la connaissance ! Qu’il aime la liberté et qu’il ne fasse violence à personne ! On me demande : « Comment servir Dieu ? » Si vous voulez Le servir, ne violentez pas les pensées, les sentiments d’un homme, ne le contraignez pas dans ses actions. Laissez-le libre. Vous dites : « Je veux l’éclairer. » Ce n’est pas nous qui éclairons les hommes ; Dieu les éclaire à travers nous. Nous devons tous être conducteurs de Sa lumière, de Sa chaleur et de Sa force. Songeons que tout homme est sorti de Dieu, et que, puisqu’il provient de Dieu, il porte en lui l'amour, il porte en lui le savoir qui lui est nécessaire, il porte en lui la liberté. Le Christ dit: « Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel. Celui qui me mange aura la vie en lui. » Il vous suffirait de poser le regard sur ce pain-là et d’en manger avec amour pour qu’une pensée lumineuse apparaisse dans votre intellect. Ainsi disparaitrait votre mauvaise disposition. Alors, vous n’auriez plus envie d’écrire : « L’argent, l’argent, le tout-puissant ! » Le pain vivant est en relation avec l'amour. Lorsque l'homme n’accomplit pas les lois de l’amour, un centre précis de son cerveau subit une déformation. Tous devraient le connaitre. Si l'homme ne marche pas sur la voie de la sagesse, une même altération affecte un autre endroit dans son cerveau. S’il n’exécute pas les lois de la vérité, un troisième endroit de sa tête subit une altération. Que vaut une tête dont le front, la partie arrière et le sommet portent les traces de déformations ? Une tête dont le haut est aplati ressemble à celle d’un serpent dont le sommet continu directement la colonne vertébrale. Le sens moral est absent d’une pareille tête. Si vous cherchez de la compassion chez le serpent, vous n’en trouverez pas. J’ai observé un serpent en train d’attraper un crapaud par les pattes. Le crapaud crie, le serpent le dévore. Lorsque c’est un autre animal qui attrape le crapaud, celui-ci ne crie pas. Il crie lorsque c’est un serpent. Est-ce là un cri d’amour ou un cri de peur ? Parfois, c’est le serpent qui reçoit une leçon. Son instructeur est le hérisson. Le serpent saisit le hérisson par la queue, ce dernier se met en boule et ne montre que ses piquants. Le serpent s’enroule autour du hérisson, mais ne peut rien lui faire. II devient la proie du hérisson. Les Turcs ont un proverbe : « Ce que tu feras, tu le retrouveras. » II y a quelques jours, une soeur m’a dit d’une autre qu’elle était paresseuse, têtue et bavarde. Je dis : cette soeur n’est qu’une bonne actrice qui joue le rôle d’une paresseuse. Le joue-t-elle bien ? Si elle ne le joue pas comme il faut, le public ne l’appréciera pas. Si elle se présente comme cela se doit, il va taper des mains pour applaudir. Une femme qui ne peut pas battre son mari n’est pas une actrice. Un mari qui ne peut pas battre sa femme n’est pas un acteur. Les deux sont sur les tréteaux et jouent leur rôle. S’ils savent bien l’exécuter, le public tapera des mains et les prendra pour des héros. Si vous ne bêchez pas votre champ, que pourra-t-il vous rapporter ? Le combat est un bêchage. Les erreurs d’un mari creusent le dos de sa femme. Lorsqu’il se met en colère, il cherche à becher dans le dos de sa femme. Non. Qu’il prenne alors sa pioche qu’il aille bêcher le champ et qu’il se dise : cela, je le fais pour ma femme. Et la femme, pareillement, lorsqu’elle se met en colère contre son mari, qu’elle aille bêcher le champ et qu’elle se dise : je le fais pour mon mari. Ou bien qu’elle lui lave ses vêtements, et qu’elle les repasse. Voilà la nouvelle compréhension de la vie, la nouvelle façon de vivre. Dieu se comporte ainsi envers nous. Il ne nous pose pas de questions sur nos péchés. Lorsque vous avez beaucoup bu, Il ne vous questionne pas, Il vous dit : « Bois ! » -Boire quoi ? - Bois de l’eau. Ne prends pas de boissons alcoolisées, bois la plus pure des eaux. Voici la première chose : le nouvel enseignement exige le respect mutuel. Si vous n’apprenez pas à respecter les gens, on ne vous respectera pas non plus. Vous devez les honorer parce que Dieu habite en eux et que par eux, Il vous éprouve. Si vous dites que tel homme est mauvais, je réponds : c’est un acteur, il joue son rôle sur la scène. Selon un proverbe : « Rien ne peut rester caché et recouvert. » Le mari qui bat sa femme en gardera quelques traits sur son visage, surtout à l’endroit des pommettes. La femme qui bat son mari en gardera, elle aussi, quelques traits sur son visage. Lorsqu’un tel mari passera dans l'autre monde, on lui demandera ce qu’il a appris - « J’ai appris à battre ma femme. » - « Quelle chanson as-tu composée lorsque tu la battais ? » - Combattre, c’est jouer d’un instrument: tu prends un accord, un second, un troisième, il faut que cela ait un sens. De même qu’il y a un chant dans le battement du tambour. Le tambour donne le ton fondamental à tout l’orchestre. Si vous ne savez pas frapper un homme selon la loi de l'amour, la loi de la sagesse et la loi de la vérité, ce ne sera pas le vrai combat. Lorsqu’on le bat selon la loi de l’amour, l’homme acquiert la vie ; lorsqu’on le bat selon la loi de la sagesse, l’homme acquiert la connaissance ; lorsqu’on le bat selon la loi de la vérité, l’homme acquiert la force. Si c’est ainsi que l’on vous bat, réjouissez-vous d’avoir été battu. Les chrétiens des premiers temps se réjouissaient d’être battus selon la loi de la vérité. Nos contemporains ignorent cette loi. Vous direz : ce sont là des travaux bien élémentaires. Je répondrai qu’un violoniste qui ne peut pas jouer correctement n’entend rien à la musique, qu’un chanteur qui ne peut pas bien chanter n’est pas un chanteur et qu’un orateur qui ne peut pas parler n’est pas un orateur. Qu’ils sont grands les biens que Dieu nous a donnés ! Si vous rencontrez un homme et que vous ne le regardez pas avec un beau regard, vous n’avez pas compris les lois de la vie. Vous dites : « Une fois, il y a vingt ans de cela, j’ai rencontré une femme que je n’ai jamais pu oublier. Elle ne m’avait donné qu’un seul regard, mais, lorsque je m’en souviens, toutes mes souffrances disparaissent. » C’est cela l’art et le savoir. Non seulement nous ne devons pas nous plaindre lorsque nous souffrons, mais il faut nous réjouir dans la souffrance. Le Seigneur dit: « Ne prenez pas les souffrances dans la vie pour une punition. Elles sont le fouet de la bénédiction. Ne prenez pas les difficultés de la vie pour une punition. Elles sont le flot qui vous soulève. Ne prenez pas les malheurs de la vie comme une punition. Ils sont le baume qui guérit dans la main qui vous élève. Suivez les commandements de mon Esprit. Écoutez mes esprits de lumière et suivez la route où ils vous mènent. Marchez sur la voie où Dieu vous mène. Écoutez les esprits de lumière et vous serez bénis. » Lorsque nous aimons quelqu’un, nous devons lui donner la meilleure nourriture ; lorsque nous aimons quelqu’un, nous devons lui donner l’air le plus pur ; lorsque nous aimons quelqu’un, nous devons lui donner la lumière la plus douce et la plus agréable. Cette source lumineuse nous montre ce que nous devons être. C’est la plus belle de toutes les lampes qui se trouve dans votre village. Nous désirons que tous ses habitants soient lumineux comme cette lampe. Et que tous les autres hommes le deviennent à leur tour. Remercions, car un jour elle pourra remplacer la lumière électrique. La plus sublime chose c’est l'amour. Rien n’est plus grand que de recevoir l’amour de Dieu, la sagesse de Dieu et la vérité de Dieu. Rien n’est plus grand que de recevoir la connaissance de Dieu et sa liberté. La seule chose qui doive nous réjouir c’est: la présence en nous de l'amour de Dieu, la présence en nous de la sagesse de Dieu, la présence en nous de la vérité de Dieu. La seule chose qui doive nous réjouir c’est la présence de la vie nouvelle en nous, la présence de la connaissance, la présence de la liberté. «Je suis la Voie, la Vérité, la Vie. » La voie est en nous. Dieu est au-dedans de nous. Tout homme qui connaitra cette voie, cette vérité, cette vie, possèdera toutes les bénédictions de Dieu. Ceci est l’enseignement du Christ ! Le Christ dit: « Si vous m’aimez, vous garderez ma loi. » Qu’y a-t-il de plus beau que d’être enfant de Dieu, fils de Dieu ? Qu’y a-t-il de plus beau que d’être fille de Dieu ? Rien ne peut y être comparé. Si vous êtes fils de Dieu, vous avez tout à votre disposition, maintenant et dans l’avenir. Si vous êtes fille de Dieu, vous avez tout à votre disposition, maintenant et dans l’avenir. Jusqu’ici, vous dormiez. Qu’est-ce qui vous attend dans l’avenir ? - L’amour de Dieu. Vous vivrez sur la Terre l’amour de Dieu dans toute sa plénitude. Ensuite, vous vivrez l'amour dans le monde angélique. Et enfin, vous vivrez l'amour dans le monde divin. Alors, vous connaitrez le lien qui réunit l'amour humain avec l’amour angélique et l’amour divin. Ce sont là les parties d’une seule et même chose : le bouton, la fleur et le fruit. Commencez par l’amour humain. Dans la prière du Seigneur, il est dit: « Et pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. » II est difficile d’aimer quelqu’un. C’est bien naturel et cela a ses raisons. Mais il existe une méthode pour y parvenir. Dites : Dieu nous aime tels que nous sommes. Ne pourrions-nous, nous aussi, aimer de la même façon ? Croyez-vous que vous êtes très purs ? Alors, pourquoi Dieu vous aime-t-Il? - À cause de l'amour et de la vérité qui sont dans l’homme. Dieu aime la vérité même dans le pécheur. Et puisque Dieu est condescendant envers vous, vous devez agir comme Lui. Certes, il y aura des obstacles à franchir. C’est pourquoi il ne suffit pas de dire : aimons ! - Aimer c’est tout un art. Ceux qu’on aime sont exigeants et ils le deviennent de plus en plus. Lorsque quelqu’un comprend que vous l’aimez, il devient exigeant envers vous. Celui qui d’abord n’est pas content lorsque vous lui donnez une pièce de cinq leva, sera mécontent par la suite, même en recevant d’avantage. Et à la fin, il voudra que vous vous sacrifiiez pour lui. Vous ne pouvez pas vous sacrifier pour un homme sans avoir la certitude de survivre. Le Christ Lui-même avait cette foi de revivre dans une vie nouvelle lorsqu’Il se sacrifia pour les hommes. Le sacrifice n’exige pas l’anéantissement. Nous devons nous sacrifier en vue d’entrer dans la vie nouvelle. Celui qui désire se sacrifier doit comprendre la loi : mourir à la vie ancienne et revivre dans la nouvelle vie. Cessons de vivre l'ancienne vie, recevons en nous l'amour et entrons dans l'amour. Cessons de vivre l'ancienne vie de l'ignorance, entrons dans la connaissance. Cessons de vivre sous la loi de l’esclavage et entrons dans la liberté. Si ces oppositions ne sont pas perdues, le vrai savoir est encore absent. Si quelqu’un dit qu’il a aimé, mais qu’il n’aime plus, cela signifie qu’il ne désire pas travailler. Nous lui donnons cinq leva, dix leva, il ne veut pas travailler. Nous l’augmentons progressivement et il ne veut toujours pas travailler. Quand je lui donne mille leva, il veut travailler. Il dira : « Je travaille pour l’argent. » Faut-il travailler pour de l'argent ou faut-il travailler sans argent ? Nous ne prêchons pas un travail sans récompense. - Vous allez payer pour tout. Si quelqu’un vous aime, vous allez payer pour son amour, s’il vous apprend un art, vous payerez encore. Isaïe dit: « Allez et achetez. » Qu’achèterez-vous sans argent ? Vous règlerez tout avec les pièces sonnantes de l’amour, de la sagesse et de la vérité. Tout doit être payé. Il est dit: « Gratuitement vous avez reçu, donnez gratuitement. » Les biens de Dieu sont récompensés par les biens de Dieu. Deux concepts existent: karma et dikarma. Ce dernier mot a une racine ancienne qui provient de la langue vatane et se rattache au mot don. Les chrétiens l’appellent la grâce. La source donne généreusement, mais si vous en buvez sans remercier, vous n’y gagnez rien. Buvez à la source et remerciez Dieu. Partout où vous passez, parlez de cette source. Si un malade en boit sans rendre grâce, il n’en tirera aucun profit. S’il remercie, il guérira. Nous devons remercier Dieu pour le moindre bienfait, pour tout rayon de lumière. Nous devons remercier pour la source, pour la fleur et pour un beau regard que quelqu’un nous a accordé. « Je suis la Voie, la Vérité, la Vie. » La voie d’où vient la connaissance, la vérité d’où vient la liberté, la vie d’où vient l'amour. C’est le nouveau qui vient dans le monde. Lorsque nous marchons sur la voie de l'amour, de la sagesse et de la vérité, Dieu nous nomme ses fils et ses filles. Aujourd’hui, je ne vous dis pas : « Que Dieu soit avec vous ! » Vous êtes en Dieu, laissez-Le agir en vous. Écoutez Dieu. Écoutez-Le sur votre voie. Si vous écoutez, vous êtes dans la joie ; si vous n’écoutez pas, vous n’êtes pas content, vous sentez que vous n’avez pas agi justement. Si vous accomplissez la volonté de Dieu, vous êtes joyeux, si vous ne l'accomplissez pas, personne ne vous juge, mais Dieu vous dit: rectifie ton erreur. Devez-vous retenir un ou deux leva du salaire de votre serviteur ? Ne retenez rien, ajoutez-y un supplément. Parfois, vous voulez être généreux envers quelqu’un et vous lui dites : je t’aime bien. Ce sont des paroles vides. Envers tel autre vous vous montrez réservé, vous cachez vos sentiments et vous ne lui dites pas qu’il vous plait. Et c’est bien, car il ne faut pas parler de l’amour, mais plutôt qu’il ressente que votre amour est parfaitement désintéressé. Et, en s’apercevant qu’il a reçu la vie, la connaissance, la liberté, il dira : « Je remercie le Seigneur de m’avoir donné l’occasion de rencontrer cet homme. » Le monde contemporain a besoin d’hommes qui portent en eux le Seigneur partout où ils vont. Il est dit: « Que vos oeuvres brillent ainsi... » Sans amour, sans connaissance, sans liberté, vos oeuvres n’auront pas de lumière. Dit autrement: sans amour, sans sagesse et sans vérité, vos oeuvres ne sont pas lumineuses. Lorsque vos oeuvres luiront, et que vous glorifierez Votre Père qui est au ciel, alors, avec le Christ, vous direz: « Seigneur, j’ai accompli Ta volonté et je T’ai glorifié. Maintenant, Père, glorifie-moi Toi aussi, de la gloire que j’ai eue avant la création du monde. » Que signifient les paroles : « Dieu a préparé quelque chose de grand pour vous ? » - Ni la raison, ni le coeur de l’homme n’ont connu ce que Dieu a préparé pour lui. Ce sont là des choses concernant un avenir lointain. Aujourd’hui, dans ces temps de pénible effort, seul l’amour de Dieu peut nous aider à porter notre lourd fardeau. Seules la sagesse de Dieu et la vérité de Dieu peuvent nous aider à porter notre lourd fardeau. Dieu sera avec nous et nous porterons sa bénédiction ! Rien n’est plus grand que de porter la bénédiction de Dieu et de voir les anges de Dieu descendre et monter pour garder Ses élus. Maintenant, nous prions que l'amour de Dieu embrasse le monde entier. Que la sagesse de Dieu et la vérité de Dieu embrassent le monde entier et que vienne la vie nouvelle ! Aujourd’hui, les hommes se battent parce que l'amour, le savoir et la liberté leur font défaut. Lorsque la vie, la connaissance et la liberté viendront, la guerre cessera. La guerre contemporaine est la guerre de la mort et de l’absence d’amour. Ensuite viendra la guerre de l’amour. Ce seront les mères qui devront enfanter pour remplacer des fils et des filles tués. Les mères vont recréer le monde. Le monde a besoin de mères qui enfantent et d’enfants qui marchent sur la voie de Dieu pour apporter la vie divine. Enfantons sans détruire ! « Je suis la Voie, la Vérité, la Vie. » « Ceci est la vie éternelle de Te connaitre Toi le Seul Vrai Dieu et le Christ que Tu as envoyé. » Amour, sagesse, vérité. Vie, connaissance et liberté. Mouvement, apprentissage et travail - Voici ce qui est nouveau dans le monde. Dites en vous-mêmes : « Seigneur donne-nous de manifester le plus petit amour, la plus petite connaissance, la plus petite liberté qui proviennent de l’Esprit.» 2e entretien du Maitre, tenu le 22 mars 1944, Martchaevo - Département de Sofia.
  7. DEMEURER* Je lirai seulement trois versets de l’Évangile. Ils expriment le présent et l’avenir de l’homme. « C’est la vie éternelle de Te connaitre Toi le Seul Vrai Dieu et le Christ que Tu as envoyé. » « Si mes paroles demeurent en vous et si vous demeurez en Moi, Mon Père et Moi nous viendrons et nous ferons notre demeure en vous, et Moi, Je me manifesterai à vous. » « Je suis la Voie, la Vérité et la Vie. » Les trois versets se rapportent à la voie, à la vérité et à la vie. Si la voie ne mène nulle part, si la route se trouve fermée, comment pourrions-nous y marcher ? La route désigne les conditions nécessaires pour avancer. Mais tout mouvement est impossible s’il n’existe pas dans l’homme un mouvement intérieur, une chaleur, un élan intérieur et une force qui l’aide à se mettre en route. C’est dans la voie que se trouve le sens de la vie. Qu’est-ce que le sens ? Une nourriture a un sens pour vous lorsqu’elle vous est agréable, lorsqu’elle vous donne de la joie. La lecture d’un livre a un sens lorsqu’elle vous apporte une joie. La lecture d’un livre dans une langue qui vous serait étrangère et incompréhensible serait dénuée de sens. La vie n’a pas de sens pour celui qui n’a pas encore compris l’amour dans ses formes les plus simples. Sans pouvoir apprécier la vie terrestre, comment sauriez-vous apprécier la vie céleste ? 1 Nous pouvons dire que la vie terrestre est le bouton, la vie angélique la fleur et la vie céleste le fruit mûr. Vous dites : « Je désire le fruit ! » Mais, sans passer par la forme d’une fleur, un fruit ne pourra devenir un fruit. Et une fleur ne pourra être une fleur sans avoir été d’abord un bouton. Une certaine force est répartie dans le bouton et dépensée dans la fleur. La fleur est un langage. Lorsqu’une plante fleurit, elle parle. Le parfum d’une fleur est son langage. II y a des plantes dont le parfum est plus suave, plus agréable. Nous croyons que le parfum d’une fleur est sans contenu, mais c’est toute une poésie semblable à la poésie d’un poète. Si vous ne comprenez pas la langue dans laquelle est écrit un poème, il n’a pas de sens pour vous ; si vous la comprenez, vous y trouverez un sens ; tout comme une formule mathématique a un sens pour un mathématicien et n’en a pas pour d’autres gens. Nous devons nous débarrasser d’une compréhension mécanique de la vie. Nous croyons que la vie peut être déversée dans un être. La vie ne peut être versée de nulle part dans un être. Il y a des choses qui peuvent être versées dans un homme, mais ce n’est pas la vie. Tout comme le pétrole peut être verse dans une lampe, mais ce n’est pas encore la lumière. La lumière ne vient qu’après. Tu dois posséder le savoir pour transformer le pétrole en un état gazeux et le gaz obtenu, en lumière. Trois amorces sont nécessaires : une est l’amour, l’autre est la sagesse et la troisième, la vérité. L’homme qui n’a pas appris à allumer selon ces trois principes ne peut saisir ni la vie, ni la connaissance, ni la liberté. L’homme qui comprend l’amour devient immortel. L’homme qui comprend la sagesse devient parfait. L’homme qui comprend la vérité devient libre. Quelqu’un dit: « Je désire la délivrance. » Tu devras faire beaucoup d’efforts pour te libérer. II est très facile, mais il est aussi très difficile de se libérer. Sans parvenir à la compréhension de l’amour et de la sagesse, tu ne comprendras pas la liberté ; si tu ne comprends pas l’amour, tu ne sauras pas ce que sont les douces paroles de la vie. Le contenu des choses se découvre par l’amour ; même sur le plan matériel, lorsque nous prenons connaissance d’une pomme, nous le faisons par la loi de l’amour. La douceur est une expression de l’amour. Meilleure sera notre compréhension de l’amour, meilleure sera la saveur. La douceur ne se trouve pas seulement dans la pomme, il existe aussi des pensées et des comportements qui possèdent la douceur. Parfois, un homme vous regarde d’une telle façon que vous en ressentez un agrément durant toute une journée. Ce regard contenait en lui de la douceur. Un autre vous regarde et son regard est coupant comme la lame d’un couteau. Les hommes actuels ont peur de la mort. Savez-vous pourquoi ? Parce qu’aux limites du monde physique se trouvent des esprits de la plus basse espèce. Ce sont des brigands, des voyous. Ils vous prennent tout ce que vous avez. Comme vous êtes déjà passé maintes fois par cette région, vous cherchez un autre chemin. Si vous ne voulez pas être dépouillés de tout, vous devez avoir servi l’amour. Si vous voulez ne pas être dépouillés, vous devez avoir servi la sagesse. Si vous ne voulez pas être dépouillés, vous devez avoir servi la vérité. Sans quoi on vous enlèvera tout selon toutes les règles. Et alors, selon les dires des Hindous, vous reviendrez d’où vous étiez parti. Celui qui a été dépouillé doit revenir pour rassembler de nouvelles richesses. Pour passer dans l’autre monde, il faut être porteur de quelque chose. Si un fils qui est parti pour apprendre revient sans connaissance, à quoi lui a servi de partir ? Lorsqu’un jeune homme aime une jeune fille, il l’aime pour trois raisons. Si la jeune fille ne contenait pas dans son âme les qualités de l’amour, les qualités de la sagesse et les qualités de la vérité, personne ne pourrait l’aimer. « Ceci est la vie éternelle de Te connaitre Toi le Seul Vrai Dieu et le Christ que Tu as envoyé. » - C’est cela le début de l’amour. « Si mes pensées demeurent en vous et que vous demeurez en moi, Mon Père et Moi nous viendrons et nous ferons notre demeure en vous et Moi, Je me manifesterai à vous. » - Cela est la sagesse. « Je suis la Voie, la Vérité et la Vie. » - Cela est la vérité. Lorsque le sens de ces trois versets sera compris, même encore seulement d’une façon élémentaire, ce sera le début de la nouvelle connaissance. Pour apprendre une nouvelle langue, vous devez d’abord posséder l’ouïe. Si vous voulez étudier une langue écrite, vous devez connaitre son alphabet, les lettres et les signes dont il est constitué. Dans le monde divin, tout est réel. Quelle est la particularité de la langue divine ? Si vous savez prononcer un mot dans cette langue, il se réalise à l’instant même ; le fruit y mûrit en un instant. C’est dans le monde divin que mûrissent les fruits. Vous ne serez pas mûrs, vous ne parviendrez pas à une réalisation avant que votre parole ne rentre dans le monde divin. Je ne parle pas du corps, le corps n’y rentre pas. Vous dites parfois : « Je connais cet homme. » - Comment est-il ? - « Il est bon. » - À quoi reconnais-tu un homme bon ? -« Sa raison est lumineuse et excellente. » Ce que vous n’arrivez pas à décrire est réel. Ce que vous ne parvenez pas à déterminer est réel. Le langage divin, le monde divin ne peuvent être que ressentis. Le monde angélique n’est pas perçu seulement par la vue. Le monde humain est un monde de mouvement. Pour être un homme, vous devez pouvoir marcher. Allez vous rendre visite ! -C’est le monde humain. Et alors, de quoi parlerez-vous ? - Dans les conditions actuelles, vous parlerez de bombes, du pain, de ceci et de cela. Le monde humain est le monde de la liberté. C’est là que vous commencez à étudier la première lettre de la liberté. Des obstacles existent dans le monde qui empêchent de comprendre l’amour, la sagesse et la vérité. Supposez que vous alliez voir un ami malade en lui apportant une belle pomme, une bonne nourriture, avec la meilleure volonté de le faire un peu manger. Mais votre ami vous répond : « Je suis incapable de manger. » Vous lui apportez un beau livre, intéressant et il vous dit: « Je ne peux pas lire. » Vous êtes venu le prendre en voiture et il vous dit: « Je ne peux pas bouger de ma place. » Je dis : les hommes actuels vivent dans un monde où dès qu’ils tombent amoureux, ils deviennent malades. Ce que les hommes appellent amour, n’est qu’une maladie de l’amour. Ils rentrent sains dans l’amour, ils en sortent malades en disant: « Ce n’était pas pour moi ! » C’est par amour pour leur patrie que les hommes tombent sur le champ de bataille. C’est par amour pour l’argent qu’ils peinent toute leur vie afin de s’enrichir. Et lorsqu’ils arrivent à en avoir, ils le laissent aux autres en disant: « Qu’ils s’en servent. » Comment les autres pourraient-ils se servir de ce qui ne leur a servi à rien ? C’est tout comme si un professeur disait à ses élèves : « Moi je ne le comprends pas, mais vous, vous le comprendrez. » La première chose qui doit être bien comprise dans l’amour, c’est la chaleur. Sur terre, ni la vie humaine, ni l’amour ne peuvent se manifester sans la chaleur. Si nous possédons le bon thermomètre, nous pouvons déterminer le degré de l’amour d’un homme. Quelqu’un me dit qu’il m’a pris en affection. Je vais lui mettre mon thermomètre sous l’aisselle et je vais mesurer sa chaleur. Brûler n’est pas aimer : brûler c’est se torturer. Ce pourquoi tu te tortures n’est pas l’amour, c’est l’absence d’amour. J’ai lu dans bien des livres, des histoires d’un amour dérobé. Tous pensent qu’on peut leur prendre leur amour. La seule chose de la vie qui ne peut vous être volée, c’est l’amour. Tout le reste peut l’être, l’amour jamais. Les seules choses qui ne peuvent être volées sont celles qui proviennent de l’amour, de la sagesse et de la vérité. Tout le reste peut être dérobé. Je ne sais pas comment vous entendez le mot: vol. Souvent, les gens s’embrouillent dans des concepts. Ainsi souvent, on dit d’un homme secret qu’il est menteur. La discrétion n’est pas encore le mensonge. Un mensonge est la seule chose qui n’ait pas de contenu. Le mensonge n’a ni contenu ni aucune valeur. C’est quelque chose de redoré. Parfois, on redore le mensonge avec l’amour, parfois avec la sagesse ou avec la vérité. Celui qui voudra vous mentir vous parlera de l’amour, de la connaissance, de la liberté. On ne parle pas de l’amour. On ne parle pas de la sagesse. On ne parle pas de la liberté. Là, on se tait. Une poêle parle-t-elle ? Sans qu’elle vous dise rien, vous savez si elle est chaude ou froide. Je peux vous faire des cadeaux. Je peux vous donner même la Lune, mais quel en serait votre profit ? Je peux vous offrir des planètes et le soleil, mais à quoi cela vous servirait-il ? Supposons que je vous offre le soleil. Que feriez-vous en y arrivant ? Les êtres qui y demeurent sont plus forts que vous, ils possèdent l’amour, ils ont plus de connaissances que vous. Il serait ridicule d’y arriver avec votre titre de propriété pour devenir leurs seigneurs. Parfois, vous vous trouvez dans une situation semblable. Vous dites : « Je l’aime. » et vous tendez votre titre de propriété, vous désirez le posséder. Lui, c’est le soleil. Comment le possèderiez-vous ? L’amour est ce qu’on ne peut pas s’approprier. La sagesse est ce qu’on ne peut pas s’approprier. La vérité est ce qu’on ne peut pas s’approprier. Ils ont une indépendance absolue. Il faut vous délivrer de votre erreur. Souvent, vous vous demandez : « Comment ce fait-il que le Christ n’entre pas dans ma situation et ne participe pas à ma souffrance. » Je vous demande : avez-vous souffert comme le Christ ? Pas un seul parmi vous n’a sué le sang comme le Christ. Mais le fait que le Christ ait souffert n’est pas encore l’amour. Ce fait démontre les énormes obstacles qui empêchent l’acquisition de l’amour. Immenses sont les obstacles sur la route de l’amour. Quelque part aux États-Unis, un fermier possédait une grande propriété qui était recouverte d’une croute de pierres. Rien n’y poussait. II était prêt à la quitter lorsqu’un savant y vint et lui dit qu’à vingt-cinq centimètres de profondeur sous cette croute se trouvait une terre très fertile. Lorsqu’on eut enlevé la croute, la terre fertile apparut. Supposez que vous veniez chez Dieu et que vous Lui disiez que vous L’aimez, que vous êtes prêts à tout faire pour Lui. Le Seigneur, qui sait tout, vous regardera sans rien dire et vous donnera un petit travail à accomplir pour voir comment vous L’aimez. Lorsque vous vous trouvez dans une école et que vous dites à votre maitre que vous l’aimez, vous devez faire quelque chose pour le prouver ; vous devrez bien apprendre les matières qu’il enseigne. Si c’est un maitre qui enseigne la musique, vous devrez connaitre au moins un chant. S’il s’agit d’acquérir le savoir, il vous faudra bien connaitre au moins un livre. Si c’est la lumière que vous aimez, il vous faudra savoir ce qu’elle est et pouvoir parler avec elle. J’ai souvent dit qu’un homme doit savoir parler avec la lumière. Vous avez des douleurs dans le dos, exposez votre dos au soleil, pensez à la lumière, à son contenu et votre douleur disparaitra. Tout dérangement de l’intellect provient d’un manque de lumière. Toutes les maladies du coeur proviennent d’un manque de chaleur. Toutes les souffrances de l’âme proviennent d’un manque de vérité. Si vous êtes prêt à tout faire pour la vérité, vous êtes un homme riche. Si quelqu’un arrive chez vous et vous dit la vérité, vous serez prêt à faire tout ce qu’il voudra. Si c’est la sagesse que vous aimez, vous ferez tout ce qu’elle exige de vous. Mais si c’est l’amour, tout ce que vous pourrez faire, c’est de l’aimer. Quand vous l’aimerez, vous aurez la vie en vous. L’amour est la seule force qui soutient la vie. II est dit: « Ceci est la vie éternelle de Te connaitre Toi le Seul Vrai Dieu et le Christ que Tu as envoyé. » - La vie éternelle, c’est connaitre l’amour. II n’est pas nécessaire d’aller dans l’autre monde pour connaitre l’amour. Nous nous trouvons déjà dans cet autre monde. Nous nous trouvons simultanément dans le monde divin, le monde angélique et le monde humain. Avec notre intellect, nous nous trouvons dans le monde divin, avec notre coeur, nous nous trouvons dans le monde angélique et avec notre âme, nous nous trouvons dans le monde humain. C’est avec votre âme que vous servez les hommes. Le Seigneur désire ce qui est à Lui. II ne dit pas : donne-moi ton intellect, donne-moi ton âme, II dit: « Mon fils, donne-moi ton coeur. » Et le Christ a dit: « Mon Père, dans Tes mains je remets mon Esprit. » Le propos : « Mon fils, donne-moi ton coeur » se trouve à maint endroit dans la Bible. Le coeur de l’homme doit passer par le divin pour se purifier. Sinon il restera impur. S’il est impur, toute chose restera incomprise. Seules la lumière et la vérité peuvent purifier le coeur de l’homme. La pureté n’est pas la même chose que la sainteté. La sainteté est une qualité de l’intellect, la pureté une qualité du coeur et la liberté une qualité de l’âme. II est dit dans les Écritures : « Dieu a soufflé le souffle de la vie dans les narines de l’homme et celui-ci est devenu une âme vivante. » Vivre, c’est être libre. La première étape de la liberté, c’est la vie. Les hommes de ce temps désirent être aimés. Dieu, qui nous a créés, nous a déjà aimés. Maintenant, c’est à nous d’aimer ; mais nous sommes là, à nous dire : « Pourvu que quelqu’un nous aime. » Le fait que tu te trouves incarné sur la terre signifie que Dieu t’aime. Maintenant, tu dois manifester ton amour envers Dieu. Si les hommes ne le comprennent pas, leur vie actuelle perdra son sens. Ils attendent celui qui les aimera. Dieu t’aime et te donne une infinité de biens : tu es libre, tu respires et l’air pur entre dans tes poumons, tu entends et les sons les plus beaux entrent dans tes oreilles, les meilleurs parfums pénètrent dans tes narines et la meilleure nourriture entre dans ta bouche. Dieu t’a donné la liberté d’aller où tu veux. Que désires-tu encore ? La loi est la suivante : un homme qui désire beaucoup de choses vit dans ce qui est humain. Les gens désirent beaucoup de choses. Regardez un enfant : même lui, il veut beaucoup, il ne se contente pas de peu. Les anges désirent aussi beaucoup, mais ils se contentent de peu. Dieu désire le moins. Vous ne pourrez pas saisir l’amour, si vous ne voulez pas ce qui est le plus petit. On parle de l’amour humain, angélique et divin. Je vous le traduirai par une image. Si vous vous trouvez dans l’amour divin et que vous apercevez, à une distance de cinq-cents mètres, un homme que vous aimez, ne fusse que son dos ou sa tête, vous serez heureux toute la journée. Dans Г amour angélique, un seul sourire venant de sa part vous rendra heureux. Dans l’amour humain, vous lui serrerez la main, vous le toucherez. Mais, en prenant sa main, vous vous apercevrez qu’elle est froide et en lui parlant vous verrez que sa langue est mauvaise. Tout le monde trébuche lorsqu’il s’agit de l’amour humain. Les anges sont beaux. Un homme qui n’est pas beau n’est pas un ange. Pour être un ange, il faut que vous soyez beau. Pour accéder au divin, vous devez savoir vous contenter de la plus petite chose. On vous donnera un morceau de sucre et toute une journée, vous le porterez et vous vous en réjouirez. Comme je l’ai vu faire à des enfants : donner un coup de langue à son morceau de sucre, le mettre dans sa poche, s’en réjouir et recommencer ensuite. Qu’avez-vous acquis jusqu’ici ? Vous avez été jeune et beau, mais un jour, vous vous regardez et vous voyez que vous avez vieilli. Vous avez aimé et vous avez été aimé par tout le monde, mais un jour arrive où plus personne ne vous aime. Les amis, les fils, les gendres disent: « Il est vieux, que le Seigneur le prenne, qu’il parte ! » Il n’y a pas de plus grande souffrance. Je veux, maintenant, vous insinuer la pensée de devenir riches, car vous êtes riches. Personne ne peut vous donner une plus grande richesse. Ce n’est pas un savoir que je vous transmets, vous avez beaucoup de connaissances, beaucoup de bibliothèques, beaucoup de livres, beaucoup d’ouvrages scientifiques, mais vous ne savez pas les utiliser. Vous avez beaucoup de liberté et pourtant vous êtes liés comme les hannetons sont parfois attachés par les enfants. Le hanneton s’envole et comme il est attaché par les pattes, il retombe sur le sol. Vous voulez être libre, mais un enfant vous a attaché par les pieds. Vous essayez de vous envoler, mais vous retombez sur le sol : vous êtes attaché, un enfant joue avec vous. Vous êtes amoureux, mais on vous a lié et vous vous tourmentez toute la journée. Vous êtes riche, vous avez de l’argent, vous avez tout, mais vous vous attachez à l’argent et vous dites : « Je ne vais pas sortir aujourd’hui de ma maison pour ne pas être volé, pour qu’on ne s’empare pas de ma caisse. »je vous demande : l’argent a-t-il besoin d’être gardé ? La seule chose qui ne connaisse pas l’amour, mais qui connaisse tout le monde, c’est l’argent. Il lui est bien égal d’être dans la poche d’un gitan ou dans celle d’un roi. Ne vous leurrez plus en ce qui concerne l’amour ! Il y a quelques années, un jeune homme est venu me trouver en me disant: « Je désire aimer quelqu’un. » Je lui ai demandé : pourquoi n’aimerais-tu pas ton père et ta mère qui t’ont donné la vie ? Il m’a répondu : « Ce sont des gens incultes et je supporte mal le caractère de ma mère. » - « Neuf mois ta mère t’a porté avec amour ! Si tu n’aimes pas ta mère, tu ne pourras aimer personne ! » Un homme qui n’aime pas Dieu ne peut aimer personne. Quelqu’un dit: « Je t’aime. » Je sais comment on m’aime. Si j’étais une poule, on viendrait m’attraper un soir, me pendre par le cou, me couper la tête, me plumer et me rôtir. Si j’étais une pomme, je sais encore comment on m’aimerait. Que faites-vous avec les choses que vous aimez ? Celles qui servent d’aliments, vous les mangez. Une bête de somme, vous la montez. Ce qui brule, vous le mettez au feu. Vous brulez le bois et vous appelez cela amour. « Ceci est la vie éternelle de Te connaitre Toi le Seul Vrai Dieu et le Christ que Tu as envoyé. » - La vie éternelle c’est de voir au loin se lever le soleil de la vie et de s’en réjouir. De s’en réjouir encore lorsqu’il monte au zénith. Lorsqu’il se couche, c’est l’amour humain. Or, vous vous en réjouirez encore. Dans les conditions actuelles, vous vous demandez : « Qui peut nous sauver ? » Vous êtes tous à attendre que la liberté arrive. Qui peut libérer les gens ? Seul, Dieu libère. Qu’il est difficile de comprendre la vie ! Les hommes de cette époque ne vivent pas la vraie vie, ils vivent la vie d’un passé millénaire. Vous êtes parfois mécontent et vous voulez vous venger : c’est la vie ancienne, avec des concepts anciens. Dieu est Amour, tout dans le monde est beau et bien fait, mais vous êtes mécontents. Cela aussi appartient au passé. Vous avez été riches, mais on vous a pris vos richesses. Vous avez eu des connaissances, mais vous les avez perdues. Vous avez eu une bonne mémoire et aujourd’hui, vous oubliez. Vous avez été fort, mais vous sentez aujourd’hui que vos forces vous quittent. Où sont parties vos forces ? Tout cela ce sont des erreurs du passé. <•< Ceci est la vie éternelle de Te connaitre, Toi, le Seul Vrai Dieu et le Christ que Tu as envoyé. » - La vie éternelle c’est de vous libérer de toutes les erreurs du passé et de parvenir au nouveau que Dieu donne. II veut que nous comprenions la vie qu’Il nous a donnée. Ainsi, si vous avez pu donner un verre d’eau à un homme, réjouissez-vous toute la journée de cette petite chose que vous avez pu accomplir. Si vous avez pu donner un fruit, réjouissez-vous d’en avoir eu l’occasion. Si vous avez pu rencontrer un homme et lui dire un mot plein de bonté, réjouissez-vous toute la journée de l’avoir rencontré. Cela est servir Dieu. Maintenant, pour comprendre l’amour, cherchez ce qui est le plus petit. Dans le monde, c’est le Seigneur qui donne ce qui est le plus petit et c’est Lui aussi qui donne ce qui est le plus abondant. À nous, Il a donné le plus petit, II a créé le monde. Vous dites : « Peu m’a été donné. » - Un seul grain de blé c’est peu, mais lorsqu’il est semé durant des années dans la terre, il croit, se multiplie et il donne du fruit en abondance. Ce qui est petit croit, ce qui est grand diminue. Si tu ne possèdes pas la plus petite parcelle de l’amour, tu ne peux pas le comprendre. Si tu ne possèdes pas la plus petite parcelle de la sagesse, tu ne peux pas la comprendre. Si tu ne possèdes pas la plus petite parcelle de la vérité, tu ne peux pas être libre. Soyez contents du plus petit qui vous a été donné. C’est le travail le plus difficile. Mais toi, si on te donne un grain de blé, tu le jettes en disant que tu as trop peu eu ! Posez la plus petite parcelle de l’amour dans votre coeur ! Posez la plus petite parcelle de la sagesse dans votre intellect. Posez la plus petite parcelle de la vérité dans votre âme et vous allez acquérir la connaissance : « Ceci est la vie éternelle de Te connaitre, Toi, le Seul Vrai Dieu et le Christ que Tu as envoyé. » « Si mes paroles restent en vous et que vous restiez en Moi, Moi et Mon Père, nous viendrons et nous ferons notre demeure en vous et Moi, Je me manifesterais à vous. » « Je suis la Voie, la Vérité et la Vie. » Et alors, toi aussi tu diras : « Tu es, Seigneur, la Voie, la Vérité et la Vie. Je veux marcher avec Toi sur cette voie. » Exercice : les deux mains réunies au-dessus de la tête forment un angle aigu. Les abaisser près de la tête, puis les relever en formant un angle aigu (trois fois). Abaisser progressivement les mains de chaque cote de la tête, des épaules et du corps comme en s’arrosant avec de l’eau. En levant les mains au-dessus de la tête on prononce : « Cela est la vie éternelle de Te connaitre, Toi, le Seul Vrai Dieu et le Christ que Tu as envoyé. » En abaissant les mains près de la tête, on prononce : « Si mes paroles demeurent en vous et vous en Moi, Moi et mon Père viendrons et nous ferons notre demeure en vous et Je me révèlerais à vous. » Pendant le troisième mouvement, en abaissant les mains comme en s’arrosant avec de l’eau, on prononce : « Je suis la Voie, la Vérité et la Vie. » Ier entretien du Maitre, tenue le 19 mars 1944, Martchaevo - Département de Sofia. *Demeurer - le mot bulgare est un substantif: « le fait de demeurer ». On pourrait le traduire aussi par la survie, mais la racine est la même que dans la citation de l'Évangile : « Si mes paroles demeurent en vous... ». (Note du traducteur)
  8. voici la traduction d’une lettre de Beïnsa Douno, de 14 03 1917, qui porte sur le verbe « Pouvoir » tout conseil pour l’amélioration de l’écrit est bienvenu ! pour l'exercice "Pouvoir" voir : Acquittement et Salut de 05. 04. 1917 et L'Union de 31.05.1917 Sofia, 14. III. 1917 Chère E.I. Votre lettre est à la main. Le cœur de chacun doit se purifier, et la raison doit de s’éclairer par la videlina éternelle. Le doute de laisser place à la Foi et l’âme de s’habiller dans le vêtement de la Vérité et de se renouveler avec la force de l’amour Divin complet et de la Douceur. De s’armer avec le mot Pouvoir, de conjuguer ce verbe toujours, pour chaque bonne chose. Que ce mot Pouvoir est solennel dans la langue bulgare. Le Seigneur a mis la pensée suivante : Je « Peux » tout par le Christ, (dans les Ecritures, message de Paul). Je vous parlerai aussi une autre fois sur ce mot. Qu’il est grand celui qui peut faire le bien, qui peut Aimer avec un amour désintéressé et dévoué, d’apprendre sans récompense, d’enseigner sans salaire, d’être le serviteur par amour. Que c’est glorieux le mot Pouvoir vous sauver. Pouvoir vous délivrer. Pouvoir vous conduire chez le Père des Lumières. Pouvoir vous purifier. Pouvoir vous apporter la joie et la gaieté dans vos âmes. Pouvoir vous illuminer avec la grâce Divine. Pouvoir, Pouvoir, Pouvoir, Pouvoir, Pouvoir, Pouvoir et Pouvoir. Que sois béni Dieu le Seigneur, Qui Peut. Écoutez Cette voix, Cet Esprit, Cette Parole Eternelle, Qui Peut. Mon salut à tous les amis. Votre fidèle ( la signature Sacrée) lettre du Maître à Elena et Konstantin Ilarionovi София, 14. III. 1917 г. Любез. Е. И. Вашето писмо е на ръка. Сърцето на всякого трябва да се пречисти, а умът да се просвети с вечната виделина. Съмнението да отстъпи място на Вярата и душата да се облече в дрехата на Истината и да се обнови със силата на Всестранната Божия обич и Благост. Да се въоръжи с думата Мога, да спряга тоя глагол всякога, за всичко добро. Каква велика дума е тази в българския език. В Писанието в посланието на Павла, Господ е турил на едно място следната мисъл: Всичко „Мога" чрез Христа. Аз ще ви говоря и друг път върху тая дума. Колко е велик този, който може да прави добро, който може да Люби безкористно, самоотвержено, да учи без възмездие, да просвещава без заплата, да слугува от обич. Колко славна дума е Мога да ви спася. Мога да ви избавя. Мога да ви преведа при Отца на Светлините. Мога да ви очистя. Мога да внеса радост и веселие в душите ви. Мога да ви озаря с Божията милост. Мога, Мога, Мога, Мога, Мога, Мога и Мога. Благословен Господ Бог, Който Може. Слушайте Този глас, Тоя Дух, Това Вечно Слово, Което Може. Моят привет на всички приятели. Ваш верен (Свещеният подпис) http://beinsaduno.bg/index.php?/topic/884-1917-03-14-писмо-на-учителя-до-елена-и-константин-иларио/ Мога.doc
  9. voici la deuxième conférence qui porte sur l’exercice avec le verbe « Pouvoir » ( la première conférence date de 05 04 1917 et porte le nom Acquittement ( pardon ) et salut ). Cette conférence est déjà traduite est existe sur beinsadouno.net sous le titre "Ce que Dieu a uni" de 3 05 1917. La présente traduction a juste un peu modifié certains mots et phrases. Il y a une confusion au niveau de la date exacte. Nous la mettrons avec la date de 31 05 1917, mais c’est la même conférence que celle du 3 05 1917. L'Union (ce que Dieu a uni) « Que l’humain ne sépare donc pas ce que Dieu a uni. » Marc 10 : 9 Revenons sur ce que Dieu a uni. Je prends ces mots dans un sens très large, tout comme Christ les comprenait. Ils englobent toute la Vie humine dans toutes ses manifestations. « Que l’homme ne sépare donc pas ce que Dieu a uni. » Toute souffrance dans la Vie provient de cette séparation. Je n'ai pas besoin de le justifier, car chacun peut le vérifier par expérience. Lorsque vous vous séparez de votre mari, de votre âme, de vos frères et soeurs, de vos amis, de votre maison, de votre pays, vous êtes tristes. Pourquoi? Le sens du mot pays est un peu différent de ce que les gens comprennent. Pour eux, pays signifie maison, famille, mais la famille sur la terre est un Pays, une maison Divine au ciel. Les gens aujourd'hui entendent par séparation seulement la séparation entre l'homme et la femme, ou ce qu'on appelle aussi répudiation. La séparation signifie le rejet de toute idée et de tout désir de ton esprit et de ton coeur. Lorsque tu rejettes une bonne idée de ton esprit et un bon désir de ton coeur, tu commets un crime. « Ne jette pas par la fenêtre, ce que Dieu a uni. » Les exercices que je vous ai donnés la dernière fois, sont liés à cette grande loi. Dans la première version, vous dites : « Que le Soleil se lève ainsi dans mon âme. » Pourquoi ? Tout comme le Soleil dans le monde physique est la cause du développement des végétations dans la Nature, en se levant à l'horizon, il éclaire la Nature. De la même façon il y a un Soleil chez l’humain qui se lève et illumine. Quand les rayons du Soleil naturel brillent sur le désert, ils réchauffent seulement le sable et si vous voyagez pieds nus, il vous brûlera. Si le soleil touche une terre, riche en graines, il apporte des biens, il développe ces graines et crée la Vie. Et si vous voyagez dans un pays pareil, vous éprouvez du plaisir. Si votre Soleil se lève par la même loi, vous allez voir que tout ceci est très juste. Mais si vous avez désuni ce que Dieu a créé, votre Soleil se lèvera comme dans le désert et il produira des courants chauds et brûlants. Vous avez vu comment les gens se déshabillent pendant l'été, ils ont du mal à respirer, ils ont chaud. Cette chaleur est due à une végétation peu abondante. Pourquoi faut-il que votre Soleil se lève? Pour faire grandir tout ce qui est Bien en vous. Maintenant, à la première proposition de l’exercice, vous ajouterez le suivant : « Que mon Soleil se lève ainsi dans mon âme et qu’il renouvelle mon coeur. » Vous rajouterez également quelques mots nouveaux aux propositions pour les pronoms personnels suivants: (2e pers. sing.) : « Tu peux - que le Soleil Divin se lève ainsi en moi et qu’il renouvelle mon âme. » (3e pers. sing.) : « Il peut - que le Soleil de mon esprit se lève ainsi et qu’il renouvelle ma raison. » (1re pers. plur.) : « Nous pouvons - que le Soleil de nos Anges se lève ainsi et qu’il renouvelle nos coeurs. » (2e pers. plur.) : « Vous pouvez - que le Soleil du Grand Seigneur de la Paix se lève ainsi et qu’il renouvelle nos âmes. » (3e pers. plur.) : « Ils peuvent - Que le Soleil de tous les Soleils se lève ainsi dans nos esprits et qu’il renouvelle nos raisons. » On travaillera pendant un mois pour le renouvellement du coeur, de l’âme et de la raison. C’est le sens du vers : « Ce que Dieu a uni, que l’humain ne le sépare pas. » C'est la loi sur laquelle vous revenez pour mettre un accord entre votre coeur, votre âme et votre raison. Tout humain qui a séparé ce que Dieu a uni, il a perdu cette harmonie. Il y a beaucoup de femmes dont les maris sont morts, mais certains d’entre eux sont vivants, bien que les gens les croient morts et le contraire - il y a des femmes qui sont mortes, mais elles sont vivantes. Ainsi, d’après ce que je crois, il est possible qu'une femme soit encore vivante, bien qu’elle soit morte depuis longtemps et qu'elle passe son temps à la maison, comme dans un zoo où reposent des squelettes ou comme les oiseaux empaillés dans les musées. Dans ces cas-là, les Turcs disent par ibret*. C'est ainsi que je comprends le message de l’apôtre Paul. Il dit: « N'admets pas une veuve qui a moins de soixante ans. » Le nombre 6 est un nombre de l’Amour. Paul montre qu’un humain pareil n’est pas encore prêt pour le travail. C’est pour cela que les jeunes veuves doivent se marier et élever des enfants. C’est une grande loi. Le mot mariage signifie la Vie. Les gens contemporains ne comprennent pas la Vie, puisqu'ils ne comprennent pas le sens spirituel des choses. Vous avez un enfant, qui ne mange pas, la mère le croit malade et s’inquiète. Et qu’allez-vous dire d’un enfant qui arrête de chanter ? Et d’un enfant qui arrête de prier ? – L’humain qui arrête de manger, de chanter et de prier est malade. La nourriture se rapporte au corps, le chant au coeur, la prière à l’esprit humain. Certains philosophes disent : « L’humain ne doit pas prier. » Je dis : « Certains microbes sont entrés dans ta raison, c’est pour cela tu es malade. » Bien sûr, vous devez faire des essais. Vous êtes à présent dans une École. Je ne vous dis pas de tout jeter dès votre rentrée à la maison. Je ne vous apprends pas à tout jeter, mais à utiliser. Les gens contemporains ont des chiffons, ils les ramassent pour faire des tapis. Vous avez des engrais - engraisser vos champs. Ainsi donnez-vous comme devoir de revenir sur les paroles: «Ce que Dieu a uni, que l’humain ne le sépare pas.» En quoi consiste cette union? L'union entre le Soleil et l’humain consiste en cinq sens. Nous pouvons entrer en union avec le Soleil à l'aide de nos yeux. Si on blesse nos yeux, nous nos privons de ce bien. Si on blesse notre odorat, nous n’entrerons pas en lien avec l’aromate des fruits que le Soleil a créés. Si notre goût est perdu, nous ne pourrons pas comprendre ce bien qui se trouve à l’intérieur des fruits. Nous devrons garder nos yeux purs. Comment s’abîment les yeux ? Une femme qui perd son mari, elle pleure beaucoup pour lui et ses yeux s’affaiblissent. Pourquoi devrait-elle pleure ? Ce même mari dont elle ne le voulait pas, et maintenant elle pleure pour lui. À mon avis, ces pleurs ne sont pas nécessaires ici. Les pleurs doivent être l’expression d’un adoucissement du coeur. Les pleurs qui ne produisent pas un adoucissement, ils n’apportent rien. Je vais vous donner l’exemple suivant pour clarifier cette pensée : on a condamné un homme à trois ans de prison pour avoir volé vingt-cinq leva. L’avocat qui le défendait a dit : « Il n’a pas fait le vol avec préméditation; s'il avait été un vrai voleur, il aurait pris aussi les dix mille leva qui étaient au même endroit. » Le voleur, en entendant ceci, s’est mis à pleurer. "Pourquoi pleures-tu ?" - l’ont demandé les juges . "Parce que je n’ai pas pu prendre les dix mille leva." À présent, plusieurs pleurent non pas parce qu'ils ont volé les vingt-cinq leva, mais parce qu'ils n'ont pas vu les dix mille leva. Souvent, certains pleurent en disant : « Je regrette de ne pas avoir ceci ou cela. » Je dis : « Vous regrettez de ne pas avoir prix les dix mille leva ». « Le savoir est nécessaire tant qu'il vous est utile. Les maintes hypothèses et les théories philosophiques sont utiles tant qu’elles sont de la gymnastique pour le cerveau, mais pour la Vie, c'est l'essentiel qui est nécessaire, car il apporte toujours la santé, la Paix et une Joie intérieure. Par analogie : tout comme le Soleil qui produit dans le monde, des sources, des montagnes et tous les biens sur la Terre, et votre Soleil, lorsqu’ il se lèvera dans votre coeur, il créera tous les biens par la même loi. Seulement, il faut que vous travailliez raisonnablement. Vous êtes les maîtres de votre Vie. Il n’existe pas de force qui puisse s’opposer à vous, car c’est Dieu Qui a mis ces choses en union et Il prend soin de cet équilibre. Chaque pensée qui se produit en vous, qu’elle soit bonne ou mauvaise, provoque une grande révolte en vous. Deux forces raisonnables luttent en vous en même temps - l’une et l’autre vous disent comment il faut agir. La Vie raisonnable est utile pour vous et non pas pour la société. La société est une condition pour l’individu. Le Christ dit que l’humain n’est pas créé pour le destin, mais que le destin est créé pour l’humain. L’humain ne doit pas devenir un esclave de la société. La société est une condition pour le développement de l’âme individuelle. Les sociétés collectives sont des unités rassemblées. Lorsque vous demandez « Pourquoi Dieu a créé le monde ? » - Il l’a créé pour mon âme. Or, vous dites: “ Que la société s’améliorent!” Si tout le monde est en bonne santé, si tout le monde chante et mange, tandis que tu ne te sens pas bien, qu’est-ce que ce monde t’apporte à toi ? Le monde s’améliorera quand tu t’améliores. En parlant de société, je comprends le monde intérieur de l’humain. Ne dis jamais: “Que puis-je faire, moi?” Comment arrive tout ce qui est malsain dans le monde ? Ça vient toujours par les humains, pas les individus. À une dame parisienne lui vient l'idée de se mettre une perruque et voilà qu’après peu tout le monde suit. À une dame lui vient l’idée de mettre une robe étroite – toutes les dames après s’habillent de la même façon; ou bien elle décide de se mettre une robe large – toutes les autres la suivent. À un homme lui vient l’idée de se faire coudre des pantalons larges en bas - voilà que la nouvelle mode est lancée et tout le monde suit. Un humain donne l’exemple pour beaucoup. Ne pensez pas que tout ce que vous faites dans le monde n’a pas de conséquences. Si, il y a des conséquences autant pour vous que pour les autres. C’est la raison pour laquelle le Christ dit : « N’ayez pas peur, votre Père a eu la Bonté de vous donner Son Royaume. » Pour que vous soyez forts, vous devez rétablir en vous cette union. Cette disharmonie qui existe en vous, vous devrez la renouveler. Car en vous il y a beaucoup de pensées qui vous troublent, beaucoup de contradictions. Par exemple, vous vous posez la question « Quel sera mon avenir ? » Parfois, je dis: « Je ne peux rien vous dire. » Pourquoi ? Parce que je vois que l'avenir de certains est très mauvais. Un moine était très religieux et faisait 500 révérences par jour. Un autre moine, lorsqu'il l’a vu a deviné qu’il était très croyant. Le premier s’étonne comment on l’avait découvert et ne se rend pas compte que de tant de révérences ses doigts étaient couverts de cors. Ainsi, chacun a des cors en soi et de ces cors on peut deviner ce que vous faites. Jésus dit : «Vous, les femmes, devez retourner à votre premier état!» À quel état? À l’état de vous nourrir des fruits de l’Arbre de la Vie. Il vous vient une pensée amère, un désir amer - ceci vient de l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Quelle que soit la pensée qui vous arrive, rejetez-la immédiatement et mettez à sa place une bonne pensée. Tu détestes quelqu'un; il ne faut pas vouloir que cette personne disparaisse ni de vouloir de l’éviter, mais trouve quelqu'un d'autre à aimer. Les gens mondains comprennent mieux cette loi. Par exemple, un homme n’aime pas sa femme et trouve à aimer une autre. La même loi fonctionne aussi pour les femmes mondaines. Elle n’aime pas son mari - elle aime quelqu'un d’autre. On ne peut pas éviter cette réaction dans le monde. Ne pensez pas que vous agissez autrement. Vous direz que tout cela vous est étranger. Telle est la loi. Pour éviter la loi, vous appliquerez toujours l’inverse. Vous direz que c'est un mauvais enseignement. S’il est mauvais, on n'en parlera pas. Mettez en premier ce qui est juste, et que le mauvais soit son ombre. De tout cela, vous pouvez apprendre comment améliorer l'humeur de votre mari et comment améliorer la vôtre. Or, que faites-vous ? Vous vous tournez vers Dieu et vous priez: « Mon Dieu, prends cet homme ou moi-même, pour que je puisse me libérer de lui ! » Mais vous ne savez pas que même alors vous ne serez pas libres, car s’il part, votre situation sera pire encore. Beaucoup d’exemples du spiritisme le prouvent. Par exemple, un homme qui ne vivait pas bien avec sa femme s’est libéré d’elle et s’est marié avec une autre femme. Mais sa première femme, bien qu’elle fût morte a réussi à mettre à la porte la deuxième. Quand quelqu'un dit qu’il ne peut pas vivre avec son mari ou sa femme, cela veut dire qu’il y a un homme mort ou une femme morte qui les perturbe. Les hommes et les femmes morts ont une grande influence et c’est pour cela que le Christ dit : « Ce que Dieu a uni, que l’humain ne le sépare pas. » Lorsque l’humain entrera dans cette harmonie Divine, tous les inconvénients de la Vie disparaîtront, car maintenant les gens ne sont pas à leur place. À présent, je rencontre des hommes et des femmes méfiants. Par exemple, vous dites de quelqu'un qu’il n’est pas sincère. S’il n’est pas sincère, comment peut-on s’ y opposer ? J’ai de maintes images de caractères sans union, sans musique. À la deuxième personne du verbe pourvoir, vous dites: « Tu peux - que le Soleil Divin se lève ainsi en moi et qu’il renouvelle mon âme. » Sous le mot âme, on comprend ici la frontière de votre monde, ce qui est déterminé en vous, toutes les possibilités qui se cachent en vous. Car le Soleil est en vous et seul ce Soleil Divin a le pouvoir de renouveler cette grande et vaste âme. Parfois, vous croyez être très petit ou vous vous demandez qui vous êtes. Vous n'avez pas vu la grandeur de votre âme. Chacune de vous a trois visages. Prenons en exemple une femme au nom de Mara : il y a donc une Mara sur le plan physique, une autre parmi les Anges et une troisième dans le monde Divin. Toutes les trois sont liées, mais quand vous me parlez de l’une des trois, je vous demande de quelle Mara vous me parlez. Le vrai Amour consiste à aimer toutes les trois Mara. À l’homme qui aime seulement l'une des Mara; vous dites : « Non, tu dois aimer les trois. » La femme, elle n’aime que le premier visage de son mari - celui du monde physique. On dit de cette femme ou de cet homme qu'ils n'ont pas de coeur. Le coeur de Mara se trouve parmi les Anges. Ainsi tu connais l'âme d'une personne et tu commenceras à regarder les autres un peu différemment. Quand tu connais l’humain qui est sur le plan physique, quand tu connais l’humain qui est parmi les Anges, quand tu connais l’humain qui est dans le monde Divin, vous comprendrez alors la grandeur de l’humain. Quand vous prononcez: « je peux, tu peux, il peut, » se sont vos trois formes, c’est vous : je, tu, il. C’est-à-dire moi, qui je suis ici ; toi, qui es parmi les Anges, et lui, qui est auprès de Dieu. L’humain et les Anges forment un couple, et Dieu montre la direction que les Anges doivent suivre. De cette façon, se forme un triangle - la première figure géométrique. Lorsqu'on arrive au pluriel du verbe pouvoir, nous disons: nous pouvons, vous pouvez, ils peuvent. En disant nous pouvons, cela signifie que tout le monde, toute l’humanité sur la Terre, nous tous pouvons. Vous pouvez signifie vous les Anges qui vous êtes là-haut. Ils peuvent signifie tous les Dieux, qui vous êtes là-haut. Si vous comprenez ainsi ce sens profond, tout de suite en vous se réveilleront et grandiront quotidiennement ces sentiments nobles et alors tous ceux qui vous entourent seront bien disposés envers vous et vous aimeront. Les gens ne peuvent pas vous aimer si vous ne les aimez pas en retour. Pour que la fleur s'ouvre, il faut que le Soleil se lève. Quand ton Soleil se lèvera, ton cœur s'ouvrira, et ceci est une certitude. Lorsque le Soleil Divin se lèvera, alors la fleur de ton âme s’ouvrira. Lorsque le Soleil de ta raison s’ouvre, ton esprit s’ouvrira aussi. C’est notre philosophie contemporaine : enlever toutes ces coquilles. Vous dites : « Elle est trop dure cette philosophie, elle a tant de coquilles ! » Prenez une noix, jetez les coques et vous verrez sa vraie taille. Certaines personnes paraissent très grandes mais jetez leur enveloppe et vous verrez leur vraie grandeur. Vous devez vous en tenir à toute doctrine qui a du contenu de dedans. Vous êtes dans un état tendu et vous dites : « Quelle nouvelle chose on nous dira? » Ne pensez pas à ce qu'on vous dira de plus, mais pensez comment appliquer cet Enseignement par rapport à vous. Un charretier passe près d’un arbre et songe : « Ah, quel bel bâton je pourrais faire de cet arbre pour les roues ! » Un bûcheron passe près de cet arbre et pense : « Quelles belles poutres je pourrais faire de cet arbre ! » Passe un meunier près d’une fontaine et pense : « Quelle bonne eau pour mon moulin ! » De la même façon, quand vous passez près d’un arbre ou d’une source, réfléchissez comment vous pouvez l'utiliser. Ceux d’entre vous qui ont fait l’exercice le mois dernier, ont-ils remarqué des résultats? Avez-vous de l’appétit ? Devrait en premier se rétablir en vous l’harmonie entre le manger, le chant et la prière. Évitez de vous détruire vous-même. Si vous comprenez qu’il y ait une erreur en vous, réparez-la; ne vous condamnez pas, mais corrigez-vous. Si tu comprends que tu fais une erreur et si tu ne la corriges pas, ce n'est pas une bonne compréhension des choses. Observez le matin la couleur du Soleil. Quand la couleur est très rouge et ceci attire votre attention, ceci veut dire que vous êtes trop saturé par la Vie. Si au lever du Soleil vous remarquez un nuage, ceci montre que sur ton Soleil il y a un nuage, alors essaye de le faire disparaître. Par exemple, quand tu n'es pas disposé, tu n'aimes pas quelqu'un - tu as un nuage noir sur ton Soleil. Le Seigneur le voit et il dit : « Sur le Soleil de Mara, il y a un nuage noir. » Appliquez-vous d’obtenir de toute chose un bien-être, d’avoir le contentement sincère des enfants, et non pas de penser que vous avez beaucoup vécu, beaucoup souffert. Un boeuf qui a porté beaucoup de charges et chaque jour a subi cinquante coups de bâton, que sait-il ? Il a connu seulement la loi des bâtons. Un boeuf qui a bien travaillé pendant vingt ans et son maître l’a caressé sur le dos, que sait-il ? Il ne sait que ces caresses et rien de plus. Combien de fois vous verrez des nuages noirs sur le Soleil ? Mais chaque jour le soleil vous apporte de la bénédiction, de nouvelles pensées, de nouveaux désirs. Bien sûr, ce Soleil est seulement l’objet de ces soleils qui se lèvent en vous - le Soleil du coeur, de l’âme et de votre raison. Certains vous demandent quels sont ces soleils. Ceci vous le garderez pour vous. Vous ferez un essai et lorsque vous verrez le résultat, alors vous pourrez le partager avec les autres. Si vous ne l'essayez pas par vous-mêmes, au moindre échec, vous trouverez que tout cela est faux. Avance doucement, mais sûrement (que cette petite chose dont tu réussi que tu en sois certain). Maintenant, je vous donnerai quelques phrases complémentaires à la prière donnée auparavant: « Je crois en Toi, Seigneur, qui me parlais dans le passé ! Tu as mis en moi toutes les bonnes graines de ma Vie. Je crois en Toi, Seigneur, qui me parles maintenant ! Tu fais grandir le Bien en moi. Je crois en Toi, Seigneur, qui me parleras dans le futur. Je me réjouirai dans Ta Vie. » Le mot Ta est important. Il comprend l’union de ces trois principes. Dans la lettre T, la ligne en bas représente la femme et la ligne horizontale représente l’homme. Elles tentent à s'unir ou on peut dire qu'il y a une attraction entre l'état passif et l'état actif, entre deux grandes Forces, qui oeuvrent dans le monde. La lettre V** c’est le principe de l'union, la façon dont on doit travailler. Nous devons nous réjouir de la façon dont on travaille dans ce monde. Dites: « Je serai heureux dans Ton oeuvre! » Mais vous direz que vous êtes comme celui qui croit seulement quand on lui donne de l’argent. Quand je lui donne de l’argent, ce n'est plus nécessaire qu’il croie, car le fait est déjà accompli. Souvent vous dites: « Quelle sera ma vie future? » Quand tu te lèves le matin et tu dis: « Je ferai ceci ou cela » voici comment elle sera ta vie future. Tu dis : « Cet homme, je vais l’écraser ! » - dans le futur, c’est toi q’on écrasera. Si tu dis que tu vas faire du bien à quelqu'un, cela signifie qu’au futur on va te faire du bien à toi aussi. Vous devez être revitalisé et joyeux, car les plus grands secrets sont révélés lors des souffrances. Les gens mondains sont joyeux et s'amusent, tandis que les gens spirituels se donnent un air sérieux et avec cela ils font croire qu’à eux s'impose une vie sérieuse. Or, par humain spirituel, on entend un humain qui vit consciemment. Je vais vous donner un exemple d'un homme qui est réellement spirituel : un maître maçon donnait des leçons à ses apprentis comment soulever une grande pierre au-dessus la maison, mais lors de la démonstration, la pierre est tombée sur sa main et lui a déchiré un doigt. Il s’est tourné vers Dieu en disant : « Merci, mon Dieu, de ne pas m’avoir déchiré tout le bras ! » Celui qui comprend les choses de cette façon est un humain spirituel. Les femmes d’aujourd’hui doivent créer une atmosphère solennelle, vous devrez toutes vous entraider. Toutes faite attention d’avoir une bonne disposition intérieure et d’être contentes du peu que vous avez. J’ai entendu une femme parler par rapport à une autre femme: « Elle ne m’a pas bien accueillie. » Comment elle peut te recevoir bien, quand son mari l’a battue et quand elle a eu des problèmes ! Pour cela, les gens spirituels doivent avoir de bonnes pensées envers les autres gens. On doit dire : « Il est un quelqu’un de bien », et il s’améliora pour de vrai. Vous apprendrez la loi du rajeunissement, c'est la Résurrection. Vous ne direz pas : « Nous avons vieilli », mais vous allez dire : « Nous sommes jeunes, dorénavant, nous travaillerons ! » Vous ne direz pas: « Je vais mourir », mais vous allez dire: « Je pense me faire une nouvelle maison. » Tu as perdu ton argent - tu diras : « Je l’ai donné à la banque. » Interprétez les choses dans leur sens juste. Un jour, les élèves du Christ, en passant près d’un chien mort, ont dit : « Que ça sent mauvais ! » Le Christ a dit : « Comme ses dents sont belles et blanches ! » Prends garde de cela, et ne dis pas : « Que ça sent mauvais ! », mais nettoies-toi les mains. Se laver les mains signifie être juste. C’est la seule façon d’améliorer le monde et pour ça il faut beaucoup d’années jusqu'à ce que vous apprenez les manifestations que les gens ont. Sofia, le 31 mai 1917, jeudi, conférence pour les femmes ibret* : mot d'origine turque; modèle, exemple V** : (en bulgare : В); la troisième lettre de l'alphabet bulgare qui signifie aussi « dans » l'Union.doc
  10. TABLE DES MATIÈRES La bonne prière..............................5 Notre Père....................................7 Le chemin de la vie..........................8 Prière pendant 6 mois.....................10 Prière du Règne............................13 Les fruits de l'Esprit........................15 Prière du Saint-Esprit.....................17 Prière de l’Esprit...........................18 Prière de la Trinité de Dieu...............19 Louange au Dieu de la Trinité...........21 Prière de la sainte pureté..................24 Invitation au ralliement....................26 Brève prière..................................29 Prière pour chaque jour....................29 La petite prière.............................30 La belle prière..............................31 La source du bien..........................32 Prière de la gratitude......................33 Prière matinale du disciple...............34 Prière au reveil.............................36 Prière du matin.............................37 Prière du matin.............................38 Prière du soir...............................39 Prière pour détruire les intentions malveillantes...............................40 Prière des forces...........................41 Prière des élus..............................42 Le bon chemin.............................43 Prière du disciple occulte.................44 Prière du disciple..........................45 Prière de Daniel............................46 Prière pour les trépassés I, II et III.......47 Prière de la miséricorde universelle.....50 Formules pour les trépassés..............52 Prière pour la guérison....................53 Prière pour la guérison....................54 Prière du Saint-Esprit pour les malades.....................................55 Prière pour les malades...................56 Formules de protection...................58 Formules diverses.........................62 - en cas de résolution à prendre......71 - à l’arrivée dans un lieu...............71 - au départ d’un lieu....................72 - Quand une contradiction survient.....74 - avant et après les repas...............74 Formules au coucher.....................75 Pendant les tremblements de terre......78 Formules pour la guérison...............79 Formules au cours de la respiration....83 Psaume 19.................................85 Psaume 23.................................87 Psaume 91.................................88 Psaume 121................................90 Psaume 133................................91 Commandement du Maitre..............92
  11. COMMANDEMENT DU MAITRE Aime le chemin parfait de la vérité et de la vie. Pose le bien comme fondement de ta demeure. Que l’équité en soit la mesure, L’amour, son ornement, La sagesse, son rempart Et la vérité, son flambeau. Alors seulement tu me connaitras et je me révèlerai à toi.
  12. Psaume 133 1. Voici, comme il est bon et agréable Que les frères vivent en union de pensée ! 2. C’est comme l’huile précieuse répandue sur ma tête, Qui descend sur la barbe, sur la barbe d’Aaron, Qui descend sur le bord de son vêtement. 3. C’est comme la rosée de l’Hermon, Qui descend sur les montagnes de Sion, Car c’est de là que le Seigneur envoie la bénédiction Et la vie pour l’éternité.
  13. Psaume 121 1. Je lève mes yeux vers les montagnes, D’où le secours pour moi viendra. 2. Le secours viendra du Seigneur, Qui a fait le ciel et la terre. 3. II ne permettra point que ton pied chancèle, Celui qui te garde ne sommeillera point. 4. Voici, il ne sommeillera ni s’endormira, Celui qui garde Israël. 5. Le Seigneur est celui qui te garde, Le Seigneur est ton abri à ta droite. 6. Pendant le jour, le soleil ne te frappera point, ni la lune pendant la nuit. 7. Le Seigneur te gardera de tout mal, II garde ton âme. 8. Le Seigneur gardera ton départ et ton arrivée, Maintenant et pour toujours.
  14. Psaume 91 Celui qui habite la retraite du Très-Haut, Repose à l'ombre du Tout-Puissant. Je dis à l’Etemel: « Tu es mon refuge et ma forteresse, Mon Dieu en qui je mets ma confiance ! » C’est lui qui te délivrera du filet de l’oiseleur, Et de la peste meurtrière. II te couvrira de ses ailes, Et sous sa protection tu trouveras refuge. Sa fidélité sera ton bouclier protecteur, Tu ne craindras ni les terreurs de la nuit, Ni la flèche qui vole pendant le jour, Ni la peste qui se glisse à travers les ténèbres, Ni la mortalité qui sévit en plein midi. Quand il tomberait mille hommes à ton côté Et dix-mille à ta droite, Tu ne serais pas atteint. Mais toi, tu contempleras de tes yeux Et tu verras le châtiment des méchants. Oui, tu es mon refuge, ô Éternel! Tu as pris le Très-Haut pour ton asile. Aucun mal ne t’atteindra, Aucun fléau n’approchera de ta tente, Car il ordonnera à ses anges De te garder dans toutes tes entreprises. Ils te porteront sur leurs mains, De peur que ton pied ne heurte contre une pierre. Tu marcheras sur le lion et sur l’aspic, Tu écraseras le lionceau et le dragon. Puisqu’il s’est attaché à moi, je le délivrerai; Je le mettrai en sureté, puisqu’il connait mon nom; II m’invoquera et je l’exaucerai. Je serai avec lui dans la détresse, Je l’en retirerai et je le glorifierai. Je le rassasierai de longs jours, Et je lui ferai contempler mon salut. *
  15. Psaume 23 1. Le Seigneur est mon berger. Je ne manquerai de rien. 2. II me fait reposer dans de verts pâturages, II me mène près des eaux paisibles. 3. II restaure mon âme. II me conduit dans les sentiers de la justice, à cause de son nom. 4. Et même quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort, Je ne crains aucun mal, Car tu es avec moi. Ta houlette et ton bâton me rassurent. 5. Tu dresses devant moi une table contre mes ennemis, Tu oins d’huile ma tête, Et ma coupe déborde. 6. En effet, le bonheur et la grâce m’accompagneront Tous les jours de ma vie, Et j’habiterai dans la maison du Seigneur éternellement. *
  16. Psaume 19 1. Les cieux racontent la gloire de Dieu Et le firmament proclame l’oeuvre de ses mains 2. Le jour parle à un autre jour Et la nuit instruit une autre nuit. 3. Sans paroles, sans un mot, sans entendre leur voix. 4. Leurs prédictions se sont répandues sur toute la terre et sont allées jusqu’aux extrémités de l’univers. Оù II a dressé un tabernacle pour le soleil 5. Et, le soleil, semblable à un époux qui sort de son palais, S’élance dans la carrière avec la joie d’un héros. 6. II se lève à une extrémité des cieux ; Et achève sa course à l’autre extrémité. Rien ne se dérobe à sa chaleur. 7. La loi du Seigneur est parfaite, elle restaure l’âme. Le témoignage du Seigneur est véritable, il rend sage l’ignorant. 8. Les ordonnances du Seigneur sont justes, elles réjouissent le coeur. Les commandements du Seigneur sont lumineux, ils éclairent les yeux. 9. La crainte du Seigneur est pure, elle subsiste pour toujours. Les ordonnances du Seigneur sont vraies, elles sont toutes justes, 10. Elles sont plus désirables que l’or, plus précieuses que l’or fin. Elles sont plus douces que le miel, que celui qui coule des rayons. 11. Ton serviteur en est averti, Pour qui les observe, la récompense est grande. 12. Qui connait ses égarements ? Acquitte-moi des fautes cachées. 13. Purifie-moi de l’orgueil, Afin qu’il ne me domine. Alors je serai intègre, innocent des fautes graves. 14. Reçois favorablement les paroles de ma bouche et la douce voix de mоп coeur. Ô, Seigneur, ma forteresse et mon sauveur ! *
  17. FORMULES AU COURS DE LA RESPIRATION Pour accepter les forces magnétiques vivifiantes au cours d’une respiration profonde: Inspiration : Je te remercie, Seigneur, pour la vie divine que tu as mise dans cet air et qu’avec lui je reçois. Rétention : Cette vie divine pénètre dans tout mon corps, et introduit partout force, vie et santé. Expiration : Par mon activité, je manifeste cette vie divine à l’extérieur. * Pour recevoir l'Amour divin, la Sagesse et la Vérité : Inspiration : Que le nom de Dieu soit glorifié en moi. Rétention : Que le Royaume de Dieu et sa justice s’établissent en moi. Expiration : Que la volonté de Dieu soit faite. (L‘inspiration se fait alternativement par la narine gauche puis par la narine droite) *
  18. FORMULES POUR LA GUÉRISON Préambule Toi, le Sublime qui bénit et crée, mets en ordre mon intellect, afin de penser juste. Viens, mets en ordre mon coeur, afin que l’amour vivant jaillisse. * Seigneur, tu es la source de la vie, envoie en nous ta force vivifiante, Г Esprit pour nous guérir, de toutes les maladies et souffrances. (3 fois) * Et cela est la vie éternelle de te connaitre, toi, le seul vrai Dieu, et le Christ que tu as envoyé. Et cela est la vie éternelle de connaitre l’amour, la sagesse et la vérité. Et cela est la vie éternelle de connaitre que Dieu est l’Esprit qui règne partout. * Je suis mobilisé, j’ai du travail, je sers Dieu. Et pour cette raison, que tous les esprits qui engendrent les maladies s’en aillent. * L’Amour vient. (3 fois) * Je vis en Dieu et Dieu vit en moi. Et en Dieu n’existe aucune maladie. C’est pourquoi je dois être en bonne santé, et je suis en bonne santé. * Je dispose d’une richesse inépuisable : je vis dans l’abondance de Гamour divin, je respire la lumière de la sagesse divine, je me meus dans la grande vérité divine, qui apporte la liberté et l’espace aux âmes en mettant en oeuvre tout ce que Dieu m’a donné. * Je désire que mon coeur batte rythmiquement, qu’il s’unisse avec le pouls du soleil et qu’il envoie correctement son énergie dans tout l’organisme, comme le soleil envoie la sienne dans le monde entier. * Je suis prêt à servir Dieu. Je sers Dieu ; je travaille pour Dieu, et pour cette raison, je dois être en bonne santé. * Au cours des bains de soleil, dire la formule suivante: Seigneur, je te remercie pour la sainte énergie de la vie divine que tu nous envoies avec les rayons du soleil. Je sens comment elle pénètre vivement tous mes organes, y introduisant partout force, vie et santé. Elle est Г expression de ton amour envers nous, et je te remercie. * Seigneur, tu es fort et tout puissant. Si tu le veux, tu peux libérer cet homme de ses souffrances. * Seigneur, je te prie, déverse sur moi les forces cosmiques vivantes pour qu’elles rétablissent chaque cellule de mon corps et lui apportent vie et santé, et pour qu’elles soutiennent mon esprit afin d’accomplir la tâche pour laquelle je suis venu. (Dire cette formule les bras levés et les mains de face)
  19. PENDANT LES TREMBLEMENTS DE TERRRE Quand commencent des fusillades, quand la terre commence à trembler sous vos pieds, dites mentalement : « Je peux accepter tout ce qui est bon ; je peux appliquer tout ce qui est bon. Quand je veux faire un bien, aucune force ne peut s’y opposer. Avec le Dieu vivant de l’Amour, qui a tout créé dans le monde, je peux tout faire. » (Dans toutes les situations de votre vie, que ces pensées restent en vous, et n’ayez pas peur.) *
  20. FORMULES AU COUCHER Seigneur, pendant mon sommeil, entoure-moi de ta lumière et avec elle protège-moi. Je vais là-haut pour étudier, pour prier et pour travailler. * Seigneur, que ton Esprit de l’amour, que ton Esprit de la sagesse et que ton Esprit de la vérité demeurent éternellement dans nos coeurs. * Seigneur des forces, envoie ton Esprit et éclaire ma chambre de ta lumière, et avec la force de ton Esprit entoure mon lit du cercle de feu de ton amour, afin que ma chambre et toute ma demeure soient libérées des mauvaises influences. * La perfection de l’amour sera le sens de ma vie. La perfection de l’amour éloigne chaque peur de mon âme et déverse la paix et l’allégresse dans mon esprit. En paix je me coucherai et m’endormirai, car toi seul, Seigneur, tu fais que je vive en sécurité. * Seigneur, que croisse en moi le Divin que tu as déposé dans mon âme. * Je connais un Dieu de l’amour, un Maitre de la sagesse et un Esprit de la vérité, auxquels je fais appel, afin qu’ils viennent, avec leurs forces vivifiantes, disperser toutes les mauvaises influences. (3 fois) * Dieu a tout déposé dans mon âme. Je veux accomplir sa volonté. Je veux accomplir le plan divin tel que Dieu l’a conçu pour moi. Que la volonté de Dieu soit faite. Je travaillerai comme Dieu l’a déterminé. * Pour toi, Seigneur, que je porte dans mon âme depuis l’éternité, j’étudierai et je servirai. * Seigneur, je te remercie de m’avoir donné une intelligence parfaite, dans laquelle tu as déposé ta sagesse, et un coeur excellent, dans lequel tu as déposé ton amour. Avec cet amour et cette sagesse, je veux te servir. * Seigneur, que ta paix et ta joie soient toujours avec nous, pour que nos coeurs s’illuminent et que nous te servions avec tout notre coeur, tout notre intellect, toute notre âme et toute notre force.
  21. FORMULES DIVERSES II est bon de choisir et de dire trois formules chaque jour. Dieu a tout déposé en mon âme ; je veux accomplir sa volonté. Que le plan divin tel qu’il l’a conçu pour moi se réalise. Je veux travailler pour devenir tel que Dieu l’a voulu. * Je désire, Seigneur, avec la force de ton amour, que croissent en moi les vertus que tu as déposées en mon âme dès le commencement. Je vais réunir toutes mes forces pour que ta volonté s’accomplisse. * Seigneur, que croisse en moi le divin que tu as déposé en mon âme dès la création de l’Univers. * Perfectionner l’amour sera le but de ma vie. L’amour parfait élimine toute peur de l’âme et apporte paix et joie à l’esprit. * Seigneur, que demeurent en nos coeurs ton Esprit d’Amour, ton Esprit de Sagesse et ton Esprit de Vérité. * Je te prie, Seigneur, de m’envoyer un ange pour qu’il m’apprenne à faire le plus petit bien, pour qu’il m’apprenne à faire le plus petit acte d’amour, pour qu’il m’enseigne la plus petite connaissance, pour qu’il me montre à donner aux autres la plus petite liberté et à manifester la plus petite miséricorde. * Seigneur, je te remercie de m’avoir donné un bon intellect dans lequel tu as déposé ta Sagesse, un bon coeur dans lequel tu as mis ton Amour. Avec cet Amour et cette Sagesse, je veux accomplir ta Volonté. * Seigneur, que ta paix et ta joie demeurent toujours en nous. Qu’elles nous éclairent, afin que nous te servions de tout notre coeur, de toute notre pensée, de toute notre âme et de toute notre force. * Pour toi, Seigneur, que je porte en mon âme de toute éternité, je veux apprendre et te servir. * Le disciple doit avoir : Un coeur pur comme le cristal, Un intellect lumineux comme le soleil, Une âme vaste comme l’Univers Un esprit puissant comme Dieu Et un avec Dieu ! (3fois) * Que Dieu soit glorifié dans la Fraternité Blanche, et que les Frères Blancs soient glorifiés dans l’Amour de Dieu. * Seigneur, notre Dieu, que ton règne vienne sur la terre comme au ciel, et que tous les peuples que tu as appelés prennent leur place dans ton Royaume, pour te servir dans la joie et l’allégresse. * Dieu règne au Ciel, Dieu règne dans la Vie, que son nom soit sanctifié. Seul le chemin lumineux de la sagesse mène à la vérité. Dans la vérité se cache la vie. Que la paix de Dieu et que sa bénédiction se répandent sur toute la terre. * Par sa Vérité Dieu nous libère. Dieu est Amour, Dieu est Sagesse. Nous sommes le bien. Nous sommes la vérité. * Grand est Dieu dans son amour ! Grand est Dieu dans sa sagesse ! Grand est Dieu dans sa vérité ! Dans son amour Dieu instruit. Dans sa sagesse, Dieu nous éclaire. Dieu est miséricordieux et compatissant Et sa bonté est au-dessus de tout. Sa joie soutient tout. Tout vit et se meut en Dieu. II est joie et allégresse pour tout ce qui vit dans le monde. * Dieu est Amour. Dieu est Sagesse. Dieu est Bonté. * Tu es grand, Seigneur. Grandes sont tes oeuvres. Grand est ton nom, au-dessus de tout. J’envoie vers toi mon amour. En tout et en tous je te vois et t’aime. Je te servirai durant toute l’éternité. * Miséricordieux, saint et doux Seigneur, manifeste-moi la lumière de ton visage, afin que je puisse accomplir ta volonté. * Seigneur, avec tout mon coeur, avec toute mon intelligence, avec toute mon âme et avec toute ma force, je veux accomplir ta douce volonté sans aucune exception. * Seigneur, je veux, avec la force de ton amour et de ta sagesse que grandissent les vertus que tu as déposées en moi dès le début dans mon âme, et je m’appliquerai de toutes mes forces à accomplir ta volonté. Sanctifions le nom de Dieu. Cherchons le Royaume de Dieu et sa justice. Et accomplissons la volonté de Dieu. * Seigneur, tu peux tout. Ton Esprit, que tu as envoyé pour nous guider, par toi peut tout. Et nous, par ton Esprit, pouvons tout. * Tu diras à ton âme : Dieu est avec toi, tu vaincras, ta victoire est aussi la mienne. Je crois seulement en un Dieu de la sagesse, en un Dieu de l’amour et en un Esprit de la vérité. * Aime, étudie, sois silencieux, supporte, pardonne, continue à avancer sur ton chemin et n’oublie pas Dieu. * Dieu de l’amour n’est pas le Dieu des morts, mais le Dieu des vivants. Je suis vivant et ce Dieu est en moi, et puisqu’il est mon Dieu, avec lui je peux tout faire. * Dans l’accomplissement de la volonté divine réside la force de l’âme humaine. Dieu a tellement aimé le monde qu’Il a donné son Fils unique, afin que celui qui croit en Lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. * Avant toute chose, cherchez le Royaume de Dieu et sa justice et tout le reste vous sera donné par surcroit. * II est dans le plan divin que je croisse dans la Vertu. II est dans le plan divin que je croisse dans la vérité divine. II est dans le plan divin que je vive dans la vérité divine. II est dans le plan divin que je fleurisse dans la sagesse divine. II est dans le plan divin que je murisse dans Г amour divin. Par conséquent je suis dans la voie de la vérité et de la vie divine. Ce droit personne ne peut me l’enlever. Ce droit m’appartient. La où est Dieu, je suis aussi. * En cas de résolution à prendre, ou de difficultés avec quelqu’un, s’imaginer le Christ en soi et dans l’interlocuteur, respirer profondément en partant du plexus solaire, et penser fortement: Seigneur, parle à travers lui et parle à travers moi. * À l’arrivée dans un lieu : Ô, purs esprits lumineux, gardiens de ces lieux, Merci de nous accueillir avec hospitalité Et que Dieu vous bénisse. (3 fois) * Au départ d’un lieu : Ô, purs esprits lumineux, gardiens de ces lieux, Merci de nous avoir accueillis parmi vous. Restez ici en paix, Et que Dieu vous bénisse. (3 fois) * Mon coeur est chaud, mon âme est fraiche, mon intellect est lumineux, mon esprit est ferme, parce que je vis selon la loi de l’amour infini, dans lequel il n’y a aucune trahison. * Que la paix de Dieu soit, et que la joie et l’allégresse divines brillent en nos âmes. * Garde-nous, Seigneur, avec ton Saint Nom durant tous les jours de notre vie. Dans tes mains nous abandonnons notre esprit. Guide-nous dans la lumière de ton enseignement. * Dieu est Amour. Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements. Mon Père et Moi viendrons, et ferons notre demeure en vous et Je me révèlerai à vous. * Sans peur et sans obscurité. Sans peur dans l'Amour infini de Dieu. (3 fois) * Dépose la vérité dans ton âme et tu acquerras la liberté que tu cherches. Dépose la sagesse dans ton intellect, et la lumière viendra et la connaissance t’aidera. Dépose la pureté dans ton coeur, et l’amour viendra et la vie véritable commencera. * Ô, Amour suprême, commencement de tous les biens dans notre vie, en tant que ton enfant, aide-moi à accéder à la connaissance. Je sens mon lien avec toi, et dans mon aspiration vers toi je n’ai aucune peur des tentations terrestres, et je crois que j’accomplirai ma destinée en m’unissant à toi. Amen * Quand une contradiction survient : À Dieu, tout est possible. Je vis en Dieu, et avec sa Sagesse, je peux tout réaliser. * Avant et après les repas : L’amour de Dieu apporte la vie pleine et abondante. (3 fois)
  22. FORMULES DE PROTECTION Avec une bougie dans les mains, dire, face à l’Est, en tournant vers la gauche, et sans s’arrêter: Seigneur, mon Dieu, encercle-moi de ta brillante et divine lumière, et sois ma forteresse contre toutes les mauvaises pensées et intentions. * Les deux formules suivantes se disent tourné vers l’Est, puis, après un quart de tour à gauche, vers le Nord, puis face à I’Ouest, et enfin face au Sud, avec les mouvements des bras qui les accompagnent. Les mains levées, doigts joints au-dessus de la tête, dire la phrase suivante en abaissant les bras sur les côtés, en demi-cercle: « Seigneur, inspire-moi par ta lumière blanche et pure. » Et en relevant les bras dans le mouvement inverse dire : « et encercle-moi de ta muraille de diamant. » Quand les mains sont jointes au-dessus de la tête, tourner d’un quart de tour à gauche. Terminer face à I’Est, abaisser les bras en disant: « Amen. » * Tourné vers l’Est, la main droite levée à droite de la tête, dire: « Seigneur, protège-moi avec ta lumière blanche » Puis, faire avec la main droite un cercle, de droite à gauche au-dessus de la tête, en disant : «et entoure-moi de ta muraille de diamant ». La main droite levée comme au départ, terminer par la phrase suivante : « L’Esprit de Dieu, le Bien Aimé de mon âme, fera tout pour moi. » (3 fois) * Au nom de L'amour de Dieu, Au nom de la sagesse divine, Au nom de la vérité divine Dans laquelle nous vivons et nous nous mouvons Et avec l’aide de notre doux et puissant Maitre, II faut que disparaissent et s’écartent Chaque mal et chaque mauvaise pensée, De ma ville, de ma maison et de moi-même Et que Dieu me garde dans tous les jours de ma vie. (Dire 4 fois: une fois tourné vers l’Est, puis une fois tourné vers le Nord, puis vers l’Ouest et enfin vers le Sud) * L’amour vient. (3 fois) * Sans peur dans l'Amour infini. (3 fois) * Seigneur de l'amour, Dieu de la lumière, disperse toutes les influences impures autour de moi. (3 fois) * Au nom de l’Amour divin, au nom de la Sagesse divine, au nom de la Vérité divine dans laquelle nous vivons et nous nous mouvons, et avec la force de la Parole vivante de Dieu, que soient dispersées toutes les pensées mauvaises et maléfiques ainsi que toutes les forces ennemies. (3 fois)
  23. PRIÈRE POUR LES MALADES Seigneur des forces, tu es notre refuge de génération en génération. Nous glorifierons ta miséricorde durant les siècles des siècles. Tu as fait un testament avec tes élus, car tu as une main forte et ferme pour accorder la pitié à ceux qui te connaissent par ton nom. Tourne ton regard, Seigneur, vers le frère (la soeur)......qui souffre, vois ses souffrances et soulage-les. Nous croyons fermement en tes paroles quand tu as dit: «Tourne ton regard vers moi et je t’ouvrirai, car je suis ton Dieu, qui soutient ta main droite, et te dis : n’aie pas peur, je te viendrai en aide. N’aie pas peur, je t’ai choisi, je t’ai appelé par ton nom. Tu es mien quand tu passes à travers les eaux. Je serai avec toi quand tu passeras à travers le feu, tu ne bruleras pas, et la flamme ne t’embrasera pas, et dans la faiblesse ne crains rien, car je suis avec toi ! » Et maintenant, Seigneur, entends ma prière, et verse sur lui (elle) ton abondante miséricorde. Amen
  24. PRIÈRE DU SAINT-ESPRIT POUR LES MALADES Celui qui est en Christ, Est une créature nouvelle. Et toutes les bénédictions viendront sur toi et y resteront. Je te guérirai. Un Corps et un Esprit! Je suis le Seigneur Qui te guérit. Sois purifié ! Dieu sois charitable Pour moi le pécheur ! Guéris mon âme et fais-moi grâce ! Amen Priez les uns pour les autres, afin de guérir. Une demande faite avec foi sauvera un tel... qui souffre. (Pour la guérison dire les psaumes 102, 40, 35, 91, 70, 86, 88, 97, 115, 116. Pour les malades mentaux, le psaume 57.)
  25. PRIÈRE POUR LA GUÉRISON Dieu, omniprésent, et au nom du Seigneur miséricordieux, qui a parlé avec ton serviteur, que ta force de guérison se manifeste à travers nous, tes serviteurs, pour la gloire de ton nom. Nous te remercions de nous avoir entendus. Tu es le seul Seigneur, et nous n’en avons pas d’autre que toi. Tu es celui qui peut toujours guérir, et ta guérison est santé pour l’âme et le corps. Restaure l’activité harmonieuse entre l’intellect et l’âme, et entre l’âme et le corps. Dirige la source du coeur vers le bien et les forces du corps vers un travail utile. Que ce frère (soeur)......qui souffre reçoive ta miséricorde pour que tous nous puissions nous réjouir de la présence de ton amour, de ta bonté et de ta force. Amen (Dire cette prière le mercredi, le samedi et le dimanche à 7h et à 9h du matin)
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