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Ani

1931_03_01 La nourriture primordiale

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La nourriture primordiale

Réflexion

Vous venez de faire une excursion. Est-ce que vous en retournez enrichis, qu’attendez-vous maintenant ?  Imaginez quelques ouvriers qui rentrent après une journée de travail et qui attendent qu’on leur serve à manger. Qu’est-ce qu’ils ont acquis ? Ils ont travaillé, mais ils n’ont pas mangé. Le proverbe dit que celui qui travaille doit manger et celui qui ne travaille pas, n’y a pas droit. Si tu dis à quelqu’un de ne pas manger, c’est une pensée négative. Trouvez les antonymes de l’expression négative : ne pas manger. Qu’est-ce qu’on entend par le verbe travailler ? Quand une personne mange, elle ne travaille pas, donc dès qu’elle arrête de travailler, elle va manger.

Tu dis de quelqu’un : « C’est mon enfant. » Qu’est qu’on entend quand on dit « un enfant » ? Quel  est le contraire du mot enfant ? Homme ou femme. Donc, chaque mot a son contraire. Par exemple, quels sont les antonymes de « soleil » ou de « école » ? Que fait l’élève à l’école ? Il apprend. Quelle espèce d’élève est celui qui ne connaît pas la place des mots ou des chiffres ? Dans la Nature, chaque chose est à sa place. Il n’y a rien de superflu : on ne peut rien ajouter ou enlever. Par rapport à la langue humaine, beaucoup de choses peuvent être insérées ou supprimées, mais dans la langue de la Nature, il n’y a rien d’inutile. Si vous faites une erreur, même la moindre, elle laissera un certain vide.

Je demande : quand vous vous levez le matin, où trouverez-vous l’inscription de l’un ? Par exemple, je dis le chiffre un. C’est une idée vivante et bien déterminée. Donc le un est dans toute idée vivante. Après je dis : deux. Le chiffre deux est aussi bien défini pour moi, je sais ce que c’est deux. Je dis trois : je connais le trois, lui aussi représente une idée précise. Si je dis quatre : encore une fois, j’ai en vue une idée précise. Si tu comprends le sens des chiffres, tu es un homme initié. Dieu aime uniquement les initiés ; tu dois être pur et saint pour que Dieu t’aime. Dans quelle catégorie d’idées classer celle-là ; pourquoi Dieu aime-t-il les hommes purs et saints ? Pourquoi la mère, aime-t-elle son enfant qui ne sait encore rien, et qui n’a aucune philosophie en lui ? Il est faible et stupide quand il s’agit de la philosophie de la vie. Mais il existe une langue, par laquelle l’enfant se fait comprendre – ce sont ses pleurs. La mère et le père aiment l’enfant parce qu’il sait pleurer ; par ses pleurs, il réveille quelque chose chez ses parents. Les pleurs sont l’une des belles langues du Ciel. Quand nous ne la comprenons pas, nous disons que l’enfant pleure. Quand la mère l’entend, elle accourt et lui demande : « Pourquoi pleures-tu ? » Elle ne comprend pas toujours la langue de l’enfant, lui non plus la sienne. La mère pense que l’enfant pleure, alors qu’en effet il parle. L’enfant grandit et la mère veut qu’il perde l’habitude de pleurer. Quand il ne pleure plus, il prononce son premier mot. Tout le monde s’exclame : « Notre enfant commence à parler. » Un ou deux ans plus tard, la mère explique ce que l’enfant voulait dire. Quand les gens entendent l’enfant prononcer son premier mot, ils sont contents, ils le reprennent et disent : « Cet enfant apprendra à parler. »

Maintenant, je vous demande comment était votre enfance, quel était le premier mot que vous aviez dit à votre mère ? « Maman. » Non, on prononce ce mot plus tard. Si l’enfant ou quelqu’un d’autre dit deux, cela signifie qu’il marche sur ses deux pieds. S’il dit un, je comprends qu’il est debout. De mon côté j’évoque le mot vertu. Qu’est-ce qu’il y a de réel dans la vertu ? Il faut comparer les choses. Je vous dirai deux choses auxquelles vous n’avez pas pensé, votre esprit et votre conscience n’étaient pas éveillés. Dans les temps anciens, on envoya une fille de roi auprès d’un sage pour que celui-ci lui donnât une bonne leçon. Elle s’y rendit habillée dans de très beaux vêtements. Il lui mit une boucle à l’oreille et la congédia. Qu’avez-vous compris de cette histoire – le sage lui perça l’oreille et y mit une boucle d’oreille, pourquoi une seule et pas deux ?

Il existe une façon de bien comprendre la Nature. Dans les conditions actuelles, vu votre mode de vie, ce n’est pas possible. Pourquoi ? A cause de la conscience humaine qui est occupée par des sujets secondaires. Sur une plaque sensible vous ne pouvez photographier beaucoup d’images et d’objets. Si sur une et même plaque il y a dix images, elles ne seront pas nettes. Voilà pourquoi si une idée ou un concept n’est pas clair dans l’esprit humain, cela signifie que vous avez superposé plusieurs images sur cette  plaque. Pour cette raison, certaines personnes sont incapables de penser et d’autres de se remémorer. D’abord vous devez connaître la loi du changement – vous devez changer sans cesse les disques de vos pensées. Sur une et même plaque, il ne peut y avoir plusieurs images ou représentations. Si vous ne changez pas de disque, cela montre que vous n’avez pas une attitude correcte. Si vous photographiez, ne serait-ce que deux images l’une après l’autre, sur la même plaque, elles vont se mélanger et vous n’allez pas obtenir une impression correcte.

Jadis, le lion fut envoyé dans le monde pour chanter. Il entra dans un village et commença à rugir. Sa voix fit peur aux villageois qui s’abritèrent dans leurs maisons. Pourquoi les hommes se cachèrent-ils ; comment était le chant du lion ? De nos jours, rien n’a changé : dès que le lion se  met à rugir, où qu’il aille, il fait peur aux hommes qui cherchent refuge et n’osent plus sortir. Après le lion, vint l’âne qui se mit à braire. Les gens sortirent et s’exclamèrent : « L’âne est arrivé, il nous apporte des raisins. » Le lion rentra à la forêt. Dieu lui demanda : « Comment les hommes ont-ils accueilli ton chant ? » « J’ai chanté longtemps, mais ils se sont cachés et personne n’est sorti pour me remercier. » Puis l’âne rentra et dit : « J’ai chanté un peu, les hommes sortirent pour m’écouter et prirent tout ce que j’avais sur le dos. » Maintenant ; je vous pose  la question : lequel des deux chants est plus compréhensible : celui du lion ou celui de l’âne ? Ne croyez pas que je vous raconte des fables. Non, nous avons ici une philosophie qui est véridique, sans aucune exception. « Que symbolise le lion ? »  Le lion rugissant représente le mal qui fait peur aux gens et les incite à rentrer, à dire : « Que Dieu nous garde du mal ! » Qu’est-ce que signifie l’âne ? Il passe pour une vertu. Pourquoi ? Parce qu’il est chargé de raisin. Donc, par âne, je comprends le bien. Quand l’âne brait, je lui dis : « Les gens ne te comprennent pas encore. » Tout le monde prend des grains de raisin sucrés de la hotte, en mange et dit : « Va en chercher encore ! » Par conséquent, l’âne n’arrête pas de faire des va-et-vient. Pourquoi les gens fuient-ils le lion ? Quand Dieu souhaite voir ses enfants,  dispersés aux quatre coins du monde, il envoie des serviteurs pour les appeler, mais les enfants ne se présentent  pas. C’est alors qu’il envoie le lion pour les réunir – dès qu’ils entendent sa voix, ils rentrent à la maison. Le père en est content. Le mal rapproche les gens : si vous voulez rapprocher les hommes, appelez le mal de l’extérieur. Vous croyez que le mal est à l’extérieur de l’homme et que s’il pénètre à l’intérieur, tout est fini – à l’extérieur il n’existe pas de mal, le mal réside à l’intérieur.

Je reprends le mot Soleil. Quand le Soleil se lève, que fait-il, comment est-il accueilli ? Avec amour et joie. Par analogie, je vous pose la question : comment doit agir l’homme pour se faire aimer, pourquoi aimez-vous certaines personnes ? Vous n’aimez une personne que si elle vous a fait du bien ; on ne peut aimer quelqu’un que s’il nous a pas fait, ne serait-ce que le moindre bien. L’élève aime le maître pour le savoir qu’il lui transmet. Pourquoi l’enfant aime-t-il sa mère ? Vous croyez qu’il l’aime parce qu’elle est sa mère. Non, l’enfant ne le comprend pas encore, il n’a pas cette idée. Le petit aime sa maman pour le lait qu’elle lui donne. Donc si on me demande de définir le lait, je réponds : Ce qui peut susciter chez l’enfant l’amour envers la mère, c’est du lait. Si la mère a du lait, c’est sûr que l’enfant l’aimera ; donc chaque femme qui l’allaite peut devenir sa mère et il l’aimеra.

Tu dis : « Personne ne m’aime. » C’est très simple : ils ne t’aiment pas parce que tu ne donnes rien. La mère est aimée pour son lait ; nous aimons la bougie pour sa lumière ; le Soleil pour la chaleur et la lumière ; nous aimons Dieu pour son Amour qui nous enveloppe. Qu’est-ce que l’Amour ? C’est cette essence de la vie à laquelle même les grands Maîtres spirituels du monde n’osent pas toucher. A l’instar du lait qui est la liaison entre l’enfant et la mère, l’Amour est le lien entre Dieu et l’homme. Le lait ne doit jamais arrêter de couler, si cela arrive, l’amour s’arrête aussi. Jésus dit : « Le pain physique doit être transformé en nourriture spirituelle. » C’est pourquoi il est dit : « Je suis le lait spirituel ». Donc, ne souhaitez pas qu’on vous aime sans raison. Ainsi, nous aimons Dieu pour ce que nous recevons de Lui. De même, nous aimons le maître pour ses connaissances, le Soleil - pour sa chaleur et sa lumière, le pommier - pour ses fruits, l’âne parce qu’il porte notre charge. Tu dis : « Je veux servir Dieu.»  Qu’entendez-vous par le mot « servir ». Il faudrait avoir une idée précise, que le service ne soit pas humiliant. Par exemple, quelqu’un t’insulte en passant, il te traite d’âne : tant que tu ne comprends pas le sens intérieur du mot âne, tu te sentiras vexé. Si je t’appelle  « Petit tourtereau », est-ce que tu l’es vraiment, non, mais cela fait plaisir. Je te dis : « Mon poussin ! », c’est agréable. Si je te dis : « Mon asticot », tu ne te sens pas flatté. Si tu ne comprends pas le contenu des mots âne et asticot, tu ignores leur essence. Comme la mère, que l’enfant ne peut aimer si elle n’a pas de lait, le maître ne le sera non plus, s’il ne possède pas de connaissances. L’élève a besoin des connaissances du maître, l’enfant - du lait de sa mère. Que devrait posséder l’enfant pour que la mère l’aimât ? Utilisez des notions comparables : si vous ne pouvez pas comparer une idée à une autre, elle restera vague pour vous. Par exemple vous dites : « Aimons Dieu, parce que Dieu est Amour ! » C’est vrai, mais qu’est-ce que tu devrais posséder, toi-même pour te faire aimer ?

C’est écrit : « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu. » Pourquoi l’aimer ? Parce qu’il est Amour. Donc, l’Amour est le lait de la vie. Donc, tu aimeras Dieu en tant qu’Amour. Et qu’as-tu pour te faire aimer ? « J’ai une vie ordinaire. » Y-a-il quelque chose de particulier dans ta vie pour que les autres puissent t’aimer ?  « Combien de choses particulières y a-t-il dans ma vie ? »  Lesquelles ? « Je ne peux le dire ouvertement. » Donc, il existe des choses qui ne peuvent être nommées. Par exemple, tu qualifies quelqu’un d’inculte ; est-ce mal de l’être ? L’enfant ne l’est-il pas ? Il naît sans connaissances, mais la mère l’aime. Il sait pleurer c’est-à-dire il parle une langue particulière.

Les pleurs, c’est la plus belle langue qu’on ait jamais entendue au monde. Pour ne pas l’oublier, vous devez pleurer, pour vous la rappeler, pour la connaître, cette vieille langue, que vous aviez utilisée. Certains parmi vous l’ont oubliée, d’autres – non. Après avoir pleuré un peu, vous avouez que vous le regrettez. Vous rajoutez : « Ils m’ont fait pleurer, voyez-vous ! » Faire pleurer quelqu’un c’est lui faire le plus grand bien. C’est une idée intérieure quand la mère donne du lait à son enfant et celui-ci l’accepte ; s’il ne l’accepte pas le lait tomberait par terre, ceci est un manque de compréhension. Ce n’est pas correct de laisser tomber le lait par terre et qu’il ne soit pas utilisé, qu’il n’arrive pas jusqu’à l’organisme de l’enfant.  Tu dis : « C’est une idée incomprise. » Qu’est-ce qu’une idée incomprise ? C’est le lait tombé par terre. L’enfant reste affamé comme celui qui ne comprend pas certaines idées. Que fait la mère alors ? Je demande aux mères : que fait l’enfant après avoir renversé le lait par terre ? Vous répondez que ça fait longtemps que vous avez été enfants, que vous ne vous souvenez pas et que vous êtes adultes maintenant.  Quelle est la différence entre l’enfant et l’adulte ? Sous les termes enfant et adulte, dans un sens plus large, nous entendons la vie mondaine et la vie spirituelle. L’enfant vit encore une vie mondaine, physique, matérielle, tandis que l’adulte a une vie spirituelle, c’est-à-dire il se meut dans le monde spirituel. Donc, ce n’est pas correct de penser que la vie mondaine soit vicieuse : en effet la vie est une et indivisible, il n’y a qu’une seule vie – la différence réside dans la façon dont on vit. Prenons comme exemple deux violonistes : tous les deux tiennent les violons de la même façon, utilisent un archet, posent les doigts de la même manière sur la corde, mais leurs jeux sont différents. Pour l’un, on dit qu’il joue bien, qu’il a un ton excellent, une bonne technique, puis on rajoute qu’il est savant, qu’il est un homme saint, voire un ange. Les idées que je viens d’évoquer sont incomprises, sans trace de spiritualité. Qu’est-ce qu’on entend par un homme spirituel ? Vous répondrez qu’il sait tout. Dites-moi alors, combien fait dix millions multipliés par dix millions ? Cent billions. Voilà ce que signifie le mot ange ; celui-ci possède autant de connaissances qu’il y a d’unités dans le billion, voire plus. Le mot ange est incompris – pour celui qui le comprend, rien que  l’entendre suffirait pour qu’il entre dans le monde angélique à l’instant même. Dès que je l’entends, je suis transporté dans ce monde immense, doté d’une beauté et d’une clarté extraordinaires, je déploie mes ailes et me déplace à une vitesse supérieure à celle de la lumière. Je me déplace avec aisance entre terre et ciel.

Qu’entendez-vous sous « ici » et « là » ? Celui qui se meut vite, peut être partout, ici et là, sur terre et dans le ciel. Je suis là où est ma pensée ; pour ce à quoi je ne pense pas je n’y suis pas, je recule. Je peux être avec vous par mon corps pendant que mon esprit est ailleurs. Je ne suis que là où est ma pensée. Par conséquent, si tu penses à Dieu, tu es auprès de Lui, si tu penses au monde, tu y es – tu es là où sont tes pensées, dans le cas concret, tu rejoins l’objet de tes pensées. Supposons que vous pensez à moi ; vos venez vers moi, mais vous ne recevez rien ; êtes-vous réellement auprès de moi ? Par analogie, l’enfant peut se trouver aux côtés de sa mère, mais si elle n’a pas de lait, il ne bénéficie pas d’elle. C’est normal pour l’enfant de recevoir du lait. Si tu vas auprès de ta mère et que tu ne reçois pas de lait, tu te lamentes : « Ma mère ne m’a pas reçu.» «Pourquoi ne t’a-t-elle pas elle-reçu ? » « Je n’ai pas trouvé le lait. »  Cette même loi est valable pour le monde spirituel.

C’est dit que Dieu est Amour. Cependant tu pries, tu vas vers Dieu, mais tu ne reçois rien. Qu’as-tu compris à l’Amour ? Maintenant je parle votre langue. Tu dis : «J’ai prié, mais je n’ai pas eu de réponse à ma prière.» Pourquoi n’as-tu pas eu de réponse ? Tu n’es pas prêt. C’est comme si tu te rendais au monde des saints ou des anges. Celui qui y va doit connaître leur langue. « Donc, personne ne peut entrer en connexion avec les anges.» Si vous ne parlez pas leur langue, il est possible de trouver quelqu’un qui la connaisse. Vous voulez y aller, comme si vous rendiez visite à une mère : recevoir du lait. Si vous y allez, cette idée en tête, vous allez perturber l’ordre  céleste. L’ange ne peut jouer le rôle de mère, il pourrait être tuteur, mais pas une mère. C’est important de savoir la langue angélique ; pour ce faire, vous devez d’abord avoir acquis quelque chose.

Je dis : libérez-vous de cet état humain, propre aux aristocrates qui se croient supérieurs aux autres, je parle de certains savants, rois ou princes. Par exemple, à l’école, le fils du roi s’imagine d’un rang plus élevé que les autres. Mais il y a des enfants plus doués que lui. Celui qui a des connaissances, qui est talentueux et capable, il est fils de roi. Dans ce cas, l’homme doit receler dans son for intérieur une idée concrète, une grande idée qui le distingue des autres. Quand je sens l’Amour dans mon cœur, je suis fils de roi ; si la Sagesse est dans mon esprit, je suis fils de roi ; si j’ai la Liberté et que je dis la Vérité je suis fils de roi. L’Amour, la Sagesse et la Vérité déterminent la condition humaine. Si tu aimes, tu as reçu le lait de ta mère : l’Amour.  Dieu est Amour. Le Bien découle de l’Amour, du lait de la vie. Dans l’Ecriture Sainte c’est noté également que le fruit de l’Esprit est Amour.  Quand tu reçois l’Amour, tu aimes Dieu ; quand tu n’es pas réceptif, tu n’aimes pas Dieu. Celui qui aime possède des qualités qui le distinguent de celui qui n’aime pas.

Tu dis : « Je ne comprends pas cette idée.» Comment pourrait-on savoir si tu as compris une idée ? Par exemple tu dis que tu parles français. Si c’est vrai, tu pourrais discuter avec les Français. Donc, si tu comprends une certaine idée, tu pourrais l’exposer devant les autres. « Je suis un homme spirituel. » Si tu l’es, tu devrais connaître la langue angélique et être capable d’échanger avec les anges. Celui qui comprend la langue des anges règle facilement ses problèmes. Qu’est-ce que règle L’Amour ? Il trouve un arrangement pour toutes les contradictions et querelles des hommes.  L’Amour est une langue divine : celui qui la maîtrise, met tout en ordre. Si l’Amour trouve une solution à tout problème, pourquoi donc nous en avons encore? La réponse est simple : l’Amour ne procède pas par une voie mécanique.

De nos jours, la plupart des hommes ont une idée fausse de la vie : ils veulent avoir tout déjà prêt, d’une façon mécanique. Ils attendent qu’un char céleste vienne les emmener là-haut. C’est une façon de penser matérialiste. Quel sens aurait un évènement pareil, si tu ne parles pas la langue divine ? C’est comme si tu te rendais en France, en Angleterre, ou dans un autre pays sans maîtriser la langue. Tu auras beau, t’habiller avec soin, les vêtements ne t’aideront pas -  tu auras toujours besoin de connaissances. Dans les Cieux, des traducteurs ne sont pas autorisés, si tu t’y présentes avec un traducteur, cela signifie que tu y parais en tant qu’accusé qui a besoin d’avocats pour la défense ;  tu seras  assis sur le banc des accusés où tu devras répondre de tes actes ; le jour du Jugement arrive pour tout le monde. Vous serez jugés de toutes vos actions sur la terre et comme vous ne parlez pas la langue, vous allez chercher des traducteurs.

Quand j’étudie le caractère des hommes, je suis étonné par leur grande conscience : tout un chacun, qu’il soit  savant ou inculte, s’imagine connaître Dieu, avoir de la foi et être spirituel, tout le monde pense de cette manière. L’ignorant me dit : « Tu es un hérétique ! » Je ne me justifie pas, mais je demande : Vous, qui vous considérez comme savants pleins de connaissances, parlez-moi en langue angélique ! Savez-vous comment les anges se saluent? « Tu nous l’apprendras. » Si vous étiez riches de savoirs, pourquoi attendez-vous que je vous l’apprenne ? « Tu veux dire par cela que nous sommes des ignorants. » Y  a-t-il du mal de l’être. Quand je vais chez le cordonnier, moi aussi, je consens être incompétent en ce domaine. J’observe le ver à soie et j’avoue que je ne comprends rien à son art – il produit un fil si fin que peu d’hommes sont aptes à filer. Pour me prononcer sur son art, je dois le maîtriser. Si je rencontre un ouvrier qui est en train de creuser, je ne vais pas lui faire de la conversation, mais j’enlève ma veste, je prends une pelle et je me mets à creuser avec lui. Si à un moment donné, tu ne te trouves pas dans les mêmes conditions que l’ouvrier, tu ne comprends pas les lois divines.

L’Eternel a dit à Jacob : «Ne crains rien, vermisseau de Jacob! » Il appelle Jacob vermisseau, parce que le vermisseau est capable de se faufiler partout, là où les autres ne peuvent pas. Si tu veux comprendre le sens de la vie, tu dois faire preuve d’humilité – dans ce cas le vermisseau en est le symbole. Jésus dit : «Car il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le royaume de Dieu.» Donc, le riche doit se libérer de toutes ses aspirations matérielles, se transformer en vermisseau ; non pas perdre le sens de la vie, mais enlever le poids et demeurer libre avec une conscience complètement libre, se reposer de l’état précédent. Plus tard, même si la même personne accède à un poste important, elle ne sera plus dans la condition antérieure. 

Alors, si j’utilise une langue pareille, c’est pour vous donner une idée précise du travail qui vous attend. Privés de méthodes de travail, comme vous l’êtes au point où vous vous trouvez, vous avez besoin de modèles. Qu’est-ce que vous a apporté votre cogitation ?  J’évoque des thèmes de valeur pour vous donner matière à réflexion. Par exemple, pensez au lait qui transforme la femme en mère, sans quoi, elle ne pourrait l’être. Le savoir peut faire de vous des professeurs. La lumière fait de l’homme un saint, tandis que Dieu est Amour. Donc, vous devez posséder certaines qualités pour qu’on puisse vous aimer. Que devez-vous faire pour être aimés de Dieu ? Pourquoi chérissez-vous vos enfants et qu’est-ce qui contraint la mère d’aimer son enfant ? Pour qu’une idée soit compréhensible, il faut la traduire sous toutes ses formes. Par exemple l’Amour est le même, qu’il se manifeste parmi les hommes, parmi les saints et les anges ou en Dieu. Tous les êtres, des plus inférieurs aux supérieurs, sont assujettis à l’Amour, mais il doit se traduire dans toutes ses formes. Si vous êtes incapables de traduire l’une des formes de l’Amour, vous dites : « Du lait ! ». Quelle idée évoque ce mot dans votre esprit ? Celle de la mère. Vous rajoutez : « Père ». Qu’est-ce qui apparaît dans votre esprit maintenant ?

Je vous demande : quand le lion chantait, où étiez-vous ? « Tous, nous avons eu peur et nous nous sommes cachés à la maison. » Vous dites : « C’est mauvais, la vie est  mauvaise. » Alors si la vie est mauvaise, c’est que le lion chante ; quand la vie est bonne c’est l’âne qui brait dehors. Quand le rossignol chante, que font les gens? Ils ouvrent la fenêtre, tendent l’oreille et affirment : « Il chante très bien, ce rossignol !» Alors, quand Jésus dit que nous devons aimer nos ennemis et pardonner, cela signifie manifester l’Amour. Traduisez le mot pardonner. Vous allez répliquer que la loi préconise de faire preuve d’honnêteté et bonté.

Un homme pauvre reçut la visite d’un ami, celui-ci lui parla ainsi : « Je t’aime, je te respecte. » Il l’entretint une heure durant. Il fut suivi par son deuxième ami qui ne lui dit que trois mots : « Je t’aiderai !».  Le pauvre oublia tout le discours de son premier ami, mais il retint les paroles du second « Je t’aiderai ! ».  Ces mots furent réels pour lui. Puis, il regarda et découvrit qu’il avait tout le nécessaire à sa disposition : des vêtements, des chaussures, de la nourriture. Rien ne resta du discours du premier, sauf des mots pleins d’affection, mais sans effet : « Tu es bon !». Les trois mots, prononcés par le second, lui laissèrent plus : de l’affection, des vêtements, de la nourriture. « Tu es bon !» Que je le sois : c’est mon affaire. « Tu es unique au monde ! » Cette affirmation, également. « Tu serais méchant ! » Pareil. Tout ce que les gens peuvent dire sur moi – du bien ou du mal – ne me concerne pas : je ne suis ni bon, ni méchant. « Tu es bon ! » Très bien, mais entre deux points de contact il doit y avoir des rapports.

Je citerai  l’exemple d’un disciple hindou qui reçut une leçon d’Amour de son maître. Pour répondre à la question qu’est-ce que l’Amour, le maître mit la tête du disciple dans l’eau, et l’y garda pendant dix minutes. Le disciple donnait des coups de pieds dans l’eau, voulait en sortir. Le maître lâcha prise et lui demanda : « Qu’as-tu ressenti ? » « Un besoin d’air immense et insurmontable. » En conséquence, tant que vous n’éprouvez pas de besoin immense et insurmontable d’une chose, elle ne vous sera pas donnée. Vous objectez : s’ils veulent bien, qu’ils me l’accordent ! C’est faux. Prenez l’exemple de l’enfant : quand il pleure, il dit : « Du lait ! » et la mère est prête à lui en donner. Si vous ne pleurez pas, dans le monde spirituel, vous n’obtiendrez pas l’Amour. Si la mère ne découvre pas son sein, vous ne savez pas pleurer ; si votre prière n’ouvre pas la porte de l’Amour, vous ne savez pas prier. Le besoin de lait, ce sont vos pleurs, selon moi. Quand l’enfant se met à pleurer, la mère réagit : « Viens, mon chéri ! ». Si devant Dieu, vous ne savez pas pleurer comme il faut, Il restera sourd. L’enfant qui crie ne pense pas déranger sa mère. Après le repas, tous les deux commencent les jeux : la mère le caresse, le jette en l’air, lui dit : « Mon enfant chéri » et le soulève de nouveau.

Dites-moi une façon de prier. Je vous donnerai une nouvelle méthode. Si tu ne pleures pas correctement, ta mère ne te donnera pas de lait. Tu vas pleurer comme il faut, jusqu’à ce qu’on te donne du lait, c’est après que la mère commencera à te soulever en l’air, à jouer avec toi et toi avec elle. Ceci est un signe que ta prière a été entendue. Dieu agit de la même façon avec vous. Si ta prière est acceptée, Il te donnera du lait et te soulèvera en l’air, jouera avec toi. Pauvreté, souffrances, ce sont les caresses de la mère. Celui qui ne le comprend pas, dit : « Mes cheveux sont devenus blancs à force de souffrir. » Ce n’est rien, ce ne sont que des caresses. Ce n’est pas rare que la mère prise par un excès d’amour, pince la joue de son enfant et celui-ci se met à pleurer. Pourquoi le pince-t-elle ?  Elle lui transmet quelque chose par ce geste, ce n’est pas un pincement ordinaire. Comment appelez-vous cette pratique ? Il arrive aussi que la mère lui donne une petite tape, une caresse. Vous direz que ce sont des choses ordinaires. Non, c’est la science de la vie – cela arrive à tous les hommes. La Nature traite les hommes de la même façon : elle te coince, puis te pince et un abcès apparaît – tu te demandes ce que c’est ? Tu as mal à la tête – tu te demandes ce qui t’arrive. Tu es enrhumé – qu’est-ce que le rhume ? Toutes les maladies indiquent les rapports existant entre les hommes. Prenez l’exemple de l’homme malade depuis 38 ans ; année après année, il attendait que quelqu’un le jette dans la piscine. Deux mille ans qu’on parle de lui et que les gens qui lisent l’Evangile, l’admirent. Qu’est-ce qu’il attendait 38 ans durant ? Vous ne comprenez pas le sens profond caché dans ce verset, vous n’en doutez même pas. Les Chrétiens répètent : « Celui-ci est malade depuis 38 ans. » Non, je sais autre chose, mais je ne veux pas en parler. Attendre 38 ans que l’ange descende agiter l’eau ! D’autres passaient avant lui et prenaient la bénédiction, mais il pensait : « Mon ange viendra aussi. » Est-ce qu’il vaut la peine d’attendre 38 ans l’arrivée de ton bien-aimé et son sourire ? Jésus le regarda et lui demanda : « Veux-tu guérir? » « Seigneur, je n'ai personne pour me jeter dans la piscine quand l'eau est agitée.» La patience de cet homme est énorme. Il disait : « D’autres qui étaient dans un besoin plus grand que le mien, prenaient la bénédiction et j’étais obligé d’attendre.» Jésus lui répondit : « Il existe une autre méthode de te guérir : prends ton lit, et marche !» Pouvez-vous imaginer le regard du malade en ce moment et ce qui naquit en lui ? Une chose que le monde n’a jamais vu ni connu. Et si vous pensez pouvoir entrer aux Cieux sans souffrir et si vous êtes incapables d’attendre pendant 38 ans, avez-vous de la patience ? Si nos contemporains attendent pendant 38 ans, ils se mettront à râler et ils diront : « Pourquoi cela, il s’agit de 38 ans. Je ne supporte pas.» Un homme qui attend avec patience, pendant 38 ans la venue de son bien-aimé, est un héros. Jésus lui dit : « Prends ton lit et marche !» et l’homme se leva, prit son lit et le porta. Je cite «Prends ton lit, et marche ! »

Que représente le chiffre 38 ? Le lit correspond au chiffre 8. « Prends ton lit et marche ! », c’est  le chiffre huit. Quelle est la signification du chiffre 999 ? C’est mille moins un. Dans le neuf sont  cachées toutes les possibilités de ton développement ascendant. Quand tu arrives au chiffre 999, ne diffère rien, il réunit toutes les possibilités : tu te trouves devant les conditions propices dans les trois  mondes : physique, spirituel et divin. Mets-toi au travail ! Pour le chiffre 888, si tu additionnes les trois 8, le résultat est 24. L’addition de 2 + 4 égale 6. Le chiffre 6 signifie les fenêtres de la maison qui laissent entrer la lumière. Quand on dit six, ouvre les fenêtres de ta maison pour laisser entrer la clarté. Si tu as envie de comprendre la Nature, commence à travailler avec ses forces, de cette façon tu comprendras la langue divine. Quand il t’arrive un certain malheur, que cela te soit agréable ; si tu commets une erreur, que ce soit plaisant pour toi ! Pourquoi ? Parce que tu as la possibilité de te corriger.

Il y a quelques jours, on me demanda la couleur de la souffrance. Elle est d’une couleur noire et claire : noire à l’extérieur et claire à l’intérieur. Ceci montre que vous vous trouvez dans un état normal, que vous comprenez les choses. La couleur noire signifie repos, recueillement vers l’intérieur. Celui qui entre dans la couleur noire, il rentre chez lui pour se préparer à travailler. Celui qui en sort se met au travail, à l’œuvre. Quand je dis qu’on doit avoir de la patience, cela signifie connaître les propriétés des couleurs et des forces qui travaillent à travers elles. Si tu ne peux concilier la couleur noire et la lumière, tu ne comprends pas le sens profond de la vie. Par «couleur noire», je comprends l’absence de conditions favorables à l’extérieur, mais leur présence à l’intérieur.  S’il n’y a pas de conditions favorables au travail à l’extérieur, il y en aura à l’intérieur. Pour ces raisons, quand le mal se trouve à l’extérieur, tandis que le bien est à l’intérieur, nous étudions la loi de la patience. C’est un état naturel.

Quels sont les traits caractéristiques de l’homme patient ? Quelle est la différence entre l’homme doté de patience et le fruit trop mûr ? Qu’arrive-t-il au fruit trop mûr ? Contrairement à celui-ci, l’homme patient est toujours frais. Il est dit que Dieu est patient, qu’il est lent à la colère. « Je veux être frais, me ressourcer. » Entre dans la loi de la patience ! Il n’y a que l’homme de patience qui jouit de santé, vivacité et fraîcheur. Sans patience, personne n’a de force. Je vous donnerai un exemple de patience : c’est arrivé quelque part en Bulgarie. Un soldat qui avait été blessé à la main, pendant la dernière guerre, devait subir une opération très compliquée. Le médecin le consulta et lui annonça : «Comme l’opération sera longue, je dois vous anesthésier.» « Monsieur le Docteur, je ne veux aucune anesthésie, faites l’opération sans.» Il tendit sa main et resta calme. Le médecin sortit le scalpel, nettoya bien la plaie et commença à inciser. Pas un seul muscle ne bougea sur le visage du soldat. Quand le médecin termina l’opération, celui-là demanda : « Avez-vous fini ? » « Oui. » « Merci. » Croyez-vous que le soldat n’éprouvait pas de douleur ? Si, il ressentait tout, mais endurait la peine. C’est la maîtrise de soi. Celui qui n’a ni de maîtrise, ni de patience, pousserait des cris assourdissants. Le monde invisible fait ses opérations aux hommes et ils s’époumonent ; le scalpel divin passe sur les plaies, pour les nettoyer, puis opérer. Quand l’opération est finie, l’homme doit remercier le médecin de l’avoir réussie.

Cherchez à acquérir la patience. Cela signifie être frais. La clé pour cela est la patience. Comme il s’agit d’une qualité intérieure, on la garde pour soi. On dit que Dieu est patient, lent à la colère, miséricordieux et riche en bonté. Quand vous manquez de patience, pensez-y comme l’une des grandes qualités humaines. Quels que soient les ennuis dans la vie, ils peuvent être surmontés avec patience. «Tout ce dont je rêvais... » Tu voulais gagner des richesses – tu n’y es pas arrivé ; tu pensais devenir savant – tu n’as pas réussi ; tu aspirais à la beauté afin d’épouser le fils du roi – non plus. Je ne vous conseille pas d’épouser un fils ou une fille de roi. Tu dis : «Cela ne vaut pas la peine de vivre !» Moi, je vous dis qu’il existe une chose qui mérite de vivre – c’est  pour obtenir la fraicheur. Grâce à la patience, on réussit tout, mais on ne peut obtenir la patience moyennant des richesses. En effet, si la patience te fait défaut, tu ne peux devenir ni savant, ni riche, ni fort, non plus. Provisoirement, tu pourrais avoir des forces, mais ce n’est que grâce à la patience que tu peux obtenir la force. Grâce à la patience, on obtient aussi la grande patience, être lent à la colère. Là, où réside cette vertu, se trouvent toutes les autres. Le savoir, la force, l’Amour on les acquiert par la patience. Quand l’Amour entre quelque part ; il demande en premier : «Où est l’homme patient ?» Une fois informé, il se rend dans sa maison en premier ; il ne visitera les hommes de peu de patience qu’après avoir fini ce qu’il avait à faire chez celui-là. Je vous dis : si vous m’avez compris, vous êtes bienheureux ; si vous ne m’avez pas compris, vous l’êtes doublement. Si vous appliquez mon enseignement, vous êtes bienheureux ; si vous ne l’appliquez pas, vous êtes doublement bienheureux. Je vous explique : vous êtes doublement bienheureux parce que vous servirez d’exemples vivants pour les autres.

Donc, basez votre réflexion sur l’idée que l’enfant ne peut se passer de lait et que la mère ne sera pas aimée sans lait. Retenez en mémoire également que la qualité unique pour laquelle l’homme peut être aimé est la patience. Il n’y a que l’homme patient qui peut se montrer obéissant envers Dieu – c’est ce que Dieu aime en nous. Nous ne pouvons montrer envers Dieu qu’obéissance, pour cette raison, dans les proverbes c’est dit : « Ecoute, mon fils, l'instruction de ton père… »  J’aime Dieu parce qu’il est Amour ; Il assure toutes les conditions nécessaires au développement humain. Quand nous parlons de Dieu, nous avons en vue Son âme ouverte, qui aime tous et qui est prête à tout faire pour nous. Si je pose la question de savoir si Dieu m’aime, cela veut dire que je demande si j’ai de la patience et de l’obéissance. Puisqu’on parle de l’Amour divin, l’âme humaine doit être ouverte aussi. Justement, tout en aimant Dieu, l’homme doit être prêt à tout faire pour Lui.  Ce qu’Il me donne, je dois me tenir prêt à l’accepter tel quel, sans réfléchir s’il est bien ou mal. Richesse et pauvreté, ignorance et savoir, force et faiblesse doivent être également agréables pour moi. Ce sont les contraires de la vie.

Ces propos sont relatifs à votre vie spirituelle et non pas à la vie matérielle. Vous avez besoin de patience. Un certain vous dit : « Tu es rude, un arbre mal taillé, voici ce que tu es ! » Comment traduire ces mots ? Si tu es rude, quel est le contraire de la rudesse ? Rude signifie costaud, fort,  dans la vie, dur. Quel est l’antonyme de dureté : douceur. Qu’est-ce qui est doux dans la vie – faites une traduction de ce mot. Quand vous aurez accès à une connaissance réelle, elle ne fera qu’accroître et parallèlement le monde s’élargira devant vous. La connaissance réelle agrandit la lumière de l’homme. Nous nous trouvons dans une salle obscure et nous ne voyons rien. Il y a quelqu’un qui parle d’Amour, un autre de Sagesse, un troisième de Vérité, etc. et malgré tout, la salle reste toujours dans le noir et on ne voit rien. Un enfant arrive et s’écrie : « Oh bon ! » et éclaire avec une allumette. Qui fait preuve d’intelligence dans cette situation ? Si un mot que tu prononces peut enflammer l’allumette, il contient raison et lumière. Si tu dis le mot « pain » et rien ne s’allume, ce mot ne peut servir de briquet[M1]  et tout le reste des mots ne fait pas sens pour toi. La patience est le briquet de notre vie. « L’Amour n’est-il pas un briquet ? » Il ne l’est pas, ce n’est pas une qualité humaine mais une qualité divine. L’homme se distingue par sa patience : si tu es patient, tu es capable de réfléchir, donc tu peux tout réussir. Si tu n’as pas de patience, tu as un avis particulier sur la vie : tu voudras  qu’elle se déroule comme tu le prévois. Nous voulons nous faire aimer par tout le monde, donner des ordres et diriger les autres. « Qu’avons-nous fait pour les hommes ? » Rien de particulier. « Qu’ont fait les autres ? »  Concentre-toi sur tes relations avec Dieu, laisse celles des autres ; puis occupe-toi de ton rapport vis-à-vis des hommes et ne pense pas aux leurs envers toi, c’est secondaire. Si leur attitude envers toi n’est pas correcte, veille à ce que la tienne le soit. Si ton attitude est correcte, tu seras capable de penser de façon juste et tu seras patient. Si tu es impatient, le rapport des autres vis-à-vis de toi sera incorrect. Le plus important c’est d’avoir une relation juste envers Dieu. Et si j’ai aussi des rapports avec le monde spirituel et avec tous les gens raisonnables qu’est-ce qui pourrait me troubler dans le monde ?    

Je répète : vous êtes bienheureux, si vous ne m’avez pas compris. Jusqu’à présent, vous l’étiez parce que vous croyiez m’avoir compris. « Comment y arriver, comment comprendre ? » Grâce à l’Amour. L’homme a deux côtés : quand je connais Dieu dans l’Amour, j’ai conscience de la grandeur de l’Amour parce que Dieu en est la source et je me réjouis la sachant éternelle. Quand je parle de moi-même et que je dis avoir de la patience, c’est la manifestation de Dieu en moi. Quand je dis que Dieu se manifeste en moi, je vise la patience. Dieu vérifie si je Lui ai donné la possibilité de se manifester en moi comme Il veut. Comme moi, je suis libre en Dieu et dans son Amour, Dieu en moi doit se manifester librement. Ce sont deux rapports que vous devez garder toujours dans votre esprit. Si Dieu en vous n’est pas libre, vous manquez de patience. Dans ce cas, vous ne pouvez pas être libres. Dans ce point réside toute la philosophie de la vie. Après suivent les autres connaissances, dont on parle dans la magie – la force de l’homme. Si tu as de la patience, par un mouvement de la main, tu pourras tout faire.

Maintenant, je pourrais vous connecter les uns aux autres. Nous pouvons faire une expérience : nous allons nous prendre par les mains et ceux qui sont aux bouts de la chaîne, tiendront une ampoule. Si vous avez de la patience, l’ampoule s’allumera, si vous n’en avez pas, elle ne brillera pas. La patience est une force puissante qui attire la lumière dans l’homme. Chacun peut essayer tout seul : vous soulevez une main et dans l’autre main, vous tenez une ampoule. Si vous réussissez l’expérience, vous avez de la patience. Si vous répétez l’expérience plusieurs fois et que ne l’avez toujours pas réussie, vous n’y arriverez pas. Vous dites : « Ce n’est pas possible ! ».

Savez-vous à quoi ressemblent vos tentatives ? Un professeur demanda à son élève de faire cette expérience, celui-ci leva une main, baissa l’autre et comme l’ampoule ne s’allumait pas, il perdit patience et lors du dernier essai, avait envie de briser l’ampoule par terre. Le professeur comprit ses intentions et connecta l’ampoule par un fil très fin à l’insu de l’élève. Quand l’élève se saisit de l’ampoule pour la jeter, le professeur alluma l’électricité et l’ampoule brilla. L’élève fut content et  dit : « J’ai réussi mon expérience, enfin ! » Il ignorait que le professeur avait mis le courant pour sauver l’ampoule. Souvent vos ampoules s’illuminent non pas par la force de votre patience, mais pour éviter des dégâts inutiles.

Par conséquence, si tu lèves la main gauche et que tu tiens une ampoule sensible dans la main droite et qu’elle s’allume, tu gagneras de la foi en toi. Quand tu rejoindras tes camarades, tu leur diras : « Savez-vous quelle expérience je viens de réaliser ? » « Nous n’en savons rien. » « Voilà, je vous montrerai. » Tu lèves la main gauche, tu tiens l’ampoule dans la main droite, elle s’allume et éclaire la voie.

Prière secrète.

Sofia, Izgrev, le 1er mars 1931

     

Traduction Мая Методиева


 [M1]

 

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