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mayakitanova

IL VIENT

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IL VIENT

 

L’incommensurable Amour, la Sagesse et la Vérité de Dieu sont le corps de son Esprit.

Dans l’harmonie divine, tout se trouve à sa place. L’harmonie, c’est l’état de la santé. Lorsque l’homme est satisfait de la vie, il se trouve dans la réalité ; s’il est mécontent, c’est le signe d’une carence.

Lorsque vous êtes un enfant, vous désirez être plus âgé. C’est une erreur. Âgé, vous voudriez être jeune, c’en est une autre. La vie, l’amour, contiennent tout en eux. Vous désirez être beau, l’être plus que quiconque ; vous voudriez que l’on dise : personne au monde n’est comme lui. Mais voici qu’arrive quelqu’un pour rivaliser avec vous. Et nait une contradiction.

Il est pourtant vrai qu’il n’y a personne au monde qui soit comme vous. Tout ce qui existe au monde existe en un seul exemplaire. L’oeillet est une fleur. On vous dira qu’il y a vingt espèces d’oeillets. Il n’y a qu’un seul oeillet, une seule espèce. Dire qu’il y en a plusieurs est une erreur. Il n’y a qu’une seule rose et il n’existe point de nombreuses espèces. Croire qu’il y en a plusieurs, c’est s’attacher à ce qui n’est que l’ombre de la vie.

Parfois, vous pensez que vous connaissez beaucoup de choses. C’est une erreur. Parfois, vous croyez que vous ne savez rien, c’en est une autre. Seul Dieu connait tout. Celui qui ne sait rien, c’est toi, l’homme. Qu’entendez-vous par « ne rien savoir » ? Réjouissez-vous de ne rien savoir. Quel avantage auriez-vous à connaitre la maladie ou la misère ? Connaitre la mort, ce n’est pas un avantage pour vous, ni la colère, ni le doute, ni l’avidité. Ce sont là des choses irréelles.

Il y a des gens qui disent: « Je possède un grand savoir, j’ai beaucoup souffert. » En quoi consiste la souffrance ? On dit: « La souffrance enseigne l’homme. » Mais qui est devenu riche par la souffrance ? Et qui est devenu savant par l’acquisition de connaissances ? Quelqu’un a écrit que le mal est issu du bien. C’est vrai. Si nous ne comprenons pas le bien, le bien se transforme en mal. Si nous comprenons le mal, le mal se transforme en bien. Peu importe de savoir pourquoi il en est ainsi. C’est ainsi. Un fruit cueilli de son arbre et gardé trop longtemps pourrit. II ne se gâte pas sur l’arbre. Aussi, tu n’as pas le droit de garder longtemps un fruit sans le recevoir en toi et sans lui donner une place d’honneur. Lorsque tu cueilles un fruit, mange-le. Tout homme souffrira s’il cueille de l’arbre de la vie une pensée divine, un sentiment divin sans le consommer à temps. Si on ne les mange pas, ils se décomposeront.

Ne cueillez jamais un fruit si vous n’avez pas faim. Cueilli, vous devez le manger. N’en perdez pas une seule miette. Mangez tout, pépins et coeur, tout ce qu’il contient. II n’est pas permis d’ouvrir le noyau. Ce qui vient d’être dit ici se rapporte au fruit divin.

Nombreux sont ceux qui demandent: « En quoi consiste le nouvel enseignement ? » - Le nouvel enseignement consiste à enlever le sac que tu as mis sur ton dos.

Quelqu’un arrive et vous dit que vous êtes misérable. Ne vous laissez pas tromper lorsqu’on vous dit que vous êtes pauvre ou que vous n’êtes pas doué. Ainsi, on dit aussi : « Ce n’est qu’une poule, elle est privée d’intelligence. » Ou : « Ce n’est qu’un mouton, ce n’est qu’un arbre. » On vous induit en erreur, ce sont des êtres intelligents. Parfois ils savent des choses que les hommes ignorent. Maintenant seulement, les savants commencent à étudier comment les poules s’y prennent pour pondre leurs oeufs et quelles sont les substances dont elles se servent à cette fin. Les poules, par contre, le savent depuis bien longtemps. Elles savent former les coquilles et produire leurs oeufs. La poule existait avant que l’homme paraisse.

Aujourd’hui, vous étudiez à l’aide de raisonnements ce qu’elle arrive à faire. La poule, elle, n’est pas concernée. Dans la modeste demeure de la poule vit un être raisonnable. De même, l’homme vit dans une demeure, bien plus parfaite que celle de la poule. La demeure de l’homme est un véritable palais. Le palais peut être habité par un homme sot ou par un homme intelligent. Quel homme est sot ? - Celui qui met sa confiance en sa demeure. En ce sens, une poule est plus intelligente qu’un homme, elle ne compte pas sur sa maison. De même, un homme devrait compter sur ce qu’il est en réalité.

Où est donc votre grand-mère qui mettait sa confiance en sa demeure ? Où est votre grand-père qui comptait sur la sienne ?

« Ils ne sont plus ici. »

- Où sont-ils disparus ?

« Ils sont passés dans l’autre monde. »

Ils n’y sont pas partis avec leur maison. Celle-ci est bien restée ici, et quant à eux, vous ne les avez pas revus depuis. Pouvez-vous décrire votre grand-mère ?

« Non .»

D’abord, c’était un petit enfant qui ne pesait que trois ou quatre kilogrammes. Avant d’être conçu, il pesait moins d’un gramme, le cent-millionième d’un gramme tout au plus. Voilà ce qu’a été une fois votre grand-mère. Pouvez-vous vous représenter votre grand-père lorsque celui-ci pesait à peine un cent-millionième de gramme ?

La seule chose réelle dans le monde, c’est l’amour. La moindre aspiration dans la vie, c’est l’amour. Si vous avez au-dedans de vous-même ce courant, que vous manque-t-il ? Vous mangez un fruit, vous percevez sa douceur, et c’est l’amour du fruit. Si vous arrivez à comprendre cette douceur, c’est la vie.

Vous dites : « Nous possédons cette douceur de la vie, mais nous avons besoin de souliers, de vêtements, de chapeaux. » Lorsque vous dites cela, vous corrompez la douceur. Vous n’avez point besoin ni de souliers ni de chapeaux ; ce sont de vaines préoccupations ; ce sont des illusions. En tant qu’objet passager, le chapeau est petit. Lorsque l’homme nait, il est petit, mais son chapeau est bien plus petit encore. Puisque vous êtes venus sur la Terre, vous avez tout cela, ne vous tracassez pas pour les chapeaux. Е y avait un temps ou l’on tenait ceux qui marchaient tête nue pour des étourdis, et ceux qui marchaient pieds nus pour des écervelés. Aujourd’hui, les temps apprennent aux gens à marcher avec les pieds et la tête dénudés. Si vous perdez votre chapeau, vous ne pouvez plus en acheter un autre et vous marchez la tête découverte. Si vous usez vos souliers, vous ne pourrez plus vous en procurer de nouveaux. Un juif m’a raconté avoir vendu son vieux costume pour 12 000 leva, une autre de mes connaissances m’a dit qu’elle vient d’en acheter un nouveau pour 38 000 leva. Qui peut se permettre aujourd’hui de dépenser autant pour un vêtement ?

Si vous compreniez la loi de Dieu, si vous L’aimiez d’un amour d’enfant, votre vie serait toute autre. L’amour que vous connaissez n’est que celui qui apporte des contradictions. Si un homme vous aime, vous vous demandez : « Suis-je le seul qu’il aime, ou aime-t-il encore quelqu’un d’autre ? » C’est pourtant tout naturel. Qu’il soit homme ou femme, votre bienaimé a d’abord aimé sa mère et son père, ses soeurs et ses frères, ses tantes et ses oncles. Tu n’es que le dernier venu de quelque part et tu voudrais être le seul. Les pommes et les poires il les a aimées, elles aussi, avant toi. Si tu lui demandes : « Suis-je le seul au monde que tu aimes ? », il te répondra : « Non, j’aime aussi les autres. » Exiger cela, c’est se méprendre sur l’amour. Réjouissez-vous qu’un homme puisse aimer son père et sa mère. S’il aime son père, il t’aimera, toi aussi. S’il aime sa mère, s’il aime son frère, toi aussi tu seras aimé. Ne crois pas que tu sois le premier au monde qu’il aime. Ne crois pas non plus que lorsque tu aimes quelqu’un, tu aimes pour la première fois. Cela encore serait faux. C’est de là que proviennent les contradictions.

Dieu est le seul au monde qui t’ait aimé le premier. II est aussi le premier que toi tu aies aimé. Si tu n’aimais pas Dieu d’abord et si Dieu ne t’avait pas aimé en premier, tu ne pourrais parvenir à aucune connaissance, à nulle lumière, à nulle liberté. L’unique vie, l’unique chaleur, l’unique liberté proviennent de l’amour que Dieu a manifesté envers toi. Toute perception de l’amour, de la lumière, de la sagesse, t’es parvenue lorsque tu as commencé à aimer Dieu. Tu dis : « Dans cette vie-ci, j’ai beaucoup souffert. »

Nous avons un chant: « II vient, II vient ». Chantez-le. Tout proviendra de « II vient ».

Quelqu’un dira : « Qu’on ne chante pas cette chanson ! » -Pourquoi ? - Parce que celui qui vient va chasser tous ceux qui n’ont pas accompli sa loi.

Tout le monde s’est mis à fuir et nous a entramés dans sa fuite, et voici que nous aussi, nous fuyons. Tout le monde fuit l’amour qui vient. Moi, je dis : puisqu’Il vient, nous devons tous aller à Sa rencontre. Vous ne L’avez pas encore vu venir. Vous ne voyez que ceux qui soulèvent la poussière. Ils arrivent, jettent leurs bombes, touchent ce qu’ils parviennent a toucher, détruisent ce qu’ils arrivent à détruire et repartent ensuite.

Celui qui vient dans le monde apporte l’amour. II apporte la vie.

Celui qui vient dans le monde apporte la lumière, la connaissance, la sagesse.

Celui qui vient dans le monde apporte la liberté et la vérité. Tous seront libres dans cette vérité. Non seulement tous les hommes, mais tous les êtres vivants. Et pourtant, les hommes continuent encore à vivre dans leurs contradictions.

Un jour, un homme bon et raisonnable sentit qu’un larron plongeait la main dans sa poche. Il saisit tranquillement cette main et il lui dit avec un sourire et sans nulle indignation : « Écoute donc, ami, laisse-moi plutôt mettre ma propre main dans ma poche et je te donnerai plus que tu n’y peux saisir avec la tienne. »

Ne fouillez pas dans les poches des autres. N’arrachez pas les fruits dans les jardins des autres. Ainsi, des enfants cueillent parfois des fruits dans les jardins des autres et les jettent ensuite, lorsqu’ils voient que les fruits ne sont pas mûrs. D’autres cueillent des fruits mûrs et en remplissent leurs poches et continuent tranquillement leur chemin. Ils ne savent pas que tout larcin et tout mensonge ont leurs conséquences, même dans un futur lointain. Un jour, lorsque des malheurs tomberont sur la tête des gens, ils ne soupçonneront même pas que ce sont la les conséquences des vols, des mensonges et des crimes d’un lointain passe.

Souvenez-vous : tout fruit mangé sans amour, tout chapeau porté sans amour, les souliers, les habits portés sans amour mènent vers le malheur.

De même que tout chapeau, tout vêtement, portés avec amour, mènent au bonheur; chaque pomme mangée avec amour, tout homme reçu avec amour apportent le bonheur. C’est une loi. Aujourd’hui, nous sommes tous appelés. Celui qui vient dans le monde, vient avec le soleil levant et part avec le soleil qui se couche. Il vient avec l’eau limpide que nous buvons et part avec l’eau impure. II vient avec la pure nourriture que nous préparons et part avec celle qui est souillée.

Vous désirez vous éduquer par vous-même. En quoi consiste l’auto-éducation ? Vous vous tenez assis, vous réfléchissez et la moindre irritation extérieure provoque votre colère. Vous cherchez quelque coupable dans la maison pour le gronder. Pour le mari, le coupable c’est sa femme ; pour la femme, le mari. Si vous avez des enfants, le coupable, c’est l’un d’eux ; si vous avez un serviteur, le coupable c’est lui. Depuis des milliers d’années, les hommes cherchent le coupable en dehors d’eux-mêmes. Le mari, la femme, les enfants, le serviteur, le boeuf, le chat, le chien, tous ont été coupables. Qui alors pourrait ne pas être coupable ? II n’y a pas de coupable. II n’y en a pas un seul.

Dès que vous vous réveillez, cherchez d’abord votre mari dans votre intellect. S’il vous apporte de la lumière, remerciez-en Dieu. Ne le tenez pas pour coupable. Cherchez votre femme dans votre coeur, remerciez Dieu d’avoir un intellect et un coeur. Vous ne savez pas encore ce qu’est le coeur ni quelle musique s’y trouve ; vous ne connaissez pas le vrai rythme du coeur.

II existe un rythme du coeur qui rend l’homme joyeux. Si ce rythme change, l’état d’esprit de l’homme change aussi. II existe un autre rythme dans l’homme, je l’appelle « andante ». Quelle tristesse, quelle mélancolie, quel chagrin y sont cachés ! Vous vous tourmentez, c’est l’andante, votre état est maladif, c’est toujours l’andante. Si son coeur passe dans l’ « allégro », l’homme revit, il travaille, il s’instruit, il mange, il boit. Maintenant, vous avez besoin d’allégro, vous avez déjà eu la possibilité d’apprendre l’andante. Tout le passé, jusqu'à nos jours, a été un andante. Le mari est coupable, c’est l’andante ; la femme est coupable, les enfants, le serviteur, c’est l’andante. Ton ami n’est qu’un rustre - toujours l’andante. Qu’est l’andante en musique ? La culpabilité, l’affliction, l’ignorance. Les hommes ont créé l’andante, et Dieu a créé l’allégro. Les vieillards qui ne peuvent plus marcher ont créé l’andante en se disant: « Il est plus facile de marcher en s’appuyant sur un bâton. » Et les enfants ont créé l’allégro. Certes, au début et avant qu’il sache marcher, l’enfant se tourmente. Mais c’est un vieillard qui a déjà vécu 120 ans et, qui en redevenant un enfant, n’a pas encore oublié qu’il a été un vieillard. Il rampe par terre et il se torture. Ayant appris l’andante, le grand-père se redresse sur ses jambes, il a rajeuni et c’est l’allégro. Ainsi, vous aussi, pour redevenir jeunes, vous devez d’abord comprendre les règles de la marche rythmique. L’allégro est dans la nature une certaine façon rythmée de marcher, une certaine façon rythmée de sentir, une façon rythmée de penser.

Quant à vous, qui, lorsque vous commettez des erreurs ou quelque crime, cherchez le coupable non en vous-même, mais dans les autres, vous ressemblez à ce curé ignorant dont l’histoire date du temps de la domination turque. Quand le jour de Pâques était arrivé et le moment venu de dire : « Le Christ est ressuscité », il allumait, au milieu de l’église, un brasier dans un grand réchaud de cuivre et après l’avoir encensé, il sautait trois fois par dessus en criant: « Le Christ est ressuscité ! » Ainsi, il avait fêté la résurrection pendant une bonne dizaine d’années. Mais, une fois, un citadin entra dans l’église au moment de la fête. En le voyant, le prêtre décida d’attendre son départ. Mais le citadin attendait, lui aussi, l’annonce de la résurrection. Les villageois commencèrent à s’inquiéter: «Petit père, pourquoi donc les Pâques tardent-elles à venir cette année ? » - « Tant que le diable sera ici », leur répondit le pope, « le jour de Pâques ne viendra point ».

Pourquoi le Grand jour de Pâques tardait-il à venir ? Parce que le prêtre craignait que le visiteur ne connaisse mieux les usages que lui-même. Mais sauter trois fois par dessus les charbons ardents, ce n’est pas encore la résurrection du Christ. Il est facile de sauter au-dessus du brasier, il est difficile de corriger le saut. Il est facile de dire un mot offensant, il est difficile de l’effacer. Par l’offense, tu crées une forme que le monde invisible n’accepte pas. Il n’est pas facile d’effacer un mot. La faute n’en incombe pas à la langue. Il n’y a pas de mauvaises langues, c’est l’homme qui dit de mauvaises choses. Mais l'expression n’est pas dénuée de sens. Lorsque vous dites un mot mal intentionné, même dans la plus faible mesure, la langue s’y accorde comme les cordes d’un instrument de musique. Tout comme les cordes du violon sont influencées par l’humidité, par la chaleur, par le temps, de même la langue réagit aux mots prononcés par l’homme et peut donner un ton faux. Pour le rectifier, vous devez posséder l’art de l’accordeur. C’est l’amour qui rectifie. Qu’est-ce que l’amour ? -C’est un diapason qui sert à accorder. Qu’est-ce que la sagesse ? -Un diapason qui sert à accorder. Tant que vous ne parviendrez pas à accorder votre vie selon l’amour, vos pensées selon la sagesse, vos actes selon la vérité, vous ne pourrez pas vous manifester en tant qu’homme dans le vrai sens de ce mot.

Avez-vous entendu une seule fois la voix de Dieu vous condamner ? L’avez-vous entendue vous insulter ? Le seul être qui ne dit toujours que du bien, c’est Dieu. Lorsque le temps est doux et clair, sortez dehors au lever du soleil. Percevez-vous la voix de Dieu ? Comment est-elle, cette voix ? Douce et légère est la voix de Dieu. Lorsque les tempêtes et les vents soufflent dehors, les gens les attribuent à Dieu. C’est faux. Les tempêtes sont causées par d’autres êtres. La voix de Dieu, c’est le bien dans le monde, la chose la plus belle et la plus bienfaisante parmi toutes. Les tempêtes, les éléments déchainés autour de nous, ne sont que des dissonances. Lorsqu’un mari se fâche, il commence à vociférer, et il prétend par la suite que la colère vient de Dieu. On dit, de même, que le père de famille représente Dieu, et qu’il a le droit de se mettre en colère. Mais ce n’est qu’un père terrestre. Un de nos frères qui avait souvent été corrigé par son père disait: « Si mon père ne m’avait pas battu, je ne serais pas devenu un homme. » - En réalité, il serait devenu meilleur. Parfois, les corrections corporelles d’un père nuisent aux enfants, parfois elles les aident. Ce qui importe c’est qu’un père éduque l’enfant et qu’il parvienne à l’améliorer.

Vous attendez maintenant la venue du Christ parmi vous. Le Christ ne peut pas venir parmi vous aujourd’hui. II a été battu par les hommes ; deux-mille ans sont passés, mais cela Il ne peut pas l’oublier. II l’avait supporté, c’était l’immense amour qui supporte tout ! Il Lui suffit de penser comment les hommes L’ont reçu pour ne pas désirer y revenir une fois de plus de la même façon. « Tenons-nous un peu éloigné de cette Terre », dit-Il. Vous attendez qu’Il vienne, mais que trouverait-Il ici en revenant ? Des discordes et des luttes partout. Pourquoi écouterait-Il ceux qui coassent comme des grenouilles ? II dit: « J’ai assez entendu le chant des grenouilles. »

Soyons contents de la vie. Sois content d’avoir une belle pensée. Sois content d’avoir de beaux sentiments. Dieu se manifeste à travers de belles pensées, à travers de bons sentiments. Il se manifeste à travers de bonnes actions et un état d’esprit bienveillant. Si une petite poussière entre dans l’oeil, ton oeil commence à larmoyer. Qui a causé cela ? Une petite parcelle de poussière. Dieu t’a donné l’eau pour laver ton oeil, pour ne pas pleurer. Pourquoi l’homme pleure-t-il ? Beaucoup de poussière est entrée dans son oeil. Lave ton oeil avec de l’eau pure et chaude et la poussière sortira. Sans eau, les hommes deviendraient tous aveugles prématurément.

En quoi consiste la vie nouvelle ? - À passer au moins une journée sans le moindre trouble, sans vous tracasser pour la moindre chose. Pourquoi êtes-vous partis lorsque les avions sont arrivés au-dessus de Sofia ? Que les bombes tombent, ce n’est qu’un allégro, vous suivez votre chemin. La fuite n’est pas un allégro. La fuite n’est qu’une course à pied, des jeux olympiques qu’on organise pour obtenir quelque couronne. Et à la suite de tout cela, on me parle de l’amour du Christ. Les gens m’étonnent. Je n’ai pas rencontré encore un seul homme qui parlerait de l’amour d’une façon véridique. Tout ce qu’on dit n’est que des mots sans contenu. Ainsi on parle des souffrances du Christ. Je ne pourrais les connaitre que si on me crucifiait sur une croix, si on me frappait toute une nuit en se moquant de moi. On ne m’a pas frappé, on ne m’a pas crucifié. Comment connaitrais-je les souffrances du Christ ? Si vous saviez réellement de quoi le Christ a souffert, vous ne commettriez plus jamais de fautes. Vous n’avez pas encore compris ni l’amour du Christ, ni ses souffrances. Si l’on vous offense, vous savez ce qu’est une offense. Lorsqu’on offense quelqu’un d’autre, vous ne savez pas encore ce qu’est une offense.

Tâchez de vivre sans aucune inquiétude intérieure. Souvent vous vous tracassez en pensant que la Terre va arrêter son mouvement, que le soleil ne se lèvera plus. Il y a des savants qui calculent dans combien d’années la Terre cessera de tourner. Cela peut arriver, cela peut aussi ne pas arriver. Le mouvement éternel ne s’arrête jamais. Nous pouvons nous arrêter, le mouvement de la vie ne s’arrête jamais. Vous êtes troublés par la pensée que vous pourriez perdre l'amour. La seule chose qui ne se perd jamais, c’est l’amour. Tout peut être perdu, l’amour - jamais. Rectifiez donc votre pensée. Lorsque vous êtes dans l’amour, rectifiez votre vie. Vous dites : « Je ne peux pas aimer. » - Vous pouvez ne pas aimer, c’est là une autre question. Cela ne relève pas de votre compétence, l’amour ne provient pas de vous. Si vous n’aimez pas, cela veut dire que vous n’avez pas encore compris l’amour. Que comprenez-vous aujourd’hui ? II fut un temps ой les hommes éteignaient facilement l’amour : on n’avait qu’à souffler sur la flamme d’une lampe, et l’amour s’éteignait. Comment éteignez-vous aujourd’hui une ampoule électrique ? Vous soufflez, elle ne s’éteint pas. II faut savoir se servir d’un commutateur. Alors même un enfant parvient à le fermer. Tous les villageois de Martchaevo pourraient souffler ensemble sans éteindre une ampoule électrique, mais le plus petit enfant y parviendrait en se servant d’un commutateur. Si votre amour s’éteint aussi facilement qu’une ampoule électrique, c’est la faute des enfants. Si personne ne peut parvenir à éteindre votre lampe électrique, cela signifie que vous possédez l’armure de Гamour. Que l’on souffle tant qu’on le veut, l’armure retient tout. Le monde entier peut se mettre à souffler, il ne l’éteindra pas.

Grand est l’amour qui vient de Dieu. Personne ne peut l’éteindre. Seule l’absence d’amour peut éteindre pour un temps votre source lumineuse. Un enfant turbulent a fermé le commutateur et la lampe s’est éteinte. Levez-vous, rétablissez le contact et la lampe éclairera de nouveau. Mais vous, vous sortez du village pour chercher le garnement qui a tourné le commutateur et vous ne pouvez pas le retrouver. Le chercheriez-vous toute la journée, vous ne le trouveriez pas. Si quelqu’un a fermé votre commutateur, retournez le bouton dans l’autre sens et votre lampe éclairera de nouveau. Pourquoi cherchez-vous l’enfant turbulent ?

Ainsi, vous regardez parfois votre robe : elle est tachée. Pourquoi cherchez-vous le coupable ? Que vous coute-t-il de prendre une bassine pleine d’eau et un peu de savon pour faire disparaitre les taches ? Ainsi, le paysan dit parfois : mon aiguillon est souillé et il cherche le responsable. Prenez plutôt un peu d’eau, nettoyez-le et mettez-le de côté. L’aiguillon dont nous nous servons à une pointe en fer. Si vous vivez dans l’amour, ne piquez pas les boeufs avec un aiguillon. Si vous les piquez, le jour viendra où vous aussi vous serez piqué. Un aiguillon s’applique aussi bien à des gens qu’à des boeufs. Ne faites pas usage d’un aiguillon là où il n’a pas lieu d’être utilisé. Changez-le en plume. Le bon côté d’un aiguillon c’est de pouvoir s’en servir pour écrire. Il fut un temps où on s’en servait pour piquer les boeufs, aujourd’hui, on s’en sert pour écrire de belles choses. Ne jetez pas votre aiguillon, transformez-le en plume pour écrire avec elle de grandes et belles choses.

Faites usage de l’amour en tant que moyen de rajeunissement. Personne ne peut rajeunir sans amour. C’est la loi fondamentale de la vie. Comment allez-vous rajeunir ? Si vous doutez de quelqu’un, vous faites preuve d’ignorance. Même si vous êtes diplômé de toutes les Universités, vous ne pourrez pas rajeunir, vous ne saurez pas vous délivrer du doute. Le rajeunissement ne dépend pas du savoir acquis. Imaginez que vous mangez de la confiture sans savoir ce qu’est la douceur. En quoi consiste la douceur d’une pomme ? Si les professeurs les plus savants se réunissaient pour vous parler de la douceur, sauriez-vous en quoi elle consiste ? Mais, si vous prenez une pomme et que vous la goutez, vous saurez de suite ce qu’est la douceur et sans les explications du professeur. La vraie connaissance, celle qui rajeunit, ne provient pas des explications d’un professeur, elle vient de Dieu. Ce qui vient directement de Dieu rajeunit. Ce qui provient des hommes apporte le vieillissement. Les hommes créent la vieillesse et Dieu, la jeunesse. Pour redevenir jeune, il faut que Dieu vous aime. Quand les hommes rajeunissent-ils ? Lorsque Dieu les regarde. Comment cela se passe-t-il ? Moi même je l’ignore. Je le connais selon le divin, je l’ignore selon l’humain. C’est en mangeant une pomme que je connais sa douceur. Qu’advient-il de vous lorsque Dieu vous regarde ? Vous devenez gai et joyeux. Lorsque les gens vous regardent, vous êtes triste et affligé. Lorsque Dieu vous regarde, vous vous éveillez ; lorsque ce sont les gens, vous vous désolez, la vie perd son sens pour vous et vous vous endormez.

Laissons donc de côté les choses humaines et recevons le don de Dieu. Celui-ci est divin et c’est lui que vous attendez aujourd’hui. Le beau, le bien viennent de Dieu et non des hommes. Les hommes ne représentent que la condition pour transmettre ce qui est divin. Lorsqu’arrive le divin, n’en parlez pas. De ce qui vous parvient de Dieu, vous ne devez en parler à personne. On ne raconte pas le divin. Quelqu’un cherche à me transmettre l’expérience de ses souffrances et n’y parvient pas. Un autre veut me dire sa joie et n’y arrive pas. C’est naturel. Je connais ma joie, je ne peux pas connaitre la sienne. On ne raconte pas la joie qui vient de Dieu. La lumière qui réchauffe les arbres produit de beaux fruits, mais on n’en parle pas. Goutez le fruit et vous saurez ce qu’est cette lumière.

Un homme à qui Dieu a parlé diffère des autres. Lorsqu’il voit un malade, il pose sa main sur lui, et le malade guérit. S’il pose sa main et que le malade ne guérit pas, Dieu ne lui a pas parlé. On dit de quelqu’un : c’est un ignorant. II est ignorant parce qu’il n’a pas reçu de lumière. L’homme le plus savant, enfermé dans une pièce sombre, sera ignorant. Tant qu’il aura la lumière pour lire, il sera savant; sans lumière, il sera ignorant. Qui de vous peut lire si on lui supprime la lumière ?

Il vient. L’amour vient, il porte la vie. La vie ne s’acquiert pas, elle vient de l’amour. La connaissance ne s’acquiert pas, elle vient de l’amour. La liberté ne s’acquiert pas, elle vient de la vérité. Tous désirent être libres, mais ne connaissent pas encore la vérité. Ne parlez pas de la liberté. Ne dites pas que vous êtes libres. Tant que vous parlez de la liberté, vous n’êtes pas libre. Lorsque vous êtes libre, personne ne peut vous limiter. Si quelqu’un projetait de vous limiter, vous seriez déjà dans le soleil.

Bien des gens demandent pourquoi faut-il aimer ? Vous aimerez pour rajeunir. Pourquoi faut-il aimer la sagesse ? - Afin que vienne la lumière. Sans amour pour la sagesse, la lumière ne peut pas venir. Sans amour pour la vérité, la liberté ne peut pas venir. Là aussi se trouve la connaissance des trois lois : la loi de l’amour, celle de la sagesse et celle de la vérité.

Ne vous comparez jamais aux autres hommes, ne croyez pas que vous leur êtes supérieur. Estimez que vous avez autant de droits que Dieu vous en a concédés. Vous ne pouvez pas outrepasser vos droits. Si vous avez un serviteur, vous lui direz : « Stoyan, tu me serviras aujourd’hui comme le Seigneur te l’a enseigné. » Vous donnerez le tissu au couturier et vous lui direz : « Coupe-moi mes vêtements comme le Seigneur te l’enseigne. » Lorsqu’il vous les apportera, vous les mettrez tels qu’il les aura faits. Et vous le paierez comme le Seigneur vous l’aura enseigné. La femme dira à son mari : « Obéis-moi aujourd’hui comme le Seigneur te l’enseigne. » Et le mari dira à son épouse : « Obéis-moi aujourd’hui comme le Seigneur te l’enseigne. » Vous direz à votre fils et à votre fille : « Obéissez-moi comme le Seigneur vous l’enseigne. » Le fils dira à son père de se comporter envers lui comme le Seigneur le lui a enseigné. Et la fille dira à sa mère de se conduire avec elle comme le Seigneur le lui a enseigné. C’est cela le nouveau dans le monde.

Commencez par le nouveau ! Ce que Moïse a dit, ce qu’ont dit les prophètes, laissez-le de côté. Ce sont de bonnes choses, mais on ne les a pas comprises. Prononcez quelques mots que le Seigneur vous a appris aujourd’hui. Jouez de votre instrument un peu comme le Seigneur vous l’a enseigné. Et alors seulement vous pourrez raconter ce que je vous ai dit. Vous n’avez pas appliqué ce que j’ai dit. Et comme vous ne l’avez pas applique, vous n’avez rien compris. Maintenant, je crois qu’aujourd’hui vous allez me comprendre. Et en même temps que vous, le peuple entier me comprendra. Comment parviendra-t-il à comprendre ? On n’a pas besoin de pousser un homme affamé pour qu’il mange. Lorsqu’il voit la nourriture, il mange. On peut exhorter un homme rassasié à manger, mais celui qui a faim, lorsqu’il verra le pain, commencera à manger sans avoir besoin d’explications. II sait déjà comment on mange. Regardez-le de loin. Et tout comme un homme affamé sait manger, ainsi, tout homme sait comment appliquer la loi de Dieu. II suffit de mettre la nourriture devant lui et de s’éloigner, il saura quoi faire. Le nouvel enseignement doit être appliqué selon l’entendement qu’on en a. Je dis aux hommes contemporains : « faites ce que le Seigneur vous enseigne. » Quelqu’un me demande comment il doit agir.

-    Agis selon се que le Seigneur t’a enseigné.

« Je ne sais pas comment agir. »

-    Cela, c’est de la politique. Quand les gens ont à payer, ils oublient leurs dettes ; lorsqu’ils ont à encaisser, ils s’en souviennent toujours. Si quelqu’un prétend qu’il a oublié de payer sa dette, cela signifie qu’il ne veut pas payer. Pourquoi ne l’oublie-t-il pas lorsqu’il doit recevoir de l’argent ? N’oublions pas lorsque nous devons recevoir, mais n’oublions pas non plus lorsque nous devons donner. Selon moi, nous devrions davantage nous souvenir lorsque nous avons à donner et plutôt moins, lorsque nous avons à recevoir. Or, les gens font juste le contraire. Que l’acte de donner soit à la première place dans votre mémoire et que celui de prendre y soit à la dernière place.

II y a trois choses au monde qui sont impossibles. Personne ne peut vous prendre votre vie. Personne ne peut vous enlever votre lumière. De même que personne ne peut vous enlever votre liberté. C’est ainsi, si Dieu vit en vous. Si Dieu ne vit pas en vous, la question se pose différemment. Le Christ dit: « Celui qui perçoit ma voix va revivre au dernier jour. » Quel est le dernier jour ? -Le jour où l’amour parle. Quel est le dernier jour ? - Le jour où la sagesse parle. Quel est le dernier jour ? - Le jour où la vérité parle. C’est le temps où le Seigneur commence à parler. Si vous reconnaissez vos erreurs, le Seigneur vous a parlé. Si vous possédez le désir d’apprendre, le Seigneur vous a parlé. Si vous possédez le désir d’une vie nouvelle, le Seigneur vous a parlé. N’ajournez pas les choses au lendemain. Ne remettez pas le travail de ce jour au jour suivant. Le jour d’aujourd’hui ne reviendra jamais. Le soleil ne se lève et ne se couche qu’une fois. Ne pensez pas que le soleil se couche et se lève beaucoup de fois. Lorsqu’il apparait, réjouissez-vous de son lever. Le soleil apporte tous les fruits. Si vous tombez malade, croyez que votre maladie passera. La maladie est ce qui est vieux, ce qui est ancien dans le monde. Tous les gens qui croient en ce qui est vieilli sont sujets à des maladies. Pour ceux qui croient dans le nouvel enseignement, il n’y a plus de maladies.

Si vous voulez connaitre la saveur d’un fruit, il faut que vous ayez faim. Tant que les hommes ne sont pas affamés de l’amour, ils ne peuvent pas le connaitre. Seule la faim fait connaitre l’amour. Pour connaitre la lumière, vous devez en avoir faim. Seule la faim fait connaitre la lumière. Seule la faim fait connaitre la vérité. Sans la faim, la vie reste incomprise. Sans la faim, la lumière reste incomprise. Sans la faim, la liberté reste incomprise. La faim stimule l’homme. Selon moi, l’affection est une faim. Sans amour, tout reste incompris. Sans amour, on ne peut parvenir à rien.

La première chose au monde, c’est l’amour. Il ne fait que donner sans rien prendre. Ce qui donne toujours sans jamais prendre, c’est l’amour. Ne craignez pas que l’amour vous redemande ce qu’il vous a donné. S’il vous le redemandait, il vous réduirait à l’esclavage. L’amour n’asservit jamais. L’amour se réjouit même de la faim. Si vous avez faim, vous remercierez Dieu de ce qu’Il vous a donné. Soyez contents de ce qui vous a été donné. Déposez cette pensée dans votre âme pour vous réjouir de ces immenses bienfaits. Beaucoup de gens s’attendent à mourir un jour, de passer dans l’autre monde et de ressusciter ensuite. La résurrection n’arrivera ni de la manière dont on la prêche dans l’église ni de la façon dont en parlent les savants. Vous pouvez ressusciter aujourd’hui même. Si vous doutez, la mort viendra. Si vous croyez, la vie viendra. L’amour exclut tout doute comme tout soupçon. En lui tout est pur. J’ai l’expérience de l’amour, je le connais comme on connait la saveur d’une pomme. Celui qui a gouté la pomme ne demande plus ce qu’est sa douceur. Ne discutez pas sur la douceur, mais dites : « C’est une pomme », goutez-la. Lorsque vous l’aurez expérimenté, vous direz : « Je sais ce qu’est une pomme. »

Libérez-vous de la pensée contradictoire que les hommes sont mauvais. Vous dites : « Je ne peux pas supporter cet homme. » Dieu le supporte, et vous ne pouvez pas le supporter. Ce que Dieu supporte, nous aussi nous devons le supporter. Ce que Dieu aime, nous aussi nous devons l’aimer. Ne souhaitez pas que vos transgressions plaisent à Dieu, car II vous obligerait à vous y complaire vous aussi !

-    Comment parvenir à aimer des gens mauvais ?

-    Si tu es une femme, dépose dans ton âme cet idéal : un mari existe dans le monde qui est parfait et qui ne t’a jamais dit une seule parole offensante. Si tu es un mari, dépose dans ton âme cet idéal : une femme existe dans le monde qui est parfaite et qui ne t’a jamais dit une seule parole offensante. Portez ces idéaux dans votre âme. II y en a qui désirent être les premiers, de prendre les premières places. Soyez les premiers pour rectifier vos erreurs, soyez les derniers pour en commettre. Soyez les premiers dans les petites choses et les derniers pour les grandes. Aimer le monde entier, c’est le dernier des travaux. Nourrir le monde entier, c’est le dernier des travaux. Les petites actions sont les premières, les grandes sont les dernières. Une fourmi se noie, vous pensez : qu’elle se noie ! Sortez-la, cela ne vous coute rien. Mettez votre doigt dans l’eau, sortez la fourmi dehors. C’est le plus petit travail que vous puissiez accomplir.

On dit de vous que vous n’êtes pas de vrais croyants. Et c’est juste, vous n’avez pas encore appliqué la loi de l’amour dont je vous parle. Mais ceux qui vous reprochent que vous que vous ne soyez pas des croyants, eux non plus ne l’ont pas appliquée. Eux et vous, vous vous ressemblez. Quelqu’un dira que vous n’avez pas d’amour. Ce qu’il dit est juste, mais ses lèvres sont encore impures. Je l’aurais loué si ses lèvres avaient été pures. Je comprends que l’on m’arrose avec de l’eau pure ; je ne comprends pas qu’on le fasse avec de l’eau sale. Je comprends que vous fassiez une aspersion avec un goupillon plongé dans l’eau propre et non que vous aspergiez avec de l’eau sale. Je désire, aujourd’hui, que lorsque vous faites une aspersion vous la fassiez avec une eau pure et que votre goupillon soit une touffe de basilic. Prenez une touffe de basilic et mettez-vous en route en aspergeant les maisons l’une après l’autre. Si on vous accuse, dites que c’est moi qui vous aie ordonnés prêtres. Aspergez avec le goupillon de Гamour pour que cesse toute dissension et que les hommes commencent à vivre en frères.

Voici la première chose à faire : aujourd’hui encore, remercions Dieu de tous les bienfaits qu’il nous a dévoilés et de ce bien qui est en train de venir. Ce qui est vieilli part et le nouveau vient. Qu’est-ce que le nouveau ? - L’amour. Qu’est-ce que l’ancien ? Ce sont les travaux incompris. La nouvelle vie demande de voir le bien en nous-mêmes et dans les autres. L’ancienne, c’est l’esclavage qui est déjà sur son départ. La liberté divine vient ! Que notre intellect se libère de toute torture, que notre coeur se libère de toute torture, que notre corps se libère de la maladie. Soyons tous sains, soyons tous gais et joyeux, réjouissons-nous de la vie divine. Mettons-nous à jouer comme des petits enfants !

Trois choses sont importantes : Г amour en tant que fruit de l’Esprit de Dieu, la connaissance en tant que fruit de l’Esprit de Dieu et la liberté en tant que fruit de l'Esprit de Dieu. Ainsi, l’amour, la sagesse et la vérité sont les fruits de l’Esprit de Dieu. Lorsque nous recevrons en nous ces fruits de l'Esprit, nous saurons ce que sont l’amour, la connaissance et la liberté qui proviennent de l’arbre de la vie. Tout ce qui est issu de l’arbre de la vie possède l'amour, la connaissance et la liberté.

Grand est Dieu dans son Amour !

Grand est Dieu dans sa Sagesse !

Grand est Dieu dans sa Vérité !

Dieu enseigne dans son amour, illumine dans sa sagesse, libère dans sa vérité.

Miséricordieux et compatissant est le Seigneur et sa bonté est au-dessus de tout.

Son allégresse réconforte toute chose.

Tout vit et se meut dans le Seigneur. II est la liesse et la joie de tout être vivant dans le monde.

Gardez bien à l’esprit cette pensée : faites toute chose comme Dieu vous l'а enseigné. Vous ne devez raconter à personne comment II vous l’a enseigné. Lorsqu’Adam a péché, Dieu se mit à le chercher : « Adam, Adam ». Lui, se taisait, mais ensuite il dit: « J’ai perçu ta voix, Seigneur, mais j’ai eu peur. » La peur provient de la méconnaissance de la loi de Dieu. Nulle peur n’a de place dans la loi de Гamour. La peur doit se trouver en dehors. Ce qui effraye les hommes, c’est l'absence d’amour. Ce qui les encourage, c’est l'amour.

Je vous dis : n’enseignez pas celui que Dieu a enseigné. Laissez-le manifester ce que Dieu lui a appris. L’erreur des hommes contemporains est de s’enseigner mutuellement. Ainsi naissent les disputes. Que personne n’enseigne personne. Il est dit: « Tous vous serez enseignes par le Seigneur. » Laissez les gens s’exprimer comme le Seigneur le leur a appris. Que le violoniste joue comme le Seigneur le lui a appris. Que l’orateur parle comme le Seigneur le lui a appris. Vous aussi, parlez comme le Seigneur vous Га appris. Ne dites pas ce qu’Il ne vous a pas enseigné. -Vous souriez. Pourquoi ? Votre sourire montre votre ignorance.

Tu peux sourire, tu peux bomber le torse pour montrer que tu sais beaucoup de choses. Mais même si tu bombes le torse, tu dois faire attention à tes pas pour voir si tu marches en harmonie avec tous les hommes sur la Terre. Peux-tu marcher sans heurter personne, sans écraser une seule fourmi ? Tu dois sauvegarder la loi, de ne pas penser uniquement à toi, de ne pas t’imaginer que tu es un homme bon et saint. Ce sont des égarements. Un miroir reflète la lumière, mais ne la produit pas. Que tu te croies très mauvais ou très bon, c’est encore une méprise. Tu es tel que Dieu t’a créé. Tu manifestes ce que Dieu t’a donné. Je me réjouis lorsque je révèle Гamour de Dieu. Je me réjouis lorsque je révèle la sagesse de Dieu. Je me réjouis lorsque je révèle la vérité et la liberté de Dieu. Je souhaite que vous aussi vous puissiez vous réjouir de ce que Dieu vous a donné. Réjouissez-vous de ce que vous avez déposé jusqu’ici dans votre garde-manger ; ne rechercher rien qui vienne de l’extérieur.

Souvent, les gens commettent l’erreur de la femme bulgare d’un tchorbadji. Tant que son mari était en vie, elle ne faisait rien. C’était son mari qui portait de l’eau ou du bois et qui la servait en tout. Elle ignorait tout du travail. Son mari mort, elle resta seule et sans aucune aide. Le bois manquant elle ne sut pas l’apporter. Elle s’en alla chez son voisin, mais il n’en avait point. Alors le voisin lui dit : « Va dans la foret, ramasse du bois, empile-le et commence à appeler « misère, misère », c’est une femme qui te répondra et qui viendra à ton aide. Ainsi fut fait. Le bois ramasse, la femme commença à appeler : « Misère, misère », mais personne ne lui répondit. Afin de ne pas rester la nuit dans la forêt, elle fut bien obligée de mettre le bois sur son dos et de revenir chez elle.

À vous aussi, je vous dis : mettez le bois sur vos épaules et mettez-vous en route pour la maison ! C’est la seule façon de résoudre le problème. Ce que vous pouvez réaliser vous-même est divin. Réjouissez-vous de pouvoir soulever vos petits fardeaux et de les ramener chez vous.

Combien de fois le Christ est-Il venu chez vous pour vous demander de Lui rendre un petit service ! Tel homme Lui répond : « Aujourd’hui, Seigneur, je suis occupé. Je viens de me marier. » Et le Seigneur repart. Les années passent, les enfants naissent. De nouveau arrive le Christ et lui demande : « Peux-tu me rendre un petit service ? » Et il Lui répond : « J’ai des enfants, Seigneur. » Le Christ repart de nouveau. Il vieillit. Б est un grand-père âgé de 120 ans. Le Christ arrive de nouveau. II dit : «Seigneur, mes jambes ne me portent plus. »

D’abord c’était la faute de la femme, ensuite des enfants, puis celle des jambes. Sache donc que le Seigneur vit aussi dans ta bienaimée ! Lorsqu’Il arrive, prends-la par la main et mettez-vous tous les deux au travail pour le Seigneur. Lorsque le Seigneur vient pour la deuxième fois, donne la main à ta bienaimée et a tes enfants et allez tous travailler pour le Seigneur ! À trois, vous accomplirez plus facilement ce travail. Et lorsque le Seigneur te visitera dans tes vieux jours, vous tous, vous vous donnerez la main pour travailler ensemble pour le Seigneur.

Qu’il n’y ait plus de vieillesse : si ton aimé ne peut pas aimer le Seigneur, il ne pourra pas être son serviteur. Si ton enfant ne peut pas t’aider, il ne pourra pas être serviteur de Dieu. Si tu te mets en route pour accomplir la volonté de Dieu, que celui que tu aimes vienne avec toi et qu’il dise : « Là où tu iras je vais avec toi. Ce que tu feras, je le ferai avec toi. » L’enfant dira : « La où tu iras je vais avec toi. Ce que tu feras, je le ferai avec toi. » Si votre bienaimée, si vos enfants ne peuvent pas marcher sur votre voie, ils ne sont pas des serviteurs de Dieu. Si vous ne marchez pas sur la voie de votre bienaimée, vous n’êtes pas les serviteurs de Dieu. La loi est la même pour tous.

Je dis : vous êtes libres, là où l’un de vous se met en marche, marchez tous. Que vous soyez le premier ou le dernier, si vous avancez, tous vous suivent. Dieu est le premier, c’est pourquoi Il dit: « Je suis l'alpha et Гomega, je suis le premier et le dernier. » Le premier et le dernier est le Seigneur. La première de toutes les pensées, comme la dernière, sont divines. Le premier et le dernier des sentiments sont divins. La première et la dernière action sont divines. Une puissance se trouve dans l’acte premier, une puissance se trouve également dans le dernier acte.

La journée est claire et belle. Vous avez tout à votre disposition. Les hommes arrivent de partout pour vous aider. Là où se trouve le Seigneur, là se déversent toutes les eaux.

Il vient ! Lorsque le Seigneur arrivera dans le monde, la paix viendra. II vient, mais II n’est pas encore arrivé. II ne Lui reste qu’à faire encore un pas. Lorsque ce pas sera franchi, la paix sera là. Le vrombissement des avions cessera comme cessera l'explosion des bombes. Encore un pas et la paix sera venue. Dieu a déjà levé son pied. Quand cela arrivera-t-il ? Je vois le pied levé. Lors-qu’Il l’aura posé, la paix viendra. Tous, vous en serez témoins. Ce jour-là sera le jour le plus joyeux.

(- La foule des auditeurs : « Amen ».)

L’Amen viendra lorsque viendra la paix. Puisque vous vous cachez dans les abris, le Seigneur est libre, Il ne craint pas d’écraser quelqu’un. Sa route est libre, il n’y a pas de danger de marcher sur quiconque. Les gens ont bien fait de se cacher. La paix va venir. Nous sortirons de nos abris et nous verrons que le Seigneur est venu. Et ceux qui nous piétinent vont fuir, ils seront partis.

Agissez comme le Seigneur vous l’a enseigné.

L'Amour de Dieu apporte l’abondance et la plénitude de la vie.

La Sagesse de Dieu apporte l’abondance de la connaissance.

La Vérité de Dieu apporte la liberté illimitée.

5e entretien du Maitre, tenu le 12 juin 1944,

Martchaevo - Département de Sofia.

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