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1918_10_06 N’est né


Ani
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N’est né

Si quelqu’un n’est né de nouveau.

Jean 3 :3

« Si quelqu’un n’est né de nouveau, il ne peut pas voir le Royaume de Dieu. » Le Royaume de Dieu est un élan de l’âme humaine, le sens et le but de la vie humaine. « Si quelqu’un n’est né de nouveau, il ne peut pas voir. » Comme la nouvelle naissance est la condition pour voir le Royaume de Dieu, le Christ dit que les éléments nécessaires pour cela sont l’eau et l’esprit. L’eau est un élément divin qui appartient aux Chérubins : leur monde physique est constitué d’eau. Par conséquent, celui qui veut voir le Royaume de Dieu doit posséder les deux éléments : l’eau, symbole de la vie - le monde physique des Chérubins, et l’esprit - le fondement du Royaume divin. Celui qui veut entrer dans le Royaume de Dieu doit être relié aux Anges, fondements de ce Royaume, et aux Chérubins, son plan physique. Sans ce lien, c’est-à-dire sans eau et sans esprit, il est impossible pour l’être humain de voir le Royaume de Dieu.

L’eau et l’esprit sont de hauts sommets qu’il faut gravir pour voir le Royaume de Dieu. Comment contempler un bel endroit dans la nature si vous ne pouvez pas escalader le sommet d’une haute montagne ? Tant que vous n’atteignez pas le sommet, des obstacles obstruent votre vue et vous empêchent de voir avec clarté, ils rendent l’image imprécise. Le brouillard dans la vie humaine est le résultat des désirs humains vains et contre nature. Lorsque le Christ préconise de ne pas nous préoccuper de ce que nous aurons à boire ou à manger, il songe au brouillard dans notre tête. Il faut nous libérer de ce brouillard pour voir avec clarté. Celui-ci doit se déverser sous la forme d’une pluie et ne pas rester en suspension dans les airs.

« N’est né » … Que signifie la naissance ? Les Bulgares disent qu’une femme acquiert[1] mais l’enfantement et la naissance sont deux phénomènes différents. On dit pour la femme qu’elle acquiert, pour le volatile qu’il éclot, et pour les organismes inférieurs qu’ils se multiplient par division cellulaire. La naissance sous-entend que l’esprit est fécondé d’une idée divine et majestueuse. Donc pour naître, deux éléments doivent se combiner dans la conscience humaine : la raison en tant que forme supérieure de la pensée, et le cœur en tant que moyen de manifestation des sentiments. Autrement dit, pour naître de nouveau, avec une nouvelle conscience, l’homme doit passer par l’eau et par l’esprit. Pour aborder la question de la nouvelle naissance, la pensée et le cœur doivent être libres de tous préjugés.

En Angleterre, une délégation de femmes, membres d’une association caritative, a rendu visite à un riche lord anglais pour lui demander de leur octroyer une somme d’argent pour leur cause. Elles se sont rendues le soir chez lui ; il les a gentiment reçues, leur a proposé de s’asseoir et a téléphoné à son intendant pour lui faire allumer les lampes. Dans la précipitation, l’intendant a gratté trois allumettes l’une après l’autre et n’a réussi à allumer la lampe qu’à la quatrième allumette. Le lord lui a fait remarquer qu’il était déconcentré et qu’il ne faut pas gaspiller quatre allumettes pour une seule lampe. En l’entendant faire cette remarque à l’intendant, les dames se sont dit : « Nous ne sommes pas bien tombées, il fait une histoire pour quelques allumettes alors que nous attendons de l’aide de sa part. » Lorsque l’intendant est sorti, le lord s’est tourné vers les dames : « En quoi puis-je être utile à ces nobles dames ? » Elles ont expliqué le motif de leur visite et il leur a aussitôt donné une somme de cent mille levas. Elles sont restées étonnées de sa générosité. Pourquoi ? Parce qu’elles avaient des préjugés sur la capacité d’un homme économe à se montrer généreux.

La générosité est une qualité alors que l’économie en est une autre. Pourquoi dépenser deux, trois ou plusieurs allumettes pour allumer une seule lampe alors qu’une seule peut suffire ? Certains sont peu regardants sur les allumettes, mais lorsqu’on en arrive à l’argent, ils ne témoignent aucune générosité. Le gaspillage inutile d’allumettes est semblable au développement des théories sur le christianisme. En écoutant ces gens interpréter le christianisme, vous direz qu’ils sont dans le droit chemin. Essayez de faire appel à leur portefeuille pour une cause caritative, ils vont aussitôt se montrer réticents. Il est préférable d’économiser les allumettes mais de donner généreusement les cent mille levas, plutôt que le contraire - gaspiller les allumettes mais retenir l’argent.

« Si quelqu’un n’est né de nouveau. » Qu’est-ce que la nouvelle naissance ? C’est la naissance d’eau et d’esprit. La naissance est un acte divin, volontaire, alors que l’acquisition comme disent les Bulgares est un acte forcé.

Tous pensent être nés alors qu’ils sont acquis. Demandez à quelqu’un parmi ceux qui sont nés maintenant, d’où il vient, qui sont sa mère et son père, où ils sont aujourd’hui, où est sa patrie ? Il vous dira qu’il ne sait ni d’où il vient, ni où il va. Il sait que ses parents sont décédés, mais il ignore qui ils sont et d’où ils viennent, quelle est sa véritable patrie. Quelle connaissance a-t-il, quelle est sa philosophie sur la vie ? Celui qui nait de Dieu connait son origine ; celui qui ne connait pas son origine est acquis, il n’est pas né. Entre les mots acquisition et assassinat, il y a une similitude[2]. Tout comme les mots anglais lawyer (avocat) et liar (menteur) sont proches par la prononciation mais différents par le sens. Lorsque la langue dérape parfois, quelqu’un peut être affublé d’une étiquette de menteur au lieu de celle d’avocat et vice versa !

Le Christ dit : « Si quelqu’un n’est né de nouveau, il ne peut pas voir le Royaume de Dieu. » Nous traduisons : acquérir le Royaume de Dieu, c’est comme recevoir la lumière extérieure pour créer dans notre esprit les couleurs et les formes ; des perceptions sont nécessaires qui seront ensuite retraitées. Les choses réelles ne sont pas les choses visibles, mais les choses invisibles qui nous percevons intérieurement. Certaines personnes, religieuses ou mondaines ont une mauvaise compréhension en considérant que leur perception est uniquement extérieure. La vision extérieure, c’est regarder les choses. Pour voir un objet physiquement, notre conscience doit être éveillée. Pour voir l’objet extérieurement et intérieurement, c’est-à-dire physiquement et spirituellement, la sagesse et l’amour sont nécessaires. Tu ne peux pas connaître l’être humain tant que tu ne l’aimes pas ; tu ne peux pas le comprendre tant que tu ne te lies pas à l’intelligence qui travaille en lui. La compréhension entre les humains est uniquement là où les tonalités vibrent en harmonie. Lorsque l’accord entre les tonalités est harmonieux, nous disons qu’il existe entre eux une certaine intelligence. De ce point de vue, la musique divine est une manifestation de la sagesse, c’est-à-dire un accord sagace et avisé des tonalités. S’il veut exprimer la douceur à un moment du morceau joué, le musicien choisit d’accorder les tonalités de façon à produire l’effet escompté sur l’âme humaine. Lorsqu’il veut exprimer son amour envers la jeune fille, le jeune homme se met à chuchoter d’une voix douce. Si vous voulez montrer votre mécontentement, vous élevez la voix, froncez les sourcils, vous vous renfrognez et serrez les poings.

« Si quelqu’un n’est né de nouveau. » Le Christ évoque la nouvelle naissance comme une condition pour avoir la vision intérieure. Comme la chenille aspire à devenir un papillon, de même celui dont la conscience est éveillée aspire à voir les choses intérieurement. Lorsqu’il travaille avec le désir d’acquérir les matériaux nécessaires pour la nouvelle naissance, l’être humain est dans le droit chemin. Celui qui pense qu’il trouvera ces matériaux dans le monde physique et qu’il les recevra sans rien payer, ne peut pas naître de nouveau. C’est vrai que les difficultés, les épreuves que l’on affronte freinent notre développement, mais nous devons faire des efforts pour les surmonter. L’être humain sait que le sens de la vie est le Royaume de Dieu où il trouvera ses proches qu’il aime et qui l’aiment. Il sait que le sens de la vie est de gagner le Royaume de Dieu, c’est-à-dire gagner le monde de l’harmonie et de la beauté, de la lumière et de l’espace. C’est à ce monde qu’aspirent consciemment et inconsciemment tous les hommes, toutes les femmes, tous les enfants.

Si vous cherchez de belles formes, des idées sublimes, de la musique et de la poésie divines, vous les trouverez dans le Royaume de Dieu, dans le monde de l’immortalité. Ce monde n’est pas loin de nous, il nous entoure de toutes parts, il pénètre en nous. La distance de notre monde au Royaume de Dieu n’est qu’un cent millionième de millimètre. La raison pour laquelle les gens ne voient pas cette proximité est leur aspiration à aller vers la périphérie de la vie, ils s’éloignent ainsi de Dieu et du Royaume de Dieu. Il y a des personnes qui aspirent à gagner le centre de la vie, c’est-à-dire Dieu, Son Royaume, mais elles sont peu nombreuses. La plupart vont vers la périphérie : les femmes contentent les maris, les maris - leurs femmes, les mères - les enfants, les enfants - les mères, etc. Ce n’est pas un mal en soi, mais ce n’est pas l’aspiration authentique, ce n’est pas le juste cheminement de l’âme. Le véritable chemin de l’âme mène à Dieu, ce qui signifie un élan intérieur, une concentration de l’être humain sur sa conscience divine, supérieure.

Comment l’être humain trouve-t-il sa conscience supérieure ou celle de son prochain ? Vous direz que c’est en aimant. Il est vrai que l’amour ouvre tous les chemins de l’être humain, mais de quel amour parlez-vous ? Par exemple, la femme va vers son mari. Où est-il ? Et elle, où est-elle ? Elle prend ses mains, le fixe droit dans les yeux, mais prétend qu’il est froid envers elle et qu’il ne l’aime pas. Quelles preuves du désamour de son mari avance-t-elle ? Qu’elle prenne son thermomètre pour vérifier sa chaleur. S’il est à trente-sept degrés, il n’est pas froid. Pouvez-vous qualifier de froid celui qui a une chaleur corporelle de trente-sept degrés ? Je mesure aussi avec mon thermomètre et je constate que cet homme est à trente-sept degrés. Donc l’homme et la femme ont autre chose en tête lorsqu’ils s’accusent de froideur.

Certains disent que le Christ s’est exprimé par des symboles, qu’il s’est servi du sens figuré des mots. Quel est votre langage ? Comment celui qui est chaud peut-il être qualifié de froid ? Je connais pour ma part des personnes froides qui sont en réalité chaudes. Mon affirmation est aussi juste que la vôtre. C’est un langage impondérable, c’est une philosophie impondérable. Il y a réellement des personnes dont la chaleur est indéterminée, fluctuante, une telle chaleur n’est pas réelle. Une chaleur qui descend à trente-cinq degrés et monte à quarante degrés est changeante. Imaginez que vous avez une bouteille graduée de cent centimètres cubes ; vous vous attendez à la remplir, mais vous restez toujours surpris, pourquoi ? La bouteille a une fissure à la trente-septième mesure précisément et le liquide s’écoule. Vous vous attendez à avoir un mari d’une chaleur de cent degrés, mais à votre surprise il ne vous renvoie que trente-sept degrés de chaleur. De ce point de vue vous dites que votre mari est froid envers vous et ne vous aime pas. Que devez-vous faire pour qu’il vous aime ? Acheter une nouvelle bouteille où mettre votre mari et la conserver précieusement sans la fissurer et sans laisser sa chaleur et son contenu s’écouler à l’extérieur. C’est le seul moyen pour que votre mari éprouve un amour constant et immuable à votre égard.

« Si quelqu’un n’est né de nouveau. » Naître de nouveau, c’est entrer dans une bouteille graduée de cent centimètres cube, soumise à une chaleur de cent degrés. Une chaleur de trente-sept degrés ne suffit pas, elle ne permet que des processus ordinaires. Elle ne permet pas à l’homme de réfléchir mûrement et d’aimer pleinement, alors qu’il doit renaître, acquérir quelque chose de nouveau dans la vie.

Les psychologues modernes considèrent la nouvelle naissance comme un processus d’éveil de la conscience humaine ; les mystiques l’appellent l’incarnation et la manifestation de l’esprit divin et de l’âme divine en l’être. L’esprit et l’âme visitent l’être humain et se retirent, mais s’ils restent longtemps en lui, ils s’emparent entièrement de sa pensée, de son cœur et de sa volonté ; ce processus est la nouvelle naissance. L’être humain est alors porteur de pensées et de désirs divins, il est maître de sa vie et manie l’art de monter au Ciel et de descendre aux enfers à sa guise. En entendant parler de l’enfer, les humains ont peur, ils craignent les mauvais esprits et ne veulent pas les rencontrer sur leur chemin. Celui qui est né de nouveau ne craint pas l’enfer. Même s’il s’y rend, ses habitants l’accueillent bien, se lèvent pour le recevoir et lui obéissent ; lorsqu’il les quitte, ils disent soulagés : « Pourvu qu’il ne revienne pas parmi nous. » La vie dans l’enfer est terrifiante. Pour en sortir et gagner l’immortalité l’être humain doit naître de nouveau.

Quelle est la différence entre vous et vos proches qui sont partis dans l’autre monde ? Vous êtes habillés avec des vêtements en matière dense, et eux avec des vêtements en matière plus fine ; vous mangez, buvez, lisez, conversez et pas eux, ils n’ont pas d’organes pour cela. En un mot, votre vie est radicalement différente de la leur. Il existe la même différence entre la chenille et le papillon qu’entre vous et les créatures astrales : elles s’intéressent à vous dans la mesure où vous menez une vie saine ; si elles se rendent compte que vous ne songez qu’à boire et à manger, elles sont affligées. Certains sont écœurés de la vie encore futile sur terre. Ainsi, les grands-mères en voyant flirter les jeunes gens se demandent comment ils n’en ont pas assez. Elles pensent que les jeunes se sont assagis et ont dépassé ces choses ; en réalité ils en sont encore loin. C’est un art que de renoncer de son plein gré aux plaisirs futiles et passagers ; c’est un art que de cesser de boire lorsque toutes les conditions sont réunies pour boire ; un tel homme a du caractère, il a compris la vie divine.

Comment se reconnaît le caractère humain ? De deux façons : placez le riche et le puissant dans la misère ou bien placez le pauvre dans l’opulence. Si le riche garde ses convictions et sa philosophie, s’il maintient de bonnes relations avec les autres, c’est un homme de caractère ; si le pauvre ne s’oublie pas et conserve ses convictions, ses opinions et ses relations avec ses proches, il est aussi un homme de caractère ; ce sont des personnes qui sont nées de nouveau et qui ont acquis en elles-mêmes quelque chose de précieux. Il y a des choses dans le monde que n’importe qui peut vous dérober : de l’argent, des habits, des maisons, des avoirs, et même votre mari, votre femme, votre fils, votre fille. Mais personne ne peut vous enlever certaines choses : vos vertus, votre caractère. Personne ne peut voler les talents que vous avez. Qui vous prendra le talent de peindre ou de jouer de la musique !

Le Christ dit : « Amassez des richesses et des trésors que la teigne ne détruit pas et que la rouille ne gâte pas. » Il parle des richesses et des trésors qui conditionnent la nouvelle naissance. N’est-ce pas ce que l’enfant fait dans le ventre de sa mère ? Il absorbe des aliments, amasse des richesses pour former les organes nécessaires pour sa nouvelle vie ; et ensuite il naît. Celui qui ne comprend pas le processus de la naissance ne comprend pas non plus le processus de la création du monde et se demande pourquoi Dieu a créé le monde de cette façon. Pourquoi l’être humain a-t-il été créé avec autant d’organes internes, pourquoi a-t-il besoin de cerveau, de poumons, de cœur et d’estomac, ne peut-il pas s’en passer ? Non. Par ces organes il se relie aux Anges, aux Chérubins et aux Séraphins dont il puise des connaissances pour s’élever.

En hébreu ancien les Séraphins étaient appelés les Esprits de la couronne divine.

Par les poumons, l’être humain se relie aux Chérubins. Voilà pourquoi lorsque vous respirez, pensez à ces esprits et à leur sagesse. La sagesse s’acquiert donc par la respiration.

Par le cœur, l’homme est relié à une autre hiérarchie, appelée les Trônes, c’est-à-dire la pensée divine ; les battements du cœur montrent que nous sommes reliés à cette hiérarchie. Pourquoi craint-on l’arrêt cardiaque ? De peur de rompre ce lien : si le cœur s’arrête, l’être humain perd son discernement.

Par son estomac, il est relié à d’autres hiérarchies : les Dominations. Voilà pourquoi lorsqu’il est rassasié, l’homme est mieux disposé, plus vertueux, plus noble, enclin au sacrifice. S’il est affamé, il vaut mieux ne pas s’en approcher.

De l’estomac, on va dans le foie par lequel l’homme est relié à une autre hiérarchie, appelée les Puissances ou forces divines. Le dérèglement du foie se reconnaît par le jaunissement de l’œil, ce qui montre une dysharmonie dans les sentiments de l’homme. Si le trouble est important, la jaunisse se déclare ; c’est qu’une dysharmonie se manifeste entre les l’homme et les Puissances divines. Comment se soigne la jaunisse ? Par le rétablissement de l’harmonie entre l’homme et les Puissances divines.

Par la vésicule biliaire, l’homme est relié aux créatures des Vertus. Si ce lien se rompt, la vésicule biliaire éclate, la perte du bien en l’homme et l’éclatement de la vésicule biliaire sont donc synonymes. On dit de quelqu’un qu’il est bilieux. Pour diminuer la bile, il faut augmenter la bonté en l’homme. Lorsque la vésicule biliaire est en bon état, le bien et l’amour augmentent ; si la haine augmente, l’amour diminue ; c’est une loi qui régule les équilibres entre les forces. Personne ne peut se soustraire à cette loi. Si quelqu’un dit qu’il ne veut pas être bon, il sera mauvais ; s’il ne veut pas être instruit, il sera ignorant. Chacun doit aspirer au sublime qui peut le protéger de la dégénérescence.

Après le foie, on va dans la rate par laquelle l’être humain se relie à une autre hiérarchie, les Principautés, appelées la Justice divine et la victoire dans le monde. L’enflement et le dérèglement de la rate montre que la justice est foulée aux pieds et que l’être humain est en dysharmonie avec les Principautés.

Une autre hiérarchie est celle des Archanges, créatures de la gloire divine : ils gouvernent les peuples. Ils ont un rapport aux reins. Celui qui ne glorifie pas le Seigneur et qui n’est pas inspiré par la majesté de la nature, ne peut pas se lier aux Archanges et souffre de troubles des reins. Quelqu’un rétorquera qu’il n’a pas à admirer la majesté de la nature tant qu’il est assis devant des mets succulents, des poulets grillés, du cochon et du vin rouge pétillant ; pourquoi chercher le sens de la vie si on le voit réellement devant soi. C’est ainsi que raisonne l’animal, mais l’être humain du XXème siècle ne peut pas raisonner ainsi et être dans le ravissement devant des choses passagères. Dès le lendemain, ses reins seront douloureux et il cherchera la raison de sa souffrance.

Enfin, nous descendons jusqu’à la hiérarchie des Anges qui sont le socle de la vie. Pour être liés à eux, tous les humains, hommes, femmes et enfants, doivent enfanter. Celui qui ne peut enfanter une pensée sublime, un désir vertueux, n’est pas lié aux Anges. Vous devez enfanter à chaque instant ; celui qui n’enfante pas brise tout seul son lien avec les Anges.

Lorsque vous rentrerez chez vous, que chacun se demande pourquoi il a un cerveau, des poumons, un cœur, un estomac, un foie, une rate et des reins : vous vous rappellerez ainsi le lien qui existe entre le monde sublime et vous. Et c’est ainsi que vous comprendrez que vous n’êtes pas libres de penser, de sentir et d’agir à votre guise.

« Si quelqu’un n’est né de nouveau. » Qu’est-ce que la nouvelle naissance ? Un ensemble de processus conjugués. Celui qui est né une nouvelle fois tient une pomme mûre dans sa main et voit en elle nombre de processus qui se passent l’un après l’autre. Il goûte cette pomme mûre et dit que la vie a du sens. Tant qu’il n’arrive pas jusqu’à la nouvelle naissance, l’être humain ne comprend la vie qu’à l’aune des processus qu’il a traversés, observés et étudiés. Celui qui a suivi la germination du pommier, mais l’a arraché avant l’heure ne connaît que ce processus, or le pépin de pomme passe par la germination, la pousse des feuilles, la floraison, la nouaison et la maturation des fruits. Étudiez tous les processus de la nature pour vous comprendre, vous et vos proches. Celui qui a traversé les processus du pommier développé, il est né de nouveau, c’est un érudit, il n’a pas peur de la pomme acide ou amère car il sait que les processus en elle ne sont pas arrivés à leur terme. De ce point de vue, il ne peut pas clamer que la vie est amère, qu’elle est vide de sens. Tout le monde connaît la vie, mais partiellement, chacun l’a testée jusqu’à un certain point comme les scientifiques qui ne connaissent le développement du pépin de pomme que dans certaines phases. Peu nombreux sont ceux qui ont eu la patience d’observer tous les processus du début à la fin. C’est pareil pour les connaissances dans les différents domaines de la science.

Quelqu’un embrasse les idées du nouvel enseignement de l’amour, avance jusqu’à un certain point et dit : « Qui attendra la fin de cet enseignement ? Je n’ai pas la patience de voir le résultat, j’ai des choses plus importantes à faire. » Il renonce dès le début. Quelles sont ces choses importantes ? Pour la jeune fille, c’est trouver un homme pour la nourrir et l’habiller ; pour le jeune homme, c’est trouver une femme pour s’occuper de la maison et lui faire la cuisine ; chacun trouve un sens dans quelque chose de transitoire et ne pense à rien d’autre. Une autre catégorie de gens patiente à peine pour voir le nouvel enseignement en bourgeons et en feuilles, puis ils renoncent, ils trouvent l’époque difficile, ils veulent améliorer leur situation, aider à la prospérité de leur patrie ; par cet élan, ils s’aident eux-mêmes et non pas leur patrie. Une troisième catégorie de personnes qui voient leurs idées fleurir, s’arrêtent là et commencent à s’organiser en sociétés, disant : « Appliquons nos idées en combattant le mal », sans tenir compte des paroles du Christ de ne pas s’insurger contre le mal ; ils partent en guerre contre le mal, mais n’obtiennent aucun résultat. La quatrième catégorie de personnes continue son chemin vers l’enseignement divin en attendant patiemment que le fruit mûrisse. Chacun doit s’armer de patience pour goûter les fruits de l’arbre que le Christ a planté. Goûtez les fruits de cet arbre pour entrer en relation avec les esprits supérieurs des différentes hiérarchies.

Certains veulent savoir s’ils se reconnaîtront de l’autre côté. Vous vous connaîtrez là-bas autant que vous vous connaissez sur Terre. Une grande diversité existe sur Terre, mais aussi de l’autre côté. La même diversité existe dans les manifestations humaines d’application de l’amour, de la sagesse et de la vérité. Chaque être humain, chaque créature vivante est une manifestation spécifique de l’amour. Les humains ne voient pas cette diversité, mais le monde supérieur s’y intéresse ; là-bas toutes les créatures cessent leur travail un instant pour prêter leur attention à l’être qui aime. L’amour est illimité dans ses manifestations et impénétrable dans sa diversité. Pouvez-vous assécher une source en mettant l’eau en bouteille, sachant qu’elle se renouvelle et que l’eau de chaque bouteille est différente de l’eau qui est en train de remplir la bouteille suivante ? L’eau qui a coulé voici dix ans est différente de celle d’aujourd’hui ; l’eau d’aujourd’hui est différente de celle à venir. L’eau des siècles précédents est différente de l’eau actuelle. La même chose s’applique aux pensées et aux sentiments humains, aux manifestations de l’amour et de la sagesse.

« Si quelqu’un n’est né de nouveau. » Le Christ veut dire ainsi que celui qui ne naît pas d’eau et d’esprit ne peut pas comprendre les manifestations du grand amour divin et de la sagesse divine ; il ne peut pas comprendre le sens de la vie ; il ne peut pas acquérir une joie intérieure, la bonté et la puissance. Naître d’eau, c’est devenir malléable et mouvant comme elle. Aucun être n’est plus puissant, et en même temps plus faible que l’eau. Donc, l’être humain doit être faible comme l’eau pour devenir puissant comme elle. Si quelqu’un demande pourquoi nous sommes faibles je réponds : pour devenir forts. Ce qui est faible contient en soi les ingrédients de la force. Des conditions sont requises pour que la force se manifeste.

« D’eau et d’esprit. » L’esprit sous-entend le principe intelligent qui maîtrise l’art de transformer les petites choses faibles en choses grandioses et puissantes. Les paroles du Christ : « Si quelqu’un n’est né de nouveau, il ne peut pas voir le Royaume de Dieu », sous-entendent : lorsque ce qui est faible et grandiose pénètre l’homme, il peut voir le Royaume de Dieu. Celui qui n’a pas été faible, ne peut pas être fort. De ce point de vue, la tâche de l’être humain se résume à exploiter ses plus petites souffrances pour sculpter à partir d’elles quelque chose de grand et de précieux. Beaucoup des souffrances des êtres humains sont dues aux mauvaises priorités qu’ils se sont fixées. Ils ont placé le divin à la dernière place et l’humain à la première place, ce qui introduit une grande dysharmonie dans leur vie.

« Si quelqu’un n’est né de nouveau. » La nouvelle naissance est une nécessité dans la vie, elle détermine son sens. En aspirant à la nouvelle naissance, l’être humain se dilate. Celui qui ne comprend pas le sens de la nouvelle naissance se dilate sans comprendre pourquoi, puis à la fin il se surcharge et se lasse tout seul. Il construit des maisons, fait des acquisitions immobilières, loue ses biens, mais au lieu de donner du sens à sa vie, il perd ses repères. Les locataires se disputent entre eux et le propriétaire se dispute avec eux ; ils ne paient pas régulièrement leurs loyers, ils causent des nuisances, etc. On peut citer ici le proverbe : « Grand-mère n’avait rien d’autre à faire, elle s’est acheté un porcelet.[3] » Cela dénote une incompréhension du grand processus de la nouvelle naissance. L’être humain n’est pas venu sur Terre pour bâtir des maisons, les louer et être rentier. Il est venu exercer sa pensée, son cœur, sa volonté. Avant d’être prêt au travail, il a fallu passer par les épreuves et le labeur. Il est dit que l’être humain peine, que les anges sont dans le labeur et que Dieu travaille. Dieu interroge souvent les anges : « Que font les humains sur Terre ? – Ils sont à la peine, ils sont attelés pour labourer les champs. Dieu répond : Qu’ils labourent et qu’ils sèment, je viendrai ensuite pour moissonner. Lorsque je ramasserai le blé, je les appellerai pour nous mettre à table tous ensemble et bien manger. »

C’est ainsi que travaille Dieu. Par conséquent quiconque fait le bien aux humains et les aime, travaille aussi. Instruire et éduquer les humains, c’est du labeur ; cuisiner pour eux, hacher les oignons et la viande, c’est un tourment. La souffrance, ce ne sont pas les efforts à fournir, mais le manque de reconnaissance pour ces efforts. Après avoir passé des heures en cuisine, il s’entendra dire : « Ce repas ne vaut rien. » - « Jusqu’à quand serons-nous à la peine ? » – « Jusqu’à ce que vous compreniez le sens de la vie et que vous renonciez aux désirs contre nature qui mènent sur des chemins contre nature. »

Jadis, Dieu a créé deux rivières qu’il fit couler sur des chemins bien déterminés : l’une allait en bas, l’autre en haut. La première traversait des sols fertiles et ses eaux étaient donc troubles ; la deuxième traversait des couches propres et ses eaux étaient propres.  Le moment est venu pour les deux rivières de couler côte à côte et discuter tranquillement en amies. Lorsqu’est venu le temps de se séparer, elles ont décidé de creuser un chenal, d’unir leurs lits, de se renforcer et d’améliorer ainsi leur situation. Elles ont creusé un trou, leurs eaux se sont mélangées et elles ont formé une seule rivière d’une eau trouble ; elles n’ont pas réussi à satisfaire leur désir d’acquérir une vie pure et en fin de compte elles ont subi les conséquences de leur imprudence. Les chemins contre nature conduisent toujours à de fâcheuses conséquences. Ceci concerne aussi les sociétés modernes : au lieu de suivre le chemin que Dieu leur a assigné, elles s’en écartent et partent sur les chemins contre nature de la vie. Que le pécheur suive son chemin et le juste le sien, mais qu’ils n’unissent jamais leurs chemins.

« Si quelqu’un n’est né de nouveau. » La nouvelle naissance ne sous-entend pas d’unir les eaux de deux rivières : toutes deux perdront leur pureté. La nouvelle naissance sous-entend d’avoir la vie christique en soi : l’eau pure recevra la vie du Christ et suivra son chemin. L’eau trouble traversera d’abord les couches terrestres, se purifiera et quand elle sera limpide, elle recevra la vie du Christ et continuera son chemin. Les couches sableuses qui purifient l’eau sont les souffrances. Aujourd’hui les Bulgares aussi passent par les couches terrestres, c’est-à-dire par les souffrances pour se purifier. Un jour, tous ceux qui sont passé par les souffrances seront reconnaissants et verront ce qu’ils ont acquis. Ne dérogez pas à la règle de ne pas mélanger l’eau pure et l’eau trouble, la vie pure et la vie impure, mais tendez vers le processus de la nouvelle naissance qui crée des conditions bénéfiques pour votre développement.

Si quelqu’un vous demande ce qu’apporte la nouvelle naissance, répondez : « La nouvelle naissance porte en soi les conditions pour rallumer les bougies éteintes des humains, pour corriger les infirmités de leurs corps, pour ouvrir les yeux des aveugles, les oreilles des sourds, etc. » Dieu seul est capable d’arranger la vie des humains, Lui seul est capable de relever les humains déchus et d’éclairer leur chemin. Lui seul est capable de soigner le cœur altéré des mères, la pensée déformée des pères, le foie gâté des fils et la rate malade des filles. Lorsque les humains se relèveront, ils créeront des sociétés et des familles nobles. Tant qu’ils se plaignent de troubles du foie, de la vésicule biliaire, des reins et de la rate, aucune amélioration n’est possible. Lorsque tous les membres et organes de l’organisme humain se rétabliront, alors le monde se redressera.

Vous-aussi, agissez comme Dieu ; si vous voyez que la pensée et le cœur de votre frère sont altérés, ne le critiquez pas, mais aidez-le à se relever, c’est cela faire le bien. Ne pensez pas comment vous y prendre, l’important est d’avoir le désir de le faire. Le désir ardent ouvre les yeux de l’homme et lui donne la possibilité d’aider. Si tu es affamé, il vaut mieux se faire offrir du pain noir plutôt que d’attendre des jours et des semaines le pain blanc promis. L’affamé attendra longtemps le pain blanc ! Il vaut mieux donner à autrui de son vivant quelque chose de sa richesse et de ses biens, plutôt que de lui laisser des milliers et des millions de levas après sa mort. Le peu donné à temps vaut plus que beaucoup mais trop tard. Dieu donne toujours en temps et en lieu utile ; les humains diffèrent les choses à un futur proche ou lointain. Non ! Le bien que tu as planifié de faire, fais-le dès maintenant ; remettre à plus tard ne résout pas les questions.

Aujourd’hui, tous doivent poser le bien comme socle de leur vie, les Bulgares aussi. Les humains sont infidèles au bien lorsqu’ils veulent engranger plus de savoir, plus de richesse, plus de puissance qu’ils ne peuvent supporter. Est-ce juste ? Est-il sensé que le riche mette ses habits neufs et précieux sur lui, des bagues en or à ses doigts, un sac plein de pierres précieuses sur ses épaules, et qu’il traverse ainsi une forêt épaisse, peuplée de brigands ? Ils lui couperont la route, le tueront et le pilleront. Pour traverser tranquillement la forêt, il doit revêtir ses vieux habits et prendre juste un peu de pain dans son sac à dos. La vie de nos contemporains est pleine de surprises ; ils peuvent croiser des brigands à chaque pas et se faire attaquer. La vie est ainsi porteuse de bonnes conditions et de mauvaises surprises. Tous les humains, tous les peuples ont des conditions favorables de développement qu’ils peuvent utiliser aujourd’hui. Celui qui a atteint le stade du papillon profitera des bonnes conditions de la vie ; celui qui n’a pas franchi le stade de la chenille grignotera les feuilles des arbres et se plaindra des conditions de la vie.

« Si quelqu’un n’est né de nouveau, il ne peut pas voir le Royaume de Dieu. » Autrement dit, si vous ne réparez pas votre cerveau, vos poumons, votre estomac, votre rate, votre foie et vos reins, et si vous n’enfantez pas, vous ne pouvez pas être bon, puissant, raisonnable et noble ; c’est l’enseignement que vous pouvez appliquer dans votre vie. Si quelqu’un se plaint que son cerveau ne fonctionne pas correctement, qu’il réfléchisse intensément pour nettoyer les voies par lesquelles coulent les énergies mentales.  « Je fais face à de grandes difficultés. –  Exerce ta volonté pour vaincre tes difficultés. » Pour bien vivre, exercez votre pensée, votre cœur et votre volonté en conscience. Ce qui ne signifie pas que vous éviterez les difficultés, vous en aurez beaucoup, mais vous les surmonterez. L’être humain naîtra de nombreuses fois, il sera acquis de nombreuses fois jusqu’à naître finalement pour voir le Royaume de Dieu.

Entre sa vision actuelle et sa vision d’antan il y aura une grande différence. Quelqu’un a vu le Christ, Dieu, mais si on lui demande s’il est né d’eau et d’Esprit, il ne peut rien dire. Celui qui ne sait pas s’il est né d’eau et d’Esprit, ne peut voir ni Dieu ni le Christ. Il a vu un homme ordinaire avec une barbe blanche et une couronne sur la tête, mais ce n’est pas Dieu. Si quelqu’un voit un jeune homme, ce n’est pas le Christ. « J’ai vu un ange. » La question est de savoir si tu as vu un véritable ange. Le petit enfant passe aussi pour un ange, mais entre lui et le véritable ange la différence est grande. Voir un ange, c’est transformer ta vie toute entière : tu deviens meilleur, tu te dilates, tu acquiers une plus grande lumière. Voir Dieu, c’est devenir un saint.

« Seul celui qui a le cœur pur peut voir Dieu. » Moïse était un homme pur et saint, il a vu Dieu une seule fois, de dos et non pas Son visage. Votre vie se transformera si vous voyez ne serait-ce qu’une parcelle de Dieu. Pour voir ne serait-ce qu’une parcelle de Son vêtement, vous devez vous libérer de vos manifestations négatives : aigreur, jalousie, haine colère, etc. Pourquoi ne pas écouter calmement votre sœur et votre frère lorsqu’ils vous décrivent leurs expériences de vie passionnantes ? Ne jalousez personne.  Si aujourd’hui quelqu’un vit quelque chose d’agréable, demain ce sera votre tour. Il n’y a personne au monde qui ne reçoive un certain bienfait. Ouvrez votre cœur et votre intelligence pour recevoir de belles pensées et de beaux sentiments. Lorsque dans votre esprit et votre cœur entrent en même temps une idée sublime et un sentiment noble, vous serez nés de nouveau et vous serez prêts à vous sacrifier pour eux.

N’examinez pas les choses et les manifestations par leur côté extérieur uniquement ; les apparences trompent souvent les humains. Vous allez quelque part faire une visite et vous dites que l’hôtesse n’était pas aimable à votre égard, qu’elle n’était pas souriante. Quel sourire voulez-vous ? Celui que le chat adresse à la souris ou celui que la mère donne à son enfant chéri ? Lorsqu’il guette la souris, le chat reste figé, les yeux fermés comme s’il ne la voyait pas ; lorsqu’il l’attrape entre ses griffes, c’est alors qu’il lui sourit. Au contraire, la mère adresse un sourire intérieur, à peine perceptible à son enfant. Souvenez-vous : le sourire apparent n’est pas toujours sincère et authentique. N’est pas pieux celui qui manque d’amour ; n’est pas chrétien celui qui parle de faire le bien sans pratiquer le bien. Il faut distinguer le bien apparent du bien authentique et le véritable mal du mal apparent. Quelqu’un vide votre portefeuille et dit qu’il agit ainsi pour secourir les pauvres - puisque vous n’avez pas rempli vos obligations envers eux, il le fait à votre place. Laisse l’homme libre de veiller seul à ses obligations. Ce n’est pas le christianisme, ce n’est pas le processus de la Nouvelle naissance.

Chacun doit naître de nouveau pour que l’eau et l’esprit travaillent en lui et préparent les conditions d’acquisition de l’amour, de la sagesse, de la joie et de la puissance. C’est ainsi seulement que l’on peut voir le Royaume de Dieu. Seul le Maître peut aider le disciple à obtenir les conditions pour entrer dans le Royaume de Dieu. Si le soleil n’envoie pas sa lumière et sa chaleur, la terre ne peut rien nous donner toute seule. Sans maître, le disciple ne peut rien faire.

« Si quelqu’un n’est né de nouveau. » Ce qui signifie : si vous ne vous liez pas aux créatures supérieures : Anges, Chérubins, Séraphins, Dominations, Trônes, vous ne pouvez pas naître de nouveau. La Nouvelle naissance libère l’être humain de la mort qui le limite et le prive des conditions pour obtenir toutes les vertus. Que chacun se dise : « Le juste ne meurt pas, personne ne peut prendre ses vertus, personne ne peut prendre son âme. » Le Christ dit : « J’ai le pouvoir de laisser mon âme, j’ai le pouvoir de l’enlever.[4] »

La tâche de chaque homme, de chaque Bulgare est de reconnaître son Père en disant : « Je suis prêt désormais à accomplir d’abord la volonté de mon Père, puis celle d’autrui. » Dieu lui répondra : « Qu’il soit béni ce peuple et cet homme prêts à Me servir avec amour. Je paierais toutes leurs dettes, je leur ferai une nouvelle maison, je leur donnerai de bons fils et de bonnes filles. »

La bénédiction divine vient sur le peuple bulgare, la bénédiction divine vient sur tous les peuples. Ceux qui sont prêts vérifieront mes propos dans dix ans, d’autres dans cent ans, et les moins préparés dans mille ans. Tous vérifieront que mes paroles sont authentiques et diront : « Nous Te remercions, Seigneur, d’ouvrir nos yeux afin que nous voyions. » Vous serez alors tous convaincus que les souffrances que vous vivez aujourd’hui ne peuvent pas être comparées à la gloire qui viendra dans dix, cent ou mille ans.

Sofia, 6 octobre 1918

Traduction par Bojidar Borissov


[1] Acquérir, dans le sens d’enfanter.

[2] Acquisition se dit добиване (dobivane) en bulgare et assassinat se dit убиване (oubivane)

[3] Désigne une personne qui acquiert quelque chose dont elle n’avait pas spécialement besoin mais qui lui attire par la suite beaucoup d’ennuis ;

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