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mayakitanova

Le problème de la santé

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LE PROBLÈME DE LA SANTÉ

 

Les philosophes monistes affirment que le monde est Un et unique. II n’existe pas plusieurs mondes différents. Cependant, des milliers et des millions de témoins diront, au sujet de ce monde unique pour nous, des choses tout à fait contradictoires. Pour les uns, ce monde est une charge pénible, un non-sens et une dure obligation. Pour d’autres, personne ne saurait détourner les autres du sentiment que le monde est tissé de pensées merveilleuses et magnifiques, d’impulsions pures, de haute Sagesse, d’Amour et de Lumière, qui sont les supports éternels d’une vie infinie et éternelle !

Notre vie s’écoule-t-elle d’une manière mineure ou majeure ? Que le monde nous semble sombre ou clair, cela dépend de ces états que nous appelons maladie ou santé. L’issue de tous les conflits dramatiques ou sociaux est déterminée en fin de compte par les forces spirituelles et physiques de l’individu. La santé ou la maladie, la force ou l’infirmité, le progrès ou la décadence, telles sont les directions fondamentales et décisives dans l’évolution de chaque processus vital.

Si le Christ n’avait fait que prêcher, sans guérir des infirmes, sa gloire aurait été moindre. La force et la grandeur résident dans les méthodes qu’il a données aux hommes pour transformer la faiblesse en force, la laideur en beauté, la peur et l’abattement en espérance et en joie ; ce qui signifie que les états douloureux et négatifs sont changés en états positifs, évolutifs et salutaires. Chaque mal et chaque trouble dans la vie sont liés à une disharmonie, tandis que chaque Bien et chaque joie sont le produit de quelque perfection élaborée. La plupart d’entre nous se heurtent à des problèmes de médecine et de santé. Voilà pourquoi les conceptions médicales s’élaborent en raison des expériences vécues, non seulement par des chercheurs dans ce domaine, mais aussi par des gens non spécialisés, tels des ignorants et des savants, des paysans et des citadins, des artisans et des professeurs, en un mot, des gens de toutes les catégories.

Ce sont des spécialistes, tels les mathématiciens qui s’occupent de mathématiques ; les physiciens atomistes qui s’occupent de l’atomistique. Par contre, c’est seulement dans la médecine que l’on trouve non seulement des médecins spécialisés, mais en outre, des gens des plus différentes professions, catégories et instruction, des plus diverses cultures, qui se mêlent de médecine. Ce qu’il y a d’intéressant, c’est que dans bien des cas, ce sont des guérisseurs issus du peuple, et non pas des médecins professionnels, qui acquièrent un renom pour le plus grand nombre de leurs traitements couronnés de succès. Par ce que nous venons de dire, nous n’avons pas l’intention de sous-estimer la médecine officielle acquise dans les universités et cela surtout dans le domaine de la chirurgie qui réalise des miracles ; cependant, ces exemples nous apprennent que pour agir dans ce domaine purement biologique, il ne suffit pas de connaitre à fond l’anatomie, la physiologie, la pathologie, ainsi que les autres parties de l’art de guérir, mais plutôt d’avoir une perception directe, du doigté, de l’intuition, afin de pénétrer le fond du rythme vital de l’individu.

Les présentes pages sont écrites à l’intention de ceux pour qui la vue représente quelque chose de plus que l’optique élémentaire. La vue qui manque de force de pénétration ne saurait profiter de l’étude des problèmes biologiques. La vue qui s’arrête et se fixe sur les points matériels de la vie, ne peut percevoir ce qui est éternellement vivant en elle, ni la grandeur du Cosmos. De même que pour supprimer les causes de dérangements dans les fonctions d’un appareil ou d’une machine il est indispensable de disposer des schémas de sa construction, de même la suppression des troubles d’un organisme exige la connaissance de sa structure et de ses fonctions. C’est pourquoi toute pratique médicale est en rapport avec une théorie médicale déterminée, ainsi qu’avec des conceptions spécifiques dans ce domaine. Selon le Maitre, l’homme est en même temps un corps et une âme. Par conséquent, il est composé d’une substance faite d’une matière à la fois grossière, fine et supersubtile ; et ces trois parties composantes ont des rapports mutuels déterminés et très complexes, mais c’est la composante la plus subtile qui domine, tandis que les autres lui sont subordonnées. Nous exprimerons la pensée du Maitre sur les rapports et liaisons entre la matière, l’âme et l’Esprit par la comparaison suivante : Imaginons que l’homme emprunte un moyen de transport — une auto, un avion ou un navire. Il s’en sert, voyage. Le premier système représente une organisation typiquement matérielle et technique. Le second est l’intellect, les émotions qui dirigent le véhicule, tandis que le troisième, c’est l’idée dirigeant la raison même pour laquelle ce voyage est entrepris. Si nous essayions de percevoir jusqu’au bout cet exemple, sans idée préconçue, nous comprendrions que sans l’esprit, sans la raison, sans la volonté de l’homme, aussi bien que sans l’idée suprême et initiale, le véhicule n’aurait aucune importance, n’existerait même pas et n’aurait aucun sens. La machine ne peut pas se construire d’elle-même, toute seule. Elle est un produit de la raison, des connaissances et de l’art humains. Elle est le produit d’une intelligence. II en est de même pour le corps humain et tous les organismes qui sont le produit d’une intelligence. Le corps humain, ainsi que tous les organismes sont le produit de forces intelligentes créatrices dans l’immense laboratoire secret de la Nature. C’est pourquoi nous appelons évolution vers le spirituel les degrés de la conscience humaine menant à la connaissance de la Vérité. Par contre, nous nommons involution vers la substance grossière ou dense, les degrés menant à un système plus limité et subordonné. C’est la connaissance de cette substance solide qui est d’une importance primordiale pour la Médecine, étant donné que l’organisme du corps humain, ainsi que celui de tout être vivant est créé par l’intelligence et par les facteurs dirigeants merveilleux, toujours dans le laboratoire raisonnable et vivant de la Nature.

Le Maitre, qui connaissait la médecine moderne, avait une attitude positive vis-à-vis d’une partie des méthodes médicales de notre époque, surtout en ce qui concerne la chirurgie. Mais il donnait surtout la priorité aux traitements faits par des moyens naturels. Le principe initial est la conception que le processus curatif ne consiste pas avant tout dans l’effet exercé par un médicament déterminé, physicochimique (chimiothérapie), mais dans la possibilité de stimuler l’organe en question afin d’accroitre son activité, d’où il s’ensuivra le rétablissement naturel. Du Maitre venaient comme d’une source vive, des méthodes curatives naturelles, utilisant l’eau, l’air et la lumière, les exercices respiratoires et de gymnastique, qui comprennent également la paneurythmie dont nous avons déjà donné quelques principes fondamentaux.

Il faut savoir qu’à l’époque où, en Bulgarie, il n’existait pas même des notions élémentaires sur ces méthodes de thérapeutique naturelle, quand les disciples de la Fraternité sortaient à l’aube faire de la gymnastique au soleil, la société ignorante jugeait qu’il s’agissait d’un culte païen. La rumeur vulgaire s’en repaissait. Cependant, de nos jours, tout ce qui était alors l’objet de moquerie et d’ironie est pratiqué en masse. Les plus âgés parmi les disciples de la Fraternité se souviennent du temps passé, alors que le Maitre conduisait des groupes de ses proches au Mont Vitocha ; on n’apercevait alors aucun touriste sur les flancs de cette montagne. Actuellement, on y voit des masses de touristes et nombre d’entre eux boivent déjà de l’eau chaude qui supprime la fatigue, sans que cela soit considéré comme « l’habitude étrange de gens bizarres ».

Le maitre Beinsa Douno est une source particulièrement originale de méthodes psychothérapeutiques. Se basant sur la conception qu’un grand nombre de troubles ont leurs racines dans la vie spirituelle de l’individu, il a donné un nombre impressionnant de combinaisons de ces sortes de traitements.   

Sur une des pages du carnet d’un de nos frères, nous lisons les lignes suivantes que nous donnons pour illustrer une des méthodes de traitement du Maitre. Quand nous disons « méthodes », cela ne signifie pas que ce soit une thérapeutique accessible à tout le monde. II a donné des méthodes dans des cadres bien plus larges, mais ce que nous présentons ici, c’est le cas d’une guérison que le Maitre pouvait se permettre d’effectuer quand il le jugeait bon, parce que le « patient » le méritait pour toute une série de raisons :

« En 1925, écrit dans ses notes notre frère, je contractai une angine de poitrine. En 1922, quand il m’arriva de souffrir d’horribles maux de tête que nul médicament ne pouvait soulager, j’eus recours au Maitre qui m’en délivra. C’est la raison pour laquelle, je décidai de recourir à la “dernière instance”.

« Quoique malade, je réussis à me rendre auprès du Maitre, à Sofia, au 66 de la rue Opaltchenska. Je sentais de douloureux élancements dans la poitrine et ne pouvais pas tenir debout. Recroquevillé sur une chaise de rotin, j’attendais le Maitre. Lorsqu’il apparut, je me levai avec de grands efforts, lui baisai la main, puis de nouveau je me recroquevillai sur la chaise. Il me demanda ce que j’avais et je réussis, en haletant et par mots entrecoupés, à lui expliquer de quoi je souffrais et lui demandai ce que je devais faire.

« Le Maitre se tenait debout en face de moi et, pendant que je me tordais de douleurs, je remarquai que son visage paraissait joyeux et que même un sourire se jouait sur ses lèvres. Tout à coup, toujours en souriant, il m’ordonna :

« “Lève-toi !”

« Je réussis à me lever et je fixai mon regard sur lui.

« “Respire profondément” ! me dit-il en étendant vers moi sa main droite, dirigée vers ma poitrine, tenant son bras horizontalement, la paume de la main vers le bas, les doigts étendus et réunis. Alors, il s’approcha lentement de moi et lorsque sa main fut à une dizaine de centimètres de ma poitrine, il se mit à remuer les doigts de haut en bas. Je me sentis traversé par un fluide qui en quelques secondes supprima ma douleur intolérable. Ma poitrine, jusqu’alors contractée par les souffrances, se dilata. Je sentis que mes poumons étaient remplis d’air et que je respirais sans aucune difficulté. Je fus rempli d’un sentiment de légèreté et de joie. »

« “Eh bien, as-tu des douleurs ? demanda le Maitre.

— Oh Maitre !... pas de douleur, aucune douleur !”

« C’est ce que je réussis à peine à lui dire, tant j’étais rempli d’une émotion joyeuse.

«Je partis en bonne santé, revitalisé, tout joyeux. Mon âme était remplie de quelque chose de merveilleux, de grand. Ce n’était pas seulement de la gratitude. C’était quelque chose que je ne pouvais pas exprimer en paroles... »

Nous terminerons ce chapitre par quelques passages des conférences du Maitre qui traitent de questions concernant la santé.

« Chaque maladie est la conséquence de fautes commises dans le passé ou le présent. À notre époque, les maladies s’accroissent, au lieu de diminuer. Jusqu’à quand cela continuera-t-il ? Jusqu’à ce que les hommes prennent conscience qu’ils doivent chercher les causes de leurs maladies en eux-mêmes et, quand ils les auront trouvées, les supprimer. Quand on viole les lois de la Grande Nature raisonnable, on tombe malade. Les maladies de l’estomac et du système digestif proviennent des sentiments faussés des gens, tandis que la discordance de la conscience provoque les maladies nerveuses. »

« Les gens qui sans cesse se servent du mensonge et de la tromperie commencent à souffrir de maladies spécifiques. Les états maladifs apparaissent dans l’organisme à la suite d’anxiétés, de tourments. Toutes les mauvaises pensées, les mauvais sentiments et actes ont leur répercussion sur la santé par des états maladifs. Si les gens pouvaient supprimer en eux-mêmes la peur, la haine et l’anxiété, ils ne souffriraient pas de tant de maladies diverses. Les états négatifs en l’homme créent des dépôts et des intoxications dans l’organisme. Les gens qui conservent accumulées dans leur esprit des idées surannées et les défendent avec fanatisme sont affligés d’un affaiblissement considérable de la mémoire. Le doute, le soupçon, ainsi que le manque de foi deviennent fréquemment la cause de troubles du foie. C’est pourquoi il est indispensable que chacun trouve en soi-même la force de transformer ces mauvaises conditions, telles la haine, l’envie, la jalousie, la méfiance, et de s’en délivrer comme de poisons dangereux, car en les cultivant sans cesse, on s’expose au danger des maladies. » « Si l’homme vit raisonnablement, il sera en bonne santé, qu’il soit riche ou pauvre. »

« Selon mes conceptions, est en bonne santé celui qui garde une disposition d’esprit positive, même quand il a de grandes difficultés ; tandis que ceux qui perdent leurs bonnes dispositions d’esprit lors des difficultés de la vie tombent malades. »

« La propreté est la forteresse la plus puissante contre les maladies. »

« Faites souvent des excursions en montagne. Cela vous aidera à secouer de vous cette inertie qui mène à l’indolence. Ne laissez pas passer les heures matinales, lorsque l’atmosphère est saturée d’énergie vitale. Les mois d’avril et de mai sont d’une importance toute particulière. »

« Celui qui épargne ses énergies est fort et atteint un âge avancé. C’est une règle : Acquérez davantage et dépensez moins. C’est en cela que se cache le secret de la longévité. »

« Ne cessez pas de vous développer et de grandir spirituellement, car celui qui cesse d’évoluer vieillit prématurément. »

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