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mayakitanova

LE PLUS BEAU JOUR

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LE PLUS BEAU JOUR

Il existe dans l’univers des milliards de soleils, mais un seul soleil réchauffe la Terre, elle tire profit d’un seul soleil. Les autres soleils n’apportent que peu de lumière et peu de chaleur. La Terre ne peut compter que sur un seul soleil. Le rôle des autres soleils et des autres astres est de déterminer les temps et les évènements qui arrivent dans le monde. Que veut dire le mot astre ? En langue anglaise, on appelle un astre « star », en bulgare le mot « star » désigne un vieil homme dont les jambes sont affaiblies et qui ne le portent plus. Donc, selon les Bulgares un homme qui compte sur les astres est un homme qui a déjà vieilli. Les vieilles gens sont de vieux astres qui n’aident plus la Terre.

Tout le monde possède un savoir livresque et l’on dit: « Le Christ est venu sur la Terre pour sauver l’humanité. » Qu’est-ce que le salut ? J’ai entendu bien des explications sur ce mot, aussi bien de la part des prédicateurs que de la part des savants, mais pas un seul n’est parvenu jusqu'à la vérité. Le Christ est bien venu pour sauver le monde, mais l’а-t-Il sauve ? Si le monde était déjà sauvé, les gens n’auraient plus à souffrir ni à être malades. Vous dites aussi: « Nous devons suivre la loi. » Nous devons bien suivre la loi, mais pour qui la loi a-t-elle été faite : pour les gens sains ou pour les malades ? La loi a été faite pour les gens sains, pour les bons, pour les gens raisonnables ; pour les mauvais, il n’y a pas de loi. La plupart des gens comprennent la loi comme une quelconque limitation. Cela n’est pas la loi, mais un état animal. Dans le règne animal, les grandes bêtes limitent les petites, mais ce n’est pas non plus la loi. Les petits animaux ne se disputent pas avec les grands, ils leur sont soumis. Quand une petite bête voit un grand animal au loin, elle lui cède le chemin. Le grand animal c’est le procureur, le juge, le gendarme, il s’impose en tout. Si vous avez commis une quelconque transgression envers un animal grand et fort, de suite celui-ci vous infligera une correction selon toutes les règles de la violence, il n’y aura personne pour vous défendre.

En réalité, il y a bien quelqu’un pour vous défendre. Les animaux ont aussi leur karma d’animaux, eux non plus ne sont pas sans défense. Un loup qui a dévoré des dizaines et des centaines de moutons se changera, dans un avenir lointain, en mouton. Les cellules des moutons mangés rentrent dans son organisme et le transmuent peu à peu, de sorte que tôt ou tard, il reviendra sur la Terre, non plus comme un loup, mais comme un mouton. Et pour qu’il rachète son karma, d’autres loups vont l’assaillir et l’égorger à son tour. Tant qu’il attaquait les moutons, tout était pour le mieux, il goutait leur viande toute fraiche et il pensait que Dieu l’avait établi ainsi. Mais lorsqu’il fera l’expérience des dents d’un loup sur sa peau il dira : « Cette affaire ne s’avère pas être telle que je me l’étais représentée naguère. »

Lorsque j’étudie les hommes, je vois qu’ils ne sont pas encore capables de dire la vérité. Sur dix choses dites, une seule est vraie et neuf sont fausses. Ceux qui nous décrivent quelque chose ne le font pas non plus selon la réalité. Ainsi de nombreuses personnes m’ont décrit le côté nord du mont Vitocha comme étant un très bon endroit et on a dit la même chose des alentours du chalet Silimitza. Mais qu’y ai-je remarqué ? Tous ceux qui ont habité ce chalet ont fini par tomber malades. Donc, l’endroit n’était pas si bon que cela. Rien qu’en prononçant le nom Silimitza, je vois une profonde cuvette sans ouverture sur le côté. Vu de l’extérieur, l’endroit est beau, mais il exerce une mauvaise influence.

Il y a des gens qui lui ressemblent. Ils commencent par la douceur, ils terminent par la rudesse. Ainsi commencent les jeunes filles et les jeunes hommes. Quand une jeune fille rencontre pour la première fois un jeune homme, sa conduite envers lui est la bonté et la douceur mêmes, et le jeune homme, lui aussi, agit de la même façon. Ce que font les jeunes, les vieux le font aussi. Tous les hommes ont quelque chose de commun dans leur caractère qui provient de la nature humaine. Les élèves réagissent de la même façon. Un nouveau maitre qui vient d’arriver et qui leur est inconnu est accueilli avec crainte et tremblement, car les élèves croient qu’il doit tout savoir. Lorsqu’ils le connaissent mieux, ils disent: « Ce maitre n’est pas tel qu’on le croyait, il ne sait pas grand-chose. » Mais ils se trompent en pensant ainsi. Croyez-vous que le soleil qui chaque jour se lève et se couche soit aussi petit qu’il le parait à vos yeux ? On pourrait croire que le soleil est si petit que tout homme pourrait le prendre et le porter. Vu de loin le soleil est petit. C’est même surprenant qu’un si petit soleil puisse accomplir un si grand travail. Travail de Dieu. Ce petit soleil réchauffe le monde entier.

Les gens ont une conception confuse du soleil. En prenant une longue-vue et en regardant par les deux bouts les objets extérieurs, vous verrez qu’un bout rapproche les objets et les agrandit et que Г autre, les éloigne et les rapetisse. Ainsi agit la nature qui éloigne les grands corps et les rapetisse, mais qui rapproche les petits et les agrandit. Elle opère selon la loi de la nécessité.

II existe des choses qui se passent dans la vie humaine suivant cette même loi de la nécessité. Par exemple, il est nécessaire de parler de l'amour en tant qu’impulsion. L’amour est une impulsion dans l’intellect, il est la première impulsion au monde. Si cette impulsion n’arrive pas, rien ne se fait. Vous voyez un morceau de sucre ou une pomme et vous ressentez une impulsion pour manger. Lorsque vous aurez mangé la pomme, vous en aurez une idée, vous la connaitrez et de même ce qu’elle contient. Lorsque la pomme pénètre en vous, elle sait, elle aussi, quel homme vous êtes. La pomme, aussi, est douée d’une intelligence, elle est aussi un être raisonnable et c’est pourquoi elle donne quelque chose d’elle-même. Quand nous mâchons une pomme avec nos dents c’est une musique : notre orchestre joue. Nous recevons la pomme dans notre maison, nous lui enlevons ses vêtements, nous ouvrons ses coffres et nous voyons ce qu’elle contient. Lorsque vous lui avez tout pris, vous l’expulsez en lui disant: va-t’en maintenant. La pomme sort par l'autre porte et regrette de vous avoir visités. Ne faites-vous pas ainsi avec les hommes ? Vous recevez un homme chez vous et vous lui dites : « Je suis prêt â tout sacrifier pour toi. » Un jour arrive оù vous lui donnez un coup de pied et lui dites : « Je ne veux pas te connaitre, tu n’es pas un homme. »

Je vais vous expliquer ce que j’entends par « tu n’es pas un homme ». Supposez que vous possédiez une boite emballée. Vous enlevez l’emballage et vous regardez la boite de l’extérieur et vous dites : « Elle n’a aucune valeur. » Elle est sans valeur, mais elle contient quelque chose de précieux, une pierre précieuse s’y trouve. Petite, mais précieuse. II vous arrive aussi de vous tromper sur l’apparence de la boite et de dire à quelqu’un : « Tu n’es pas un homme. » Le corps, c’est la boite de l’homme, la pierre précieuse se trouve à l’intérieur. Nous jugeons selon l’apparence du corps si un homme est bon ou méchant, beau ou laid. Mais nous ne pouvons pas juger d’après le corps. Vous dites : « Quelles belles mains à cet homme ! » - Savez-vous comment elles peuvent frapper ? - « Comme ses pieds sont jolis ! » - Savez-vous quels coups ils peuvent donner ? - « Comme ses lèvres sont bien faites ! » - Connaissez-vous les dents qui sont derrière et savez-vous comment elles peuvent mordre ? Les mains ne sont pas l’homme, les lèvres ne sont pas l'homme. L’homme véritable ce n’est pas sa demeure, ce n’est pas son corps. Lorsque vous le connaitrez, vous saurez qu’aucun être n’est plus beau que l’homme. Mais en même temps, il n’y a pas d’être qui soit pire que lui. L’être beau est en dehors de la boite, l’être mauvais c’est la boite elle-même. Et c’est ainsi qu’il n’y a personne de plus beau que l’homme en dehors de sa boite ni personne de pire que cette boite. Avec sa boite n’importe qui peut vous faire une méchanceté. Certaines de ces boites sont grandes et robustes. Un seul coup venant d’elle peut vous casser la tête. Direz-vous que c’est la pierre précieuse qui vous a porté le coup ? Non, ce n’est que la boite qui vous a cogné. Je n’ai jamais entendu dire qu’une pierre précieuse ait brisé une tête. Comment serait-il possible qu’un être issu de Dieu puisse vous porter un coup ? Lorsqu’on a dit au Christ qu’il était bon, II répondit: « Dieu seul est bon. » II est impossible qu’un être issu de Dieu fracture la tête des gens. La connaissance est nécessaire à l’homme.

Le savoir que les hommes possèdent aujourd’hui n’est que le bouton d’une fleur. Nombreux sont ceux qui croient savoir ce qu’est l’amour. Moi-même, j’ai parlé de l’amour, mais il n’y était question que du bouton. De sa fleur, je n’ai encore rien dit. Beaucoup d’années passeront avant que je vous parle du fruit de l’amour. Vous pouvez faire autant de théories que vous voulez, mais une théorie ne résout pas le problème. Lorsque le bouton s’ouvrira, vous connaitrez la fleur. Sans connaitre le bouton, nul ne peut connaitre la fleur. Sans connaitre la fleur, nul ne peut connaitre le fruit. Le bouton, la fleur et le fruit se succèdent.

Il est dit dans les Écritures : « Personne n’a jamais vu Dieu. » Cette affirmation est juste, mais dans quel sens ? Personne n’a jamais vu Dieu en dehors de l'amour. Sans amour, vous ne pouvez pas voir Dieu ; avec l’amour, vous pouvez parvenir à Le voir. Si l’on dit de quelqu’un qu’il est aveugle, cela veut dire qu’il n’a pas d’amour. Les gens qui n’ont pas d’amour sont aveugles, ils ne voient pas.

Maintenant, je désire que vous vous libériez de la critique. Nombreux sont ceux qui aiment critiquer les autres. Depuis que je suis venu en Bulgarie, j’ai entendu des milliers de maris et des milliers de femmes se plaindre les uns des autres. Les maris se plaignent de leurs femmes, les femmes de leurs maris. Des milliers de fils se plaignent de leurs pères, des milliers de filles se plaignent de leurs mères. Les élèves se plaignent de leurs maitres, les maitres de leurs élèves, les serviteurs de leurs patrons, les patrons de leurs serviteurs. J’ai écouté toutes ces plaintes et critiques avec amusement. J’ai entendu bien des choses qui étaient fausses et je me suis dit : tout cela est sans importance, ce n’est pas l’essentiel. Et lorsque je dis « des milliers de gens », j’ai en vue le nombre mille qui désigne le monde humain. Cela veut dire qu’ils m’ont parlé selon ce qui n’est qu’humain. Lorsque je dis « cent antes », j’ai en vue le monde angélique. Quand on me parle comme le font les hommes, je comprends que cela concerne des choses fausses.

Ainsi, quelqu’un me dit: « On m’a grandement offensé. » -Comment donc as-tu été offensé ? - « On m’a dit un vilain mot » -Quel mot ? - « On m’a dit que j’étais bête. » (« govedo » en bulgare) - On t’a dit un mot excellent. « Govedo » = go + vedi, cela veut dire que tu te mets en route pour acquérir le savoir2. Tu t’offenses parce que tu ne comprends pas le sens de ce mot. Dieu a créé les animaux pour qu’ils guident les hommes vers la connaissance. Ils ont préparé la route pour les hommes afin que ceux-ci puissent recevoir la connaissance. Tu montes un cheval et tu dis : ce n’est qu’un cheval ! Mais cette bête te porte partout et porte aussi tes fardeaux, elle te sert. Derrière les animaux se cachent des êtres élevés : des anges et des chérubins. Que diriez-vous en voyant un chérubin descendu sur la Terre dans la forme d’une bête pour accomplir silencieusement un grand travail ? Parfois, vous montez sur un cheval et la douleur que vous ressentiez quelque part disparait. Vous montez sur un cheval et vos affaires s’arrangent. Vous montez sur un cheval et vous passez bien vos examens. Donc le cheval « stupide » vous a frayé la route. Vous ne soupçonnez même pas les services que vous rend l’être raisonnable qui se cache derrière un cheval ou une bête. Quelque ange a pris une des formes inférieures de la vie pour vous rendre des services, et vous, vous dites : ce n’est qu’une bête. Ce n’est pas ainsi qu’il faut parler. Vous allez vous approcher d’un animal, vous lui caresserez la tête, le dos et lui direz : « Je te remercie, tu me donnes une bonne leçon. Je désire te ressembler un jour et pouvoir, moi aussi, servir d’une manière désintéressée. » Quels sont ceux, qui parmi vous, auraient accepté la condition d’une bête ? Pourtant, les animaux possèdent d’excellentes qualités.

De même, derrière les plantes se trouvent des êtres raisonnables qui rendent des services aux hommes. Un homme que je connais m’a raconté l’expérience suivante. Un jour, il marchait sur une grande et longue route de campagne. Chemin faisant, il eut faim et soif et il lui prit le désir d’humecter au moins ses lèvres. Il aperçut un poirier au bord de la route et s’y rendit dans l’espoir de trouver quelque fruit. Mais il ne put y voir une seule poire. Lorsqu’il décida de reprendre sa marche, un petit vent secoua les branches du poirier et il entendit quelque chose tomber à côté de lui. C’était une belle poire, bien juteuse. Joyeux, il se pencha pour ramasser la poire et apaisa sa soif. Vous direz que c’était par hasard qu’un fruit était resté dans les branches. Non, c’était la Providence divine.

La Providence existe dans le monde. La route оù nous marchons est parsemée de biens. Dieu y a laissé tout ce dont nous avons besoin. Dans tout homme, II a caché un bien pour nous. Partout où nous allons, que cela soit vers les sources, vers les plantes, vers les animaux, partout un bien est laissé pour nous. Sachons remercier ! Vous, vous laissez le bien, vous ne le prenez pas, vous cherchez autre chose. Et ne voyant pas les biens qui vous sont proposés, vous dites : « Rien n’est bon dans ce monde, j’ai vieilli, j’ai blanchi, nulle part je n’ai vu le divin. » C’est dire que vous seul êtes divin, vous êtes un saint, personne n’est à votre mesure. Tous les gens sont mauvais, vous seul êtes bon... L’univers entier se trouve en Dieu. Tout en Lui est magnifique. Le mal dont vous vous plaignez n’est que l’expression d’une impureté dans l’homme. Lorsque les hommes ne vivent pas selon le divin, ils gardent leur impureté, une impureté intérieure et c’est elle qui les fait souffrir. Que devraient-ils faire pour s’en libérer ? Qu’ils remercient pour tout ce qui leur arrive dans la vie et qu’ils travaillent sur eux-mêmes.

Aujourd’hui, peu de gens savent remercier. Néanmoins, il existe des exemples, aussi bien dans la vie religieuse que dans la vie ordinaire où se montre la gratitude de l’âme humaine. Quand les apôtres passèrent par de grandes souffrances et quand ils reçurent des coups, ils remercièrent et glorifièrent Dieu. Un enfant remercie-t-il sa mère lorsqu’elle le corrige ? Il pleure et se plaint, il est mécontent. Un fils se plaint lorsque son père le bat. Mais lorsque l’Apôtre Paul reçut de nombreux coups, il dit: « Je me loue de mes souffrances. » Remerciez pour toute chose et ne vous laissez pas tromper par les manifestations extérieures de l’homme. Ainsi, vous lisez une lettre bien écrite, mais qui n’a pas de sens. Un autre aura maladroitement tracé des lettres inégales, mais la lettre aura un contenu. Laquelle de ces deux lettres sera préférable ? À quoi sert une jolie fille incapable de dire une douce parole ? À quoi sert une jolie fille incapable de pétrir un bon pain ? Elle peut en faire un qui rendra les gens malades. Une ménagère peut rendre nocifs les plats qu’elle prépare. Comment ? En y apportant de méchantes pensées. Elle fait sa cuisine en rouspétant, mécontente de son travail. Elle dit: « Est-ce à moi de le faire ? » Ce n’est pas ainsi qu’il faut préparer les plats.

D’où vient la souffrance ? La route оù nous marchons aujourd’hui est couverte de boue. Les gens qui y sont passés avant nous l’ont salie et l’ont laissée sale. Nous marchons à leur suite et nous nous salissons. Si les hommes qui y sont passés avant nous l’avaient pavée et l’avaient inclinée quelque peu pour permettre à l’eau de s’écouler, la route serait propre. Mais ils ont laissé toutes sortes de saletés derrière eux. Le Bulgare devrait travailler sur lui-même pour parvenir à une grande propreté. Lorsque j’ai voyagé en Bulgarie pour faire des observations scientifiques, j’ai trouvé que les plus soigneux étaient les habitants d’Éléna (Ville du centre des Balkans). Quand le dimanche approche, ils nettoient et lavent tout, non seulement leurs habitations, mais aussi les rues devant leurs maisons sont aussi balayées et lavées. Lorsqu’on entre dans leurs habitations, on s’y sent si bien qu’on enlève ses souliers pour éviter d’y apporter de la boue. Ailleurs, on a l’habitude d’entrer avec des souliers couverts de boue et de saleté et on salit tout à chaque pas. Après, on s’excuse en disant selon la coutume : « C’est pour vous apporter la baraka. Que le Seigneur transforme tout en bien ! » Vous n’avez pas à vous excuser. Prenez une pelle et un balai et nettoyez ce que vous avez sali. Ainsi, l’offense est aussi une sorte de boue que vous devez savoir nettoyer. Quelqu’un rentre chez vous, vous offense et vous dit ensuite : « Excusez-moi de vous apporter un peu de boue. Que cela vous porte chance. » Parfois, c’est une petite offense, parfois elle e'en est grande. On appelle quelqu’un ignorant, on lui dit qu’il ne sait jouer d’aucun instrument. Et il se croit très offense. Si un père appelle son fils « mon cochon gras », celui-ci ne s’en offense pas. Pourquoi le père dit-il à son fils : « chopartche3 » - cochon gras. Pourquoi ne l’appelle-t-il pas mon agneau ? En le lui disant, le père lui donne une tape amicale sur le dos et le fils comprend le sens du mot: « chopartche ». Cho+pari et pari, en bulgare, signifie argent; le fils gagne de l’argent, il est instruit, il sera banquier, il deviendra riche. Il disposera de son argent. Celui qui ne comprendra pas l’emploi du mot «chopartche » offensera celui à qui il le dira; celui qui le comprendra dira que « chopartche » est celui qui rapporte de l’argent.

Je vous dis : nous devons remercier Dieu pour les yeux qu’Il nous a donnés, pour les oreilles qu’Il nous a données, remercier pour la bouche qu’Il nous a donnée, pour le nez, les mains, les pieds. Nous devons remercier aussi pour le coeur et l’intellect qui nous sont donnés. Comment devons-nous remercier ? Supposez qu’un grand violoniste, un virtuose arrive chez vous pour jouer. C’est l’hiver. Le salon doit être chauffé. Si les gens sont négligents et ne se soucieront pas de réchauffer leur salon, il ne pourra pas jouer. Mais s’ils savent ce qu’ils ont à faire, ils vont bien chauffer leur salon, ils l’arrangeront pour la circonstance, y mettront un bon piano pour l’accompagner, l’accorderont, et seulement alors, ils inviteront le violoniste pour y jouer. Remercier c’est créer de telles conditions en soi-même, c’est donner l’occasion au grand violoniste d’y jouer. Quel est le nombre de ceux qui, aujourd’hui, chauffent leur salon divin pour que le Seigneur y entre et y joue sur son violon ? Vous vous dites : « Comment donc ? Nous marchons dans cette voie déjà depuis vingt ou trente ans et nous ne sommes pas encore parvenus à remplir les conditions pour que l’Esprit de Dieu vienne en nous ? » - Moi, je prépare ces conditions depuis quelques milliers d’années, et j’estime que je ne sais encore rien et vous qui travaillez depuis une vingtaine ou une trentaine d’années, vous croyez déjà tout savoir. II existe un vieux savoir, celui du marché aux puces l’оù on vend de vieilles choses usées, des vieux souliers, des vieux vêtements retournés et reteints. Je vois dans le monde religieux, un bon nombre d’entre vous habillés avec de telles vieilleries. Je vais vous donner un conseil : ne portez pas de vieux vêtements religieux ! Vous irez trouver le meilleur des vêtements tissé dans un tissu excellent et vous le revêtirez. Ce qui est ancien a vécu son temps. Le nouveau mène à la résurrection.

Aujourd’hui, vous attendez la résurrection. Trouvez dans votre vie au moins un seul jour оù vous avez servi Dieu comme il se doit. Le plus beau jour de votre vie aura été celui ой vous n’aurez pensé qu’à Dieu. Que veut dire avoir pensé au Seigneur ? Cela veut dire que vous avez été si perspicace que vous avez perçu le moindre désir du Seigneur et que vous avez accompli son travail. Dieu ne peut pas descendre sur la Terre, c’est à vous de parachever son travail. Quelqu’un est malade, il prie le Seigneur pour que son champ soit labouré. Dieu ne dispose pas de boeufs pour descendre avec eux et labourer le champ du malade, c'est toi qui iras faire ce travail à sa place, tu iras labourer le champ de ton prochain. Quelque enfant pauvre prie le Seigneur de lui envoyer des vêtements pour ne pas souffrir du froid. Le Seigneur n’enverra pas sur Terre un ange qui porterait des vêtements pour les pauvres, c’est toi qui dois t’appliquer pour percevoir Son désir et tu dois les aider. Deux âmes se querellent, se battent au nom du Seigneur, tu dois venir et les réconcilier. J’ai vu des pères battre leurs fils. J’ai vu des fils battre leur père. Le père prie et le fils prie pour que vienne celui qui pourra les réconcilier, qui pourra leur dire ce qu’ils doivent faire. Le Seigneur ne descendra pas Lui-même sur la Terre, toi, tu iras accomplir son travail.

Hier, une soeur est venue me voir. Je lisais une page dans un livre. Je lui ai dit : choisis aussi ta page. Elle a choisi la page cinquante-deux. Je lui ai dit : tu as choisi deux mères pour qu’elles te parlent, mais la mère ignorante, le nombre cinq, tu l’as mise à la première place et la mère savante, le nombre deux, à la seconde place. Tu dois maintenant changer le 52 en 25, car c'est là l'ordre divin. Ce qui veut dire que tu mettras à la première place la mère savante et à sa suite, la mère ignorante. Le nombre 52 exprime l’ordre humain. La mère ignorante se trouve à la première place et celle qui sait, à la seconde, c’est celle-ci qui vient pour rectifier les choses.

Dans un village bulgare, un jeune homme tomba amoureux d’une jeune fille. II en parlait souvent à son ami en louant la gentillesse et la maitrise de soi de sa fiancée. Un jour, il invita son ami chez sa fiancée pour lui montrer les qualités de celle-ci. Elle les reçut aimablement, les entretint un moment et leur proposa de prendre quelques rafraichissements. Lorsqu’elle apporta le plateau, son fiancé la fit trébucher exprès pour la mettre à l’épreuve. Le plateau tomba, les verres et les assiettes tombèrent par terre, mais elle les ramassa avec calme et sans dire un mot. Lorsqu’elle sortit dans la cuisine pour préparer le café, son fiancé dit à son ami : tu as bien' vu sa maitrise, malgré le tort que je lui ai causé, elle ne s’est pas departie de sa sérénité. Mais, dans son désarroi et sa colère, la fiancée versa dans une tasse de café du sel à la place du sucre. Son fiance reçut la tasse sucrée et l’ami la tasse salée. Le fiancé but son café avec plaisir, son ami put à peine avaler le sien, mais il n’osa rien dire à son ami. Une fois que celui-ci fut marié, les choses tournèrent mal. Il ne restait rien de la sérénité et de la gentillesse de sa fiancée. « Où sont donc parties ta sérénité et ta maitrise de soi ? » lui demanda le mari. - « Tu aurais dû venir voir dans la cuisine ce que j’y faisais de colère pour avoir laissé tomber le plateau ; j’ai rongé la table avec les dents. » - À vous aussi, je vous dis aujourd’hui : soyez attentifs et ne mettez pas de sel dans le café, sachez retenir votre colère.

Il est dit dans les Écritures : « Personne n’a jamais vu Dieu. » Cela veut dire : personne ne peut voir Dieu sans amour. Son fils premier-né a compris que seul l’amour possède la puissance qui révèle les choses. Lorsque vous voyez Dieu, vous devenez semblable à Lui. « Et Dieu créa l’homme à son image et à sa ressemblance. » « L’image » et la « ressemblance » veulent dire que l’homme doit aimer comme Dieu aime. Je vous laisse cette pensée : aimez comme Dieu aime. Jouez comme joue le meilleur musicien. Un bon musicien n’a pas besoin de demander s’il a bien joué. Si vous jouez bien, tous les hommes seront contents de vous. Si vous faites la cuisine, vous la ferez avec soin et vous la ferez bien ; vous y mettrez du beurre frais, et de bonnes pommes de terre, des ognons excellents. La nourriture doit être irréprochable. Si vous êtes tailleur, vous ferez des habits parfaits, sans erreurs, afin que celui qui les porte puisse être content. Si vous êtes cordonnier, vous produirez de beaux souliers confortables. Et lorsque vous rencontrerez un homme, vous lui direz les meilleures paroles. Quand vous viendrez voir un malade, vous lui direz le mot qui pourra le réconforter et le guérir de sorte qu’il puisse se lever pour travailler son champ. À un homme pauvre, vous direz qu’il va s’enrichir. À une jeune fille vous direz qu’elle deviendra belle et qu’elle aura de beaux enfants. Dites aux hommes ce que vous savez de meilleur.

Vous vous demandez : « Est-ce que ce que je dirai s’accomplira ? » Parlez avec amour et ne doutez pas, alors ce que vous direz s’accomplira. Le Seigneur nous demande d’aider les autres de la manière la plus raisonnable. Si vous disiez à quelqu’un qu’il ne sera jamais un homme, vous n’y gagneriez rien. Les pensées négatives proviennent d’une vie humaine dénaturée. Deux impulsions se retrouvent dans la vie humaine : la loi et l’argent. La jeune fille est belle, c’est l’argent. Elle est bien portante, remplie d’une force magnétique, c’est encore l’argent. Si la jeune fille sert la loi, elle sait travailler, c’est de l’argent. Une jeune fille belle dispose de l'argent, elle est libre, elle a de beaux vêtements. La loi exige de l’homme le travail, l’argent lui permet d’être libre pour se reposer.

Un prince japonais voulait étudier la vie aux États-Unis. II demanda à une famille américaine de lui trouver une place de serviteur. II travailla comme serviteur durant deux mois. L’américain était très content de lui. Pendant ses loisirs, le prince étudiait la grammaire latine. Ensuite, il quitta la riche famille américaine. Б avait pris la place du serviteur en obéissant à la loi, il quitta son patron selon la liberté. Je désire que vous aussi vous commenciez à étudier la grammaire de l'amour. Si un jury vous faisait passer aujourd’hui un examen sur cette grammaire, vous seriez recalés.

Deux sages vivaient jadis en Chine. L’un d’eux était un modèle de patience. Tous ceux qui venaient chez lui étaient bien reçus. Un mendiant y vint vingt-neuf fois et, chaque fois, le sage le recevait avec patience et amour. Le second sage essayait d’imiter son voisin, mais n’y parvenait pas. Lorsque le même mendiant vint chez lui plusieurs fois de suite, à la cinquième fois, il lui dit: « Tu as dépassé la mesure. Je comprendrais si tu venais une, deux, trois fois même, mais cinq fois ! » - Le pauvre lui répondit: «Tu ne peux pas atteindre l’autre sage, tu en es loin. Vingt-neuf fois je l’ai visité et il m’a toujours reçu aussi bien disposé. Cinq fois je suis venu chez toi et tu as déjà fait preuve d’un manque de patience. » Que dit le Christ ? Combien de fois par jour faut-il pardonner à son frère ? Sept fois soixante-dix-sept.

Souvenez-vous-en : tout ce que vous faites pour les autres, vous ne le faites pas seulement pour les autres. Votre acte partira chez les autres, mais le gain vous reviendra. Telle est la loi. Ainsi donc, si vous désirez réussir, faites le bien et le bien vous reviendra. Le mal comme le bien que vous faites aux autres vous reviendra. La première chose à savoir est que nous devons aller au ciel avec un capital acquis. Ce que nous ferons pour Dieu nous reviendra et nous délivrera. Cela signifie que ce sera l’amour de Dieu qui nous élèvera lorsqu’il viendra. Sans amour, on ne parvient à rien. L’amour transforme tout en bien. Lorsque nous aimons Dieu, son amour transforme toute faute en pierre précieuse. L’amour qui se détournerait d’une erreur ne serait pas le véritable amour. L’amour est une force puissante et immense. Et c’est pour cela qu’il est dit dans les Écritures : « Tout ce qui arrive à ceux qui aiment Dieu, E le change en bien. » Ce verset se rapporte a ceux qui aiment Dieu et qui supportent tout avec patience. La patience est une grande science. On doit l’enseigner comme on enseigne la musique. Peu nombreux sont ceux qui possèdent de la patience. Quand viendra la paix, un jour je vous jouerai la musique de la patience. Vous ne connaissez pas la musique de la patience. J’ai écouté des chansons d’amour et je n’ai trouvé que trois âmes qui ont chanté avec amour. Si nous avons une oreille développée, nous pouvons écouter le chant divin. Avec une oreille ordinaire, nous ne pouvons pas percevoir et transmettre ce que nous disent les rivières, ce que disent les fleurs, ce que disent les oiseaux. Si nous chantions avec amour à un homme malade, il guérirait. Les vibrations de l'amour sont si puissantes que le malade oubliera son mal. Si vous chantez et qu’il gémit, vous n’avez pas chanté avec amour.

Tout homme qui aime verra Dieu, celui qui n’aime pas ne verra pas Dieu. Voir Dieu, c’est le paradis. Ne pas le voir, c’est l’enfer. Je souhaite que vous écoutiez lorsque Dieu vous parle intérieurement. Que vous l’écoutiez bien et que vous le transmettiez avec exactitude. Je vous recommande la musique en tant que moyen éducatif. Lorsque le violoniste joue, il parle et le public écoute. Et il y a des violonistes dont la musique guérit: l'un peut guérir dix âmes sur cent, un autre ou un troisième vingt, trente, quarante, cinquante. Peu nombreux sont ceux qui peuvent guérir tous les malades. On tient pour musicien accompli celui qui peut guérir soixante-quinze âmes sur cent.

Aujourd’hui, vous vous trouvez en exode dans le village de Martchaevo et vous vous plaignez souvent de l’inconfort et de l’exi-gui'te. Un grand coteau se dresse devant moi et me cache le soleil, mais je ne suis pas inquièt. IIe dit: « Ne reste pas là, sors dehors, le vent d’Est est bien froid, sors au soleil. » Des jeunes et des vieux passent sur la route et chantent. Quelques-uns me crient en passant : «Euh ! Euh ! qu’est-ce que tu fais la ? Quand viendras-tu prêcher ? Nous nous sommes mis à boire, viens nous parler un peu ! » Je dis : il y a beaucoup de travail dans le monde. Ici, nous sommes en vacances, au repos. Bientôt, les vacances seront terminées et nous commencerons une nouvelle année scolaire. Nous rentrerons à l’école pour y étudier. Nous devons nous armer de forces nouvelles et d’un nouvel élan. Le nouveau qui nous sera enseigné, recevons-le avec joie. Cela arrivera bientôt. Les apôtres disaient: « Bientôt viendra le Royaume de Dieu. » Maintenant, va venir quelque chose que Dieu seul va accomplir. Nous attendons la venue de ce que personne d’autre ne peut faire, hormis Dieu. Ce qu’il fera porte le bien. L’amour doit se manifester comme Dieu le manifeste Lui-même. Que chacun de vous transmette Гamour comme il le perçoit.

Les habitants de Martchaevo désiraient avoir l’électricité dans le village. Ils ont dQ donner du cuivre pour avoir des fils électriques. Ensuite, on leur a installé des fils, mais aussi des compteurs. Ensuite, ils ont manqué de transformateurs. Ils ont rencontré beaucoup d’obstacles. Les habitants de Martchaevo n’étaient pas encore prêts pour la lumière. On leur disait: à quoi bon vous donner l’éclairage pour couper et rétablir le courant plusieurs fois dans une même soirée ? Pourquoi vous faire un travail inutile ? Nous vous donnerons la lumière quand il n’y aura plus de coupures.

Quand viendra la nouvelle lumière et le nouvel amour, les lampes ne s’éteindront plus. Que la vraie lumière de l'amour et de la liberté soit éternellement, qu’elle ne s’éteigne jamais. Ceci, c’est la bénédiction de Dieu. Ceci, c’est le plus beau jour.

3e entretien du Maitre, tenu le 16 avril 1944,

Jour de Pâques, Martchaevo - Département de Sofia.

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