Ani

1921_02_27 L’Amour

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L’Amour

« La plus grande de ces choses, c'est l'amour. »

Corinthiens 13 :13

« Dieu est amour. »

1 Jean 4 :8

Je parlerai ce matin d’un verset que je mets comme fondement de la Grande Science divine, à savoir le verset : « Dieu est amour ». Vous direz : « Nous le savons ». Oui, en partie, mais pas complètement.

Je vais vous poser un problème en mathématiques, une équation mathématique : nous commencerons par les inconnues x / y = x1 / u1 et w / m = e / a. Le dernier rapport sont les éléments des mathématiques supérieures spirituelles, des mathématiques vivantes ; x est une grandeur du monde réel, visible, matériel et ce x peut être déterminé très facilement. Comment ? Vous travaillerez.

Je vous soumettrai un autre problème qui est le suivant : de deux villes, se faisant face l’une à l’autre, sortent deux groupes de soldats qui se croisent et se saluent. Les uns demandent aux autres : « Combien êtes-vous ? » Les autres répondent : « Si l’un de vous vient avec nous nous serons deux fois plus que vous » et les premiers leur disent : « Si l’un de vous vient avec nous, nous serons autant que vous ». Celui qui connaît les règles en mathématiques trouvera tout de suite la valeur de x et de y. Et lorsque vous résoudrez combien vaut x, c’est-à-dire le monde visible, matériel, alors vous passerez au monde spirituel, x1 / y1. Ce sont des vérités abstraites.

« Dieu est amour ». Je prends l’amour comme principe : hors de l’amour nous ne connaissons pas Dieu, Il est uniquement dans l’amour. Comme l’amour est accessible à toutes les créatures, il n’y a pas d’être organique ni de matière vivante dans le monde qui, d’une façon ou d’une autre ne soit pas étroitement lié à l’amour, et influencé par lui. Donc, nous connaissons Dieu dans l’amour et ce Dieu de l’amour n’est pas en dehors de nous, Il ne demeure pas seulement dans l’univers, mais Il demeure aussi en nous. Dans les Écritures l’un des commandements dit : « Aime le Seigneur Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée et de toutes tes forces ». Vous comprenez le sens de ce commandement.

Je vais examiner l’amour de quatre points de vue : en tant qu’élan, sentiment, force et principe. L’amour en tant qu’élan agit dans le cœur ; en tant que sentiment, dans l’âme ; en tant que force, dans la pensée ; et en tant que principe, dans l’esprit : c’est le cycle entier du développement humain du début à la fin. Lorsque le début et la fin s’unissent au même endroit, se forme un nouveau commencement ; lorsque ce nouveau commencement s’unit avec sa fin, se forme un autre commencement, c’est donc un processus perpétuel dans le monde divin, sans début et sans fin.

L’amour en tant qu’élan a un début : par exemple une jeune fille reste tranquillement à la maison et rien ne la perturbe, mais un jour elle rencontre un jeune homme, un élan apparait aussitôt en elle et elle se trouble ; la même chose arrive au jeune homme, c’est donc le début de leur trouble. Je dis : « C’est le début de leur amour d’élan ». Quelle en est l’issue ? Ils se marient, ils ont des enfants - est-ce la fin de la vie ? Non.

Maintenant survient la deuxième manifestation de l’amour, sa manifestation en tant que sentiment qui agit alors sur l’âme. C’est un degré de développement supérieur : le sentiment se manifeste entre amis et frères. Donc celui qui a un ami ou un frère doit déjà être passé par le premier feu de l’amour ; tant que cela n’arrive pas, tu ne peux pas éprouver la seconde manifestation ; la fraternité est basée sur l’amour en tant que sentiment qui se manifeste dans l’âme. La polarisation se produit par le biais du sentiment : l’élan, ce sont les racines dans le monde physique et le sentiment, ce sont les branches ; l’élan va vers le centre de la terre et le sentiment vers Dieu.

L’amour en tant que force se manifeste uniquement chez les saints, le Christ, les personnes prêtes à défendre une cause divine. On ne peut pas avoir d’amour sans pensée ; voilà pourquoi ceux qui ont assimilé la vérité et qui veulent défendre l’amour ont la force du Christ, la force des saints, et protègent leur amour par les sacrifices.

L’amour en tant que principe vient à peine maintenant dans le monde, il embrasse tout. Dans l’amour en tant que force il y a de la haine et de l’attraction, de la répulsion, de la cajolerie et des griffures ; dans l’amour en tant que principe, il n’y a aucune contradiction, il apaise toutes les contradictions dans le monde, rien n’est mal pour lui, mais tout est bon, sublime.

Chacun de vous, s’il veut comprendre le sens de la vie ne doit pas la fuir, mais passer par tous les stades : par les racines, les branches, la fleur qui est la force de l’amour, et goûter son fruit qui est le principe de l’amour. Lorsque tu passeras successivement par les racines, les branches et la fleur de l’amour, tu arriveras finalement dans le principe, le fruit de l’amour qui te donnera le sens. Là se trouve l’immortalité, le monde sans mort, le monde de la Résurrection. Il est dit dans les Écritures que l’amour est le ciment de la perfection.

Ainsi, vous ne pouvez pas comprendre l’amour tant que vous ne comprenez pas votre cœur, tant que vous ne comprenez pas les éléments et les forces qui se cachent en lui ; vous ne pouvez pas comprendre l’amour tant que vous ne comprenez pas les sentiments, les éléments et les facultés de votre pensée ; vous ne pouvez pas comprendre l’amour tant que vous ne comprenez pas les élans et les forces de votre esprit. L’étude de l’amour est une grande science dont le nouveau ciel et la nouvelle terre s’occuperont. L’amour est le premier grand principe de Dieu par lequel Il se manifeste.

Je ne veux pas vous parler sur cette question seulement en théorie, mais je vous prouverai que l’amour a un rapport au cœur en tant qu’élan, à l’âme en tant que sentiment, à la pensée en tant que force et à l’esprit en tant que principe. Par conséquent, chacun de vous peut savoir quel est son amour. Comment ? Par les battements, les pulsations de son cœur : le pouls du cœur, c’est le rythme de l’amour, la circulation sanguine est aussi en lien avec l’amour. Le jour où l’homme cesse d’aimer, son cœur aussi cesse de battre. Lorsque certains détestent, c’est le côté négatif de l’amour, et les palpitations cardiaques apparaissent alors. Le cœur bat parfois plus vite, parfois moins vite ; les gens appellent ce phénomène palpitations, mais moi je dis que chez ces gens la loi de l’amour ne fonctionne pas correctement. « Comment nous corriger ? » Entrez dans votre cœur, dans vos sentiments, dans la force et dans le principe de l’amour, régulez-les et vous éprouverez une joie que seuls les saints et les mystiques ont éprouvée, et vos palpitations cesseront ! Cette science vous est nécessaire.

Je serai très axé sur le principe et très pragmatique sur la question que j’aborde. Par exemple, vous ressentez parfois l’amour en tant qu’élan et vous vous dites : « Embrassons-nous ». Alors deux personnes s’unissent, elles sont joyeuses ensemble, telles des tourterelles, elles s’embrassent mais disent ensuite : « Qu’avons-nous fait ! » Je ne dis pas que les embrassades sont une mauvaise chose, mais chaque baiser doit contenir de l’amour. Chaque baiser sans amour est un crime et chaque crime porte avec lui le malheur pour le cœur ou pour l’âme. Je ne suis pas de ceux qui disent qu’il est criminel que les gens s’embrassent ; ils peuvent s’embrasser, mais comment ? Vous vous arrêterez, vous vous tiendrez devant Dieu, et vous demanderez : « Seigneur, puis-je exprimer Ton amour ? »

Si le Seigneur vous parle et dit : « Exprime Mon amour », alors vous pouvez vous embrasser. Mais si tu vas au nom de Dieu et mets Sa signature, mais sans donner d’amour, c’est un crime dont le Seigneur te tiendra responsable : voilà ce qu’est le karma, le crime karmique de ceux qui jouent avec un amour mensonger.

Le Christ est la manifestation de ce grand amour. Donc, lorsque je parle du Christ, je le considère non pas comme un principe abstrait, mais comme une incarnation réelle de l’amour. L’amour n’est pas quelque chose d’abstrait, il est réel, il a une forme, un contenu et un sens. Celui qui connaît l’amour, connaîtra aussi le monde : nous connaissons le monde par le biais de l’amour. Là où il y a de l’amour, il y a de la vie, du mouvement, tout se met à vivre en son sein, alors que s’il n’y a pas d’amour, il ne peut pas y avoir de vie. Et lorsqu’il est dit que Dieu est amour, cela signifie que s’il y a de l’amour, il y a une manifestation de Dieu.

Quelqu’un te dit : « Je t’aime ». Comment ? Avec l’élan, le sentiment, la force ou le principe de l’amour ? Ce sont des choses différentes, il ne faut pas tromper les autres. Il te répondra : « Je t’aime avec l’élan d’amour », ou bien « avec le sentiment d’amour », ou bien « avec la force d’amour ». Lorsque la force d’amour viendra en toi, la clarté se fera dans tes pensées ; si tu as l’amour des sentiments, si tu es triste, tu deviendras aussitôt doux et joyeux, tu seras prêt à tous les sacrifices ; si quelqu’un vient à toi avec un élan d’amour, il te rendra actif. Votre fille, douce comme un agneau jusqu’à la veille, commence à fixer le sol, elle veut se manifester et dit : « Je veux descendre dans la matière pour étudier la vie ». Nous disons qu’il ne faut pas pécher, mais c’est la seule façon de comprendre les éléments de l’amour. Dans l’amour en tant qu’élan les péchés sont inévitables. Nous devons avoir en nous l’élan et la force de l’amour. Il y a dans l’amour deux polarisations : en tant qu’élan et en tant que sentiment qui se manifestent dans le monde physique, et en tant que force et en tant que principe qui appartiennent au monde divin : ce sont les deux grandes manifestations de l’amour.  

Vous avez étudié la physiologie : quel est le pouls normal du cœur ? Vous commencerez par une grande science : faites des observations et notez selon vos différentes dispositions le nombre de battements du cœur par minute ; observez quel est l’écart en nombre de battements, ou bien quel angle se forme lors d’un flux et d’un reflux du cœur. Cet angle doit être égal à peu près à soixante degrés : la loi de l’évolution humaine. Lorsque vous avez une disposition agréable de l’âme, comptez de nouveau les battements du cœur. Par exemple une jeune fille aspire à un jeune garçon ; qu’elle calcule le nombre de battements de son cœur à la minute où elle le croise : par les battements de son cœur elle peut déterminer s’il est fidèle dans son amour ou s’il la trahira, cela va déterminer ses rapports futurs, etc. Lorsque les jeunes gens se séparent et faiblissent, qu’ils calculent de nouveau le nombre de battements de leurs cœurs. Lorsque vous doutez de quelqu’un, calculez aussi le nombre de battements de votre cœur. Notez ces chiffres, commencez à travailler avec les mathématiques supérieures. Pourquoi, lorsque deux jeunes gens se rencontrent avec un élan l’un envers l’autre, leurs cœurs frémissent-ils ? C’est naturel, ils doivent frémir, sinon il n’y a pas de vie dans ce cœur. La mère qui est enceinte ressent bien le frémissement de son enfant dans son ventre ; elle commence alors à se réjouir. Le frémissement montre que la vie divine vient et le Seigneur demande : « Es-tu prête à accueillir cette vie et à la modeler ? » Le Seigneur parle de la même manière aux deux jeunes gens, mais la jeune fille ne veut rien entendre, elle songe aux chapeaux, aux robes, à l’aménagement de sa maison sans songer aux frémissements de son cœur. C’est pourtant précisément ce frémissement qui est important, et le reste n’est que secondaire. Cette science dont je vous parle est réelle : travaillez avec ces chiffres.

Vient ensuite le deuxième stade de l’amour. Vous avez un ami que vous aimez avec les sentiments les plus purs et les plus désintéressés, vous notez une intensité en vous : observez vos battements de cœur, trouvez ces rapports. Cela sera le y de la proportion. Ensuite mesurez vos battements de cœur lorsque votre frère ou votre ami est près ou loin de vous, il y a une différence.

Puis vient le troisième stade de l’amour, c’est-à-dire l’amour en tant que force. Par exemple vous lisez l’hagiographie d’un saint, ou bien vous rencontrez quelqu’un prêt à se sacrifier pour une idée, pour l’humanité et il quitte sa mère, son père, son foyer, aussitôt votre cœur frémit ; mesurez alors le nombre de ses battements.

En m’écoutant parler ainsi, vous allez rétorquer : « Pourquoi nous préoccuper de ces choses, il y a des questions bien plus importantes ». Non, il n’y a pas de choses plus importantes. Si vous savez réguler votre cœur comme Dieu l’a initialement créé, il régulera votre intelligence et elle donnera des conditions à l’esprit pour se manifester : tout cela est lié. Si vous laissez échapper le petit, vous laisserez échapper le grand : il y a un rapport entre les petites et les grandes mesures. Ce qui est une unité dans le monde divin est une pluralité dans le monde physique, et ce qui est une unité dans le monde physique est une pluralité dans le monde divin. C’est très naturel : du monde divin s’écoule un très grand fleuve, il représente une unité, mais lorsqu’il descend dans le monde physique, chacun fait un petit barrage pour récupérer une rigole qui formera un petit cours d’eau ; ces petits cours d’eau retournent dans le monde divin et s’unissent pour former un grand fleuve.

Ainsi, chaque dysharmonie du cœur est une dysharmonie dans votre amour, dans son élan, dans ses sentiments ou dans sa force. Si la dysharmonie est dans votre élan, vous en chercherez la raison dans votre cœur ; si la dysharmonie est dans vos sentiments, vous en chercherez la raison dans votre âme ; si la dysharmonie est dans votre force, vous en chercherez la raison dans votre intelligence. Vous chercherez par conséquent la dysharmonie de votre vie dans ces trois régions : de votre cœur, de votre âme et de votre intelligence. Ayez en tête que l’amour ne peut se manifester sans intelligence, il n’est pas pour les sots, les sots n’ont jamais ressenti d’amour. Tous les êtres privés d’amour sont aussi privés d’intelligence, et chaque être qui a de l’amour a aussi de l’intelligence. Chez les êtres privés d’amour, il se manifeste automatiquement un mouvement, une croissance, de l’extérieur vers l’intérieur ; alors que chez ceux qui ont de l’amour, la croissance se fait de l’intérieur vers l’extérieur. Donc les érudits qui n’ont pas d’amour, mais du savoir amassent des informations et citent des sources diverses : chez eux le mouvement vient de l’extérieur ; ceux qui ont de l’amour croissent de l’intérieur vers l’extérieur ; ils assimilent cette nourriture et la traitent. Lorsque nous observons des gens avec beaucoup de connaissances, mais sans amour, nous disons d’eux : « Cet homme n’a pas d’amour envers son frère ».

Le plus important c’est d’avoir un ami que nous aimons. Qui est cet ami ? C’est le Christ. Vous rencontrez un maître, vous l’aimez ; qui est ce maître ? Le Christ ; vous trouverez dans sa pensée le sens de la vie. Une jeune fille a un élan envers un jeune homme. D’où vient cet élan ? Le Christ est dans cet élan et il ne trompe jamais. Celui qui ne trompe jamais, je le nomme le Christ, alors que celui qui induit en erreur dans l’élan, le sentiment et la force est l’antichrist. Celui qui a un élan juste dans le cœur, un sentiment juste dans l’âme et une force juste dans l’intelligence, est le Christ. Aucun mensonge n’est toléré dans l’amour. Celui qui essaie de corrompre cet amour, porte une malédiction, il endosse le malheur sur le plan karmique, et c’est ainsi qu’est déclenchée la chute dans l’amour.

Ainsi, lorsque vous résoudrez ces chiffres, vous trouverez à quoi sont égaux x et y ; y demande à x : « Combien êtes-vous ? » x répond : « Si l’un de vous vient avec nous, nous serons deux fois plus que vous ; mais si l’un de nous vient chez vous, nous serons autant que vous ». Donc, x est égal à 7, y est égal à 5. Ce serait le cas si nous travaillions avec les nombres jusqu’à 10, mais si de y vers x se déplacent non pas 1 mais 10, alors x serait égal à 70 et y à 50. Lorsque vous résolvez cette première équation, vous approchez de l’équation divine où vous allez chercher à quoi sont égaux les x et y divins. Ceux parmi vous qui ne connaissent pas les mathématiques, trouveront un mathématicien pour leur présenter les nombres imaginaires. Vous direz : « Faut-il maintenant nous occuper de ces x ? » Mais chacun de vous n’est-il pas un grand X ? Je peux vous le démontrer. Dites-moi si vous savez à quelle heure vous êtes venus sur terre, d’où vous venez et où vous allez ? Vous ne le savez pas, vous ne vous rappelez pas le moment de votre naissance. Vous parlez du Christ mais vous ne le connaissez pas ; vous le connaissez comme personnage historique, mais vous ne le connaissez pas en tant qu’amour, en tant que principe. Avez-vous essayé l’amour en tant que force et principe ? Avez-vous eu des expériences saintes, avez-vous éprouvé ce qu’éprouve quelqu’un prêt à tout sacrifier pour son ami ? Certains parmi vous ont ce vécu. Concernant l’élan d’amour, vous êtes tous des héros, je le reconnais ! Lorsqu’on parle de l’élan d’amour, cinq cents millions de personnes le connaissent ; seul un million connaît le sentiment d’amour ; à peine dix mille connaissent la force d’amour. Ainsi, 500 000 000, 1 000 000 et 10 000, sont des chiffres avec lesquels vous pouvez former trois équations.

Dieu est Amour. Il faut commencer correctement avec l’amour : ne cherchez pas Dieu au ciel, mais cherchez-le comme l’enfant cherche sa mère, et les fleurs le sol : enracinez-vous profondément, entrez dans le monde matériel. Lorsque vous descendrez à cinq, dix, quinze, vingt mètres en profondeur, vous aurez envie de vous polariser et de remonter : ces deux directions opposées créent le désir de croître vers le haut et vers le bas. Par cette loi nous réconcilions les matérialistes et les idéalistes. Viennent alors dans le monde les matérialistes, les incroyants comme on les appelle, ceux qui ont un élan ; ils descendent profondément dans la matière, ils n’ont jamais vu le soleil. Ces gens sont les racines, alors que les idéalistes sont les branches. Si nous n’avions pas de matérialistes, nous n’aurions pas d’idéalistes. Les idéalistes disent aux matérialistes : « Aujourd’hui, travaillez en bas, mais un jour vous remonterez, vous reconnaîtrez que Dieu existe, alors que nous, nous comprendrons qu’il existe un lieu sans amour ».

Ce n’est pas la même chose d’être piqué avec une aiguille ou caressé avec une main. On dit : « Un tel a embrassé une jeune fille. – Qu’est-ce qui est le mieux : la mordre, la frapper ou l’embrasser ? Il vaut mieux l’embrasser que la mordre ou la griffer comme il faisait jadis lorsqu’il était un loup. Le baiser est donc un moyen pour les humains de ne pas se faire mal les uns aux autres. « J’ai autrefois commis des crimes effroyables, mais maintenant je t’embrasserai pour que tu voies que je n’ai pas de griffes ni de crocs comme dans le passé », dit le jeune homme à la jeune fille. Elle dit : « Comme il est beau mon bienaimé ! » Pourquoi est-il beau ? Parce que l’amour est entré dans ce loup et l’a rendu docile. Si l’amour quitte son cœur, il redeviendra un loup. On le voit bien, s’il la quitte un jour, il commence à médire à son sujet, il cherche un moyen de se venger, il veut la frapper et devient comme une bête. De son côté, la jeune fille achète du vitriol qu’elle lui jette au visage et le rend malheureux pour le restant de ses jours. Et on dit ensuite : « Comme l’être humain est noble ! » Oui, il est noble tant qu’il y a de l’amour dans son cœur, mais si l’amour le quitte, il n’a aucune noblesse et devient un vrai démon, les démons sont des êtres privés d’amour. Nous n’avons pas de raison de leur en vouloir, ils éprouvent des souffrances et des tourments que nous ne connaissons pas ; tous les pécheurs et tous les criminels éprouvent de grands tourments. Vous n’avez pas éprouvé d’amour, vous ne le connaissez pas dans toutes ses manifestations, votre amour suffit à peine pour vous empêcher de griffer ou de mordre. L’amour doit aussi se manifester en vous comme un sentiment, non seulement pour vous empêcher de griffer et de mordre, mais aussi pour donner quelque chose de soi. La mère a éprouvé cet amour. Elle dit : « Autrefois j’ai étouffé par amour », mais maintenant elle met son enfant d’un sein à l’autre et l’allaite. Qu’est-ce que l’allaitement ? C’est toute une science ; je recommande aux mères et aux pères d’étudier l’allaitement : observez la loi de l’allaitement, regardez si votre enfant vous pince, s’il pleure, s’il vous mord et vous connaitrez ainsi son degré d’évolution.

Revenons maintenant à la loi de base : Dieu est amour. Mettez-vous en tête l’idée suivante : Dieu est amour dans Sa manifestation originelle. Si vous comprenez ce premier principe, vous comprendrez tous les autres principes ; si vous ne comprenez pas le premier principe, vous ne pouvez rien comprendre d’autre. Par conséquent, je vous recommande à tous de revenir au premier principe : comprendre Dieu en tant qu’amour. Si vous saisissez le premier principe, vous saisirez le second, le principe de la sagesse ou de la foi. L’amour est le principe du cœur et de l’âme ; la foi est le principe de l’intelligence et de l’esprit ; c’est une polarisation. La foi découle de l’amour, elle est un principe secondaire ; les théosophes le nomment buddhi, émanation du deuxième Logos qui crée des conditions de vie. Seule la pensée et l’intelligence peuvent créer de véritables conditions pour la vie juste et qui élève ; seul l’homme conscient, intelligent peut se développer correctement, le sot ne le peut pas. Certains diront : « Le savoir rend orgueilleux ». Non, c’est le savoir sans amour qui rend orgueilleux, alors que le savoir avec amour anoblit. Le savoir sans le premier principe rend orgueilleux, c’est-à-dire il devient douloureux ; les anglais disent « chair orgueilleuse, chair douloureuse », c’est-à-dire une chair qui ne peut se soigner ; ceci désigne quelqu’un qui sait beaucoup, mais n’a pas d’amour.

Ainsi, ce Seigneur que nous mettons à la base du cœur, de l’âme, de la pensée et de l’esprit, c’est le Dieu de l’amour, Il est le fondement de l’amour. Lorsque l’amour fait le tour de tous ses lieux, un cercle se forme ; par conséquent, transportez votre amour du cœur dans l’âme, de la pensée, dans l’esprit et unissez-vous à Dieu. Ce sont quatre grands mondes : le cœur, c’est le monde astral, l’âme, c’est le paradis chrétien – que les théosophes appellent devakan, et l’amour en tant que force, c’est le monde mental. Lorsque vous entrerez dans le monde mental vous y rencontrerez des créatures qui cultivent l’amour en tant que force. L’amour en tant que principe, c’est le monde de l’esprit, c’est-à-dire le monde divin ; lorsque vous entrerez dans ce monde, vous monterez vers Dieu, et c’est là uniquement que vous pourrez résoudre tous les tourments, par voie expérimentale, et vous comprendrez les raisons profondes de ce qui arrive maintenant. Ne scrutez pas vers l’extérieur à présent, vous n’y verrez rien, mais dirigez votre intelligence et votre pensée vers votre âme.

Je vous donnerai une méthode de travail : tu as un frère, un ami, demande-toi : « Suis-je prêt à donner la moitié de ma fortune à ce frère, puis-je le laisser disposer de tout ce que j’ai ? » Faites d’abord des essais en vous-mêmes pour vous éprouver, et cinq ou dix ans plus tard, lancez-vous ! Certains parmi vous pourront se jeter à l’eau dès la première année, mais d’autres au bout de dix ans. Et alors, vous éprouverez l’amour en tant que sentiment ; avec ces manifestations de l’amour vous comprendrez tout ce que Dieu donne, vous comprendrez des choses qu’il n’est pas permis de divulguer.

N’aspirez pas à dire votre amour, soyez naturels. Quelqu’un dit à un autre : « Je t’aime beaucoup ». Peu après, moins de dix minutes après cette déclaration d’amour cet ami te demande un service, et déjà tu rechignes à l’aider. Dans ce cas il vaut mieux ne pas dire que tu aimes. Si tu dis que tu aimes quelqu’un, tu engages Dieu, mais si tu ne Lui donnes pas la possibilité de se manifester, tu te crées un karma, tu commets un crime : il vaut mieux se taire. Lorsque j’entre dans une maison, je ne dis pas que j’aime les gens qui s’y trouvent, mais je m’assois à la place la plus éloignée ; si quelqu’un est malade, je ne dis pas que je le guérirai, mais je lui demande ce qui lui fait mal et depuis quand, c’est-à-dire je prends pleinement part à sa maladie, et il guérit. Alors ses proches se mettent à parler : « Mais savez-vous qui l’a guéri, savez-vous comment ? » Je me tais, et je me réjouis que mon Dieu se soit exprimé. Alors que maintenant vous faites un bien à quelqu’un, vous l’aidez et vous dites ensuite : « Sans moi il était perdu, c’est grâce à moi qu’il a recouvré ses forces ». Savez-vous à quoi vous ressemblez ? Il y a en Amérique une secte appelée « la Science Chrétienne » qui soutient que la matière n’existe pas dans le monde et que les maladies sont fictives. Quelqu’un avec la jambe cassée est allé chez un membre de cette secte pour se faire soigner. Celui-ci lui a dit : « Tu dois savoir que la matière n’existe pas et tu dois te convaincre que ta jambe n’est pas cassée ». Le malade est rentré chez lui, il a souffert longtemps en se répétant sans cesse que sa jambe n’était pas cassée et qu’il n’avait pas de douleurs, et enfin il a réussi à guérir. L’américain l’a croisé et lui a dit : « Il faut me payer maintenant pour le traitement, grâce à moi tu ne souffres plus ». Le patient a répondu : « Imagine que tu as été payé dix mille dollars ». Les honoraires sont à la hauteur du traitement. De même avec la science : lorsque nous manions le monde réel, nous devons manier des faits : un fait pour un fait, alors que si nous discutons de choses abstraites, il faut répondre à l’abstraction par l’abstraction. Nous ne pouvons pas comprendre le monde divin tant que nous ne comprenons pas le monde réel. Ainsi, Dieu est amour et l’amour est le chemin vers la perfection.

À quoi sont dues toutes les discordes dans le monde ? Je vous relaterai un conte occulte que vous allez interpréter et appliquer tous seuls dans la vie. Je n’ai nullement l’intention de vexer quelqu’un, je vous donne simplement un moyen de tisser, de travailler. Lorsque le Seigneur a fait le monde, l’eau est apparue auprès de Lui et a demandé : « Quelle est ma prédestination ? – Tu descendras pour abreuver les fleurs et les arbres pour qu’ils fleurissent et mûrissent, tu vas arroser la terre et tout ce qui s’y trouve. » L’eau est descendue sur terre et a commencé à s’acquitter de sa tâche. Lorsqu’il l’a vue, le soleil en est tombé amoureux et s’est mis à l’attirer vers lui, à la faire s’évaporer. Lorsqu’elle est montée dans l’espace, on a commencé à se quereller pour elle ; à cause de cette querelle, l’eau a gelé et elle est tombée de nouveau sur terre sous forme de neige. L’eau s’est réjouie de cette belle tenue blanche, mais un bœuf est sorti de son étable et il s’est demandé en voyant le sol couvert de neige : « Qu’est-ce que cette chose blanche et froide ? » Il a regardé, il a réfléchi et puis il a laissé ses excréments sur la neige. L’eau s’est vexée que le bœuf ait sali sa tenue. Son autre bienaimé qui avait affronté le soleil pour elle lorsqu’elle était dans l’espace s’est adressé au soleil : « Tu peux maintenant la prendre, je n’en veux plus dans cet état ». L’eau s’est plainte au soleil d’avoir pâti aussi cruellement. Alors, le soleil a réchauffé la terre, la neige a fondu et l’eau s’est infiltrée dans le sol d’où elle est réapparue de nouveau à la surface par des sources pures de montagne. Les excréments du bœuf se sont transformés en engrais sur lequel ont poussé les plus beaux arbres fruitiers.

Ainsi, le blanc fondra et l’excrément deviendra de l’engrais sur lequel grandiront de beaux arbres fruitiers. Donc, ces deux contradictions dans le monde se réconcilieront. Lorsqu’il sera aimant, le soleil réchauffera et apportera de la joie. Lorsque l’amour réchauffera, tous les malentendus disparaîtront, et le mal et le bien se réconcilieront ; l’eau donnera des sources pures et cristallines qui désaltéreront les voyageurs harassés et de beaux fruits pousseront grâce à sa tenue salie. Donc, du point de vue de l’amour, toutes les souffrances que nous vivons aujourd’hui se transformeront en une grande science pour le cœur, l’âme, l’intelligence et l’esprit humains.

Cherchez la solution du problème suivant : w / m = e / a ; ce sont les quatre manifestations de l’amour. Dans l’amour w/m = e/a, vous mettrez les bases de la nouvelle science de la vie, de l’éducation. Vous commencerez comme le violoniste : ne pas se contenter d’accorder son violon, mais aussi jouer avec. L’amour est le plus grand air, la plus grande symphonie dans le monde, et celui qui sait jouer et chanter ce qu’il a écrit est un véritable homme, un ange, un saint, Dieu. À l’avenir, nous apprendrons à chanter et à jouer dans l’amour : lorsque nous sommes affligés, nous ne dirons pas que nous sommes malheureux, mais que notre humeur est en mode mineur ; lorsque nous sommes joyeux, nous dirons que notre humeur est en mode majeur. La gamme mineure est un élan vers le bas, la gamme majeure, un élan vers le haut, alors la gamme chromatique traduit des processus qui vont de haut en bas et de bas en haut.

Maintenant, lorsque vous sortirez d’ici, je veux que vous gardiez en vous l’idée qu’il faut comprendre l’amour en tant qu’élan, sentiment, force et principe. Les battements du cœur ont un lien indirect avec la respiration et la respiration, un lien indirect avec l’irrigation sanguine et le renouvellement du sang. Pour cette raison, toutes les maladies contemporaines sont engendrées par la mauvaise compréhension de l’amour, par la respiration incorrecte et les oxydations dans l’organisme ; donc tous les corps chez l’homme se contaminent de bas en haut. C’est pourquoi nous devons travailler dans ces quatre régions de l’amour pour purifier notre âme.

Dans le christianisme on dit qu’il faut se repentir, donc le repentir se rapporte à l’amour comme élan. Viennent ensuite la naissance et la renaissance : elles se rapportent aux sentiments d’amour, à l’âme. Vient ensuite l’initiation : elle se rapporte à la pensée. Et enfin vient la résurrection : elle se rapporte à la force de l’esprit, donc à l’amour en tant que principe. Il y a ainsi deux principes dans l’amour : dans le cœur et dans l’âme, dans l’intelligence et dans l’esprit. Lorsque vous passerez par ces processus, vous passerez par tous les stades de votre développement ; travaillez en même temps dans votre cœur, votre âme, votre intelligence et votre esprit. Il y a entre l’intelligence et l’esprit un croisement car l’intelligence est le mari du cœur, et l’âme est l’épouse de l’esprit. Lorsque nous disons que Dieu a créé l’homme à son image, cela veut dire qu’il l’a créé à l’image de Son amour, car vous devez savoir que l’amour est la première image de Dieu. Ainsi l’expression à son image signifie par amour, c’est-à-dire une belle image qui est Son amour. Si vous connaissez l’amour, vous connaissez aussi le visage divin ; si vous ne connaissez pas l’amour, Dieu est pour vous sans visage. À sa ressemblance, signifie par la pensée. Lorsqu’on dit que l’homme est fait à l’image et à la ressemblance de Dieu, cela sous-entend qu’il est fait selon l’amour et la sagesse divins ; donc si nous voulons devenir comme Dieu, nous devons avoir Son amour et Sa sagesse.

Le processus suivant est la descente de l’être humain, sa chute ; son cœur est de terre, il est changeant. Dieu lui a ensuite insufflé le souffle de vie ; c’est le second processus : la descente de l’âme et de l’esprit dans le monde physique.

Ce que je vous donne, c’est pour travailler et non pour philosopher ; il y a dans cela une grande part d’indicible. Il existe une grande science divine et ce que je vous ai dit n’en est que le prologue, l’introduction à la grande science de l’amour. Étudiez cette introduction, arrêtez-vous sur les quatre chapitres : le cœur, l’âme, la pensée et l’esprit, ce sont quatre régions dans ce vaste monde que Dieu a créé. Nous avons la tâche d’expérimenter ce Dieu et de Le prôner dans le monde. Il y a un seul Seigneur, Il est le Seigneur de l’amour en tant qu’élan, en tant que sentiment, en tant que force et en tant que principe. L’amour en tant que principe est en tout et au-dessus de tout. Ainsi, si quelqu’un me demande ce que je suis, je réponds : j’appartiens à l’amour en tant que principe, je connais Dieu uniquement en tant qu’amour et je Le sers.

Le Christ est une manifestation du Dieu de l’amour, alors que le monde matériel est l’amour matérialisé de Dieu. Le monde physique dans son ensemble est une manifestation de Dieu, une matérialisation de Dieu, par conséquent, lorsque nous connaîtrons le monde physique, nous connaîtrons Dieu. Ne pensez pas qu’en quittant ce monde, vous en retrouverez un meilleur. Lorsque tu le quitteras, où iras-tu ? Ne t’insurge pas contre ce monde, mais vois le divin chez ton frère. Tu diras : « Pourquoi Dieu a-t-il créé ce pécheur, ce fils prodigue ? » Non, arrête-toi et observe bien : un bœuf l’a recouvert de ses excréments, et alors ? Le soleil, lorsqu’il brillera, l’élèvera de nouveau. Ne soyez pas troublés, les gens peuvent se tromper. Ce monde est créé de façon remarquable, harmonieuse ; je me réjouis toujours lorsque je le regarde. Lorsque j’observe cet excrément, je me dis : « C’est très bien, les plus beaux arbres fruitiers pousseront sur lui. Et de cette neige salie, quelles belles sources se formeront sous la chaleur du soleil ! » Nous allons réconcilier les deux situations : si tu es blanc et froid, ne te décourage pas ; si tu es un bœuf et si tu fais parfois des bêtises, ne sois pas découragé non plus : ce sont des symboles qui traduisent une grande vérité. Si tu ne peux pas comprendre le bien dans ses manifestations les plus insignifiantes, comment le comprendras-tu dans les plus sublimes ? Si tu ne peux pas apprécier une goutte d’eau, comment apprécieras-tu le reste ? Appréciez Dieu en tant qu’amour et ne soyez pas fâchés. Élevez votre conscience chaque jour davantage et dites-Lui : « Mon bienaimé en tant qu’élan m’a sali ». Il vous répondra : « Tu es dans l’amour en tant qu’élan, fais un pas vers le haut ». Tu montes d’un pas et tu dis : « Ici aussi on m’a trompé : mon frère n’est pas comme je l’imaginais. Oui, ici aussi tu trouveras une contradiction, mais alors monte dans ta pensée. Lorsque tu t’élèveras vers le principe de l’amour, tu trouveras là la raison de toutes choses et tu comprendras tout.

Vous demandez : « Comment nous réconcilier ? Réconcilie-nous toi-même ! » Je ne suis pas venu pour vous réconcilier. Vous vous querellez et ensuite vous faites appel à moi ; lorsque vous avez commis le péché, m’avez-vous sollicité avant ? La réconciliation n’est pas une science. Je prône la grande science de l’amour. Quelqu’un a projeté ses excréments sur les autres : très bien ! Un autre est froid : c’est bien aussi, c’est un processus. Je prône l’amour au sens véritable : amour d’élan, amour d’embrassades, mais avec du contenu ; amour des sentiments, mais intense et noble ; amour de la force, mais une force imprégnée de lumière. Lorsque je vois une âme souffrir, je ne la plains pas, je ne me fâche pas contre le bœuf qui l’a salie, mais je lui dis : « Ne sois pas perturbée, évapore-toi, monte, ou bien fonds et descends dans la terre, plus bas, pour ressortir comme une source ». C’est la grande science de l’amour qui résoudra tout. Ce que vous voyez maintenant dans le monde, les contradictions dans les foyers et les sociétés est un processus temporaire dû à la mauvaise compréhension de l’amour. Nous devons nous arrêter sur cela.

J’attends de vous maintenant que vous pensiez, que vous ayez des aspirations, des cœurs ardents ; que vous soyez des héros et que vous ne craigniez pas l’amour. Soyez tous emplis de sentiments et non pas comme des grands-mères. Soyez philosophes sans répéter ce qu’un tel a dit et ce que tel scientifique a dit sur telle question ou telle autre. Je souhaiterais que vous ayez tous des cœurs, des âmes, des pensées qui fonctionnent ; il y aura alors entre nous un échange complet lorsque nous nous croiserons. C’est le nouvel enseignement. Tout ce qui est ancien doit être oublié. Ne résistez pas, ne débattez pas : nous n’avons pas le temps de débattre. Vous direz : « Un bœuf là-bas a laissé ses excréments ». Je le sais, mais dites-vous : « Chacun de nous a une mission grandiose dans le monde ». Nous devons être des héros, être à l’image et à la ressemblance de Dieu, et alors tous nos frères, partis depuis des millions et des millions d’années s’uniront à nous. Ces frères sont les Séraphins, frères de l’amour, les Chérubins, frères de l’harmonie, les Trônes, frères de la volonté, les Dominations, frères de la joie et de l’intelligence, les Puissances, frères du mouvement et de la croissance, les Vertus, frères des formes extérieures et de l’art, les Principautés, frères du temps, des états et des rythmes, les Archanges, frères de la chaleur et du feu, les Anges, porteurs de la vie et du développement qui préparent la vie. Le dernier, dixième rang sera occupé par les âmes humaines les plus avancées. Nous devons nous unir avec ces Frères. Nous allons tous jouer et entendrons alors la voix du Christ : « Venez, enfants bénis de mon Père et héritez du nouveau royaume, le Nouveau Ciel et la Nouvelle Terre de l’amour que j’ai préparés pour vous ». C’est l’Enseignement de l’Amour.

Sofia, 27 février 1921

Traduit par Bojidar Borissov

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