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1919_01_19 La grande foi


Ani
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Le cep et les sarments

« Je suis le cep, et vous en êtes les sarments ».

Jean 15 :5

Le chapitre 15 de l’évangile de Jean relate une conversation intime entre le Christ et ses disciples. Le sens profond de cette discussion n’est révélé qu’au disciple qui connaît les lois divines. Quant aux chrétiens, peu nombreux sont ceux qui comprennent ce chapitre, il n’est accessible qu’aux mystiques. En apparence, il est simple, abordable pour chacun, mais en réalité ce n’est pas le cas. Certaines nuits le ciel est clair, constellé d’étoiles, mais cette clarté n’est pas encore le signe que tout le monde comprend les secrets que le ciel renferme. La clarté n’est qu’une condition nécessaire au disciple pour diriger ses pensées vers le Divin. Par conséquent, la clarté n’est pas un gage de compréhension. Vous écoutez un orateur, vous êtes satisfaits de lui et vous dites qu’il s’exprime clairement. Il parle clairement, mais sans se faire comprendre. Tous les esprits ne sont pas capables de comprendre ce qu’on leur dit. Vous voyez clairement quelqu’un, mais sans le comprendre, ce qui ne veut pas dire que vous êtes un imbécile ! L’imbécile ne doit pas être jugé non plus. Une chose est demandée à l’homme : ouvrir l’enveloppe de l’idée déposée en lui. C’est le seul moyen de comprendre que vous avez des connaissances dont vous pouvez tirer profit. On dit à quelqu’un : « Ne sois pas bête », ce qui veut dire, sois intelligent, ne te laisse pas tromper par le côté apparent de la vie, par son aspect extérieur, dirige ton regard vers le côté intérieur de la vie où se cachent le véritable contenu et le sens des choses.

« Je suis le cep, et vous en êtes les sarments ». Dans ce verset le Christ détermine quels doivent être les rapports entre le Maître et les disciples : le Maître est le cep et les disciples, les sarments. Il est dit plus loin : « Celui qui demeure en moi et moi en lui, donnera beaucoup de fruit ». Le sarment demeure sur le cep car il lui manque quelque chose pour exister indépendamment : il n’a pas de racines. Le cep au contraire a ses propres racines, il mène une vie autonome et transmet sa vitalité aux sarments. Par conséquent, tant que le sarment n’apprend pas la grande loi de la polarisation, c’est-à-dire tant qu’il ne fabrique pas de racines pour s’enraciner profondément dans la matière et vivre de façon autonome comme le Maître, il doit demeurer sur le cep. « Il a donné beaucoup de fruit ». En effet, sans fruit il n’y a pas de vie, le fruit porte la vie. Le sarment peut pousser très haut, se former, donner de belles feuilles mais sans fleurir, sans nouer de fruit ; dans cet état, le sarment représente une manifestation extérieure de la vie qui se développera avec le temps, non pas uniquement en tant que vie extérieure, matérielle, mais aussi en tant que vie intérieure, spirituelle.

Si le sarment ne porte pas de fruit, il est coupé et jeté au feu. Pourquoi ? Parce que cette vie du cep est utile pour les autres sarments. La même chose peut être dite pour chaque disciple qui accueille l’enseignement du Maître et le retient sans l’appliquer : on le chasse. Chacun peut maintenant se demander : « Suis-je digne d’accueillir l’enseignement de mon Maître ? ». La question n’est pas de se montrer digne ou indigne en tant qu’humain et disciple, mais d’être assidu. Il peut être fils de roi, mais s’il n’apprend pas, le Maître ne peut pas lui déverser de force la connaissance dans la tête, il ne veut pas perdre son temps ; le Grand Maître ne s’occupe pas des élèves récalcitrants. Le Maître doit demeurer en son élève et l’élève en son Maître. Si le sarment demeure dans le cep, sa sève montera et nourrira le sarment, donc la vie matérielle des racines monte vers les sarments et se transforme en vie spirituelle. Lorsque les sarments donnent des fleurs et des fruits, la vie spirituelle se transforme en vie divine. Cette vie sous-entend la graine du fruit qui donne de nouveau des sarments et se multiplie. Les racines représentent le socle de la vie : chaque plante aux racines robustes reste à une place où elle travaille et se repose ; une plante aux racines fragiles se déplace sans cesse et le moindre coup de vent la projette dans l’espace.

Les disciples sont comme ces plantes : tenaces ou changeants. Le disciple tenace a des convictions auxquelles il tient. Le disciple changeant est prêt à tout moment à accepter un avis extérieur et à renier ses convictions ; il pense qu’il peut apprendre de tout le monde, mais il n’atteint en réalité jamais la vraie connaissance. Il y a beaucoup de ces disciples dans la vie ; ils ressemblent à ceux qui misent tout sur un gain au loto : ils prennent un ticket de loto aujourd’hui, un autre demain dans l’espoir de gagner, mais ils ne gagnent rien et pour autant l’espoir ne les abandonne pas. Certains religieux se comportent aussi de la sorte ; ils se disent : « Apprenons quelques lois occultes pour que les autres voient de quoi nous sommes capables ». Les jours, les mois, les années s’écoulent, mais ils n'apprennent rien, ils n’arrivent à rien. Le Créateur du monde qui est grand et omniscient connait les bons et les mauvais traits des humains ; grâce à cela, Il ne permet ni aux humains ni aux anges d’abuser de ses bienfaits et de sa force. Celui qui a tenté de déroger à la loi divine l’a chèrement payé. Celui qui s’est décidé à être disciple du Christ a vécu de grandes douleurs. On ne passe pas facilement par le feu ; il faut passer sept fois par le feu avant de comprendre quelque peu le sens de la vie, car il y a plusieurs natures de feu. La nature du feu que l’on traverse a son importance pour donner du sens à sa vie : il y a un feu minéral, un feu végétal, un feu animal, un feu humain, etc. Chacun doit se demander à quel feu il se réchauffe et à quelle lumière il s’instruit.

Beaucoup se réchauffent aujourd’hui au feu de bois et disent : « Cette chaleur est agréable ». Que voit l’homme ordinaire dans le feu et que voit le clairvoyant ? Il y a peu de clairvoyants aujourd’hui dans le monde ; à mon avis ils ne sont que trois : deux femmes et un homme. Beaucoup s’imaginent être des clairvoyants, mais ils se leurrent, leur clairvoyance les confronte à de grandes contradictions. Voir clairement et comprendre clairement, c’est une grande conquête. À quoi bon voir clairement si l’on ne comprend pas ce que l’on voit ? C’est faire des erreurs sans savoir comment les corriger. À quoi bon écouter le Verbe divin sans le comprendre ni l’appliquer ? Pour parfaire ses relations avec Dieu, l’être humain doit écouter, comprendre et appliquer le Verbe de ce Dieu qui n’est dessiné ni sur un livre ni sur une planche. Il vit dans l’esprit et l’âme des humains, Il leur parle de l’intérieur et non de l’extérieur. Certains s’imaginent Dieu comme un vieillard avec une barbe blanche, un bâton à la main, etc. Ce n’est pas Dieu ! Depuis la création du monde, personne n’a vu Dieu ni n’a entendu Sa voix, même les anges les plus hauts placés osent à peine regarder dans Sa direction. Quant à l’énergie et à la vie de Dieu, c’est une autre question : Il pénètre partout en tant qu’énergie, vie et lumière.

« Celui qui demeure en moi et moi en lui portera beaucoup de fruit. » Par conséquent, on doit connaître Dieu pour porter beaucoup de fruit. C’est réalisable lorsque nous demeurons dans le Christ, et le Christ en nous. S’il ne demeure pas sur le cep, le sarment ne bénéficiera pas de la lumière et de la chaleur du soleil, et par conséquent il ne portera pas de fruit. Seul le sarment qui demeure sur le cep porte du fruit. Demeurer est un processus intérieur et non extérieur. Les processus extérieurs sont mécaniques, alors que nous parlons de processus qui ont du sens et du contenu.

Beaucoup s’arrêtent sur le côté extérieur de la vie et pensent tout y trouver. La vie extérieure est surtout mécanique, elle a du sens lorsqu’elle se relie à la vie intérieure comme à son enveloppe. Les relations extérieures des humains sont emplies de leurres et d’illusions. C’est pourquoi quelqu’un pense être proche d’un autre, mais avec le temps il est déçu : ils sont extérieurement proches, mais se tiennent intérieurement loin l’un de l’autre ; dans ce cas toute proximité physique est illusoire. Intérieurement les humains sont éloignés les uns des autres, à des distances comparables à celles qui séparent les comètes et les planètes ; et pour autant, ils persistent à parler de proximité, mais quelle proximité ? La queue de certaines comètes est à des kilomètres et des kilomètres de la terre, et que dire de la tête ! Peut-on prétendre alors que la comète est proche de la terre ? Le même type de proximité existe souvent entre les humains. Le chien aussi touche son maître avec sa queue, mais sans le connaître ; ainsi, la distance entre le chien et son maître est gigantesque. Les humains ne se connaissent pas entre eux, mais l’homme ne se connaît pas lui-même. Et malgré tout ça, on disserte sur le surhomme !

Qu’est-ce qu’un surhomme ? Il se distingue par une force et des aptitudes extraordinaires : il peut faire tout ce qu’il souhaite, il comprend les lois de la vie, il connait les causes et les conséquences des choses et comprend le sens intime du bien et du mal. Le surhomme est docile, humble et sincère ; on dit de lui qu’il héritera de la terre. Il ne dit rien de lui et ne se vante pas, ne se fait pas remarquer et travaille sans faire de bruit, personne ne le voit et il passe partout inaperçu. Celui qui veut entrer dans le Royaume de Dieu doit se montrer humble, c’est cela être un surhomme. Selon nos contemporains, le surhomme se dilaterait, occuperait un volume plus important. Du point de vue spirituel le surhomme se réduit. Le sens de la vie humaine tient à une réduction matérielle, extérieure, mais à une dilatation spirituelle, intérieure. Entre la réduction et la dilatation il y a un lien étroit : on ne peut pas dilater quelque chose qui n’a pas été comprimé auparavant.

Ainsi le surhomme est-il celui qui connaît les lois de la dilatation et de la compression, c’est-à-dire l’humilité et l’élévation : lorsqu’il veut s’approcher de Dieu, le surhomme laisse tout son bagage sur terre, renonce aux biens matériels et se met progressivement à se dilater jusqu’à ce qu’il atteigne l’objectif ultime de sa vie, se fusionner avec Dieu. Il peut ainsi dire comme le Christ : « Moi et le Père, nous sommes un ». Le Christ aussi a parlé à ses disciples de la loi de la réduction ; surhomme et disciple du Christ sont des synonymes. Lorsque le disciple acquiert la capacité de se réduire ou de se dilater à sa guise, il se fusionne avec le Maître et devient un avec lui ; il se développe alors selon des lois particulières et se libère des conditions contraignantes de la vie. La graine aussi passe par ces processus : elle est d’abord plantée en terre, dans les conditions contraignantes de la vie, puis elle germe, croît et se développe, donne du fruit et se libère des limitations. L’âme humaine passe par les mêmes processus que la graine. Paul dit ainsi : « Nous demeurons et nous agissons en Dieu »[1].

Tant qu’il demeure et qu’il agit en Dieu, l’être humain croît et se développe correctement ; lorsqu’il s’éloigne de Dieu, il dénature sa vie. C’est pour cela que le Christ dit : « Chaque sarment qui ne demeure pas sur le cep est coupé et jeté au feu ». Ce verset s’applique aussi au fœtus dans le ventre de sa mère : s’il n’est pas relié à sa mère et ne s’en nourrit pas, alors elle l’expulsera ; elle expulse l’enfant qui est inapte à la vie. Si la mère désire expulser l’enfant, ceci montre qu’elle le comprend, elle a conscience de son inaptitude à la vie. Par conséquent, un enfant conçu sans amour ne peut pas devenir quelqu’un de grand. L’être humain véritable est conçu à un moment où la mère est emplie d’amour, de pensées lumineuses et de sentiments nobles ; le temps de sa grossesse elle a gardé son enfant comme la prunelle de ses yeux. Pendant ce temps le père aussi a été empli d’amour et de lumière. Ainsi conçu, l’enfant peut être assimilé à un cep de vigne qui portera beaucoup de fruits.

C’est la question sur laquelle le Christ a débattu avec ses disciples. Et en plus, seul le côté extérieur de la question est abordé ici. L’homme doit beaucoup étudier pour arriver à une compréhension intérieure des choses. Celui qui ne comprend même pas le côté extérieur se demande quel lien existe entre un Maître et un disciple, entre une mère et un enfant. Ce sont des rapports entre certaines grandeurs, certaines forces qui s’entremêlent dans la vie humaine. Lorsque les humains apprendront à transformer leurs énergies, on pourra parler de vie harmonieuse et équilibrée ; c’est seulement là qu’ils se comprendront et pourront transformer leurs énergies inférieures en énergies supérieures.

Beaucoup se lassent de leur vie, de la pauvreté et veulent être riches, mais ils ne savent pas comment faire et ils souffrent ; ils veulent acquérir l’art de se comprimer et de se dilater à leur guise, mais ne le peuvent pas, alors ils se découragent. Les religieux comme les gens du monde souffrent et ne peuvent s’aider. Les religieux veulent descendre des hauteurs où ils se sont hissés, mais les uns et les autres s’évitent. Ils ne savent pas qu’ils peuvent s’aider. Comment ? En changeant de place et de position. L’une des grandes lois de la nature est la loi des échanges : si quelqu’un tombe, un autre se relève, si l’un baisse, l’autre monte. Le Christ dit que tout sarment qui ne donne pas de fruit est coupé et remplacé par un autre, ce qui montre qu’il n’y a pas de vide dans la nature. Ceci explique la loi du bouturage : un rameau est coupé et un autre est posé à sa place. Le peureux dira : « Est-ce que moi qui aspire à Dieu, je puis être rejeté ?[2] ». Dieu peut rejeter l’être humain seulement si celui-ci a péché contre l’Esprit.

Imaginez une jeune fille qui se marie avec un jeune homme riche, vertueux, érudit et noble, rempli d’attentions pour elle, lui fournissant tout le confort et satisfaisant tous ses besoins, alors qu’elle est constamment mécontente de lui. Que doit-il faire ? Le seul choix qui lui reste est de lui rendre sa liberté, de la laisser partir dans le monde pour qu’elle y cherche son bonheur, qu’elle apprenne sa leçon. Tant qu’elle vit avec son mari, tant qu’il satisfait tous ses besoins et toutes ses envies, elle ne peut pas le comprendre : il n’y a entre eux aucun point d’adhérence, leurs aspirations divergent et ils ne peuvent pas faire des échanges corrects ; lorsqu’elle perdra son mari, elle commencera à réfléchir et le comprendra. C’est la situation du disciple qui écoute les leçons de son Maître, mais sans les apprendre et sans en tirer profit. Le Maître est mécontent du disciple et dit : « Je couperai ce disciple du cep dont il s’est nourri jusque-là ! » Ensuite le Maître trouvera un autre disciple pour le remplacer. Il faut agir ainsi avec les mécontents. L’aspiration primordiale de tous est identique, chacun aspire à ce qui est supérieur et noble, mais peu persévèrent. Cela est dû à la divergence entre les aspirations et les compréhensions des humains ; peu nombreux sont ceux qui conservent les relations avec le Suprême comme avec leur propre âme. Celui qui est lié à Dieu est content de tout et ne renonce pas à ses aspirations ni à ses compréhensions intérieures.

« Celui qui demeure en moi et moi en lui, portera beaucoup de fruit. » Le fruit est nécessaire au sarment, par conséquent le Christ entend par le mot fruit les conditions de vie et de développement des humains. Pourquoi le Christ assimile-t-il la vie humaine à un sarment de vigne ? L’homme est rattaché au grand Arbre de la Vie comme le sarment l’est à la vigne, et tout comme le sarment puise la sève de la vigne, croît, se développe et donne du fruit, de même l’être humain puise la sève de l’Arbre de la Vie, la transforme et la renvoie, comme le sang dans le cœur, pour être purifiée. Il passe ainsi du monde physique au monde spirituel, et de là, au monde mental. Le sang purifié irrigue le cerveau et devient de l’énergie mentale que nous appelons fruit de la vie. De même que l’estomac, les poumons, le cœur et le cerveau travaillent en même temps, et que chacun porte son fruit, de même, les trois natures physique, affective et mentale se manifestent en parallèle, et, comme le sarment attaché à la vigne, elles portent leurs fruits, nourris par la sève de la vie divine. La moindre perturbation dans l’une de ces trois vies cause le flétrissement du sarment, ce qui pousse le maître de la vigne à le couper et à le jeter au feu.

Nos contemporains se trouvent dans le premier stade de la vie, la vie physique de la vigne ; c’est pourquoi on dit que la plupart vivent dans leur estomac. Le temps nouveau approche où l’être humain rentrera dans ses poumons, purifiera ses pensées et ses sentiments pour envoyer dans son cerveau du sang rouge et pur par lequel se relier aux êtres supérieurs et de là, à Dieu. C’est le seul moyen de comprendre les rapports entre ses pensées, ses sentiments et ses actes ; c’est ainsi qu’on comprendra le lien entre les mondes physique, spirituel et divin. Vous voyez une belle pomme rouge : sa couleur et sa forme vous réjouissent, mais peu de jours après cette pomme pourrit et s’abîme. Qu’est-ce que cette belle pomme vous a donné ? Elle vous a reliés à son contenu. Donc, la forme et la beauté extérieure des choses est un élan vers leur contenu. Vous mangez la pomme, vous utilisez son jus et l’envoyez dans votre cerveau comme du sang retraité et purifié qui insuffle de l’énergie pour que la pensée travaille : vous commencez à réfléchir aux rapports entre les choses. C’est pourquoi, parler de la vie de la vigne et du sarment revient à décrire toutes les situations que traverse l’âme humaine pour comprendre les voies et les lois divines.

Lorsqu’on aborde différentes questions, beaucoup trouvent que cela les embrouille au lieu de les éclairer. On parle d’évolution, de transformation des énergies, de compression et de dilatation de la matière, mais cela revient à jeter un caillou dans l’eau : tout comme le caillou forme des cercles de plus en plus grands autour de lui, de même l’incompréhension de ces gens va en croissant. On ne demande qu’une chose aux humains, faire demeurer le Christ en eux, ce qui signifie que le Christ demeure en l’être humain et se manifeste en tant que lumière, chaleur et force. Comme les animaux sont guidés par l’intelligence divine à travers l’instinct, de même chaque chrétien doit se laisser guider par la lumière du Christ. Tant qu’il n’accueille pas en lui la pensée divine, l’être humain souffrira toujours. Chacun dit avoir sa vision et sa compréhension de la vie et ne veut écouter personne, mais au bout du compte sa vie se vide de son sens et ses affaires périclitent. Vous direz que les animaux se laissent guider par leur instinct et pourtant ils sentent l’orage ou le tremblement de terre qui s’annoncent, et ils réagissent pour se protéger, alors que l’être humain avec toutes ses grandes pensées et sa haute opinion de soi-même en est victime. L’Esprit de Dieu se cache dans l’instinct de l’animal et le guide. Les oiseaux migrateurs pressentent instinctivement le moment de partir vers les pays chauds et ne se trompent jamais ; l’être humain en revanche se trompe souvent par excès de réflexion : il voit une belle journée ensoleillée, s’en réjouit et sort se promener sans soupçonner qu’un orage, une bourrasque, une grêle s’abattront deux ou trois heures après et le feront revenir à la maison complètement trempé. Parfois, la journée agitée est préférable à la journée claire, le beau temps succède à l’orage, alors qu’une journée de beau temps est souvent suivie d’une dégradation qui peut surprendre.

L’homme silencieux est plus dangereux que celui qui crie et parle beaucoup. Les chutes d’eau plutôt silencieuses sont plus dangereuses que les chutes d’eau tonitruantes ; c’est pourquoi on dit que l’eau calme peut provoquer beaucoup de dégâts. Les marécages surprennent l’homme, s’il marche, perdu dans ses pensées, il peut tomber dans un marécage et disparaître. Lorsqu’ils n’anticipent pas les surprises dans leur vie, les humains sont mécontents et cherchent la raison de leurs malheurs en dehors d’eux. Tant qu’on se considère soi-même comme un cep et les autres comme des sarments, on sera toujours surpris et on souffrira. Certains religieux se croient des ceps et les gens du monde des sarments, et inversement, les gens ordinaires se croient des ceps mais prennent les religieux pour des sarments ; les uns comme les autres sont sur la mauvaise voie. La vigne est une alors que les sarments sont en grand nombre. Par conséquent le Christ est la vigne et les humains, les sarments. Celui qui se croit vigne ne comprend pas la vérité ou bien il se leurre : il est un simple sarment comme tous les autres humains. La vigne divine est une et le Christ dit à son sujet qu’elle s’est répandue dans le monde entier pour le nourrir. Se croire vigne, c’est croire qu’on est le souverain du monde. « Je pense avec indépendance, autonomie et liberté. » Tu ne sais pas encore ce qu’est la pensée et la liberté. Penser librement et justement, c’est un grand art que peu de gens manient et maîtrisent. Chez certains, l’intuition est forte et ils saisissent bien les choses ; chez d’autres c’est la pensée qui est puissante, mais parfois les uns et les autres sont bernés. Vous dites de quelqu’un qu’il est bon, mais vous ne voyez que sa tenue officielle, son habit de fête ; vous ne connaissez pas ses vêtements de tous les jours.

Beaucoup citent la pensée : « Être ou ne pas être », exprimée par Shakespeare, sans comprendre son sens intérieur. Cette pensée sous-entend : « Dois-je rester sur le cep ou le quitter ; dois-je apprendre ou quitter l’école ; dois-je travailler pour moi ou pour les autres ». Vous direz que c’est une interprétation libre de cette pensée ; c’est une interprétation que Shakespeare pourrait aussi donner.

Un écrivain espagnol a écrit un livre que beaucoup ont lu. L’un des lecteurs n’a pas pu saisir le sens de certaines phrases et s’est adressé à l’auteur pour plus d’explications. Celui-ci l’a regardé en souriant et a répondu : « Moi-même, je ne sais pas ce que j’ai voulu dire par là ! »

La pensée juste est accessible à tous. De plus, entre la langue parlée et la langue écrite il doit y avoir un certain rapport, un certain lien : on ne peut pas écrire une chose, mais parler et en comprendre une autre. Ce n’est pas pareil d’être affectueux envers quelqu’un ou amoureux de lui. L’affection est une loi de construction, et l’amour, une loi de destruction ; l’affection construit ce qui est détruit alors que l’amour détruit et construit : l’amour détruit d’abord ce qui est vieux, putréfié, inutilisable, puis il bâtit quelque chose de neuf, de sain et d’utile aux autres. Réjouissez-vous si vous êtes l’objet d’affections ; réjouissez-vous aussi si vous êtes l’objet d’amour. Les épreuves, les souffrances, les malheurs sont le premier degré de l’affection. Lorsqu’il souffre l’être humain se met à réfléchir et à bâtir, il accueille le Christ en lui et se laisse guider par Sa pensée.

Ainsi, maintenez un lien avec le Christ pour ne pas dégrader vos relations avec les autres. Celui qui s’est détaché de la vigne vit constamment dans les disputes et les dissensions avec les autres, quoi qu’on lui dise, il est toujours prêt à se quereller. Si quelqu’un abîme sa clôture, il le traîne aussitôt en justice ; c’est aussi une façon de résoudre le problème, mais il y a une autre solution, meilleure et plus juste : rebâtir soi-même sa clôture. Au lieu d’être en procès pendant des années et se créer des désagréments, il vaut mieux s’aider tout seul. Si tu vas au tribunal contre ton prochain, tu seras coupé, séparé de la vigne et jeté au feu où tu disparaîtras ; voilà ce qui s’appelle vider la vie de son sens. Des années après, tu prendras conscience de ton erreur et tu comprendras que personne n’a le droit de juger son prochain.

Celui qui applique la loi divine dans sa vie gagne plus qu’il ne perd. Travaille avec amour et avec le plus grand désintéressement. Pourquoi essayer de tourner quelqu’un de riche vers Dieu s’il n’est pas prêt à ça ? Pourquoi essayer d’attirer l’érudit dans ta maison alors qu’il ne veut pas te rendre visite de son plein gré ? Quoi que tu fasses, tu n’obtiendras rien par la force : ni le riche n’ouvrira son portefeuille, ni l’érudit n’ouvrira son esprit et son cœur face à la violence. Il y a du sens à ce qu’un érudit vienne chez toi, mais à condition qu’il soit prêt à déverser dans ton jardin ses pierres avec lesquelles tu peux bâtir, c’est cela l’amour. C’est ainsi qu’agit le Christ - lorsqu’il voit que le sarment ne tire pas profit de la sève de la vigne et ne donne pas de fruit, il le coupe et le jette au feu.

« Celui qui demeure en moi et moi en lui, donnera beaucoup de fruit (…) Tout sarment qui ne porte pas de fruit est coupé et jeté au feu. » Le langage utilisé par le Christ est symbolique, ainsi il a exposé la vérité aux humains sans les blesser. Ce n’est pas facile de parler aux humains ; le but de l’orateur est de mobiliser ses auditeurs, non pas de les offenser et les dénoncer. Le langage symbolique est en même temps savant. Le langage de la vérité est puissant pour ceux qui le comprennent ; celui qui ne comprend pas ce langage dit que la vérité est amère. Nos contemporains ont besoin d’une nouvelle compréhension, d’une nouvelle vision, d’une nouvelle morale, c’est le seul moyen pour un peuple de s’élever, de se renouveler et de se renforcer. Tous les peuples doivent s’unir et vivre en fraternité.

Vous direz que Dieu a créé le bien et le mal. Sachez une chose : Dieu a son dessein qui doit s’accomplir. Le chemin à suivre par chaque âme est strictement déterminé ; si elle s’en détourne, elle souffre. L’être humain peut suivre une ligne droite ou une ligne courbe, chaque mouvement a ses résultats ; les résultats obtenus indiquent si le chemin emprunté est droit ou sinueux. Les humains doivent s’unir, devenir un : la force est dans l’unité et pas dans le séparatisme. Un grand scientifique a dit que si les humains ne s’entendent pas entre eux, cela jettera l’opprobre sur eux. La même loi agit sur les animaux : tant qu’ils sont rassemblés en troupeau, ils sont courageux, décidés et peuvent se défendre ; s’ils sont séparés, leur force diminue et ils tombent facilement entre les griffes de l’ennemi.

Le Christ dit à ses disciples que leur force se cache dans leur union, tant qu’ils sont sarments d’une vigne ils sont forts, se développent bien et donnent beaucoup de fruit. Par conséquent, tant que l’esprit, le cœur et l’âme sont unis, l’être humain est toujours bien et peut se développer correctement. Vous direz qu’il doit d’abord vivre pour sa patrie et ensuite pour son âme ; c’est juste, il y a une patrie pour laquelle vivre. Il y a un royaume qui est à la première place ; l’homme est venu sur terre pour devenir citoyen du Royaume divin dont tous les royaumes et pays sont les ramifications. Les différents pays sont des lettres de l’alphabet et le Verbe utilise toutes les lettres, il les unit et génère le langage. Les rapports entre les différents pays sont les mêmes que les rapports entre les humains, c’est la raison pour laquelle, parfois même seulement deux personnes ne s’entendent pas ; ils s’unissent au nom de l’amour mais arrivent à satiété l’un de l’autre et souhaitent se séparer. Ils peuvent se séparer s’ils connaissent les opérations de soustraction et de division. Une femme veut quitter son mari, c’est possible si elle connaît toutes les règles de l’arithmétique. C’est la même chose pour chaque chrétien : si tu veux sortir une mauvaise pensée de ton esprit, tu dois connaître la somme totale des pensées que tu as préalablement réparties en bonnes et mauvaises, puis tu enlèveras la mauvaise de la somme de mauvaises pensées, et tu garderas les bonnes à part. Si tu as lésé quelqu’un de mille levas, tu ouvriras ton portefeuille, tu en sortiras mille levas et tu les lui rendras ; c’est ainsi que tu résoudras la dispute. La loi divine n’admet aucune dysharmonie, aucun désaccord, les processus s’y déroulent en permanence et avec justesse.

Il est dit dans les Écritures : « Écoutez la douce voix de Celui qui vous parle constamment dans les joies et dans les chagrins ». Et aujourd’hui en vous parlant je ne fais rien de plus qu’arroser les racines de la vie en vous ; il est dans cet Arbre Celui qui vous parle constamment. En même temps, j’ouvre les fenêtres de votre esprit pour que plus de lumière puisse entrer et vous aider à comprendre les choses. Ce n’est qu’ainsi que l’âme de l’humain se remplit de bons sentiments et de bons désirs, et son mental de pensées lumineuses et élevées. C’est la seule façon pour les humains de s’entendre et d’être frères.

« Celui qui demeure en moi et moi en lui, portera beaucoup de fruit. » Celui qui demeure sur la vigne, peut comprendre le sens profond de l’amour. Lorsqu’on parle de la vigne, certains l’assimilent à leur peuple, leur patrie, leur foyer et sont prêts à tout lui sacrifier. Le seul véritable sacrifice est celui qui est fait au nom de l’amour. Il est dit que Dieu est amour, par conséquent, si on doit se sacrifier, on le fera au nom de Dieu. Si tu écoutes la douce voix de Dieu en toi, tu es bien portant, serein, libre, prêt à tous les sacrifices. Celui qui perd son lien avec le divin prend sur le visage une couleur rouge foncé, il devient maussade, brutal et mécontent. Tournez-vous vers Dieu avec une prière pour rétablir votre paix intérieure, retrouver votre amour perdu. Gardez vos bonnes relations envers vos proches pour bénéficier d’une bonne santé et de paix intérieure. Les rapports entre les gens doivent être comme ceux des parents envers les enfants, des frères envers les sœurs et des sœurs envers les frères ; ces rapports sont la mesure qui détermine ce qu’un lien juste doit être.

Quelqu’un dira qu’il sait ces choses, que tout lui est dévoilé. Comment ? Par une révélation ? Certains prennent leurs rêves pour des révélations, mais ils se leurrent. La révélation vient d’un monde supérieur alors que la plupart des rêves sont le résultat d’impressions et de vécu. Seuls certains rêves viennent d’un monde supérieur et, comme les révélations, ils produisent un bouleversement total chez l’être humain.

Une femme est tombée malade, elle a été presque mourante avant de se rétablir par bonheur. Lorsque son état a commencé à s’améliorer, elle a eu une révélation qui a produit en elle un grand bouleversement ; à partir de ce jour elle a radicalement changé sa vie. Elle a été prévenue par le monde invisible qu’elle mourrait un mois plus tard, et elle s’est préparée avec humilité et sans peur à partir de l’autre côté. En effet, elle est morte un mois plus tard. Son fils a beaucoup pleuré sa mère. Elle est apparue une fois dans ses rêves en lui disant : « Cesse de pleurer, je vais bien ; ton attachement à moi est une sorte d’attachement exclusif, on ne tolère ici aucun attachement de la sorte ».

Aujourd’hui, le Christ dit aussi aux chrétiens de cesser d’être exclusifs et de comprendre que le couteau vient sur la vigne : tout sarment qui ne donne pas de fruit est coupé et jeté au feu. Il est temps pour les chrétiens de se déterminer et d’être avec le Christ ou en dehors de Lui. Celui qui résout cette question positivement s’élèvera et donnera des fruits sucrés et abondants. « Qu’adviendra-t-il de la Bulgarie ? » Laissez cette question de côté, il y a quelqu’un qui prend soin de la Bulgarie ; le grand peintre qui sait dessiner n’a pas besoin de l’aide de son enfant. Dieu est grand, omniscient et omnipotent, Il a pensé à tous, Il a pris en compte tous les êtres vivants, tous les peuples sans faire de différence entre les nations. C’est pourquoi le Christ dit à ses disciples de n’entretenir aucun parti-pris. Paul exprime la même idée par le verset : « Il n’y a dans le Christ ni grecs, ni juifs, ni scythes[3] », donc celui qui croit dans le Christ sera béni. On ne parle pas de pays en particulier dans l’Évangile. Chaque pays est une firme ; quiconque abuse de cette firme sera puni et privé des droits qu’elle donne à ses membres ; si tous les membres font des abus, la firme cessera d’exister. C’est pourquoi il est dit dans l’Évangile : « Si un peuple ne sert pas Dieu, il sera effacé de Son livre ». Cette loi s’applique aux peuples comme aux individus.

Maintenant, l’humanité toute entière aborde une nouvelle époque. Aujourd’hui, le Christ met chaque individu sur une balance et le pèse pour avoir son poids ; selon son poids, il juge qui est dévoué et qui ne l’est pas. Celui qui L’écoute et accomplit la loi divine bénéficiera de Sa bénédiction ; celui qui ne L’écoute pas sera soumis à de lourdes épreuves. Le plus grand service que Dieu peut donner à l’être humain est de l’envoyer chez une veuve pauvre et malheureuse pour la consoler et élever ses orphelins. Consoler une veuve est plus grand que guider le destin de tout un peuple. Aux yeux de Dieu une âme représente plus qu’un peuple entier. Pourquoi ? Parce que celui qui ne respecte pas une âme, c’est-à-dire Dieu en lui-même, ne peut rien faire. L’amour de l’être humain se mesure à son respect pour son âme. Si vous ne respectez pas le Christ et Dieu, comment respecterez-vous votre prochain ?

Vous direz que les juifs ont crucifié le Christ. Que direz-vous des chrétiens contemporains qui chaque jour crucifient celui qui leur parle avec Sa voix douce ? Aujourd’hui la plupart des gens pleurent, souffrent et disent que Dieu ne les aime pas, qu’Il les a oubliés, en réalité ce sont eux qui ne L’aiment pas et qui L’ont oublié. Revenez tous à la maison et dites : « Seigneur, nous voulons nous lier à Toi ». Après, ramassez toutes les pierres, les briques et mettez-vous à bâtir. Les pleurs ne sauvent pas. Beaucoup d’élèves reçoivent de mauvaises notes et pleurent, mais leurs pleurs n’amènent pas de meilleures notes. Même s’ils ont de bonnes notes, mais qu’ils n’ont pas de connaissances, ils ne se sauveront tout de même pas. La vie est une grande école où les pleurs ne sont pas tolérés ; c’est l’apprentissage qui incombe à tous. On dit que les racines du Savoir sont amères mais que ses fruits sont sucrés. Il est interdit au disciple de pleurer et de se montrer personnel. Mettez les pleurs et la personnalité de côté, entrez chez le Christ et dites : « Nous sommes prêts à étudier, à pénétrer les grands secrets de l’existence, là où règnent la joie, la gaîté, la paix et la liberté ».

Le travail du disciple consiste à étudier. Marié ou célibataire il doit étudier de la même façon. Ecoutez la voix douce du Christ en vous-même : elle y introduira l’entente et la paix: elle les introduira dans tous les humains, dans le monde entier. Il organisera toutes les sociétés et apportera la véritable religion dans le monde, la religion de l’Esprit. Toute voix en dehors de cette voix douce doit être vérifiée : c’est la seule façon de résoudre avec justesse les questions de la vie. « Qui nous aidera à résoudre nos problèmes ? » Il y a quelqu’un pour vous aider. Voilà, je suis prêt à vous aider, je vous éclairerai et vous marcherez dans mes pas. Je suis aujourd’hui avec vous et à l’avenir je vous rencontrerai de nouveau. Si vous travaillez, si vous êtes prêts à élever votre vie, je vais intercéder en votre faveur devant le Seigneur pour qu’Il vous inscrive comme disciples. Voilà pourquoi, en rentrant chez vous, ouvrez une nouvelle page de votre livre, devenez à nouveau sarment de la vigne et que la sève divine coule en vous.

Soyez courageux, sereins, joyeux et écoutez cette voix douce en vous. Ne pleurez pas vos morts. Ne soyez pas tristes pour le temps perdu. Mettez le passé de côté et travaillez sur le présent et l’avenir, il y a beaucoup de temps devant vous. Travaillez et corrigez vos erreurs ; tout comme vous pouvez faire des erreurs, vous pouvez aussi les corriger et construire. Dieu bâtit et le diable détruit ; liez-vous à celui qui bâtit. Le riche agriculteur prend des ouvriers et termine son travail en un jour ; le pauvre agriculteur moissonne tout seul et met beaucoup de temps pour terminer son travail ; le premier suit la loi de l’amour et le second, la loi de l’évolution. Liez-vous au Christ pour devenir riches et terminer vite votre travail. Il n’y a pas de temps à perdre, la moisson attend, il faut des ouvriers dans le champ pour terminer le travail au plus vite. Dieu a attelé la charrue et laboure Son champ : ce champ c’est le monde. Ainsi, Dieu laboure le monde avec Sa charrue, retourne les couches pour les exposer à la nouvelle lumière et à la chaleur, pour les préparer aux nouvelles semailles. Devenez, vous aussi, des collaborateurs du Seigneur et dites : « Seigneur, bénis notre travail ! ».

Apportez la paix et l’entente entre vous et ne vous jugez pas les uns les autres. Écoutez la voix douce en vous pour fleurir, nouer et donner du fruit. Que je me réjouisse si je vous croise à l’avenir et que je dise : « Aucun disciple n’est supérieur à son Maître, il suffit qu’il soit comme son Maître ».

Soyez sereins, frais et joyeux. Irradiez l’Espérance, emplissez-vous de la Foi, unissez-vous à l’Amour.

Sofia, 26 janvier 1919

Traduit par Bojidar Borissov

 

 

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