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mayakitanova

LE NOUVEAU DANS LA VIE

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LE NOUVEAU DANS LA VIE

 

La vie humaine n’a un sens que lorsque l’homme la comprend. J’entends par vie ce bien immense à travers lequel Dieu se manifeste. Tout l’avenir de l’homme dépend de la compréhension de la vie. Certaines conditions sont indispensables pour que la vie soit comprise. C’est comme si nous disions que l’homme désire marcher, mais qu’il ne sache pas où aller ; l’espace lui fait défaut. La lumière se déplace, elle aussi, mais pour se déplacer, elle requiert l’univers entier.

La vie sans la pensée ne peut pas s’exprimer.

La vie sans la liberté ne peut pas se manifester.

La vie sans l’amour ne peut pas se réaliser.

Je désire vous parler de choses substantielles. Nombreux sont les travaux scientifiques qui ne sont que des fables scientifiques. Quelle est donc la vitesse de la lumière ? - 300 000 km à la seconde. Ce chiffre n’a pour vous aucune signification, car vous ne pouvez pas vous représenter une telle vitesse. La lumière qui vient de vous toucher sera dans une seconde à 300 000 km de vous. L’espace à 300 000 km, pour vous c’est l’inconnu. La question de la vitesse peut avoir une autre approche scientifique. Ainsi, la vitesse de la pensée humaine est de trois-quadrillions-six-cent-billions de km en une seconde. Avec une telle vitesse, vous pourriez être présents partout dans l’univers matériel. Cessez donc de penser à ce qu’est un quatrillion. Y penseriez-vous pendant des milliers d’années, vous ne parviendriez pas à le saisir. Ce n’est qu’une terminologie scientifique dont nombre de savants eux-mêmes n’arrivent pas à comprendre le sens.

Souvent, vous prononcez le mot « amour ». La distance qui sépare le mot amour de l’amour lui-même est égale à celle qui sépare la Terre du ciel. Nombreux sont ceux qui m’ont parlé de l’amour. Quelqu’un dit: « Mon coeur brule. » Si le coeur d’un homme brule, ce n’est pas de l’amour. S’il s’agit de bruler, c’est le feu qui brule, et une lampe brule aussi. Une des qualités de l’amour est d’enfanter la vie, mais pas une vie de souffrances. Si vous souffrez, ce n’est pas de l’amour. Quelqu’un dit: « Si tu m’aimes, tu vas souffrir. » C’est de la violence. Vous attrapez une poule, vous l’égorgez et vous lui dites : « Si tu m’aimes, tu dois devenir ma victime et mourir. »

Que signifie « mourir » ? Pour l’homme, mourir c’est passer dans un autre monde. Lorsqu’un serviteur sort de la maison de son maitre et se rend au champ, lui aussi meurt. Lorsqu’il rentre, il revit. Le soleil meurt quand il se couche, et quand il se lève, il revit. Vous croyez que ce qui meurt disparait. Non, ce qui meurt entre dans un autre monde.

Les premiers hommes, eux aussi, lorsqu’ils furent devenus très savants grâce à leurs grandes connaissances, entrèrent dans un autre monde. Le Seigneur les revêtit de vêtements et les renvoya de sa maison. Il leur dit: « Partez pour apprendre. » Adam et Ève furent les premiers étudiants qui partirent de la maison de leur père et rentrèrent dans l’université de la Terre pour y étudier. Au paradis, ils portaient des habits royaux, des mantilles royales ; sur Terre, ils se vêtirent de robustes vêtements de cuir afin que ceux-ci ne se déchirent pas. Dans ce monde, les lois sont tout à fait autres. Dès qu’ils quittèrent le paradis, la lutte s’installa parmi les premiers hommes : pour un rien survint un litige. Trois garçons leur naquirent. Alors, l’idée leur vint de servir Dieu et ils se dirent: « Il faut faire quelque chose pour ne pas oublier l’enseignement du paradis, il faut observer un certain ordre. »

Un des fils était agriculteur et il apporta en sacrifice à Dieu son meilleur blé. Or, lorsque le blé brula, la fumée ne monta pas vers le haut, vers Dieu, mais s’étendit comme le brouillard au-dessus de la Terre. L’autre fils était berger. II apporta, lui aussi, un sacrifice au Seigneur: un agneau. La fumée du sacrifice monta. Alors Cain se dit: « J’ai fait sortir de la terre le meilleur blé, je l’ai apporté en sacrifice ; pourquoi donc la fumée reste-t-elle collée à la terre alors que celle de l’agneau de mon frère monte vers le haut ? » Et Cain commença à raisonner scientifiquement: « La matière de mon sacrifice doit être inférieure à celle de mon frère. Si je l'apporte lui-même en sacrifice, Dieu me jettera un regard bienveillant. » Et il apporta son frère en sacrifice. Ce qui n’était qu’une théorie dans son cerveau devint une réalité. Alors le Seigneur lui demanda : « Cain où est ton frère ? » - « Je ne suis pas son gardien », répondit Cain. Dieu lui dit: « Le sang de ton frère clame de la terre. Tu as commis un crime. Tu n’as pas demandé à ton frère s’il désirait être une victime ». Alors Cain dit ces mots au Seigneur: « Tu me chasses, mais celui qui va me rencontrer me tuera. » Le Seigneur lui répondit: « Une septuple vengeance viendra sur celui qui te tuerait. Je poserai une marque sur toi pour que personne ne te tue. »

Je dis : les péchés du monde sont mortels, ils ne se rachètent pas. La seule chose qui rachète, c’est l’amour. Aucune mesure, nul argent, nul sacrifice, nulle prière, aucun repentir n’ont le pouvoir de racheter le péché. Si vous enlevez la vie à un homme, vous devrez la lui rendre. La première des règles morales est: n’enlevez pas à un homme les biens que Dieu lui a dévolus. Si vous désirez vivre correctement, n’empêchez pas l’épanouissement intellectuel d’un homme, n’empêchez pas l’épanouissement spirituel d’un homme, n’empêchez pas l’épanouissement physique d’un homme.

Certains d’entre vous qui êtes présents ici aujourd’hui, sont venus de loin et disent: « Nous avons de l’amour, sans quoi nous ne serions pas venus. » Vous qui êtes ici, vous auriez donc de l’amour. Mais que dire alors de ceux qui ne sont pas présents. La lumière, qui arrive du soleil, éloigné de 150 millions de km, elle aussi est présente à cette réunion. Toute présence dénuée d’amour n’apporte aucun bienfait ; toute pensée dénuée d’amour est sans force ; tout sentiment dénué d’amour n’a aucun contenu ; tout acte dénué d’amour ne peut parvenir à son accomplissement. L’amour c’est la grande loi pour Гaccomplissement de ce que nous sommes venus faire sur la Terre.

-    II faut pourtant vivre, il faut manger, il faut travailler.

-    Oui, mais comment ? En ce qui concerne la nutrition deux excès sont possibles : manger trop c’est du gaspillage, c’est une transgression ; manger trop peu, se priver pour mettre de côté du « blanc argent pour les jours sombres », c’est une autre transgression. Vous mangerez et vous remercierez Dieu. Vous mangerez ce qui a été déterminé pour vous et pas un gramme de plus. Si vous mangez beaucoup, vous travaillerez beaucoup. Aujourd’hui, les gens travaillent beaucoup. Tel poète, tel philosophe ont écrit un grand nombre de livres. Qu’ont-ils apporté avec leurs livres ? La nourriture que le philosophe propose aux hommes est dure et difficile à assimiler. Que retiendra un homme simple de concepts tels que « la substance » et « l’essence » énoncés par Kant ? Que gagnera-t-il de savoir que l’acide sulfurique ou l’acide nitrique se combine avec telles ou telles substances ? Les acides contiennent certains éléments qui peuvent ronger l’homme. Les acides sont dans le monde les descendants de Cain, les bases sont les descendants d’Abel et sont les victimes, les sels sont les descendants de Seth. Il est dit dans les Écritures : « Si le sel perd sa saveur, avec quoi allez-vous saler ? » Quand Cain a tué Abel, alors vint Seth, le sel du monde. Il faut bien poser un autre fondement. Si vous ne mettez pas Г amour comme fondement de la vie, sur quoi édifierez-vous ? Il faut édifier sur la pierre, mais c’est un édifice terrestre qu’on construit sur la pierre. Une vie qui n’est pas édifiée sur l’amour apporte les plus grands malheurs. Une vie édifiée sur l’amour apporte les plus grands bienfaits.

Lorsque nous parlons de l'amour, nous signifions : la lumière qui luit dans l’intelligence humaine. Si vous pensez, l’amour a pénétré dans votre intellect. Si vous sentez, l'amour a pénétré dans votre coeur. Si vous êtes sain, l'amour a pénétré dans votre corps. La maladie témoigne d’une absence d’amour. Les gens qui ne pensent pas, vivent dans l'absence d’amour, ceux qui ne ressentent rien, vivent dans l'absence d’amour. Ils ne peuvent rien attendre de la vie. Je parle de l'amour comme de l’unique force qui permet à l’homme de réaliser tout ce qu’il désire, tout ce qu’il pense et tout ce qu’il ressent.

Supposez que je sois pauvre, sans un sou en poche, mais porteur d’une pensée lumineuse, d’un sentiment lumineux, d’un acte lumineux. Je connais donc les lois de la lumière et les lois de la vie. Je rencontre un homme atteint d’une maladie incurable. Sa vie est entre mes mains, je peux le guérir. L’élixir de la vie dont parlent les Écritures, l’élixir de la vie éternelle, c’est l’amour. Une seule goutte d’amour vaut des milliards. Je prends une goutte de la matière première de l'amour, je la verse dans son intellect, son coeur et son âme. Cette goutte produit de la lumière dans l'intellect et de nobles sentiments dans le coeur. Et lorsque cette goutte tombe dans votre âme, elle produit de nobles actions qui rendent l'homme fort et capable de tout accomplir.

Quelqu’un dit: « Je ne parviens pas à faire ceci ou cela. »

- Regardez comment se battent les hommes aujourd’hui, de quelle façon ? Et l’on dit que les hommes ne peuvent pas accomplir l’enseignement du Christ! Mais les vingt ou trente-millions d’hommes qui sont en lutte aujourd’hui ne sacrifient-ils pas tout ce qu’ils ont, ne quittent-ils pas leur père et leur mère, leur femme et leur maison : tout ce qu’ils ont ?

Nous ne désirons pas que les hommes meurent pour nous. Jusqu’ici, les gens mouraient, maintenant, nous désirons qu’ils vivent. Nous ne désirons pas que les gens souffrent pour nous. Nous désirons qu’ils se portent bien.

Un homme arrive parmi ses proches et on le fait travailler comme un boeuf, car parfois on se croit plus instruit que les autres. C’est une erreur. II n’y a pas un seul homme qui soit plus savant que les autres. Selon moi, seul est savant, celui qui accomplit la volonté de Dieu, celui qui accomplit la loi de l'amour, celui qui sert l'amour. Un homme qui ne sert pas l'amour est un parfait nigaud. Le monde souffre à cause de ces grands nigauds. On dit de quelqu’un : c’est un évêque, il porte une couronne sur la tête. Laissez tranquille sa mitre. Si l’homme ne possède pas la couronne de l’amour, de la sagesse, de la vérité, des vertus, qu’importe le reste ? S’il ne porte pas dans ses mains la connaissance de la vérité, quelle est sa valeur ? II faut que de votre main provienne un bien ; qu’elle écrive ce qui est bien, qu’elle laboure bien la terre, qu’elle couse quelque chose de bien. Si vous regardez votre main, vous verrez que Dieu y a mis toutes les lois. Les lois de Гamour, de la sagesse de la vérité sont inscrites dans votre main. La Bible elle aussi est inscrite dans la main, mais tout y est écrit avec des lettres minuscules. Selon la main, on peut prédire l’avenir. Mais pour lire votre avenir dans votre main, il faut que vous trouviez celui qui possède le savoir.

Maintenant, je vais vous prédire l'avenir : si vous êtes privés de l’amour, une grande souffrance sera votre lot. Si vous êtes privés de la sagesse, une grande souffrance sera votre lot. Si vous êtes privés de la vérité, une grande souffrance sera votre lot. Vous vous dites : « Que faire ? » - Faites connaissance avec l'amour et les plus grands biens, tels que vous ne pouvez vous les imaginer, vous attendront. Explorez le savoir et ses fruits et des grands biens vous attendront. Faites connaissance avec la vérité et vous recevrez de même les plus grands biens.

Si vous savez ce que vous devez dire, c’est la prédiction. Quand un être humain sera-t-il nommé père et quand sera-t-il nommé mère ? Un père doit passer par une étape, il doit renoncer à son égoïsme. Il y a des gens qui ne cherchent qu’à vivre pour eux-mêmes, ils ne veulent pas avoir de démêlés avec les autres. Pour être père, un homme doit enfanter un fils et une fille. Celui qui ne peut pas enfanter un fils et une fille n’est pas un père. Une mère qui ne peut pas enfanter un fils et une fille n’est pas une mère. D'abord, vous enfanterez un fils dans le monde divin, c’est là que vous le trouverez. Ensuite, vous enfanterez dans le monde angélique, parmi les anges, et enfin sur Terre, parmi les gens.

Je ne vous parle pas des enfants terrestres. Un fils qui n’aime pas son père est-il un fils ? Un père qui n’aime pas son fils est-il un père ? Une mère qui n’aime pas sa fille est-elle une mère ? Une fille qui n’aime pas sa mère est-elle une fille ? Le plus grand bien pour un père est un fils et une fille qui l’aiment. Le plus grand bien pour un fils et une fille est un père et une mère qui les aiment. Si le père et la mère aiment leur fille et qu’elle se marie, tout sera bien. Mais sans la bénédiction du père et de la mère, tout sera vain. Ce qui veut dire en d’autres termes : sans la bénédiction de Dieu, et sans la bénédiction de son Esprit, nous ne parviendrons à rien.

Si nous ne percevons pas Dieu dans la lumière qui nous est envoyée, dans l’air que nous respirons, dans l’eau que nous buvons, dans le pain que nous mangeons, où est-Il ? Lorsque nous mangeons du pain, remercions. Le Seigneur est caché dans le pain et lorsque vous mangez avec amour, vous Le percevez. Si vous mangez sans amour, le Seigneur vous punira. En réalité, vous vous punissez vous-mêmes.

II est dit dans les Écritures : « Je suis la Voie, la Vérité, la Vie. » La voie est liée au mouvement. En dehors du mouvement, la voie n’a pas de sens. II faut que les gens se meuvent sur un chemin. La vérité est liée à la liberté. Sans la liberté, la vérité est dénuée de sens. Si vous aimez la vérité, alors cela veut dire que votre intellect, votre coeur et votre âme sont libres.

Aujourd’hui, la controverse est engagée parmi les gens. Tous se disputent, tous disent: les gens ne m’aiment pas. Comment donc pouvez-vous savoir qu’on ne vous aime pas ?

Je vais vous raconter une anecdote : un homme très riche, un millionnaire, marchait sur une route. Un homme pauvre le rencontre et lui dit: « Ne va pas sur cette route, il y a du danger. » -« Mêle-toi de ce qui te regarde, je suis libre d’aller оù je veux. » -« Je te le dis comme à un frère : tiens-toi sur le côté de la route. » -« Tais-toi . » Le pauvre s’en alla de son côté, mais entendit bientôt des cris : « Au secours petit frère, aide-moi ! » — « Me connais-tu ? » demanda le pauvre - « Non. » - « Je suis celui qui t’avait dit de ne pas aller par là. Moi je te connais. Tu es un fameux écorcheur. Je te sortirais du puits où tu es tombé si tu signes un reçu pour effacer la dette que mon père te doit. Tu es tombé dans le puits pour apprendre la loi de la générosité. Si tu es généreux et que tu oublies les dettes de tes débiteurs, je t'en sortirais, sinon tu resteras dans le puits. » - « Je te donnerais la moitié de tout ce que j’ai si tu me sors d’ici. »

Un autre millionnaire, un Anglais, était rentré dans la cachette où se trouvait ses richesses, mais la porte s’étant refermée par mégarde, il ne pouvait plus en sortir. II était condamné à mourir de faim. À la dernière minute de sa vie, il avait écrit un billet: « Je donne la moitié de tout mon avoir à celui qui me procurera un morceau de pain. » Il était en train de mourir et il ne voulait donner que la moitié de sa richesse !

Les hommes d’aujourd’hui ne donnent, eux aussi, que la moitié de leurs richesses. Donnez tout et vous vivrez. Sinon qui vous aidera ?

Le roi Hérode, pour plaire aux juifs, ordonna d’enfermer l’apôtre Pierre, d’attacher des chaines à ses pieds et d’en faire une victime comme Abel. Mais cent-vingt de ses frères chrétiens prièrent pour qu’il soit délivré. Une nuit, un ange entra chez lui, le toucha et lui dit : « Lève-toi et habille-toi. » À ce moment, les chaines tombèrent de ses pieds et ils se trouvèrent tous les deux devant des portes qui s’ouvrirent d’elles-mêmes. L’ange mena Pierre dehors et lui dit: « Ne te montre plus aux yeux d’Hérode. » L’apôtre pensa d’abord que c’était un rêve, mais lorsqu’il comprit qu’il était libre, il fut rempli de joie. C’était l’amour de cent-vingt âmes qui avait accompli cela. Si votre intellect, votre coeur et votre âme ne travaillent pas pour vous et pour votre prochain, aucun ange ne pourra vous aider. Aujourd’hui, les croyants doivent atteler leur raison, leur coeur et leur âme pour prier les uns pour les autres.

Souvent, on me demande : « Quand viendra la paix ? » Priez, et la paix viendra. Cela dépend de vous. Si tous les gens se tournent vers Dieu de toute leur raison, de tout leur coeur, de toute leur âme, la paix sera là aussitôt. Aujourd’hui, chacun cherche à vaincre. Les maris et les femmes se battent entre eux. Le mari veut faire céder la femme, la femme veut faire céder le mari. Le mari dit: « Je suis le mari. » La femme dit: « Je suis la vie, je suis le champ. Que vaudrait ta semence sans le champ ? Elle resterait dans les granges. Où sèmerais-tu ? » Le mari dit: « Que vaut le champ sans la semence ? » Le champ provient d’Adam, il était en lui, de lui il est sorti. Mais Adam, lui, n’est pas non plus la tête. Il y avait un temps ou lui-même était ailleurs. Le Seigneur le prit la où il était et lui dit: « Faisons un homme selon notre image et notre ressemblance. » Qu’étaient cette image et cette ressemblance de Dieu ? Elles étaient la loi de l’amour divin, de la sagesse et de la vérité divines. Dieu déposa cette loi en l’homme. Que l’homme aime l’amour d’où provient la vie ! Qu’il aime la connaissance ! Qu’il aime la liberté et qu’il ne fasse violence à personne ! On me demande : « Comment servir Dieu ? » Si vous voulez Le servir, ne violentez pas les pensées, les sentiments d’un homme, ne le contraignez pas dans ses actions. Laissez-le libre. Vous dites : « Je veux l’éclairer. » Ce n’est pas nous qui éclairons les hommes ; Dieu les éclaire à travers nous. Nous devons tous être conducteurs de Sa lumière, de Sa chaleur et de Sa force. Songeons que tout homme est sorti de Dieu, et que, puisqu’il provient de Dieu, il porte en lui l'amour, il porte en lui le savoir qui lui est nécessaire, il porte en lui la liberté.

Le Christ dit: « Je suis le pain vivant qui est descendu du ciel. Celui qui me mange aura la vie en lui. » Il vous suffirait de poser le regard sur ce pain-là et d’en manger avec amour pour qu’une pensée lumineuse apparaisse dans votre intellect. Ainsi disparaitrait votre mauvaise disposition. Alors, vous n’auriez plus envie d’écrire : « L’argent, l’argent, le tout-puissant ! »

Le pain vivant est en relation avec l'amour. Lorsque l'homme n’accomplit pas les lois de l’amour, un centre précis de son cerveau subit une déformation. Tous devraient le connaitre. Si l'homme ne marche pas sur la voie de la sagesse, une même altération affecte un autre endroit dans son cerveau. S’il n’exécute pas les lois de la vérité, un troisième endroit de sa tête subit une altération. Que vaut une tête dont le front, la partie arrière et le sommet portent les traces de déformations ?

Une tête dont le haut est aplati ressemble à celle d’un serpent dont le sommet continu directement la colonne vertébrale. Le sens moral est absent d’une pareille tête. Si vous cherchez de la compassion chez le serpent, vous n’en trouverez pas. J’ai observé un serpent en train d’attraper un crapaud par les pattes. Le crapaud crie, le serpent le dévore. Lorsque c’est un autre animal qui attrape le crapaud, celui-ci ne crie pas. Il crie lorsque c’est un serpent. Est-ce là un cri d’amour ou un cri de peur ? Parfois, c’est le serpent qui reçoit une leçon. Son instructeur est le hérisson. Le serpent saisit le hérisson par la queue, ce dernier se met en boule et ne montre que ses piquants. Le serpent s’enroule autour du hérisson, mais ne peut rien lui faire. II devient la proie du hérisson. Les Turcs ont un proverbe : « Ce que tu feras, tu le retrouveras. »

II y a quelques jours, une soeur m’a dit d’une autre qu’elle était paresseuse, têtue et bavarde. Je dis : cette soeur n’est qu’une bonne actrice qui joue le rôle d’une paresseuse. Le joue-t-elle bien ? Si elle ne le joue pas comme il faut, le public ne l’appréciera pas. Si elle se présente comme cela se doit, il va taper des mains pour applaudir.

Une femme qui ne peut pas battre son mari n’est pas une actrice. Un mari qui ne peut pas battre sa femme n’est pas un acteur. Les deux sont sur les tréteaux et jouent leur rôle. S’ils savent bien l’exécuter, le public tapera des mains et les prendra pour des héros. Si vous ne bêchez pas votre champ, que pourra-t-il vous rapporter ? Le combat est un bêchage. Les erreurs d’un mari creusent le dos de sa femme. Lorsqu’il se met en colère, il cherche à becher dans le dos de sa femme. Non. Qu’il prenne alors sa pioche qu’il aille bêcher le champ et qu’il se dise : cela, je le fais pour ma femme. Et la femme, pareillement, lorsqu’elle se met en colère contre son mari, qu’elle aille bêcher le champ et qu’elle se dise : je le fais pour mon mari. Ou bien qu’elle lui lave ses vêtements, et qu’elle les repasse. Voilà la nouvelle compréhension de la vie, la nouvelle façon de vivre. Dieu se comporte ainsi envers nous. Il ne nous pose pas de questions sur nos péchés. Lorsque vous avez beaucoup bu, Il ne vous questionne pas, Il vous dit : « Bois ! » -Boire quoi ? - Bois de l’eau. Ne prends pas de boissons alcoolisées, bois la plus pure des eaux.

Voici la première chose : le nouvel enseignement exige le respect mutuel. Si vous n’apprenez pas à respecter les gens, on ne vous respectera pas non plus. Vous devez les honorer parce que Dieu habite en eux et que par eux, Il vous éprouve. Si vous dites que tel homme est mauvais, je réponds : c’est un acteur, il joue son rôle sur la scène.

Selon un proverbe : « Rien ne peut rester caché et recouvert. » Le mari qui bat sa femme en gardera quelques traits sur son visage, surtout à l’endroit des pommettes. La femme qui bat son mari en gardera, elle aussi, quelques traits sur son visage. Lorsqu’un tel mari passera dans l'autre monde, on lui demandera ce qu’il a appris - « J’ai appris à battre ma femme. » - « Quelle chanson as-tu composée lorsque tu la battais ? » - Combattre, c’est jouer d’un instrument: tu prends un accord, un second, un troisième, il faut que cela ait un sens. De même qu’il y a un chant dans le battement du tambour. Le tambour donne le ton fondamental à tout l’orchestre. Si vous ne savez pas frapper un homme selon la loi de l'amour, la loi de la sagesse et la loi de la vérité, ce ne sera pas le vrai combat. Lorsqu’on le bat selon la loi de l’amour, l’homme acquiert la vie ; lorsqu’on le bat selon la loi de la sagesse, l’homme acquiert la connaissance ; lorsqu’on le bat selon la loi de la vérité, l’homme acquiert la force. Si c’est ainsi que l’on vous bat, réjouissez-vous d’avoir été battu. Les chrétiens des premiers temps se réjouissaient d’être battus selon la loi de la vérité. Nos contemporains ignorent cette loi. Vous direz : ce sont là des travaux bien élémentaires. Je répondrai qu’un violoniste qui ne peut pas jouer correctement n’entend rien à la musique, qu’un chanteur qui ne peut pas bien chanter n’est pas un chanteur et qu’un orateur qui ne peut pas parler n’est pas un orateur.

Qu’ils sont grands les biens que Dieu nous a donnés ! Si vous rencontrez un homme et que vous ne le regardez pas avec un beau regard, vous n’avez pas compris les lois de la vie. Vous dites : « Une fois, il y a vingt ans de cela, j’ai rencontré une femme que je n’ai jamais pu oublier. Elle ne m’avait donné qu’un seul regard, mais, lorsque je m’en souviens, toutes mes souffrances disparaissent. » C’est cela l’art et le savoir. Non seulement nous ne devons pas nous plaindre lorsque nous souffrons, mais il faut nous réjouir dans la souffrance.

Le Seigneur dit:

« Ne prenez pas les souffrances dans la vie pour une punition. Elles sont le fouet de la bénédiction.

Ne prenez pas les difficultés de la vie pour une punition. Elles sont le flot qui vous soulève.

Ne prenez pas les malheurs de la vie comme une punition. Ils sont le baume qui guérit dans la main qui vous élève.

Suivez les commandements de mon Esprit.

Écoutez mes esprits de lumière et suivez la route où ils vous mènent.

Marchez sur la voie où Dieu vous mène.

Écoutez les esprits de lumière et vous serez bénis. »

Lorsque nous aimons quelqu’un, nous devons lui donner la meilleure nourriture ; lorsque nous aimons quelqu’un, nous devons lui donner l’air le plus pur ; lorsque nous aimons quelqu’un, nous devons lui donner la lumière la plus douce et la plus agréable. Cette source lumineuse nous montre ce que nous devons être. C’est la plus belle de toutes les lampes qui se trouve dans votre village. Nous désirons que tous ses habitants soient lumineux comme cette lampe. Et que tous les autres hommes le deviennent à leur tour. Remercions, car un jour elle pourra remplacer la lumière électrique.

La plus sublime chose c’est l'amour. Rien n’est plus grand que de recevoir l’amour de Dieu, la sagesse de Dieu et la vérité de Dieu.

Rien n’est plus grand que de recevoir la connaissance de Dieu et sa liberté.

La seule chose qui doive nous réjouir c’est: la présence en nous de l'amour de Dieu, la présence en nous de la sagesse de Dieu, la présence en nous de la vérité de Dieu.

La seule chose qui doive nous réjouir c’est la présence de la vie nouvelle en nous, la présence de la connaissance, la présence de la liberté.

«Je suis la Voie, la Vérité, la Vie. » La voie est en nous. Dieu est au-dedans de nous. Tout homme qui connaitra cette voie, cette vérité, cette vie, possèdera toutes les bénédictions de Dieu. Ceci est l’enseignement du Christ ! Le Christ dit: « Si vous m’aimez, vous garderez ma loi. »

Qu’y a-t-il de plus beau que d’être enfant de Dieu, fils de Dieu ? Qu’y a-t-il de plus beau que d’être fille de Dieu ? Rien ne peut y être comparé. Si vous êtes fils de Dieu, vous avez tout à votre disposition, maintenant et dans l’avenir. Si vous êtes fille de Dieu, vous avez tout à votre disposition, maintenant et dans l’avenir.

Jusqu’ici, vous dormiez. Qu’est-ce qui vous attend dans l’avenir ? - L’amour de Dieu. Vous vivrez sur la Terre l’amour de Dieu dans toute sa plénitude. Ensuite, vous vivrez l'amour dans le monde angélique. Et enfin, vous vivrez l'amour dans le monde divin. Alors, vous connaitrez le lien qui réunit l'amour humain avec l’amour angélique et l’amour divin. Ce sont là les parties d’une seule et même chose : le bouton, la fleur et le fruit.

Commencez par l’amour humain. Dans la prière du Seigneur, il est dit: « Et pardonne-nous nos offenses comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés. » II est difficile d’aimer quelqu’un. C’est bien naturel et cela a ses raisons. Mais il existe une méthode pour y parvenir. Dites : Dieu nous aime tels que nous sommes. Ne pourrions-nous, nous aussi, aimer de la même façon ?

Croyez-vous que vous êtes très purs ? Alors, pourquoi Dieu vous aime-t-Il? - À cause de l'amour et de la vérité qui sont dans l’homme. Dieu aime la vérité même dans le pécheur. Et puisque Dieu est condescendant envers vous, vous devez agir comme Lui. Certes, il y aura des obstacles à franchir. C’est pourquoi il ne suffit pas de dire : aimons ! - Aimer c’est tout un art. Ceux qu’on aime sont exigeants et ils le deviennent de plus en plus. Lorsque quelqu’un comprend que vous l’aimez, il devient exigeant envers vous. Celui qui d’abord n’est pas content lorsque vous lui donnez une pièce de cinq leva, sera mécontent par la suite, même en recevant d’avantage. Et à la fin, il voudra que vous vous sacrifiiez pour lui. Vous ne pouvez pas vous sacrifier pour un homme sans avoir la certitude de survivre. Le Christ Lui-même avait cette foi de revivre dans une vie nouvelle lorsqu’Il se sacrifia pour les hommes. Le sacrifice n’exige pas l’anéantissement. Nous devons nous sacrifier en vue d’entrer dans la vie nouvelle. Celui qui désire se sacrifier doit comprendre la loi : mourir à la vie ancienne et revivre dans la nouvelle vie.

Cessons de vivre l'ancienne vie, recevons en nous l'amour et entrons dans l'amour. Cessons de vivre l'ancienne vie de l'ignorance, entrons dans la connaissance. Cessons de vivre sous la loi de l’esclavage et entrons dans la liberté. Si ces oppositions ne sont pas perdues, le vrai savoir est encore absent.

Si quelqu’un dit qu’il a aimé, mais qu’il n’aime plus, cela signifie qu’il ne désire pas travailler. Nous lui donnons cinq leva, dix leva, il ne veut pas travailler. Nous l’augmentons progressivement et il ne veut toujours pas travailler. Quand je lui donne mille leva, il veut travailler. Il dira : « Je travaille pour l’argent. »

Faut-il travailler pour de l'argent ou faut-il travailler sans argent ? Nous ne prêchons pas un travail sans récompense. - Vous allez payer pour tout. Si quelqu’un vous aime, vous allez payer pour son amour, s’il vous apprend un art, vous payerez encore.

Isaïe dit: « Allez et achetez. » Qu’achèterez-vous sans argent ? Vous règlerez tout avec les pièces sonnantes de l’amour, de la sagesse et de la vérité. Tout doit être payé. Il est dit: « Gratuitement vous avez reçu, donnez gratuitement. » Les biens de Dieu sont récompensés par les biens de Dieu.

Deux concepts existent: karma et dikarma. Ce dernier mot a une racine ancienne qui provient de la langue vatane et se rattache au mot don. Les chrétiens l’appellent la grâce. La source donne généreusement, mais si vous en buvez sans remercier, vous n’y gagnez rien. Buvez à la source et remerciez Dieu. Partout où vous passez, parlez de cette source. Si un malade en boit sans rendre grâce, il n’en tirera aucun profit. S’il remercie, il guérira. Nous devons remercier Dieu pour le moindre bienfait, pour tout rayon de lumière. Nous devons remercier pour la source, pour la fleur et pour un beau regard que quelqu’un nous a accordé.

« Je suis la Voie, la Vérité, la Vie. » La voie d’où vient la connaissance, la vérité d’où vient la liberté, la vie d’où vient l'amour. C’est le nouveau qui vient dans le monde. Lorsque nous marchons sur la voie de l'amour, de la sagesse et de la vérité, Dieu nous nomme ses fils et ses filles.

Aujourd’hui, je ne vous dis pas : « Que Dieu soit avec vous ! » Vous êtes en Dieu, laissez-Le agir en vous. Écoutez Dieu. Écoutez-Le sur votre voie. Si vous écoutez, vous êtes dans la joie ; si vous n’écoutez pas, vous n’êtes pas content, vous sentez que vous n’avez pas agi justement. Si vous accomplissez la volonté de Dieu, vous êtes joyeux, si vous ne l'accomplissez pas, personne ne vous juge, mais Dieu vous dit: rectifie ton erreur.

Devez-vous retenir un ou deux leva du salaire de votre serviteur ? Ne retenez rien, ajoutez-y un supplément. Parfois, vous voulez être généreux envers quelqu’un et vous lui dites : je t’aime bien. Ce sont des paroles vides. Envers tel autre vous vous montrez réservé, vous cachez vos sentiments et vous ne lui dites pas qu’il vous plait. Et c’est bien, car il ne faut pas parler de l’amour, mais plutôt qu’il ressente que votre amour est parfaitement désintéressé. Et, en s’apercevant qu’il a reçu la vie, la connaissance, la liberté, il dira : « Je remercie le Seigneur de m’avoir donné l’occasion de rencontrer cet homme. »

Le monde contemporain a besoin d’hommes qui portent en eux le Seigneur partout où ils vont. Il est dit: « Que vos oeuvres brillent ainsi... » Sans amour, sans connaissance, sans liberté, vos oeuvres n’auront pas de lumière. Dit autrement: sans amour, sans sagesse et sans vérité, vos oeuvres ne sont pas lumineuses. Lorsque vos oeuvres luiront, et que vous glorifierez Votre Père qui est au ciel, alors, avec le Christ, vous direz: « Seigneur, j’ai accompli Ta volonté et je T’ai glorifié. Maintenant, Père, glorifie-moi Toi aussi, de la gloire que j’ai eue avant la création du monde. » Que signifient les paroles : « Dieu a préparé quelque chose de grand pour vous ? » - Ni la raison, ni le coeur de l’homme n’ont connu ce que Dieu a préparé pour lui.

Ce sont là des choses concernant un avenir lointain. Aujourd’hui, dans ces temps de pénible effort, seul l’amour de Dieu peut nous aider à porter notre lourd fardeau. Seules la sagesse de Dieu et la vérité de Dieu peuvent nous aider à porter notre lourd fardeau. Dieu sera avec nous et nous porterons sa bénédiction ! Rien n’est plus grand que de porter la bénédiction de Dieu et de voir les anges de Dieu descendre et monter pour garder Ses élus.

Maintenant, nous prions que l'amour de Dieu embrasse le monde entier. Que la sagesse de Dieu et la vérité de Dieu embrassent le monde entier et que vienne la vie nouvelle ! Aujourd’hui, les hommes se battent parce que l'amour, le savoir et la liberté leur font défaut. Lorsque la vie, la connaissance et la liberté viendront, la guerre cessera.

La guerre contemporaine est la guerre de la mort et de l’absence d’amour. Ensuite viendra la guerre de l’amour. Ce seront les mères qui devront enfanter pour remplacer des fils et des filles tués. Les mères vont recréer le monde. Le monde a besoin de mères qui enfantent et d’enfants qui marchent sur la voie de Dieu pour apporter la vie divine. Enfantons sans détruire !

« Je suis la Voie, la Vérité, la Vie. »

« Ceci est la vie éternelle de Te connaitre Toi le Seul Vrai Dieu et le Christ que Tu as envoyé. »

Amour, sagesse, vérité.

Vie, connaissance et liberté.

Mouvement, apprentissage et travail - Voici ce qui est nouveau dans le monde.

Dites en vous-mêmes : « Seigneur donne-nous de manifester le plus petit amour, la plus petite connaissance, la plus petite liberté qui proviennent de l’Esprit.»

2e entretien du Maitre, tenu le 22 mars 1944,

Martchaevo - Département de Sofia.

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