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Ani

1916_11_16 Les cinq vierges sages

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Les cinq vierges sages

 

« Or il y en avait cinq sages, et cinq folles. »

Matthieu 25 :1,2[1]

 

         Ces versets sont des extraits du grand livre divin dans lequel le Christ a puisé. Et les dix vierges, cinq sages et cinq folles, sont le sujet du livre divin. Peu nombreux sont ceux qui ont lu ou qui lisent ce livre. Je m’arrêterai sur ces versets pour en expliquer le sens profond dans ce qu’il révèle d’intéressant pour vous. Pourquoi le Christ prend-il dix vierges et non pas cinq ? Il fait en plus la différence entre elles en qualifiant cinq de sages et cinq autres de folles. Pourquoi ne pas avoir parlé de deux sages et huit folles ou bien de huit sages et deux folles ? Il y a une certaine correspondance entre les chiffres.

         Nombreux sont ceux qui se demandent qui étaient ces vierges ? Les dix vierges représentent l’humanité toute entière dont la moitié est raisonnable et l’autre moitié folle. De même que nous départageons l’humanité entre sages et fous, on peut aussi la départager entre blancs et noirs. Pour le moment, quatre races ont vécu : noire, rouge, jaune et blanche. La race blanche est la plus jeune. Autrefois la race noire a été à l’apogée de son développement ; les noirs étaient alors très développés, plus que maintenant. Le péché s’est manifesté pour la première fois au sein de la race noire dont les représentants sont les cinq vierges folles. Les cinq vierges sages sont les représentantes de la race blanche qui travaille pour l’avènement du Royaume de Dieu sur la terre. On dit de quelqu’un qu’il est bon et mauvais ; c’est une mauvaise compréhension. L’homme ne peut pas être en même temps bon et mauvais : il est soit bon, soit mauvais. L’or ne peut pas être en même temps un métal noble et ressembler aux métaux ordinaires, non précieux. Dans tous les cas de figure, l’or est un métal noble et précieux. La pierre précieuse est toujours précieuse ; ce qui a de la valeur a toujours de la valeur.

         « Cinq vierges étaient sages », leur qualité était la sagesse. Le Christ emploie le mot sagesse dans son sens intérieur le plus mystérieux : par le mot sagesse, il désigne le commencement divin qui se manifeste sans cesse dans l’être humain. Donc, le commencement divin se manifeste chez les cinq vierges sages, mais pas chez les cinq vierges folles.

         Maintenant, en parlant de personnes sages et folles, une autre dissemblance apparaît encore : des humains bons et d’autres mauvais ; en quoi le bon se distingue-t-il du mauvais ? L’humain mauvais a des failles en lui et c’est pourquoi il s’aigrit ou bien bout de colère facilement. L’homme de bien n’a pas ces failles, il ne bout pas comme le mauvais. Je prends le mot faille au sens chimique du terme et non pas au sens physique ordinaire. La chimie traite des composés stables et instables, comme les composés nitriques. Tout comme les failles déstabilisent la matière, de la même façon, les composés instables rendent l’homme mauvais. En ce sens, nous disons que les défunts sont mauvais car leur corps pourrit et se transforme en gaz de putréfaction. Lors de cette décomposition, tous les éléments se séparent et chacun retourne à sa place. Lorsque l’homme quitte son corps, chaque éléments se libère et va là d’où il est venu. Ce processus est appelé pourrissement, décomposition, oxydation, fermentation. Il s’accomplit dans la terre, c’est pourquoi on dit que la terre est l’endroit où se déroulent ces processus physiques et chimiques.

         Qu’est-ce que le Ciel ? Un endroit de pureté et de discernement. Quand je dis que le Ciel est un endroit de pureté, cela ne signifie pas que la terre est exclusivement réservée à l’impureté. Réfléchissez bien pour ne pas vous égarer : la vérité est une, mais elle doit être accueillie avec amour ; sinon la vérité cause un picotement, une douleur chez l’homme, comme lorsqu’il a mal aux yeux, à l’estomac ou aux poumons. Cette douleur lui cause des picotements à la peau. Percevez la vérité avec justesse pour ne pas déclencher des réactions contraires en vous. L’être humain, bon et raisonnable, accueille la vérité avec amour et c’est pour cela qu’il dispose des éléments qui transforment le mal en bien. Est-ce possible ? Bien sûr, c’est possible. La chimie autrefois s’évertuait à transformer les métaux ordinaires en métaux nobles, principalement en or ; la chimie d’aujourd’hui aspire aussi à passer d’un élément à un autre. La religion poursuit le même objectif : transformer les pensées et les sentiments inférieurs en pensées et en sentiments élevés ; les désirs ordinaires en désirs nobles. En ce sens les religions ne sont rien d’autre que des méthodes pour une vie vertueuse, une vie de transformation du mal en bien. De ce point de vue l’important n’est pas la religion que vous pratiquez, mais sa capacité à vous donner de bonnes méthodes pour une vie vertueuse. Comment trouver la religion qui nous convient ? C’est simple : comment reconnaissez-vous quelle nourriture est bonne pour vous ? Vous allez dans une auberge et vous commandez un plat ; s’il vous plaît, vous y revenez le lendemain ; sinon vous allez dans une autre auberge. La nourriture peut être chère, ce n’est pas important ; elle doit être bonne, voilà ce qui importe. Si on vous demande pourquoi vous allez dans cette auberge, vous direz : « Ici la nourriture est pure et de bonne qualité, même si elle est plus chère qu’ailleurs. » La question n’est pas dans l’argent, dans le coût ; en général celui qui vend peu cher est loin de la vérité. Si je vends quelque chose, soit je le cède pour un prix élevé, soit gracieusement ; le divin doit être apprécié. Vous allez rétorquer que Dieu donne gratuitement. Qu’entendez-vous par gratuitement ? Une coutume bulgare veut qu’une jeune mariée donne, avant la noce, quelque chose à tous ses proches : à l’un elle donne une serviette, à un autre une chemise ou autre chose ; pensez-vous qu’elle leur donne gratuitement ? Elle donne, mais attend d’eux quelque chose en retour.

         Beaucoup attendent tout du Seigneur, mais sans rien donner : une telle loi n’existe pas. Lorsqu’Il donne, Dieu se conforme à la loi pour Lui-Même ; Il n’attend rien de nous en retour, mais nous devons donner pour nous anoblir. Par leur existence, les mendiants anoblissent les sentiments humains : ils poussent l’homme à donner ; ils sont en quelque sorte des aubergistes qui convient leurs clients à venir se restaurer chez eux. Si l’homme ne cultive pas en lui de bons et nobles sentiments, il restera un terreau pauvre et inculte. Jusqu’à quand les mendiants existeront ils ? Tant que les gens seront sous la loi de l’évolution.

         Les cinq vierges sages et les cinq vierges folles que mentionne le Christ illustrent précisément l’existence d’un principe de sagesse et d’un principe de folie chez l’homme, en lutte constante entre eux. Lorsque le fou viendra solliciter le sage pour avoir de son huile pour sa lampe, celui-ci lui dira : « Je ne peux pas te donner de mon huile car il n’y en a pas assez pour deux ; je n’ai d’huile que pour moi, va t’en acheter. » L’homme doit s’approvisionner en temps utile ; s’il ne cherche l’huile qu’au moment même où il en a besoin, il comprendra qu’il est en retard. Les cinq vierges folles sont parties acheter de l’huile, mais à leur retour la porte était fermée et elles n’ont pas pu entrer. Le Seigneur leur a dit qu’il ne les connaissait pas et qu’il ne pouvait pas leur ouvrir. La lampe de l’homme doit être constamment allumée.

         La lampe représente le corps humain et l’huile son cœur ; la lumière de la lampe est son intelligence. Donc, l’homme doit avoir un corps, c’est la lampe, de l’huile, c’est le cœur qui ressent constamment et une intelligence qui est toujours en train de discerner. Dieu ne connait que ceux qui ont des corps qui éclairent. À ceux qui sont privés de corps, de cœur et d’intelligence éclairés, Il dit : « Allez- vous acheter ce qui vous manque. » Pourquoi le Seigneur n’a-t-il pas accueilli les cinq vierges folles ? Même tardivement, elles sont allées acheter de l’huile et sont retournées auprès de Lui ? Le monde est une mine dans laquelle travailler ; comment enverrez-vous vos serviteurs dans cette mine sans huile pour leurs lampes ? La lumière leur est nécessaire, sans cette lumière ils ne peuvent rien faire. Et s’ils ne travaillent pas, ils n’entreront pas dans le Royaume de Dieu. Où est le Royaume de Dieu ? Il est aussi sur terre, non pas la terre actuelle mais celle qui sera dans des milliers d’années. La terre est une, mais elle traverse différentes phases de développement.

         À l’origine la terre n’était pas telle qu’elle est aujourd’hui ; on dit d’elle qu’elle était informe et vide et que l’Esprit de Dieu planait au-dessus de l’abîme. Au début, la terre était vapeur et feu : ce sont des phases qu’elle a traversées. La terre est donc passée par l’eau et le feu pour atteindre la situation que nous lui connaissons aujourd’hui. L’homme est passé et continue de passer par ces processus : il a en lui du sang, de l’eau et de la chaleur, mais il ne s’agit pas de l’âme humaine. Du point de vue de la vie divine, l’âme humaine et la terre sont synonymes. Pourquoi ? Parce que l’âme et la terre passent par les mêmes processus de développement.

         Ainsi, les cinq vierges sages et les cinq vierges folles sont en vous-mêmes. Du point de vue phrénologique le cerveau de l’homme a deux hémisphères, deux natures, et chaque hémisphère abrite cinq centres c’est-à-dire cinq sens : cinq sont actifs, en mouvement, et cinq sont passifs, sur la réserve. Lorsque les dix sens travaillent en même temps, l’homme a atteint l’idéal de son âme : il est raisonnable, bon et juste. Vous ne savez pas qui a été invité à la noce, mais seulement qu’il y a un marié et une mariée, le Christ n’indique pas le nombre de convives. Selon moi ce chiffre, mariés inclus, s’élève à vingt : dix et dix. L’unité est Dieu et le deux - la matière, la somme de toutes les particules vivantes qui sont à l’œuvre. Et l’homme en tant que particule vivante dans l’univers doit travailler et voir le fruit de son labeur. Est-il sage ou fou, c’est une autre question. L’homme doit s’en remettre à son intelligence et à son cœur, à personne d’autre.

         Que peut faire le meilleur instructeur si l’élève n’étudie pas ? Que peut faire le bon médecin si le malade ne suit pas ses conseils et se nourrit uniquement de pensées négatives ? C’est pourquoi le Christ dit au malade : « Qu’il te soit fait selon ta foi ! » Que représente la foi ? Une vertu de l’homme sage. La foi et l’espoir vont ensemble comme les ailes de l’oiseau ; l’amour représente la tête de l’oiseau. « Pourquoi ai-je besoin de foi et d’espoir ? – Pour voler ! Sans eux personne ne peut voler. » Tant que tu es dans le monde mental, tu as besoin d’ailes ; une fois descendu sur terre, elles se transforment en jambes. L’espoir et la foi sont nécessaires pour ce monde comme pour l’autre monde. Les cinq vierges folles ont cru qu’il était possible de vivre sans huile, c’est-à-dire sans foi ni espoir. Vous allez rétorquer que Dieu qui est généreux et miséricordieux leur donnera de l’huile. Il peut tout leur donner, mais si certaines conditions sont remplies.

         Beaucoup de richesses sont généreusement distribuées sur terre par Dieu, mais leur utilisation est soumise à des conditions. On vous donne par exemple le grain de blé, mais il faut le semer au bon moment. Lorsqu’il est semé dans la terre, il y puise sa vitalité et se développe du moment que c’est au printemps ; si tu rates ce moment, tu rates toutes les conditions favorables. Le grain de blé représente l’intelligence humaine qui doit se développer à temps pour acquérir la connaissance et la compréhension. Ce qui signifie qu’il faut sortir les grains de blé à temps et les utiliser à temps. « N’est-il pas possible de procéder autrement ? » Cette question peut être posée seulement par une personne qui ne comprend pas ou qui pense avoir tout compris ; on ne peut pas répondre à une telle question. Qu’est-ce que je fais ? J’étudie les grandes lois divines sans me demander pourquoi c’est ainsi et s’il ne serait pas possible qu’il en soit autrement.

         On a demandé à Hermès, le Grand Maître d’Égypte, pourquoi le mal existe. Il a seulement pincé les lèvres et a gardé la bouche fermée, sans rien répondre. Une telle question ne se pose pas. Vous demandez si un saint est plus près du Seigneur et un autre plus loin ; avez-vous été auprès du Seigneur pour savoir qui se tient près de Lui et à quelle distance ? Je vois qui se tient où, mais je vois également que tous les saints sont sur terre et travaillent assidûment dans les laboratoires de la vie. Est-ce que c’est vous qui avez raison ou moi, c’est le vécu qui nous le montrera. Je dis ce que je sais et ce que j’ai expérimenté.

         « Cinq vierges étaient folles. » Pourquoi folles ? Parce qu’elles n’ont pas accompli leurs devoirs envers le divin. Le Christ dit : « Car j’avais faim et vous ne m’avez pas donné à manger ; j’avais soif et vous ne m’avez pas donné à boire ; j’étais malade et en prison, et vous ne m’avez pas visité. »[2] En disant cela le Christ vise les cinq vierges folles, c’est-à-dire cette partie de l’humanité qui n’a pas accompli sa tâche. Les cinq vierges sages ont accompli cela et sont entrées à temps dans le Royaume de Dieu. La parabole des talents révèle le manque de sagesse des humains : les deux serviteurs ont gagné le double de ce qu’ils ont obtenu de leur maître alors que le troisième a enfoui son talent dans le sol et lorsque son maître est revenu, il lui a dit : « Maître, je sais que tu es cruel et que tu moissonnes là où tu n’as pas semé, c’est pourquoi j’ai eu peur et j’ai enterré le talent que tu m’as donné. Voilà, je te rends ce qui t’appartiens. » [3] Ainsi, si nous sommes cruels et déraisonnables et si nous nous servons du mensonge, nous considérons que tous sont comme nous. Ce n’est pas comme ça que les choses sont ; la manière de les voir dépend du for intérieur.

         Par conséquent, les cinq vierges folles représentent des forces chez l’être humain qui doivent être attelées au travail. C’est une question collective, pour tous les hommes et tous les peuples et non pas une question individuelle. Le Christ n’est pas venu pour séparer un peuple d’un autre, mais pour les unir. Il est dit néanmoins que le Christ séparera les brebis des chèvres[4]. Quel est le lait le plus inoffensif pour les enfants : le lait de brebis ou le lait de chèvre ? Le lait de brebis est non seulement plus inoffensif mais aussi meilleur pour la santé. Les chèvres et les brebis sont un symbole : la brebis désigne la sagesse et la noblesse chez l’être humain et la chèvre, la déraison et le manque d’écoute. La chèvre grimpe sur les hauts sommets des montagnes, alors que la brebis aime les endroits plats ; la chèvre aime les aventures comme les gens déraisonnables. En sachant cela, ne demandez pas pourquoi surviennent les souffrances et les joies : tout dans la vie est la conséquence des pensées et des désirs.

         Je dis : tout ce que l’homme désire ardemment, bien ou mal, se réalisera. Pour illustrer ma pensée, je m’appuierai sur un ancien conte Perse. C’est arrivé une dizaine de siècles avant le Christ. À cette époque, l’un des rois de Perse avait coutume de marcher en ville pour savoir comment vivaient ses sujets. Un soir, en se promenant avec son premier vizir, il a entendu une conversation dans une petite maison pauvre. Il s’est arrêté devant pour écouter. Il a entendu trois sœurs qui conversaient ; la première disait : « J’ai un souhait : me marier avec le boulanger du roi, pour manger du pain blanc à volonté. » La seconde a dit : « Je veux me marier avec le boucher du roi, pour manger de la viande. » La troisième a dit : « Je souhaite me marier avec le fils du roi pour lui donner un enfant sage et vertueux. » Le roi a décidé de satisfaire le désir des trois sœurs. Il les a convoquées le lendemain matin au palais pour les exaucer : il a marié la première à son boulanger, la deuxième, à son boucher et la troisième à son fils. Tout ce que l’homme souhaite très fort, finit par se réaliser. Les deux premières sœurs étaient mécontentes de leur situation et ont envié la troisième qui s’était mariée avec le fils du roi. Pourquoi se montrer mécontent, leur idéal n’était-il pas réalisé ? Je m’arrête ici ; c’est l’une des facettes de la question.

         Il y a des gens dans la vie qui ne pensent qu’au pain et Dieu le leur donne. D’autres ne pensent qu’à la viande, à la nourriture – et elle leur est donnée ; ils rêvent d’or et d’argent. La troisième catégorie de personnes est celle qui a un haut idéal : elles veulent se marier avec le fils du roi, c’est-à-dire la vérité et enfanter quelque chose de sage ; elles œuvrent sur le chemin de Dieu. Les deux premières catégories ne pensent qu’à manger comme le moulin qui ne pense qu’à moudre le blé : on y apporte le blé, il est broyé en farine, on nettoie la meule, puis on remet du blé. Ces gens sont mécontents de la vie et disent qu’elle n’a pas de sens. Comment la vie n’aurait-elle pas de sens ? N’ont-ils pas obtenu ce qu’ils souhaitaient ? Si tu veux que ta vie ait du sens, aspire à te marier avec le fils du roi et à lui donner un enfant sage et vertueux.

         Je dis : l’âme humaine doit aspirer à ce qui est grand, à se lier avec Dieu, à enfanter quelque chose de sage ; ce n’est qu’ainsi que l’homme peut s’affranchir de sa personnalité. La personnalité de l’homme est un masque, alors que l’individualité est sa manifestation supérieure sur laquelle il doit se concentrer. Ce ne sont pas nos rapports avec les autres qui importent, mais nos rapports avec Dieu et les créatures supérieures ; les seconds déterminent les premiers. Lorsque tu joues dans un orchestre, personne ne fait attention à ton joli visage et à tes mains délicates, mais tous regardent comment tu joues, comment tu te synchronises avec les solistes. Penser, sentir avec justesse, c’est être beau. Chacun peut être beau à condition de ressentir les plus fines vibrations de l’amour. Lorsqu’il pense juste, l’homme se raffermit, renforce sa santé ; seule une personne en bonne santé peut être gaie et joyeuse. Les malheurs et les souffrances des humains sont dus à leur désir d’épouser, comme les deux sœurs, le boulanger et le boucher du roi pour affirmer, une fois leur souhait exaucé : « Le mariage ne vaut pas la peine. » C’est vrai, ça ne vaut pas la peine de se marier avec un « boulanger » ou un « boucher ».

         C’est un grand penseur qui a écrit le conte du roi de Perse et des trois sœurs. Il veut expliquer par là pourquoi les matérialistes ont cette dualité dans leurs pensées et leurs désirs alors que les hommes spirituels ne l’ont pas. Lorsque le commencement divin se manifeste dans l’homme, il lui apprend comment récolter l’huile dans sa lampe, comment se la fournir et dans quelles conditions s’en servir. Si l’homme acquiert cette sagesse, le Christ l’accueille chez lui, c’est-à-dire dans le Royaume de Dieu. Tu ne peux pas avoir d’huile ni de lampe si tu n’es pas sage.

         Lorsque vous cherchez le sens de la vie, vous voyez que la première manifestation de Dieu est le Logos, c’est-à-dire la raison, le Verbe. Ensuite apparait la lumière comme résultat de la manifestation divine. Être l’une des vierges sages, c’est souhaiter se marier avec le fils du roi et enfanter un enfant sage. C’est être maître de soi-même. Si tu n’as pas d’huile dans ta lampe, le Christ te dira : « Je ne te connais pas » ; c’est ce qu’il a dit aux vierges folles.

Chez vous aussi viennent beaucoup d’amis : vous dites connaître certains et pas d’autres. Qui connaissez-vous et qui ne connaissez-vous pas ? Vous ne connaissez que ceux qui vous ont fait un bien ou qui vous ont rendu un service. Ceux qui ne vous ont pas fait de bien ou qui ne se sont pas manifesté envers vous, vous ne les connaissez pas. Tous ceux qui vous ont donné quelque chose d’eux-mêmes, vous sont familiers ; ceux qui ne vous ont rien donné sont des inconnus. Le Christ aussi détermine ses rapports aux gens en fonction de la loi du don. Il dit : « N’entrera au Royaume de Dieu que celui qui m’a nourri lorsque j’étais affamé ; qui m’a donné à boire lorsque j’avais soif ; qui m’a consolé lorsque j’étais malade, qui m’a visité lorsque j’étais en prison. Je dois tout à cet homme et je le prendrai avec moi. Celui qui n’a rien fait pour moi, je le laisserai pour une autre époque, lorsqu’il reviendra sur terre pour travailler pour Dieu ». « Je veux être au Ciel, aux côtés du Christ. – C’est possible aussi, mais interroge-toi pour savoir si tu as sacrifié quelquefois ta vie pour le Christ. Si tu t’es sacrifié, tu seras aux côtés du Christ ; sinon tu resteras dehors, en attendant une autre époque, dans un futur lointain. » Lequel des deux chemins emprunterez-vous importe peu ; ce qui est important, c’est qu’il n’y a pas de chemin médian. Les choses justes se vérifient facilement, c’est l’expérience qui y joue un rôle prépondérant. « Comment entrer dans le Royaume de Dieu ? – Par un travail assidu, réalisé avec amour. Retenez cela : le corps et le cerveau recèlent des forces que vous devez développer. – Nous voulons qu’on nous révèle ces forces. – Chacun peut les découvrir tout seul. Il suffit de passer une heure par jour à méditer sur de grandes questions spirituelles pour le constater. Le jour où vous ouvrirez les yeux, vous souhaiterez épouser le fils du roi, c’est-à-dire entrer dans le monde de la vérité et devenir sages. »

         Maintenant, je poursuis le conte : la troisième sœur, mariée au fils du roi, a eu un enfant. Les deux sœurs, jalouses de la sœur devenue reine, ont décidé de voler l’enfant en secret et de le remplacer par un autre enfant, infirme et mal développé. Elles ont mis leur décision à exécution ; l’enfant du roi a été envoyé ailleurs et un enfant infirme et inconnu l’a remplacé, à la surprise du père et de la mère. Le roi, mécontent que la reine n’ait pas tenu sa promesse d’enfanter une descendance sage et vertueuse, l’a mise en prison. Le fils du roi s’est retrouvé dans la famille d’un jardinier qui travaillait pour le roi. L’enfant a grandi et est devenu un jeune homme svelte et beau. En se promenant dans la région, il a entendu parler d’une belle princesse, connue pour transformer ses prétendants en pierre. De nombreux héritiers de lignée royale se rendaient auprès d’elle, mais une fois auprès d’elle, ils étaient transformés en pierres ; toute la région s’était recouverte de pierres ! Le jeune homme, le fils du roi, a voulu la rencontrer ; il a cherché à connaître son nom : elle s’appelait Halial Casa. Voulant tenter sa chance il a chevauché jusqu’au château de la célèbre Halial Casa. En chemin, il a parlé à son cheval en ces termes : « Lorsque tu m’entendras prononcer le nom Halial Casa pour la troisième fois, tu vas hennir très fort. » Arrivé au palais, il s’est écrié de loin : « Halial Casa ! » Il l’a appelée une deuxième fois, et en entendant prononcer son nom, la fille du roi a dit : « Sois transformé en pierre ! » Le fils du roi est devenu pierre jusqu’à hauteur des genoux ; au-dessus des genoux il a gardé son apparence. Il n’a pas cédé à la peur et lorsqu’il s’est écrié une troisième fois : « Halial Casa ! », alors le cheval a henni si fort qu’il a troublé la fille du roi qui n’a pas pensé à renouveler son sort. Lorsqu’il a compris qu’elle n’allait plus réagir, le fils du roi lui a demandé de le laver, de le remettre en état et de lui rendre sa force. Il est monté ensuite à cheval et a sillonné toute la région couverte de pierres en criant : « Debout, vous, héros des temps passés, suivez-moi ! » À la fin il est retourné chez Halial Casa et lui a raconté l’histoire des trois sœurs et lui a proposé de venir avec lui.

         Que représente Halial Casa ? C’est l’âme humaine, et les pierres autour d’elle sont les hommes qui attendent le moment de leur résurrection. En ce sens, je prétends qu’il y a deux sortes de personnes : les vivants-morts et les morts-vivants. J’aimerais que vous soyez tous vivants. Lorsque la raison humaine sera pénétrée par la lumière divine, chaque jeune fille dira : « Le voici, celui que j’attends depuis des années. »

         Qu’est-ce que j’attends de vous, les contemporains ? Je veux vous voir chercher Dieu et pas moi. Le Christ a dit : « La parole que j’enseigne est Dieu ; cherchez-Le, Lui, et pas moi. » Qui parmi vous, en écoutant ou en lisant la fable des dix vierges a mis quelques jours à profit pour méditer sur son sens profond ? Il suffit de souhaiter sincèrement comprendre au-delà de ce que vous lisez pour qu’un secret vous soit révélé. Ce n’est qu’ainsi que vous comprendrez que vous êtes l’une des cinq vierges sages. Vous êtes la première vierge, le corps qui héberge les quatre autres qui sont la raison, le cœur, l’âme et l’esprit. Les cinq vierges s’unissent au Christ pour ne faire qu’un. Tant que vous n’atteignez pas les hauteurs de la raison et n’entrez pas dans la région de l’âme, vous ne pouvez pas comprendre le Christ, ni vous fusionner avec lui. Ce n’est pas vous les fautifs, mais l’endroit où vous vous êtes placés. Montez pour que l’horizon entier se découvre devant vous, pour voir que la terre n’est pas un corps inerte : c’est une femme qui brille et qui répand partout la lumière.

         On dit que la terre est cruelle. Non, elle ne fait que s’ébrouer de temps en temps pour dire à ses enfants de rester paisibles. J’aimerais que vous ayez autant de patience que la terre. Qui ne profite pas d’elle, qui ne récolte pas ses fruits ? Elle se laisse labourer, cultiver, moissonner sans rien dire. Lorsqu’elle veut donner une leçon à ses enfants, elle s’ébroue, ferme les portes et attend qu’ils s’assagissent. Ensuite elle s’apaise à son tour. C’est pourquoi je dis : soyez patients, non pas comme Dieu, mais au moins comme la terre. Quelqu’un dit : « Quand est-ce que je quitterai cette terre ? » Pour moi, la terre est un paradis où habitent les saints. La place où vivent les gens ordinaires est la place du péché, la vallée des lamentations. Si vous êtes sur terre avec les saints, réjouissez-vous ; elle est la Mère-terre qui produit en abondance. « Elle nous tient fermement cette Mère. – Je ne sais pas qui tient qui : elle ou vous. »

         Les gens d’aujourd’hui sont aveugles et ne voient pas leur Mère-terre, ni sa sollicitude ni la façon dont elle prend soin d’eux et prépare l’avènement du Christ. Quelqu’un dira qu’il veut aller sur une autre planète. Où que tu ailles, on te demandera un laissez-passer de la Terre ; sur aucune planète on ne reçoit les gens qui ne respectent pas leur Mère. « J’irai sur Vénus ! – On ne vous acceptera pas là-bas non plus sans laissez-passer de la Terre. – J’irai au Ciel ! – Où est le Ciel ? Personne ne peut quitter la Terre sans payer sa dette. » Lorsque l’homme n’écoute pas le Seigneur, la Seigneur dit : « Envoyez-le chez sa Mère pour qu’elle l’éduque ; alors elle l’accueille dans ses bras. » Tous disent que quelqu’un est mort et enterré ; ses proches le pleurent, mais la terre le console : « Ne t’inquiète pas, je te préparerai un autre habit, meilleur que celui-ci. Tu viendras de nouveau sur terre avec les dix vierges : cinq sages et cinq folles. »

         Vivez sur terre comme des fils de rois, sans outrepasser vos droits. Faut-il se conduire envers autrui comme le loup se conduit avec l’agneau ? Un loup a rencontré un agneau et lui a dit : « Pourquoi l’année dernière as-tu médit sur moi ? – Comment aurais-je médit sur toi l’année dernière alors que je n’étais même pas né ? – Pourquoi souilles- tu l’eau que je bois ? – Comment pourrais-je la souiller alors que tu es en amont vers la source ? – Que tu la souilles ou non, je te mangerai ! »

         Quel que soit le nombre d’agneau qu’il engloutisse, le loup restera loup. Sachant cela, ne vous conduisez pas comme lui : aujourd’hui tu te venges de l’un, demain tu te venges d’un autre, jusqu’à ce que les rides s’accumulent sur ton visage. Dieu a posé ces rides sur le visage de Caïn pour qu’il soit reconnaissable de tous et que personne ne le touche : Caïn doit vivre, sinon il sera plus néfaste. Vous devez atteler vos mauvaises pensées et vos mauvais désirs au travail, sinon ils seront encore plus nocifs.

         Les hindous disent : « Annihile tout désir en toi » ; je dis : « Attèle chacun de tes désirs au travail, ne le supprime pas. » Jésus dit : « Renie-toi toi-même » ; je dis : « aime-toi. » Vous direz que c’est une contradiction. Je demande pourquoi il faudrait se renier soi-même, il est temps de s’aimer. Celui qui ne s’aime pas ne peut pas entrer dans le Royaume de Dieu. S’aimer soi-même, c’est-à-dire aimer le germe divin qui est en soi, signifie être intelligent, bon et noble. Lorsque tu aimeras Dieu en toi, lorsque tu t’aimeras toi-même ou ton haut idéal, alors tu t’anobliras, tu t’assagiras.

         Lorsque je parle des cinq vierges sages et des cinq vierges folles, je ne veux pas que vous vous posiez la question de savoir à quelle catégorie vous appartenez et que vous soyez anxieux. Puisque vous êtes là pour m’écouter, considérez que vous faites partie des sages. « Sommes-nous des élus ? – S‘il ne restait plus qu’à vous choisir à présent, tout votre travail serait déjà achevé. Il vaut mieux ne pas savoir à quelle catégorie vous appartenez et ne pas vous intéresser à cette question. Il vaut mieux cultiver votre élan de développement et d’enrichissement sans savoir que vous êtes déjà riches. » Les cinq vierges sages correspondent à la raison et au cœur humain. La raison se manifeste de trois façons : comme une logique objective, extérieure, comme une logique de mémoire, ou comme une intelligence supérieure. Et le cœur manifeste principalement trois types de sentiments : des sentiments moraux supérieurs : l’amour envers Dieu, l’amour envers autrui et l’amour envers soi-même. Une vierge occupe la partie postérieure du cerveau, la deuxième occupe le haut du cerveau et les trois autres – la partie frontale, le front. Les cinq vierges forment ensemble un triangle. Comme vous le voyez, elles sont en nous et nous poussent à penser et à sentir. Certains prétendent que l’homme a deux anges ; à mon sens l’homme a dix anges : cinq sages et cinq fous. Lorsque les vierges folles se manifestent, vous sortez des rails de votre vie ; lorsque les sages vous visitent, vous vous mettez à travailler avec amour et tout vous réussit. Les premières vous dépouillent, les secondes vous embellissent et vous apportent une grande bénédiction. Lorsque la bénédiction divine vient sur vous, vous ne perdez plus votre équilibre, vous êtes comme un bateau manœuvré par un capitaine expérimenté. Quels que soient les remous qui secouent le bateau, gardez votre équilibre. Si vous avez un élan envers Dieu, vous allez toujours suivre le droit chemin de la vie.

         Qu’est-ce que la vie sur terre ? Un bateau conduit sous l’œil compétent et vigilant de son capitaine. Le bateau est costaud, avec de bonnes machines et des matelots chevronnés. Vous voyagez en tant que passager de ce bateau, sur le Grand Océan. Vous pouvez soit céder à l’angoisse, soit rester bien calme et tranquille et vous en remettre entièrement aux mains du capitaine, des matelots et du bateau. Dans le premier cas vous serez à l’affût, recroquevillés, l’œil rivé sur les machines, à harceler le capitaine et les matelots sur la date d’arrivée, la manière d’arriver, le niveau du stock de charbon, etc. Quoi que vous fassiez, quelles que soient vos peurs, vous ne pouvez rien faire. Il est préférable de vous confier aux mains du capitaine expérimenté et de vous concentrer sur les endroits visités ; au moins vous apprendrez quelque chose !

         La Terre est un grand bateau fiable, sûr et robuste. Toutes ses machines, c’est-à-dire toutes ses forces sont à leur place et il finira par vous conduire jusqu’au monde divin. La Terre peut vieillir, elle peut rajeunir et vieillir de nouveau, mais ne périclitera jamais. Comme l’homme passe par l’enfance, l’adolescence, l’âge adulte et la vieillesse, la Terre aussi traverse ces quatre périodes. En réalité, les quatre périodes de la Terre déterminent les quatre âges de l’homme. Il est dit dans les Écritures : « Les pécheurs ne ressusciteront pas [5]» ; autrement dit, lorsque le bateau accostera, tous les passagers descendront pour montrer leurs passeports. Ceux dont les passeports sont valides auront le droit de visiter la ville portuaire ; ceux qui n’ont pas de passeports ou de papiers valides, retourneront sur le bateau et continueront le voyage ; ils diront : « Nous ne sommes pas très loin du Ciel. » Les premiers qui sont descendus en ville, disent : « Nous sommes déjà au Ciel, nous avons vu et compris ce qu’il représente. »

         Ce qui advient des passagers du bateau, c’est ce qui arrive aux humains sur terre. Vous êtes sortis de la Terre-mère, vous voyagez avec elle et un jour vous reviendrez auprès d’elle. Elle vous habillera mieux et vous donnera de meilleures conditions de développement. Il n’y a pas d’autre chemin ; simplement les uns rentreront dans le monde divin plus vite, d’autres, plus tard. Les cinq vierges sages sont rentrées dans le Royaume de Dieu plus tôt et les cinq vierges folles sont restées dehors, attendant leur heure.

         Vous dites : « Pourquoi faut-il passer par autant d’épreuves et de souffrances ? – Pour créer les conditions d’accès au monde divin. – Pourquoi tout cela ? – Avant tout, sachez que vous vous créez tout seul vos souffrances. » Pour ne pas souffrir je vous conseille d’écouter la Terre-mère ; en mangeant l’un de ses fruits, dites : « Mère, merci pour le fruit que tu m’as donné ; j’aspire chaque jour à être plus sage et plus vertueux. »  Lorsque tu manges un pain, dis : « Mère, merci pour le pain que tu m’as donné. » Que fais-tu ? Tu manges le pain et tu dis : « Le pain était mauvais. » Dieu est strict et exigent, Il t’entend et demande pourquoi tu ne respectes pas la Mère-terre. Apprenez à respecter cette Mère qui est si généreuse, bonne et accessible. Ce n’est pas une vallée des lamentations comme certains l’appellent ; Dieu a créé la terre comme une région du Ciel. C’est pourquoi celui qui vit bien au Ciel, vivra bien aussi sur Terre. Donc la Terre et le Ciel constituent un tout. Puisque tu es venu sur Terre, étudie tout ce qu’elle t’offre, étudie les minéraux, les plantes, les animaux. Dans chaque animal se cache une vertu ou un art. Par exemple la fourmi est le symbole du goût du travail, l’araignée est un maître tisserand. Tout dans le monde, plante ou animal, a une grande prédestination. Les parasites, poux, puces, punaises, aussi indésirables qu’ils soient, inculquent la propreté aux humains. Celui qui ne comprend pas le sens intrinsèque de la vie, de la nature, de tout ce qui existe, déclare : « La vie n’a aucun sens, le monde n’a aucun sens. » Donc, tout est insensé, mais toi, petit bonhomme, tu es sensé. Qui t’a créé aussi sensé et unique dans ce monde ?

         Un américain de New York, curieux de nature, a rencontré une de ses connaissances, le rédacteur en chef d’un grand journal et lui a demandé : « Où étais-tu ? – Je suis allé voir comment on dresse les poux à marcher au pas. – Ne plaisante pas, sois sérieux ! – Sérieusement, j’ai vu comment les poux se rangent en escouades, en divisions et marchent au pas à la commande. »

         Curieux, cet américain est allé vérifier la véracité de ces dires. Il a raconté : « J’ai vu dresser des poux pour les arts martiaux, et je me suis étonné ; ce n’est pas simple de déshabituer un pou à sauter. » À la question de savoir comment on arrive à cela, le dresseur des poux a répondu : « Oui, c’est ici que j’ai fait face à la plus grande difficulté : pour déshabituer les poux à sauter, je les mettais entre deux verres et je les maintenais ainsi un certain temps. Lorsque je m’assurais du succès, j’enlevais les verres et je commençais à les dresser. »

         Je vous demande : « Si le pou arrive à apprendre les arts martiaux, ne pouvez-vous pas apprendre l’art divin ? » Dieu aujourd’hui agit de la même manière : pour vous désapprendre l’ancienne coutume de sauter et de courir, Il vous maintient entre deux verres ; ceux-ci exercent une certaine tension dans votre intelligence et votre cœur, et vous vous mettez à penser juste. Ce n’est que par ce moyen que vous comprendrez qui sont les vierges sages et qui sont les vierges folles. Les premières disent que tout dans le monde est sage et sensé et les secondes disent que tout est insensé et fou.

         Je souhaite maintenant que vous épousiez le fils du roi, et non pas des boulangers et des bouchers, pour donner naissance à un enfant sage et vertueux. Je vous souhaite de trouver la fille du roi Halial Casa, de l’appeler deux fois par son nom et qu’à la troisième fois votre cheval hennisse. Ensuite, vous parlerez avec la fille du roi pour transformer autour de vous les pierres en êtres vivants.

         Méditez sur ces choses pour acquérir une nouvelle lumière. Je ne vous donne à présent que le squelette de la nouvelle pensée et de la nouvelle lumière ; à vous de les habiller. Alors la bénédiction divine viendra sur vous.

 

Sofia, 16 novembre 1916


[1] « Alors il en sera du Royaume des cieux comme de dix jeunes filles qui prirent leurs lampes et sortirent à la rencontre de l'époux. Cinq d'entre elles étaient insensées et cinq étaient avisées. » (Matthieu 25, 1-2)

[2] Car j'ai eu faim et vous ne m'avez pas donné à manger ; j'ai eu soif et vous ne m'avez pas donné à boire ; j'étais un étranger et vous ne m'avez pas recueilli ; nu, et vous ne m'avez pas vêtu ; malade et en prison, et vous ne m'avez pas visité." (Matthieu 25, 42-43)

[3] « S'avançant à son tour, celui qui avait reçu un talent dit : " Maître, je savais que tu es un homme dur : tu moissonnes où tu n'as pas semé, tu ramasses où tu n’as pas répandu ; par peur, je suis allé cacher ton talent dans la terre : le voici, tu as ton bien. »  (Matthieu 25, 24-25)

[4] « Devant lui seront rassemblées toutes les nations, et il séparera les hommes les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des chèvres.  (Matthieu 25, 32)

[5]  « Car le salaire du péché, c'est la mort ; mais le don de Dieu c'est la vie éternelle en Jésus-Christ Notre-Seigneur. » (Romains 6,23)

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