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Ani

1917_01_07 Croissez dans la grâce

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Croissez dans la grâce

 

Mais croissez dans la grâce

 et dans la connaissance

de notre Seigneur et

Sauveur Jésus Christ.

2 Pierre 3 :18[1]

 

La croissance est un processus de développement. Qu’est-ce qui doit s’accroître ? Souvent on dit : « Le pommier, l’arbre, les branches, les feuilles, les fleurs doivent croître et se développer. » Mais dans le verset cité il est question de la croissance de l’âme humaine. L’âme humaine doit croître et l’esprit humain doit atteindre la grâce dans la connaissance. Quelle grâce ? Celle qui est divine. Le mot grâce est vaste, il désigne les conditions dans lesquelles l’homme doit vivre en haut au Ciel et en bas sur terre. La terre, souvent citée dans les livres sacrés, est tellement grande qu’un nombre infini d’hommes peuvent y vivre ; on l’appelle terre promise dans les Écritures. Vous aspirez précisément à cette terre que Dieu a initialement créée alors que la terre que vous habitez est si petite, si microscopique, qu’elle ne prend comparativement même pas la place d’une île comme la Crête.

         Paul et Pierre disent que les cieux vont s’embraser et que la terre subira le feu[2]. Beaucoup considèrent le feu comme un élément de destruction. Il détruit certes, mais il bâtit également. Le feu qui est descendu d’en haut, du soleil, a bâti notre terre et vos corps ; ce feu a déposé des pensées, des désirs en vous. Sans feu, tout se fige. Donc, le mot croissance désigne aussi le feu. Le feu qui détruit est le feu grossier. La science moderne atteste de certaines expériences : si quelqu’un est soumis à un courant électrique de deux à trois mille volts, il meurt, et c’est pourquoi, dans certains endroits, pour exécuter quelqu’un on lui administre un courant électrique très fort. Mais si on fait passer en l’homme un courant électrique de dix à cinquante mille volts, toutes ses maladies disparaissent, son visage se rafraîchit, en un mot l’homme rajeunit complètement. Selon toute logique, l’homme devrait brûler s’il était soumis à ce feu. Le feu qui détruit l’homme, ce sont ses passions ; elles détruisent en même temps le corps et l’âme. Si l’homme n’a pas de passions, il n’est pas exposé au feu destructeur. Pierre, en parlant de croissance, désigne l’influence du feu divin : ces dix à cinquante mille volts qui, à leur passage, vont nettoyer et renouveler les êtres humains.

         Le mot connaissance implique la compréhension des lois favorisant cette croissance qui s’exerce dans deux directions : vers le haut et vers le bas. Lorsqu’on s’observe dans un miroir on voit son reflet. Si on vous demande quelles sont les lois qui expliquent ce reflet, vous saurez répondre facilement ; mais j’aimerais savoir la loi fondamentale qui produit ce reflet. Les physiciens expliquent le côté mécanique de la question, comme les astronomes expliquent le côté mécanique de l’univers, par exemple la nature du soleil, ses éléments constitutifs, sa température, etc., mais ce qu’est en vérité le soleil reste un mystère. Sur terre nous spéculons sur ce sujet, mais ce n’est qu’en devenant spirituel que l’être humain pourra vérifier par lui-même les dires de Pierre sur cette croissance. Si on veut savoir s’il y a une vie sur la lune, s’il y a de l’eau ou non, il suffit de prendre son sac et un ticket, et en quelques heures on peut vérifier sur pièces. On peut ainsi aller jusqu’au soleil pour vérifier comment il est. Alors que maintenant nous examinons les choses à travers leurs reflets, tels qu’ils se forment, mais ces reflets ne sont pas toujours authentiques. Le reflet a un côté externe et un côté interne : vous n’accédez qu’au côté externe alors que le côté interne reste caché.  « Je connais cet homme. – Vous connaissez son ombre. » Vous dites : « Ses yeux sont noirs. – C’est son ombre. – Sa barbe est blanche. – C’est une ombre. – Il est beau. – Tout est une ombre ! » Cet homme qui vous semble beau le jour, est ténébreux la nuit. Si la source de lumière change dans une certaine mesure, la lumière de l’homme change aussi. C’est l’accroissement des ombres, car les ombres croissent aussi : l’ombre peut diminuer et disparaître. Par exemple, le matin, lorsque le soleil se lève, l’ombre est plus grande, mais à midi elle diminue fortement et disparaît complètement après le coucher du soleil. Je fais cette analogie, car vous êtes des hommes d’ombres : vous étudiez les choses sur un écran de cinéma. Si je vous parlais différemment, vous diriez : « Prouve-le ! » Mais pour vous le prouver, je devrais vous prendre un billet et vous emmener avec moi sur le soleil et sur la lune. Vous êtes des hommes d’ombres, des créatures fictives et non réelles. Dans cinquante ans, vous verrez par vous-mêmes que vous êtes fictifs. Où serez- vous alors ?

         Pour ne pas être des ombres, vous devez passer du temporaire à l’éternel, chercher Dieu, chercher la lumière et la chaleur. Et cette lumière déposera en vous cet idéal dont vous vous languissez. L’homme naît comme un tout petit enfant, puis grandit, mais manifeste sans cesse son mécontentement : il veut se marier, cherche une jeune beauté, se tourmente tant qu’il ne l’a pas trouvée, mais lorsqu’il la trouve enfin, il est encore mécontent car il la trouve méchante comme une vipère. Ensuite, ils veulent avoir des enfants et ils en ont, mais les traitent d’ingrats ; ils espèrent qu’en se mariant les enfants se corrigeront, mais cela ne donne rien non plus. Ainsi la vie de nos contemporains ne réside que dans les ombres et dans les ombres il n’y a aucune réalité. C’est une vie agréable, mais sans croissance, sans aucun processus divin.

         Ainsi, par le mot croissance je désigne l’esprit qui croît et se développe, c’est-à-dire uniquement le réel, l’immuable. Il peut y avoir des millions de changements programmés dans cette substance déposée en nous ; elle évolue par elle-même, c’est une grande loi divine. Une mauvaise pensée peut vous assaillir : c’est une ombre. Vous dites : « Je hais quelqu’un, par exemple : Je hais Jean – Comment peux-tu le haïr alors que tu ne le connais pas ? » De même, comment peux-tu réclamer de l’argent à celui auquel tu n’en as jamais donné ? Les ombres dans le monde n’existent que pour une seule raison : pour montrer l’existence des choses. Plus nous avons d’ombres dans le monde, plus notre discernement grandira et sera la base de la compréhension des choses, car sans ombres le savoir ne peut exister. Vous dites que vous souffrez, c’est une ombre pour s’étudier soi-même. Vous mourez, c’est une ombre pour apprendre les conditions de la nouvelle vie. Par conséquent, la croissance est la raison de tous les changements qui se passent à l’intérieur et à l’extérieur de nous.

         Ainsi, lorsque nous comprendrons la vie nous aborderons la réalité elle-même et nous vérifierons toute chose. Lorsqu’un enseignement est en accord avec la réalité de l’existence et avec les lois que Dieu a instaurées dans le monde, nous pouvons toujours l’expérimenter. Un médecin vient et dit : « J’ai un médicament qui guérit cette maladie ». Si ce médicament est réel, il doit après administration guérir le malade ; si cela ne se produit pas, alors ce n’est pas un médicament et le médecin est un imposteur. Quelqu’un vient vous dire : « J’ai un enseignement et vous vous élèverez si vous l’acceptez ». S’il vous élève, c’est qu’il est authentique.

         Ainsi, la croissance est un processus nécessaire pour la construction de notre corps spirituel. Le corps physique a son utilité en tant qu’échafaudage extérieur ; s’il ne s’élève pas, le corps spirituel ne peut pas s’élever non plus. C’est d’abord le plan physique qui est réalisé comme un échafaudage, alors que le plan spirituel est en restructuration et reconstruction permanente. Certains versets des Écritures disent que le Ciel a été créé d’abord - c’est précisément le monde divin ; ensuite a été créée la terre - le monde physique. La terre n’était guère modelée, aujourd’hui, le Seigneur la modèle encore. Il a créé le monde en six jours, il a créé l’homme le sixième jour et s’est reposé le septième jour. Et maintenant Il est de nouveau au travail. Moïse dit : « Le Seigneur s’est reposé », le Christ dit : « Mon Père travaille[3] », et Il est encore aujourd’hui au travail. Le repos de Dieu est de sortir de Son existence pour examiner tout ce qu’Il a créé, puis Il retourne de nouveau à son travail. Son travail actuel engendre le feu ; Il dit : « Ce monde manque de feu ». Lorsque ce feu viendra, viendra aussi la croissance et la connaissance de la grâce.

         Lorsque je parle du monde, j’entends toujours l’être humain. Votre connaissance du monde dépend des rapports que vous entretenez avec lui. Tous les éléments du monde extérieur dans la nature sont liés à votre corps et votre raison, et tous les changements qui vous concernent – une indisposition quelconque dans votre esprit – sont tributaires des changements dans la nature. Un loup qui ne mange pas pendant trois à quatre jours, une semaine, finit par être affamé et prie le Seigneur d’avoir un peu de nourriture : vous percevez sa souffrance et vous souffrez avec lui. Ainsi, toutes les choses sont liées, les joies et les chagrins sont vécus de la même manière. Quelqu’un dit : « Je ne peux pas supporter celui-ci. – Tu le supporteras car il est une partie de toi ; si tu lui fais du mal, tu te feras du mal à toi-même ». Ainsi, par croissance, j’entends la croissance de notre corps spirituel qui constituera une unité avec cette harmonie divine.

         Vous dites : « Le monde n’est pas encore organisé. » Non, il ne l’est pas, mais pour ce faire, il faut du travail et nous sommes les fabriques qui doivent travailler : nous assimilons et traitons la matière et la donnons au Seigneur. Tu manges une poule, une brebis, un agneau, cela constitue une parcelle de toi et sert à bâtir le monde. Un jour toutes les souffrances seront justifiées de ce point de vue. Dans le monde nous avons tous souffert, mais en contrepartie nous allons tous vivre ensemble. Un jour, vous vous rendrez compte que même les insectes sont vos frères ; lorsqu’un insecte vous pique pour sucer votre sang, il dit : « Je dois le faire pour construire cette maison. » Toutes les créatures ont un processus conscient et inconscient. Le processus conscient est si développé que vous devez pousser en peu de temps comme le blé au mois de mai et entamer la nouaison rapidement car la croissance sous-entend la floraison et la floraison sous-entend la formation du fruit. La croissance est la vie, elle implique la floraison, la nouaison et le mûrissement. Sans fleur il n’y a pas de nouaison et de mûrissement. « Est-ce que tu fleuris ? – Non. – Tu ne te manifesteras pas ». Chez les humains comme chez les fleurs, il y a une manifestation uniquement lorsqu’ils fleurissent et forment le fruit. L’amour se manifeste uniquement lorsque les plantes fleurissent ; il en est de même chez les gens. Lorsqu’il y a une floraison sur le plan physique, alors il y a un mûrissement physique, un amour physique ; lorsque ce processus est passé, il y a une floraison et un murissement chez l’être humain. On doit fleurir au moins sept fois, c’est-à-dire former sept fruits ; cette floraison doit avoir lieu en même temps dans sept mondes différents, alors que maintenant cette floraison est séquentielle.

         Et lorsque cette floraison sur le plan physique perd son sens pour vous, vous devez la transposer en haut. Pourquoi mourons-nous ? La mort n’est rien de plus qu’un passage vers un monde de développement supérieur. Lorsque vous n’avez plus de conditions de croissance, vous mourez et lorsque vous avez ces conditions, vous naissez. Ceux qui ne connaissent pas le sens profond de la vie trouvent une certaine contradiction dans la floraison des branches et la croissance des racines. Lorsque l’eau jaillit d’une source, n’arrose-t-elle pas dans toutes les directions ? Prenez un gaz : vous avez des vapeurs d’eau dans un récipient ; si vous l’ouvrez, ces vapeurs ne se dispersent-elles pas aux quatre vents ? La vie sortie du centre envoie donc ses racines vers le bas. La science nous dit que le jour nous nous tenons à l’endroit, et le soir, du fait de la rotation de la terre, nous sommes la tête en bas. C’est pareil avec l’arbre : les premières douze heures ce sont les branches qui sont d’abord tournées en haut, et ensuite c’est au tour des racines de pointer vers le haut. Vous direz : « Nous pointons vers le haut » ; l’homme est un arbre double : il a des racines en haut qui symbolisent le monde divin et il a des racines dans l’estomac qui symbolisent le monde physique. Lorsque la terre tourne, vous tournez les pieds vers Dieu – ce sont alors les racines de votre estomac qui se tournent vers Dieu. Ainsi, toutes les vingt-quatre heures votre tête et vos pieds se tournent vers Dieu. La tête et les pieds ont une égale importance pour Dieu, car si vous entrez dans le monde spirituel, le fondement des choses - ce sont les pieds puisque c’est sur eux que reposent toutes choses. Certains disent : « À quoi me servent les pieds ? » À quoi sert-il d’avoir des fondations ? Pour construire votre maison là-dessus. Par conséquent les pieds sont la base sur laquelle vous bâtissez votre maison, le terreau sur lequel votre existence peut s’épanouir.

         Maintenant, dans cette croissance, nous devons aimer en nous-même chaque personne, vivante comme morte, qui a un reflet et vit en nous. Vous avez un Jean à l’intérieur de vous et un à l’extérieur ; un ange à l’intérieur et un autre à l’extérieur ; vous avez un diable en dedans et un en dehors ; et le ciel et la terre vivent en même temps dans votre âme. Certains parmi ceux qui détestent les mauvais esprits, disent qu’il y a un conflit entre eux et les anges et pensent qu’ils se disputent entre eux. La dispute éclate uniquement si nous intervenons, sinon il existe entre eux un équilibre. Dès que nous intervenons il y a une lutte. S’il y a une dispute entre deux esprits, contentez-vous uniquement de les écouter : la dispute est entre eux. Les disciples n’ont pas le droit d’interférer dans les affaires du maître et les bons et mauvais esprits sont de grands maîtres. Vous n’avez pas à juger, mais seulement à écouter ; la loi est ainsi. Si vous intervenez, vous serez molestés ; on vous dira : « Écoute, tu n’es qu’un gamin, il ne faut pas t’immiscer, mais seulement écouter ! » Certains se plaignent souvent d’être agressés par de mauvais esprits, mais je leur dis : « Ces mauvais esprits ne veulent rien savoir de vous, ils ne s’intéressent pas à votre existence ; ils se sont seulement arrêtés à l’ombre d’un arbre pour parler et vous, écoutez- les ; vous êtes encore des nourrissons, vous n’êtes même pas nés encore. – Les mauvais esprits me dictent de faire ceci ou cela. – Ils ne s’adressent pas à toi, mais à eux-mêmes et tu te dis : vite que je le fasse. » C’est pourquoi l’apôtre Pierre dit : « Croissez dans la grâce du Christ pour connaître les esprits ». Jusqu’à maintenant le monde ne fait qu’envoyer des incantations aux mauvais esprits, et l’église - des exorcismes, mais ils subsistent toujours. C’est pourquoi le Christ dit : « Ne vous opposez pas au mal. » Les mauvais esprits vaquent à leurs affaires, laissez-les faire. J’ai souvent entendu des chrétiens se disputer entre eux : « Tu es ignorant, je sais tout, j’ai été à l’université. » Si tu as été à l’université et si tu as appris quelque chose, alors tais-toi car il y a dans le silence une communication, c’est une force, une ascension. Celui qui ne sait pas se taire n’a aucun savoir, il ne sait que prendre des coups. Le silence est réellement un accroissement ; c’est ainsi que croissent les plantes : elles sont silencieuses et ce n’est que le soir qu’on entend un faible crépitement – elles chuchotent doucement entre elles. Contrairement aux humains qui, s’ils font quelque chose de bien, mettront le monde entier au courant. Comme la poule, dès qu’elle pond un œuf elle se met à caqueter pour que tous l’entendent. Quel exploit d’avoir pondu un œuf ! Ce n’est que son devoir. Et encore ! La question se pose de savoir si c’est elle qui pond ou si c’est quelqu’un qui la fait pondre. Lorsqu’un âne est amené à transporter un chargement précieux, il le porte sur son dos en disant : « C’est moi qui l’ai transporté. » Nous devons savoir que dans le monde nous sommes serviteurs de Dieu. Quelqu’un dit : « L’homme a le libre arbitre ». Seul celui qui vit dans le monde réel et immuable dans lequel Dieu vit, celui qui sert Dieu et comprend Ses lois et Ses commandements, lui seul est libre et peut avoir le libre arbitre.

         Nous devons trouver du temps pour accélérer cette croissance dont je vous parle, c’est-à-dire la construction de notre corps. Vous donnez souvent des motifs de désobéissance en disant : « Nous n’avons pas de temps pour ceci ni pour cela. » Un prédicateur anglais est allé voir un pauvre balayeur et lui a demandé : « Est-ce que quelqu’un vient te rendre visite ? – Oui, Gladstone. – Qui ça ? – L’homme d’état ! » C’est curieux s’est dit le prédicateur, avec tout le travail qu’il a, il trouve le temps de rendre visite à ce pauvre balayeur !

         Pourquoi ? Qui habite en ce balayeur ? Gladstone est conscient qu’un frère demeure en lui et dit : « Je dois lui rendre visite. » Les gens d’aujourd’hui, dès qu’ils s’élèvent un peu socialement, oublient même leur père et leur mère, en considérant que ces derniers peuvent nuire à leur réputation et à leur grandeur. La grandeur suprême est de connaître sa mission. Le trait le plus noble chez Dieu est que malgré tout ce dont Il s’occupe, Il trouve toujours, comme Gladstone, le temps de rendre visite à une âme pécheresse. Le Seigneur trouve toujours quelques minutes à consacrer à quelqu’un, lui envoyer une bonne pensée, le secourir. Et lorsque tous se jetteront sur vous comme les moustiques s’attaquent à l’homme, le Seigneur apparaît et dit : « Ne crains rien, Je suis là, Je suis avec toi, Je t’aiderai. » Et lorsque le Seigneur fait cela, dites-lui : « Donne-nous la force de grandir, de nous libérer des choses transitoires, de connaître Ta volonté », mais ne dites pas : « Ils se sont jetés sur moi, mais ils n’ont qu’à bien se tenir ! » Nous lisons souvent la prière divine : « Que Ta volonté soit faite ». Tu ne connais pas le Nom de Dieu, le Royaume de Dieu, mais tu veux accomplir la volonté de Dieu ! L’homme qui ne connaît pas le Nom de Dieu ne peut pas accomplir la volonté de Dieu ; tu ressembleras à cette mère qui confectionne des chemises et des culottes pour des enfants qui ne sont pas encore nés. Le Royaume Céleste viendra de la quête du Nom de Dieu, du Royaume de Dieu et de la volonté de Dieu.

         Nous devons avoir la probité de ce tzar russe dont Tolstoï nous raconte la légende : l’assassinat de Paul Ier dans lequel était impliqué Alexandre Ier a suscité des remords chez ce dernier qui ne trouvait de réconfort nulle part. L’éclat du trône et la vanité des plaisirs ne pouvaient pas le distraire ni l’apaiser. Il est entré en lui-même et finalement, il a décidé d’abdiquer et de vivre à Taganrog comme un simple citoyen. Une fois, en se promenant à l’extérieur de la ville, il a vu la foule se masser autour de soldats alignés au bord de la route, sur deux rangées, sans armes, mais chacun tenant un bâton dans les mains. On a amené un vieux soldat, on lui a attaché les mains à un fusil, on lui a retiré la chemise et sous le battement des tambours on lui a fait subir l’effroyable supplice des verges. Alexandre a scruté le visage du malheureux soldat et a été sidéré par l’étrange ressemblance entre le soldat et lui-même. Il s’est enquis du crime commis par le soldat ; on lui a dit que celui-ci apprenant que son père était mourant au village a demandé la permission de le voir pour la dernière fois et, comme on lui a refusé cette faveur, il a tenté de s’évader ; arrêté, il a réussi à s’évader une deuxième fois, mais rattrapé de nouveau il a été condamné, pour cette récidive, à subir huit mille coups de bâtons par les soldats. Cette punition était synonyme de mort certaine. En écoutant le bruit sourd des verges, mélangé aux pleurs du malheureux qui éreinté s’est bientôt tu, Alexandre a été terrifié. « Mon Dieu, a-t-il pensé, il a voulu voir son père, lui baiser la main et implorer une dernière bénédiction paternelle ; et seulement pour cela il est si cruellement torturé et ceci en mon nom ! » En comparant sa propre conduite envers son père avec celle du soldat, il s’est vu si indigne par rapport à lui qu’il s’est mis à pleurer amèrement. Lorsqu’il s’est informé auprès du médecin qu’en effet le soldat ne survivrait pas aux quatre mille premiers coups, il s’est arrangé avec lui pour que le soldat soit secrètement habillé avec ses propres vêtements et emmené dans son appartement. Et lui-même, habillé avec les vêtements du soldat, s’est soumis aux quatre mille coups restants auxquels il a survécu car les soldats, croyant qu’il s’agissait du soldat éreinté, ont frappé plus faiblement par pitié. Le soldat habillé des vêtements impériaux et emporté dans l’appartement d’Alexandre a en effet succombé, mais sa ressemblance avec le tzar a permis d’annoncer que celui-ci était mort, alors qu’il s’était en réalité caché et consacré à des œuvres de miséricorde. Et Tolstoï termine son récit sur la mort d’Alexandre en disant : « Quel moment solennel a dû être sa mort ! … Quelle libération suprême de l’âme ! ... » Je demande combien de mes aimables auditeurs sont capables de supporter ne serait-ce que dix coups ? Et nous avons des prétentions et nous nous disons prêts pour aller au Ciel !

         Voici le sens caché de la croissance : que l’homme distingue les ombres des choses réelles pour libérer son âme, en ayant éprouvé toutes les souffrances. Lorsque le pommier et le poirier croissent, c’est pour une seule et unique raison : donner naissance à un fruit qui sera à l’origine d’un être nouveau. Vous aussi, vous êtes venus sur terre pour donner la vie à quelqu’un d’autre. Certains veulent se marier et avoir des enfants, pourquoi ? Je vous dirai pourquoi : ils désirent se marier car ils sont déjà fatigués et ne peuvent pas faire un autre travail ; en se mariant ils auront un fils ou une fille qui termineront leur travail. Quelqu’un dit : « Je ne veux pas me marier », ce qui signifie que tu es fort ; mais si tu ne peux pas accomplir seul ton travail, tu dois te marier. Ne pensez pas que c’est une allégorie, c’est une vérité. Par développement j’entends le travail que Dieu nous a assigné et que nous devons accomplir ou bien laisser notre place à d’autres pour qu’il soit fait. Voilà pourquoi les humains sur terre naissent et s’incarnent : ils descendent et ils remontent. Un jour, quand tu diras que tu es fatigué, le Seigneur te demandera si tu veux céder ta place à ton frère pour qu’il fasse le travail ; c’est ainsi. Ces connaissances sont élémentaires ; dans le futur vous apprendrez plus.

         Dieu a déjà commencé la réorganisation du monde. En cette époque de croissance, nous nous trouvons dans les conditions les plus favorables sous l’influence du feu divin, et dans ce feu divin les matières brutes fondront et s’affineront et le Seigneur s’en servira pour créer un monde d’un ordre nouveau. Ceux qui ne finiront pas leur développement seront envoyés par le Seigneur à un autre endroit. On ne dépérit pas dans le monde, on n’est que démis de ses fonctions, celles que nous n’assurons pas. Dans nos écoles on peut être retenu deux ou trois ans dans la même classe avant de valider les acquis ; c’est la même chose dans la vie. Il est souhaitable que cette idée soit centrale dans votre esprit. Ton travail importe peu, que tu sois mathématicien, chimiste, docteur, ce ne sont que des ombres, des formes dans la vie ; l’important est de sanctifier le Nom de Dieu, d’appliquer la volonté de Dieu dans ton âme. L’être humain qui désire la force doit tenir à ces trois choses : le Nom de Dieu qui est le bien supérieur, le Royaume de Dieu en rapport avec l’âme humaine, et la volonté de Dieu en rapport avec la vie terrestre.

         Le monde spirituel a un lien avec le monde physique : l’humain est en même temps un être spirituel et un être physique ; ces deux éléments cohabitent. Il y a entre eux deux un lien qui les unit et les dirige, il s’agit de l’âme, à moitié esprit, à moitié matière. Vous ne pourrez jamais changer cet état. Par les mots matière physique je désigne le monde des formes, nécessaire à la manifestation et à l’existence des choses ; par monde spirituel je désigne les forces qui travaillent pour créer ces formes, et par âme je désigne les conditions qui préparent la construction de ces formes. Par conséquent, sans formes la vie ne peut pas se manifester. Chaque âme doit avoir un corps dans le monde pour se manifester en tant qu’individu, entité. Elle doit avoir un corps pour que le Seigneur lui rende visite ; peut-on sans maison convier des invités ? Lorsqu’on veut se marier, il faut d’abord construire une maison comme les oiseaux qui préparent leurs nids avant de couver. « Tant pis pour nous ! » se diront ceux qui n’ont pas de maison. N’interprétez pas mes paroles au sens propre, j’entends la présence d’une maison dans le monde spirituel. Vous ne serez pas reçus au Ciel sans une telle maison, il vous en faut une. Par croissance, je désigne la présence de jardin pour cette maison avec un verger et des fleurs qui l’embellissent. Pour croître, il faut oublier vos ombres, vos contradictions. Toutes les choses qui existent dans le monde sont des ombres ; lorsque vous vous endormirez d’un sommeil très profond, tout disparaîtra : la France, l’Angleterre, l’Allemagne disparaîtront de votre esprit, il n’y aura plus aucune guerre, vous oublierez le sucre, le riz ainsi que vos dettes, vous oublierez tout car tout cela n’est que des ombres. Pour connaître vraiment l’homme, il faut l’aimer ; seul celui qui aime connaît les êtres humains. Mais quelqu’un protestera : « J’aime, mais je souffre, j’ai peur ». Si tu as peur, tu n’as pas d’amour, l’amour ne tolère pas la peur !

         Toutes les contradictions créent des ennuis, quel que soit le contexte. L’esprit humain ne peut pas se développer sans les ennuis. Cet enseignement doit être prêché aux gens d’aujourd’hui, aux gens instruits. C’est le seul moyen pour que la souffrance, en réalité fictive, quitte vos foyers. Certains magnétiseurs, tracent une ligne devant celui qu’ils hypnotisent et lui disent qu’arrivé à cette ligne, il rencontrera un mur ; et celui qui est sous hypnose est réellement bloqué par ce mur que personne ne voit en réalité. Si le magnétiseur souffle dessus, ce mur disparaît. Maintenant, le diable a érigé un tel mur dans les esprits des gens – juste un trait ; et vous voyez beaucoup de difficultés qui ne sont que des ombres et pas une réalité. Il n’y a rien d’impossible dans la vie, tout est possible. « Comment est-ce possible ? » demandera quelqu’un. Si, par exemple, je jeûne quelques jours et j’implore Dieu pour un morceau de pain, Il me le donnera ; si je lui demande sept ou huit miches de pain, il ne me les donnera pas. Je vous dis des vérités que vous pouvez vérifier par vous-mêmes. Vous devez renoncer à la cupidité et ne pas réclamer plus qu’il ne vous faut. Vous avez par exemple un kilo de sucre, contentez-vous de cela et ne réclamez pas deux ou trois kilos de plus. Est-ce que tous les humains peuvent être millionnaires en même temps ? Comme la croissance d’un arbre a une limite, c’est pareil avec l’homme dans le plan physique : lorsque l’homme atteint sa taille définitive à la vingt et unième année, c’est alors son intelligence, son âme et son esprit qui croissent désormais au lieu de son corps. Ce sont de grandes choses que vous comprendrez lorsque vos yeux s’ouvriront.

         Vous devez une fois prier Dieu de vous ouvrir les yeux comme jadis le prophète juif Élisée. Le roi de Syrie a envoyé une nuit une grande armée pour attraper Élisée et le conduire auprès de lui. Le serviteur d’Elisée, voyant l’armée au petit matin, a dit effrayé : « Qu’allons-nous faire, maître ? – Ne crains rien car ceux qui sont avec nous sont plus nombreux que ceux qui sont avec eux ». Élisée a prié et a dit : « Seigneur, ouvre, je Te prie, les yeux de mon serviteur pour qu’il voie. » Le Seigneur a ouvert les yeux du serviteur qui a vu la forêt autour d’Élysée pleine de cavaliers et de chars. Lorsque les syriens se sont rapprochés de lui, Elisée a prié le Seigneur : « Seigneur, frappe ces gens de cécité ». Il les a ensuite amenés avec lui en Samarie et a dit : « Seigneur, ouvre leurs yeux pour qu’ils voient ». Le Seigneur a ouvert leurs yeux et ils se sont vus au milieu de la Samarie devant le roi d’Israël. En les voyant ce dernier a demandé à Élisée : « Dois-je les abattre mon Père ? Et il lui a répondu : Ne les abats pas, donne-leur à manger et renvoie-les à leur maître ».

         Alors que nous, les contemporains, nous disons : « Qu’adviendra-t-il de nous ? » Ceux qui sont avec nous sont plus nombreux que ceux qui sont contre nous.

         Qui est contre nous ? Nos pensées, les ombres que nous nourrissons depuis des années. Dites-vous : « Ces pensées, ces loups et ces ours sont mon œuvre, je ne les crains pas. » Certains se disent robustes dans leur foi ; vous verriez la force de leur foi si on les mettait au milieu des loups et des ours d’une ménagerie. Si tu as peur, si tu succombes à la tentation, si tu nourris la haine, le Seigneur n’est pas avec toi. Les chrétiens doivent être courageux, car il faut des gens courageux dans ce monde. Nous devons supporter fermement nos souffrances et dire : « Que soit sanctifié le nom de Dieu, que s’accomplisse la grâce divine. » Vous direz : « Tellement de gens ont péri. » À mes yeux ils ne sont pas morts, mais ils ressuscitent. J’aimerais les rejoindre ; c’est glorieux d’aller au Ciel ! Certains craignent la mort ; ils aiment le Seigneur, mais lorsque la mort se présente ils cherchent des médecins : le Seigneur n’est pas avec eux. Si la mort approche, dites : « Je viens, Seigneur, prépare-moi un nouveau travail. » Tous ceux qui m’écoutent aujourd’hui ne doivent pas se montrer peureux. Entrez parmi vos lions, vos tigres, vos serpents et caressez-les ; tant que vous n’apprenez pas à caresser le serpent et les crocodiles, le Seigneur n’est pas avec vous. Prenez pour exemple Daniel qui était parmi les lions : il n’a pas été attaqué par eux car il s’est dit : « Le Seigneur qui est avec moi domptera les lions ». J’aimerais vous voir aussi faire appel au Seigneur lorsque vous serez parmi vos lions pour les dompter. Soyez plus résolus et moins couards.

         Il faut prôner l’égalité et la fraternité pas seulement en apparence mais aussi dans les faits. Les gens de science et les grands hommes doivent donner l’exemple par leur façon de vivre. Qu’on soit chimiste, astronome, juge, prêtre, il faut s’atteler pour travailler pour le bien de l’humanité. Nous n’en sommes pas loin, le feu arrive, la chaleur sera grande, mais ne craignez rien, ceux qui sont avec nous sont plus nombreux que ceux qui sont contre nous. Que tous prennent conscience que le Seigneur arrive dans le monde pour faire régner l’ordre, la loi, la justice. Et vous, hommes et femmes que Dieu a si joliment nommés, vous vous conformerez à ce nouvel ordre. Il n’y a pas de plus belle appellation qu’homme et femme dans le monde. Mais maintenant hommes et femmes se plaignent de leur condition. Les hommes disent : « Pauvres de nous, d’être nés hommes et de devoir aller à la guerre ! » Les femmes de leur côté disent : « Pauvres de nous, d’être nées femmes et de devoir enfanter ! » Personne n’est à plaindre, au contraire, c’est une grande bénédiction d’être né ainsi et d’être prédestiné à ce travail. Tendez-vous la main intérieurement. « Comment se réconcilier ? » dira quelqu’un. – Ne dis rien contre eux, réconcilie-toi dans ton for intérieur avec tous tes frères, tes citoyens au-dedans. Appelle le Seigneur pour que Son Nom soit sanctifié et que l’Esprit soit glorifié en toi. Et demande à grandir pour accomplir ce que Dieu a prévu pour toi.

         Vous ne mourrez pas. À partir de maintenant, de bonnes conditions viennent pour vous instruire ; vous étudierez l’astronomie, les mathématiques, etc. Certains disent : « Les mathématiques sont une science très simple jusqu’au nombre 10. » Mais combien de millions de combinaisons existent entre ces dix chiffres ! Certains disent : « Soyons bons, c’est le 1, soyons justes, c’est le 2, soyons aimants, c’est le 3, soyons sages, c’est le 4, soyons attachés à la vérité, c’est le 5. Nous avons atteint le 5. Soyons maintenant bons et justes, c’est 1 et 2 ; soyons maintenant bons, justes et aimants, c’est 1 et 2 et 3 ; soyons aussi sages, c’est 1 et 2 et 3 et 4. Ce n’est pas encore une science. Pour le un, il faut comprendre la loi du un, le terreau, les éléments ; il faut employer la chimie pour voir ce qui pousse dans le un et puis dire : « En lui poussent des pommes, des cerises, du raisin, du blé, du riz, des choux, des carottes etc. » Dans cet un on trouvera combien d’éléments sont utiles pour les pommes, pour les poires. Et dans notre esprit nous pouvons nous dire : « Soyons bons », mais pour être bon il faut travailler. « Soyons justes », on peut l’être mais il faudra travailler. Bien ! Justice, sagesse, tout vient d’en haut. Vous dites : « Nous voulons être bons ». Venez avec moi, je vous l’apprendrai, je vous dirai comment être bons. Je prendrai un clou, je le chaufferai, il sera bon. Où est le foyer pour le chauffer ? À l’intérieur de votre cœur. Prenez le feu, le soufflet, du charbon, mettez le clou – vos pensées – et chauffez-le. C’est le processus selon lequel nous devons travailler en nous. Dans ce sens, le christianisme est une science alchimique.

         Vous m’écoutez et vous vous dites : « Cela me pèse, c’est difficile ! – Pourquoi ? Parce que vous avez fermé les fenêtres et vous ne laissez pas passer la lumière divine ; le Seigneur est vivant, mais vous n’avez pas ouvert les fenêtres pour qu’Il entre ». Quelque fois, Il peut vous gifler, dites alors : « Merci Seigneur de m’avoir visité. » Interprétez ainsi la gifle de votre mari. Pourquoi secouez-vous le noyer ? Pour faire tomber les noix. Ainsi le Seigneur vient et demande : « As-tu un fruit à Me donner ? » Lorsqu’un frère te gifle, emmène-le avec toi, donne-lui à boire, à manger, nourris-le avec le nouvel enseignement. Si tu lui apprends ce nouvel enseignement, il cueillera les noix doucement à la main, au lieu de leur jeter des pierres. C’est partout ainsi : hommes, femmes, maîtres, élèves, prêtres, prédicateurs, tous se jettent des pierres. Les souffrances actuelles sont la plus grande bénédiction.

         Je remercie Dieu pour beaucoup de choses : je Le remercie d’être roi et d’être Son serviteur. Lui roi, c’est la grâce suprême, pour moi et pour les autres. Vous êtes maintenant des serviteurs, mais si à l’avenir vous voulez être de vrais rois, de vraies reines, appliquez l’enseignement divin. Chaque matin en vous levant dites-vous : « Seigneur, je Te remercie d’être en vie pour pouvoir Te servir aujourd’hui encore. » Comment vous levez-vous le matin ? Certains se lèvent avec le visage vers le haut, d’autres avec le dos. Faites attention comment vos enfants se lèvent le matin. Ne vous levez jamais le dos vers le haut. Quelle doit être la première pensée lorsque vous vous levez ? Dites : « Seigneur, bénis mon âme, je Te remercie d’être sur pied aujourd’hui pour accomplir mon travail comme il se doit et pour grandir autant qu’il le faut. » C’est le premier enseignement. Et vous, que faites-vous ? Si quelqu’un parmi vous est enseignant, il dit : « Oh, je dois corriger quarante ou cinquante copies aujourd’hui ! » S’il est juge, il dira : « Aujourd’hui j’ai tant de procès ». S’il est prédicateur, il dira : « Oh, il faut faire un prêche aujourd’hui et je n’ai rien préparé ! » Si c’est une mère, elle dira : « Pourquoi ces enfants pleurent-ils comme ça ! » Le Seigneur n’est pas avec eux et toute la journée leur travail n’avance pas. Soufflez et dites : « Houhou, Seigneur nettoie-moi des mauvaises pensées, bénis mon âme ! » Essayez cette méthode.

         Certains disent : « Dieu est si miséricordieux qu’Il a versé son sang pour nous et on L’a crucifié. » Comment ? Avec la tête en haut. C’est pourquoi, en vous levant le matin, soyez tête en haut, pas en bas. Et lorsque vous sortez, montrez votre tête au Seigneur, pas les pieds. Je pourrais vous expliquer cela de façon plus détaillée, mais nous n’avons pas de temps. Si tu sors la tête la première et tu remercies Dieu dans ton âme, alors tous les esprits lumineux t’entoureront, tu acquerras force, sagesse et tu grandiras. C’est le Seigneur qui fait grandir les choses.

         Pourquoi je vous parle ainsi maintenant ? C’est le Seigneur qui fait les choses à travers les hommes. Parfois lorsque je vous parle, vous dites : « Monsieur Deunov dit ceci. » Ce que je dis est dit en haut, c’est ainsi que parle tout le Ciel. Je le répète, le Seigneur vient purifier la terre par le feu, enlever les vieilles guenilles des humains, leur donner de nouveaux corps, insuffler l’amour dans leurs cœurs, élever leur intelligence, écarter d’eux toute haine, tout ressentiment - voilà ce que proclame l’enseignement divin de la nouvelle époque. Le matin, lorsque vous vous levez, faites un essai et dites : « Je te remercie Seigneur pour Ta grâce envers nous. Je Te reconnais comme bon, miséricordieux et omniscient. » Répétez cela chaque jour pendant un mois et revenez auprès de moi, vous verrez quelle sera la température de votre âme alors. C’est tout le secret. Si vous le répétez dix mois durant, ce sera encore mieux. C’est l’alpha, le commencement. Jadis, à votre âge, lorsque j’étudiais cette science, en me levant je commençais ainsi : « Je Te remercie Dieu pour tout ce que Tu m’as donné et ce que Tu m’as appris ». Vous aussi, commencez ainsi.

         C’est un grand enseignement. Si vous ne commencez pas avec lui, vous serez éternellement dans l’obscurité, avec des ténèbres tout autour ; si vous l’appliquez, le Seigneur et les anges et les saints, tous vous souriront et vous aideront à devenir des fils de Dieu. Supportez quatre mille coups de bâton sur le dos et lorsque le Christ viendra, qu’il dise : « Qu’il aille à ma place et moi je subirai le reste. » Je l’entends au sens figuré et c’est ainsi que je vous le dis. Diffusez cet enseignement parmi les humains, c’est ainsi seulement, et pas autrement, que chaque peuple pourra s’élever. Celui qui veut essayer, qu’il applique cet enseignement et il verra les résultats ; c’est une science positive. Chaque peuple, chaque société, chaque maison qui travaille ainsi, sera béni. C’est la bonne nouvelle que le Christ a apportée il y a deux mille ans pour le renouveau de l’humanité.

         Celui qui a des oreilles pour écouter, qu’il écoute.

 

Sofia, 7 janvier 1917


[1] Mais croissez dans la grâce et dans la connaissance de notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ. (2 Pierre 3, 18)

[2] « Cependant le jour du Seigneur viendra comme un voleur ; en ce jour, les cieux passeront avec fracas, les éléments embrasés se dissoudront, et la terre sera consumée avec les ouvrages qu'elle renferme. (2 Pierre 3, 10)

[3] « Mais Jésus leur répondit : " Mon Père, jusqu'à présent, est à l’œuvre et moi aussi je suis à l’œuvre." (Jean 5, 17)

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