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Ani

1917_02_25 Le Salut

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Le Salut

 

« Si tu veux être parfait,

va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres,

et tu auras un trésor dans le ciel.

Puis viens, et suis-moi. [1]»

Matthieu 19 :21

 

            Les érudits du XXème siècle, profanes et croyants, ont une compréhension confuse de la loi de Moïse comme de celle du Christ. Depuis deux mille ans les chrétiens décortiquent l’Enseignement du Christ et l’ont tant abîmé que si vous le regardiez d’un œil clairvoyant vous le verriez comme un arbre à l’écorce arrachée. Tous les critiques et écrivains, tous les prédicateurs parlent du salut sous l’angle de la charité, de l’accomplissement des commandements divins, alors que le salut provient d’un principe séculaire de la nature, antérieur à l’époque du Christ, datant du début de la Genèse. Par conséquent, ce qui advient aujourd’hui avec l’âme humaine, dans les sociétés, chez les peuples, dans toute l’humanité tire son origine de la Genèse elle-même, de la source originelle de la vie.

            Le mot salut a plusieurs significations. Quelqu’un est tombé à l’eau et un autre l’en a sorti ; on s’en réjouit en disant : « Cet homme est sauvé » ; quelqu’un, terrassé par une maladie grave s’est rétabli ; on dit : « Il est sauvé » ; quelqu’un s’est détourné du droit chemin, puis plus tard a mis de l’ordre dans sa vie et a bien vécu ; pour lui aussi on dit : « Il est sauvé. » Le mot salut désigne communément le retour de l’homme d’une mauvaise vie à une vie juste, ou bien la délivrance des tourments et des afflictions de la vie et l’avènement de meilleures conditions de vie. Dans un sens plus profond le mot Salut désigne l’entrée de l’homme dans la vie éternelle. Chacun cherche les conditions de la vie éternelle et c’est naturel. Il ne suffit pas à l’homme d’être sauvé de la noyade, puis de mourir de faim ensuite ; il ne suffit pas d’échapper à une grave affection pour succomber ensuite à une autre ; c’est seulement se sauver d’un mal pour s’exposer à un autre. L’être humain a besoin du véritable salut : le rétablissement de son lien avec la Cause originelle. Tant qu’il ne rétablit pas ce lien il ne peut pas être sauvé ; il n’y a point de salut en dehors de cela. C’est ainsi que le salut s’entend à présent, c’est ainsi que le comprenait le Christ ainsi que tous les saints, toutes les personnes justes et vertueuses sur terre.

            Le Christ dit : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes et donne-le aux pauvres ; puis viens et suis-moi. » Celui qui n’entend pas le salut ainsi, se ment à lui-même ; il fera des erreurs, chutera, se relèvera, perdra sa foi, etc. La loi du salut agit en permanence. Certains pensent que l’homme se sauve une seule fois et qu’une fois sauvé, il n’a plus à y penser. L’homme doit se sauver sans cesse ; le salut est un processus récurrent, permanent. Nous ne croyons pas aux processus uniques ; comme il respire, mange et boit en permanence, de la même manière l’homme doit se sauver en permanence. Entre l’âme humaine et Dieu existe un lien permanent, appelé le lien du salut. Souvent les gens s’interrogent : « Suis-je sauvé ? » Aujourd’hui tu peux l’être, mais demain quelqu’un te prendra à la gorge ; aujourd’hui tu peux être rassasié, mais demain affamé ; aujourd’hui tu as une bonne pensée, mais demain tu es assailli par une mauvaise pensée. Pour ne pas être dans telle situation aujourd’hui et dans telle autre demain, garde ton lien avec Dieu.

            Le Christ est venu sur terre pour créer un lien fort et immuable entre les humains et les anges d’une part, entre les humains et Dieu d’autre part. À la question du jeune homme : « Comment hériter de la vie éternelle, le Christ dit : « Ne tue pas ! » Le meurtre peut donc briser le lien de l’homme avec Dieu, avec les anges, avec les frères avancés. Plus loin le Christ dit : « Ne commets pas d’adultère, ne commets pas de vol, ne porte pas de faux témoignage, honore ton père et ta mère et aime ton prochain comme toi-même ». Voici les lois de l’Esprit, en rapport avec l’époque actuelle. Alors le jeune homme dit au Christ : « J’ai préservé ma jeunesse de tout cela, qu’est-ce qu’il me manque encore ? » Jésus lui a dit : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes et donne-le aux pauvres ; puis viens et suis-moi ! » Avec les premiers commandements le Christ explique les raisons qui peuvent briser le lien de l’être humain avec le monde supérieur ; avec les seconds commandements, Il explique la manière de rétablir le lien brisé.

            « Ne tue pas ! » Le mot meurtre a un sens large et multiple. En écoutant ce commandement, vous vous direz : « Dieu merci, je n’ai encore tué personne. » Et moi je dis, il n’y a personne au monde qui n’ait pas tué. Tuer ne signifie pas seulement ôter une vie. Consciemment ou inconsciemment l’homme tue chaque jour une bonne pensée, un bon sentiment, un bon désir ; l’homme tue les bonnes pensées, désirs et actions de ses proches. Vous croisez par exemple un homme qui croit en Dieu et vous arrivez à l’en dissuader, n’est-ce pas un meurtre ? Vous tuez un sentiment sacré en lui. D’où savez-vous que Dieu n’existe pas ? Celui qui renie Dieu cherche à prendre sa place. Et par conséquent, si vous dites de quelqu’un qu’il n’est pas riche, bon, beau, instruit, c’est que vous retenez ces qualités pour vous-mêmes. Renier le bien, le sublime, le grandiose, éloigne l’homme de Dieu : vous brisez ainsi le lien avec Lui et vous vous exposez à la mort. Vous direz que les gens vous aiment ; cela ne veut rien dire. Les gens peuvent vous aimer et pourtant vous pouvez continuer à souffrir et à vous tourmenter : tout dépend de la nature de leur amour. L’amour de la majorité des humains est celui des aigles et des corbeaux. Cela ne doit pas vous vexer, mais sachez que l’amour qui n’édifie pas est un amour animal. Le commandement, ne tue pas, a précisément un rapport avec cet amour. Vous direz que l’amour doit être glorifié ; lequel, celui qui détruit ou celui qui édifie ? Combien de jeunes gens aux intentions et aux élans nobles ont été déçus par l’amour, combien de jeunes gens ont attenté à leur vie après leur noce ! Pourquoi la jeune fille est-elle déçue ? Parce qu’elle ne trouve pas chez son bien aimé les éléments nécessaires à son développement. Et le jeune homme est déçu de sa bien-aimée pour le même motif. N’est-ce pas la même chose avec les convictions religieuses de l’homme ? Vous rencontrez quelqu’un de religieux : il est joyeux, inspiré, mais vous le dissuadez de croire, vous lui démontrez que la vie est uniquement terrestre ; il en est découragé et perd son élan. Un jour viendra où la conscience des humains s’éveillera et ils passeront d’une vie à une autre : ils comprendront qu’il n’y a pas de mort et que la vie est éternelle et ininterrompue.

            Les gens d’aujourd’hui ont des croyances et des clichés sur le monde d’ici et le monde de l’au-delà, mais ils n’ont pas tout éprouvé, ni vérifié. Certains maintiennent l’idée que la vie est uniquement terrestre : l’homme meurt, disparaît et rien ne subsiste de lui. Ils nient la résurrection. Qui parmi eux est allé dans l’autre monde pour savoir ce qu’il y a ? Celui qui a éprouvé une idée est le seul qui puisse la combattre ou la soutenir. Seul le mort peut parler de la mort, celui qui est en vie parle uniquement de la vie. En ce sens il y a des morts qui sont en vie et continuent de vivre. Il y a des gens vivants qui sont morts ; ils agissent parmi les vivants mais n’adhèrent pas à la vie ; ils se meuvent mécaniquement, sans pensée, sans émotion. Il faudra des millénaires pour qu’ils ressuscitent. Ils regardent mais ne voient pas ; ils entendent mais n’écoutent pas ; ils sont plongés dans le sommeil. Mais il y a des humains dans ce monde et dans l’autre monde qui voient et écoutent, qui comprennent les lois de la vie et les appliquent ; ils sont en vie et se réjouissent de la vie qui se manifeste dans tous les mondes.

            « Ne tue pas ! » Cela signifie : ne détruis pas une seule bonne pensée, un seul bon désir que Dieu a mis en toi et en ton prochain. Au lieu de détruire et de vider sa vie de sens, l’homme doit construire. Le sens de la vie humaine réside dans l’élimination de ses mauvais côtés au profit des bons côtés qui l’élèvent et lui créent les conditions du salut et de l’union avec Dieu. Comment peut-on se débarrasser de ses mauvais penchants ? En écartant de son chemin tout ce qui brise notre lien avec le monde divin. Briser ce lien équivaut à arrêter son développement sur terre. L’homme doit d’abord passer par la loi de Moïse qui énonce : « Honore ton père et ta mère et aime ton prochain comme toi-même. » Lorsqu’il se soumet à cette loi, il est prêt à se soumettre aussi à la loi du Christ.

            Le Christ dit : « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l'enlève ; tout sarment qui donne du fruit, il le nettoie, pour qu'il en donne davantage. » (Jean 15, 1 - 8) Ce qui signifie : chaque sarment du Christ qui n’a pas renoncé au désir de tuer, ne porte pas de fruit ; le Père le coupe et le jette. Quels sont les signes qui distinguent celui qui tue ? L’agacement, le mécontentement : si on se met à s’agacer, à s’irriter, à être mécontent, on est prêt à tuer. Le Christ dit encore : « Ne vole pas ! » Qu’est-ce qu’il ne faut pas voler ? Les bonnes pensées et les bons désirs des humains. Je suis prêt à donner toute ma fortune, pourvu que rien ne me soit dérobé et que je ne dérobe pas à mon tour quelque chose de l’esprit ou du cœur de l’homme. Tout comme il ne faut pas détruire les bonnes pensées et les bons sentiments de ton prochain, de la même façon il ne faut pas voler.

            Le Christ dit : « Ne porte pas de faux témoignage ! » Dans ses échanges, l’homme doit être absolument honnête et ne tolérer aucun mensonge. S’il reçoit une bonne pensée ou une bonne intention, il doit répondre de même ; s’il donne une mauvaise pensée en retour d’une bonne, il se sert du mensonge. Si vous répondez au bien par le mal, en pensant appliquer le bien, vous vous pervertissez, non seulement vous-même mais aussi votre famille et la société. Il n’est pas permis de tuer, de voler ou de tromper. La femme ou l’homme qui s’autorise à voler l’esprit et le cœur d’un autre est dans l’erreur, dans peu de temps il verra le mensonge dans lequel il a vécu. Là où se trouve le mensonge se trouve aussi le meurtre et le vol. Libérez-vous de vos habitudes et de vos vices d’autrefois pour aimer votre père, votre mère et votre prochain. Comment devez-vous aimer votre prochain ? Comme vous-même.

            Qui êtes-vous, qui est votre mère et qui est votre père ? Votre corps, c’est vous, votre âme, la mère et l’esprit, le père. L’homme est l’enfant de son âme ; le corps est donc un enfant de l’âme. Elle lui prodigue des soins maternels pour l’élever et l’éduquer. Certains demandent s’ils vivront avec ce même corps dans l’autre monde ; autrement dit, est-ce que le corps est lié à l’âme et à l’esprit, c’est-à-dire à sa mère et à son père ? Le fils doit être convenable, contenter sa mère et son père : il doit les honorer et les respecter. Le père et la mère sont dans l’homme lui-même, pas en dehors. Le jour où vous transgressez la loi divine et cessez d’honorer votre mère et votre père, et d’aimer votre prochain, vous êtes en dehors des conditions de la vie. Appliquez l’enseignement du Christ à chaque instant de la vie pour voir que c’est un enseignement de vie et de force. Si vous êtes indisposés, examinez votre vie pour voir quel commandement vous avez transgressé. Il suffit d’être honnête envers vous-mêmes pour comprendre quel commandement vous n’avez pas respecté : « ne tue pas », « ne vole pas » ou « ne porte pas de faux témoignage ».

            Le Christ dit : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes et donne-le aux pauvres ; viens et suis-moi. » À qui distribuer ce que tu possèdes ? À tes pensées et désirs. Qui suivre ? Le grand maître de la vie. En lisant ce verset, les gens se mettent à discuter à son sujet. Ils craignent, s’ils distribuent leurs avoirs, s’ils renoncent à leur maison et à leur argent, de s’appauvrir et de se priver de leurs conditions de développement. Dieu ne convoite pas vos avoirs, Il n’a pas besoin de vos maisons et de vos capitaux. Par le mot avoir on désigne autre chose : seul celui qui est prêt à manifester le bien qui est en lui peut distribuer ses avoirs ; le bien en l’homme est son avoir. Le bien est lié à la loi de l’amour : lorsque la miséricorde et l’amour agissent en l’homme, il est prêt alors à manifester le bien, à accomplir des actes bons. Le bien ne peut exister en dehors de la miséricorde et de l’amour, c’est-à-dire qu’il ne peut se manifester. Personne au monde ne peut faire de bien sans avoir une bonne pensée ou une bonne intention en lui. Il est dit : « Honore ta mère et ton père » ; la mère et le père sont l’objet de ton amour et ton prochain est le stimulus qui te pousse à manifester l’amour. La mère et le père sont le symbole de ce qui est fort, et le prochain, le symbole de ce qui est faible. L’homme peut aimer seulement ce qui est tendre, faible, attachant, ce qui nécessite de l’aide. On peut honorer et respecter le fort, et aimer le faible.

            Il est dit dans les Écritures : « Dieu est amour ». Qui connaît Dieu en tant qu’amour ? Le faible, le pécheur, l’impuissant. Par conséquent, si vous êtes faible réjouissez-vous car vous pouvez ainsi connaître l’amour et devenir plus fort ; si vous êtes pécheur, réjouissez-vous car vous pouvez ainsi connaître l’amour et devenir plus juste. Il est dit dans l’Évangile que Dieu châtie celui qu’Il aime ; en ce sens on peut aussi dire : Dieu pardonne les péchés à celui qu’Il aime ; c’est une loi qui existe dans la nature. Observez les animaux pour voir combien ils sont attentifs et tendres envers les créatures plus faibles. Cette loi agit aussi entre les humains. Réjouissez-vous si vous tombez entre les mains d’un homme fort, mais noble et vertueux. Il vous aidera et vous élèvera. Malheur à celui qui tombe entre les mains d’un homme brutal, ignoble et cruel : il est comme une pieuvre qui étreint le faible avec ses ventouses, le vide de sa sève et le rejette ensuite. C’est ainsi qu’agissent certaines personnages religieux ou du monde : lorsqu’ils trouvent quelqu’un de faible et de doux, ils s’y agrippent avec leurs ventouses, vident son portefeuille, puis ils le quittent en disant : « Nous l’avons tourné vers le Seigneur, » ou bien : « Nous l’avons intégré dans la vie et donné un savoir. » Ce n’est nullement un retour vers Dieu, ce n’est point une science, cet homme ne songera pas une seconde fois à votre Dieu ni à votre savoir. Si vous voulez aider quelqu’un, ne videz jamais son portefeuille ; ne retournez jamais son cœur et sa raison vers Dieu, laissez-le chercher Dieu tout seul et se tourner vers Lui. Si vous voulez l’aider, trouvez la clé de sa porte et dites-lui : « Prends la clé que tu as jadis perdue, ouvre la porte de ta maison, nettoie-la, ouvre toutes les fenêtres pour laisser entrer le soleil et l’éclairer. » L’obligation naturelle de l’homme est que chacun nettoie seul sa maison et ne laisse pas les servantes le faire à sa place ; votre maison est un temple de Dieu, construit uniquement pour vous. Qu’est-ce qui adviendrait si tous les temples se retrouvaient au même endroit ? Cela produirait un grand trouble dans le monde. C’est pour ce temple justement que le Christ dit : « Entre dans ta chambre secrète et prie Dieu qui voit dans le secret. »[2]

            La chambre secrète, c’est le temple de l’âme humaine. Entrer dans le temple de son âme signifie rejeter loin de soi toute colère et agacement, toute haine et jalousie. La colère et le mécontentement mènent au meurtre, le meurtre, au vol, et les deux ensembles au mensonge, le plus grand vice dans la vie de l’homme. Les quatre premiers commandements : « ne tue pas », « ne vole pas », « ne commets pas d’adultère », « ne porte pas de faux témoignage » inculquent à l’homme ce qu’il ne faut pas faire. Les trois commandements suivants : « Honore ton père et ta mère et aime ton prochain comme toi-même », inculquent ce qu’il faut faire. Ainsi l’homme doit honorer son père et sa mère et aimer son prochain. Le prochain de l’homme ce sont ses bonnes pensées et bons désirs ; grâce à eux, il peut déraciner les mauvaises pensées et mauvais désirs, les mettre dans de meilleures conditions, c’est-à-dire les éduquer et les anoblir. Aimer son prochain, c’est planter dans son jardin les meilleurs fruits pour transformer les pensées et désirs mauvaises en pensées et désirs vertueux. Par ces commandements le Christ a voulu sensibiliser les juifs au sens de la vie, les faire s’aimer et renoncer au meurtre. Selon leurs lois, ils avaient recours au meurtre pour tout et n’importe quoi ; c’est pour cette raison qu’ils n’ont pas eu de royauté durable. Tous les êtres humains, tous les peuples qui aujourd’hui encore appliquent les anciennes lois juives, tuent constamment, volent et trompent. Observez l’histoire des peuples européens pour voir le nombre de guerres menées, le nombre de croisades entreprises pour libérer Jérusalem. Jérusalem sera libérée lorsque les humains cesseront de tuer, de voler, de commettre des adultères et de porter de faux témoignages.

            Que chacun de vous examine sa vie du début à la fin et se dise : « À partir d’aujourd’hui je mets une croix sur tout mensonge, vol, meurtre, adultère ! » Puis, tournez-vous vers le Christ et demandez-Lui ce qui vous manque pour hériter la vie éternelle. Il vous répondra : « Va, vends ce que tu possèdes et donne-le aux pauvres ; puis viens et suis-moi. » Qui sont les pauvres ? Les prochains. Vous vous levez le matin gais, disposés, contents de la vie, quelle en est la raison ? C’est à cause de vos proches qui vivent en vous. Par conséquent, si vous voulez conserver votre bonne disposition, vous devez aimer vos proches. Le noble, le lumineux que vous portez dans votre esprit et dans votre cœur sont un monde sublime pour vous, ils sont votre bonheur. Si vous cherchez le Christ, vous Le trouverez dans vos pensées, sentiments et désirs vertueux: ils représentent les vrais liens de votre vie avec lesquels tisser la corde qui vous élèvera jusqu’au Ciel. Il est dit dans les Écritures : « Je vous ai attiré avec mon amour [3]». Donc l’amour est la somme des liens du bien, de la raison, de la justice qui mènent l’homme vers le monde d’en-haut. Seul l’amour est capable de faire entrer l’homme dans le Royaume de Dieu. Appliquez l’amour dans votre vie si vous voulez être heureux ; c’est ainsi que vous expérimenterez la force de l’enseignement du Christ.

            Les gens d’aujourd’hui se plaignent des souffrances et des malheurs et cherchent un moyen de s’en libérer. Ils peuvent y arriver uniquement s’ils bouleversent leur façon de penser : les vieilles pensées doivent être remplacées par les nouvelles. En pensant avec droiture, d’une nouvelle façon, l’homme comprend que les causes de sa souffrance d’hier peuvent engendrer sa joie d’aujourd’hui. La perte de sa fortune ou de sa position sociale ne l’effraie plus. Sa fortune, sa dignité ne dépendent que de lui ; il porte en lui les conditions pour être riche, fort, en bonne santé. Même s’il perd sa mère et son père, il sait qu’ils ne sont pas perdus, mais qu’ils demeurent en lui. Le père et la mère extérieurs sont un reflet de la mère et du père intérieurs, en vous : tout est caché en vous. Il suffit de cultiver de bonnes pensées et de bons sentiments dans votre esprit et dans votre cœur pour disposer de toute la richesse du monde. Alors, vous ne serez pas misérables, mais vous donnerez sans cesse de vous comme la source qui coule en permanence. Ouvrez les trésors de votre vie, de votre âme, et distribuez généreusement. Elle est remplie de bienfaits et de bonnes graines qu’il vous faut semer dans les champs divins. Ne vous pensez pas misérables, Dieu vous a tout donné, mais vous ne savez pas comment utiliser les bienfaits de la vie. Ne pensez pas que le bonheur se cache dans la richesse matérielle.

            On fait appel au discernement des humains ; celui qui est raisonnable utilise consciencieusement les bienfaits qui lui sont donnés, et c’est pour cela qu’il passe pour un homme fortuné. Le malheur de l’homme n’est pas causé par l’absence de bienfaits, mais par sa propension à retenir les bonnes pensées et les bons sentiments en lui, à ne pas les manifester au-dehors ; autrement dit, il ne permet pas à Dieu en lui de se manifester. Dieu lui murmure doucement : « Fais une bonne œuvre. – Je ne veux pas. – Laisse-moi alors la faire à ta place. – Je ne le permets pas. » Pouvez-vous dans ces conditions être heureux et trouver Dieu ? Où est le Seigneur ? En vous ! Ouvrez votre cœur et Il se manifestera. Inconscients des richesses et des bienfaits qu’ils portent en eux, les humains se lamentent, souffrent, se découragent. C’est ce que sous-entend le proverbe bulgare « avoir les pieds dans l’eau, mais rester assoiffé. » Si vous aimez le Seigneur, vous obtiendrez ce que vous souhaitez. Sans Dieu, l’homme ne peut conserver ni sa richesse ni sa force.

            Dans un conte populaire, on raconte comment Dieu et saint Pierre sillonnaient le monde, parmi les humains, pour voir comment ces derniers vivaient. Parcourant les villes, ils se sont retrouvés dans un quartier éloigné et sont rentrés dans une maison misérable pour passer la nuit. Les hôtes, simples et bienveillants, les ont bien reçus, leur ont donné le gîte et le couvert. Content de cet accueil hospitalier, Saint Pierre s’est adressé à Dieu en repartant : « Seigneur, pourquoi n’aides-tu pas ces braves gens à en finir avec la misère ? – Que ce soit fait selon ta volonté », a dit Dieu.

Aussitôt, la petite cabane s’est transformée en une grande bâtisse, bien rangée, et les hôtes, en riches propriétaires bien vêtus et entourés d’une multitude de domestiques. L’hôte, plongé dans la richesse et le confort s’est adonné à une vie de luxure, de banquets et de beuveries : il mangeait, buvait sans jamais travailler. Dieu et saint Pierre ont continué leur tour du monde. Plusieurs années plus tard, ils se sont retrouvés dans la même ville où se trouvait la pauvre famille d’antan et saint Pierre a souhaité leur rendre visite et voir comment ils vivaient maintenant qu’ils étaient riches. Lorsqu’ils ont frappé à la porte la bonne hôtesse s’est montrée. Elle les a reçus gentiment, leur a donné un repas et proposé un lit pour la nuit comme à des étrangers venus de loin. Son visage était assombri, triste et tourmenté. En les installant dans leur chambre, elle s’est empressée de les prévenir qu’ils ne devaient pas s’alarmer s’ils entendaient des cris, des bruits et de la confusion en pleine nuit : « C’est mon mari, a-t-elle dit avec chagrin. Il revient saoul et ne se contrôle pas, mais fait des bêtises. » En se couchant, Dieu a dit à saint Pierre : « Va te coucher près de la porte, Moi, Je me coucherai de l’autre côté. » A peine endormis, ils ont entendu du bruit, des coups, des cris, une grande confusion ; le mari revenait d’une ripaille. Il ouvrait les portes de toutes les pièces, frappait, cognait sans savoir ce qu’il faisait. Il a fini par entrer dans la chambre des hôtes. En voyant un étranger dormir dans le lit, il a pris un bâton et l’a bien rossé : « Tu verras s’il est permis de dormir dans une maison étrangère sans l’accord de ton hôte ! » Lorsque le calme est revenu, saint Pierre a dit à Dieu : « Changeons de place pour qu’il ne me tabasse pas une seconde fois. » Ils ont changé de place, mais l’hôte ne s’est pas encore calmé, il est revenu dans la même chambre en se disant : « Attends que je lui administre encore quelques coups, qu’il se rappelle bien de moi ! » Alors qu’il levait le bâton, Saint Pierre a bougé et s’est trahi. L’hôte a fixé dans le noir et a remarqué un autre homme dans le lit : « Eh, c’est à ton tour maintenant, j’ai d’abord corrigé le premier, maintenant je m’occupe de toi qui es sur le côté. » Et il a de nouveau rossé saint Pierre de coups. À l’aube ce dernier a dit au Seigneur : « Partons, Seigneur, pour qu’il ne revienne pas me rosser une troisième fois. » Ils se sont vite habillés, lavés le visage, prêts pour la route. Alors Dieu a secoué sa serviette une fois dans les airs : la maison s’est retrouvée en proie aux flammes et a rapidement brûlé. Ainsi, saint Pierre s’en est sorti sans être battu une troisième fois.

Quand l’homme vit uniquement pour boire et manger, lorsqu’il donne libre accès à la chair, c’est-à-dire aux sentiments inférieurs en lui, alors, si saint Pierre intercède en sa faveur, il sera rossé plusieurs fois par jour. Par conséquent ne priez pas pour l’obtention de biens matériels avant de vous lier à Dieu. Quelle que soit la nourriture donnée au loup, il restera un loup ; quelle que soit votre sollicitude à l’égard du serpent, du moustique, du pou, vous ne changerez pas leur nature ; quelle que soit votre sollicitude à l’égard du pécheur, vous ne le relèverez pas. Seules la faim et les souffrances sont de nature à relever le pécheur ; lorsqu’il atteint la limite de la souffrance, il prend conscience de sa situation, se repent, prie et se relève progressivement. Si vous voyez quelqu’un s’insurger contre ses souffrances et ses épreuves, sachez qu’il n’est qu’au début de ses difficultés. Il doit beaucoup souffrir pour adoucir son caractère, se repentir et être humble.

La mission de l’homme est de travailler sur lui-même pour être sain, fort et raisonnable. Les bonnes pensées et les bons sentiments donnent la possibilité d’acquérir la santé, la force et de manifester son intelligence; c’est ce qu’on attend de tous, hommes, femmes et enfants. À ce moment-là les sociétés se réorganiseront d’elles-mêmes ; lorsque toutes les pièces sont en bon état, l’ensemble fonctionne bien. Pour les gens ordinaires les choses se font lentement et pour les sages, d’une seule traite ; ils connaissent les lois et n’en abusent pas. Si l’homme ordinaire travaillait avec les grandes lois de l’existence, il anéantirait le monde en un seul jour. Dieu ne donne pas le vrai savoir aux hommes ordinaires car ils appliquent encore la loi de Moïse : ils tuent, ils volent, ils portent de faux témoignages, etc. Comment l’homme doit-il agir pour se libérer de la vie ordinaire ? Il doit se lier à Dieu qui œuvre maintenant dans le monde. Vous aussi, travaillez avec Lui pour avoir une part dans le Royaume de Dieu. Travailler aux côtés de Dieu signifie pour l’homme, appliquer l’amour, honorer la mère divine comme le Christ le prescrit. Seul celui qui aime peut honorer sa mère et son père ; il est bon, juste et noble.

Quelqu’un se plaint qu’on ne l’aime pas. Comment aimer un homme qui n’honore pas son père et sa mère ? Malheur à la jeune fille qui épouse quelqu’un qui n’honore pas sa mère et son père ; malheur au jeune homme qui épouse quelqu’un qui n’honore pas sa mère et son père. Les jeunes gens qui honorent leurs parents sont aimés et bénis par Dieu. Celui qui réclame l’amour de son prochain, doit honorer sa mère et son père ; c’est une loi qui agit dans l’existence. L’amour ne se manifeste pas en dehors de cette loi. Honorez votre âme et votre esprit, honorez l’âme et l’esprit de votre prochain pour être des enfants bien-aimés de Dieu. Celui que Dieu aime est aimé par les humains. Celui qui n’honore pas ses parents est un malheureux ; celui qui n’aime pas son prochain est malheureux aussi ; c’est un pécheur voué aux souffrances. C’est cela que le Christ a voulu dire dans le verset : « Si tu veux être parfait, honore ton père et ta mère, c’est-à-dire ton esprit et ton âme, vends ce que tu possèdes et donne-le aux pauvres ; puis viens et suis-moi. »

            Qui doit-on suivre ? Celui dont tout provient : la source originelle de la vie. Suivre Dieu signifie donner sens à sa vie, transformer les souffrances en musique, la faim et la misère en occupation agréable. L’homme alors ne craint pas la faim et les privations. Il ne s’inquiète pas s’il y aura du pain ou non, il sait que Dieu y a pourvu ; d’où et comment viendra le pain ne le préoccupe pas. Comment ont fait les juifs pour survivre quarante ans dans le désert ? Celui qui les a libérés de l’esclavage a pris soin de les nourrir et de les désaltérer. La source où l’homme puise sa nourriture n’est pas unique ; distribue tes avoirs et ne te demande pas d’où viendra le reste. Tant que tu ne vides pas l’eau viciée de la bouteille, tu ne peux pas la remplir d’eau fraîche. Videz vos portefeuilles pour les remplir de nouveau ; videz les bouteilles et les portefeuilles pour que Dieu les remplisse d’eau et de nourritures pures ; videz vos cœurs des sentiments anciens pour que Dieu y insuffle des sentiments nouveaux, une nouvelle chaleur qui les remodèlera ; c’est ce que le verset dit : « J’ôterai leurs cœurs de pierre et je leur en donnerai de nouveaux[4]. »

            Nos contemporains craignent les conditions de la vie et veulent savoir ce qu’il adviendra d’eux. Les bulgares veulent savoir ce qu’il adviendra de la Bulgarie. Rien de mal n’arrivera, la Bulgarie continuera son existence. Dieu dit aujourd’hui : « Si les gens M’écoutent, je prononcerai un seul mot et la guerre cessera. Comme ils n’écoutent pas, je les laisse guerroyer jusqu’à ce qu’ils s’assagissent. » Beaucoup de gens qui n’honorent pas leur père et leur mère n’aiment pas leur prochain, ils vivent toujours selon les lois de Moïse. Encore aujourd’hui il y a des parasites parmi les humains ; nous n’avons pas besoin de parasites. Le monde a besoin de gens vertueux, de belles fleurs qui diffusent au loin leurs effluves ; le monde a besoin d’âmes et de cœurs nobles, de mères, de pères, d’enfants raisonnables, voilà ce que veut Dieu et ce que le Christ a prôné il y a deux mille ans.

            Aujourd’hui les humains se divisent en religieux et gens du monde : les uns croient en Dieu et les seconds le renient. Le temps vient où une preuve nouvelle leur sera donnée sur l’existence de Dieu ; alors les aveugles verront, mais s’ils ne sont pas prêts à recevoir la nouvelle lumière, ils seront plus malheureux qu’auparavant. C’est la raison pour laquelle les yeux de certains aveugles restent éteints : le monde raisonnable les épargne, les maintient aveugles pour qu’ils ne souffrent pas davantage. C’est pour cela que tous les humains ne peuvent pas être riches. Ne donnez pas d’argent à ceux qui ne savent pas comment l’utiliser ; s’ils s’enrichissent avant l’heure, ils causeront beaucoup de tracas à eux-mêmes et à leurs proches.

            C’est pourquoi, quelles que soient les épreuves et les difficultés traversées, vous devez savoir que tout est pour votre bien. Vous avez besoin d’une foi vivante et inébranlable pour tout surmonter grâce à elle. Travaillez sur vous-mêmes, travaillez sur le monde pour l’anoblir. Autrefois les humains fuyaient le monde, ils allaient dans les forêts et les déserts et y œuvraient au service de Dieu ; aujourd’hui on dit à tous de revenir dans le monde pour y travailler. Autrefois les humains fuyaient l’enfer et le craignaient ; aujourd’hui ils vivent dans l’enfer et travaillent pour élever les âmes déchues et sorties du droit chemin. Il est temps de renoncer à vos anciennes convictions, de démolir vos anciennes maisons : l’ancien est détruit, le nouveau se bâtit déjà. Le scénario doit constamment se renouveler, on ne peut pas représenter la même dramaturgie, Dieu n’aime pas la routine. Tant qu’il vit sous la loi de Moïse, l’être humain sert encore le mal où s’applique le meurtre, le mensonge, le vol, l’adultère, etc. ; tant qu’il sert le mal, il vit sous la loi des naissances et des réincarnations. S’il renonce à cette loi, il sert le bien et rentre dans la loi de l’incarnation. Cette loi implique l’application des commandements suivants : « Honore ton père et ta mère, aime ton prochain et distribue tes biens aux pauvres. » Celui qui observe les sept commandements vit dans l’immortalité ; il se repose déjà car il a acquis le salut de son âme. Cela sous-entend un lien entre l’âme humaine et Dieu en tant que source de tous les bienfaits de la vie.

            Les gens d’aujourd’hui ont peur de leur ombre et c’est pourquoi ils ne pensent qu’à s’assurer. Le commerçant achète de la marchandise bon marché, puis il la revend en faisant croire qu’elle est de meilleure qualité dans le seul but de se réassurer. Pourquoi ne pas dire la vérité et avouer que le tissu n’est pas de la pure laine, mais un mélange de laine et de coton ? S’il disait toujours la vérité et ne se servait pas du mensonge, son commerce irait mieux. Quel que soit le service que vous assurez, vous devez rester honnêtes et authentiques. Si vous voulez être libres, dites toujours la vérité. Ne forcez pas quelqu’un à faire ce que son âme ne désire pas, ne forcez pas non plus votre propre âme. Un jeune homme ne veut pas se marier, mais ses proches le dupent et l’obligent à se marier ; il regrette ensuite d’avoir écouté les conseils des autres. Ne violentez pas les autres pour ne pas être violenté ; ne trompez pas les autres pour ne pas être trompé. Soyez fidèles à votre âme et à votre esprit, soyez fidèles à votre Maître. Soyez fidèles à Celui qui vous a tout donné. Il entrera dans votre temple, vous lavera les mains et les pieds et vous fera des offrandes : or, encens et myrrhe, et vous dira : « Elle est venue l’heure de votre salut, purifiez votre temple pour accueillir le sauveur. » Voulez-vous nettoyer votre temple ? Vous devez être bienveillant envers votre prochain, ne lui souhaiter que du bien. Le mal que vous voyez est lié à sa vie passée ; aujourd’hui il aspire au bien et deviendra bon. Les mauvaises personnes seront meilleures que celles qui passent aujourd’hui pour des gens de bien. Je me suis donné la tâche d’aider tous les infirmes, aveugles, pieds bots pour qu’ils guérissent et se réjouissent dans la vie. Tous les déserts doivent se transformer en oasis où le voyageur éreinté peut se reposer et se désaltérer. Tous les espaces vides doivent être replantés de vergers pour que quiconque passe à côté puisse recevoir quelque chose ; il s’arrêtera pour goûter les fruits sucrés et savoureux.

            Libérez votre pensée de toute manifestation négative : le doute, l’hésitation, la suspicion. Vous pouvez douter de tous sauf de Dieu. Il est doux et immuable. Dans toutes les conditions de votre vie, dans tous vos agissements et relations, Il reste inaltérable. Si vous êtes prêts à L’écouter, Il vous aidera toujours ; si vous ne L’écoutez pas, il vous laissera assumer les conséquences de votre vie et vos erreurs, expérimenter ce que signifie de vivre sans Dieu. Il n’y a pas de plus grande souffrance pour l’âme humaine que de s’éloigner de Dieu.

            Comment peut-on revenir dans le droit chemin ? Observez ce que fait l’enfant lorsqu’il fait de la peine à sa mère : lorsqu’il se rend compte qu’il l’a attristée, il retourne auprès d’elle et se met à pleurer ; ces pleurs sont sa prière. Il pleure, il prie sa mère de le prendre de nouveau dans ses bras. Je vous dis à vous aussi : allez auprès de Dieu comme l’enfant va auprès de la mère. Il est votre Père et votre Mère. Si vous voulez que vos enfants vous honorent, reliez-vous à Dieu. Vous verrez qu’en moins d’un an, votre vie s’améliorera. Lorsque vous expérimenterez cela, de nouvelles pensées viendront dans votre tête et vos yeux s’ouvriront. Alors vous aurez non pas deux, mais cent yeux : devant la tête et derrière, à gauche et à droite, en haut et en bas, etc. Quelqu’un se plaint qu’il travaille beaucoup mais que ses yeux ne voient pas encore ; il ne voit pas parce qu’il n’a pas encore cette foi vivante qui ouvre les yeux de l’aveugle. Je crois en votre âme, je crois dans vos talents et je sais qu’un jour vous ouvrirez les yeux ; alors, que vous fassiez quelque chose de mal, que vous fautiez, que vous commettiez une bêtise, votre âme ne s’altérera pas.

            J’aime les pécheurs qui se repentent, c’est pourquoi je tends la main pour secourir tous les faibles, les ignorants, les pécheurs. Cela peut être une faiblesse, mais le Christ aussi avait un faible pour les pécheurs. Il est venu dans ce monde pour eux, pour les secourir, les élever, les libérer. Il a réussi son examen, a subi toutes les ignominies, les infamies, il a été crucifié pour ressusciter le troisième jour. Je vous souhaite d’avoir la même faiblesse : aimer ceux qui se repentent et les aider.

            « Viens et suis-moi ! » dit le Christ. Où ? Dans ce que je dis.

Sofia, 25 février 1917


[1] TOB = « Jésus lui dit: " Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi ! " (Matthieu 19, 21)

[2] Mais quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte, et prie ton Père qui est là dans le lieu secret ; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra. (Matthieu 6, 6)

[3] Et moi, quand j'aurai été élevé de la terre, j'attirerai tous les hommes à moi." (Jean 12, 32)

[4] « J’ôterai de votre corps le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair. » (Ezéchiel, 36,26)

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