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mayakitanova

Rencontres à Tarnovo de 1909 à 1915 (2)

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(suite)

À la même époque, il guérit un homme tout plié et recroquevillé sur lui-même et qui ne pouvait rien faire manuellement. Il avait tout essayé, avalé toutes sortes de médicaments, mais ni guérisseurs ni médecins n’avaient pu venir à bout de sa paralysie. Le Maitre lui donna une directive, au premier abord parfaitement absurde. « Il faut que tu ailles bêcher le jardin », lui dit-il. Mais le malade lui déclara que non seulement il ne pouvait se redresser, mais qu’en plus il ne pourrait jamais soulever une bêche. Le Maitre insista fermement pour qu’il suive son conseil, quand bien même il devrait ramper sur le sol et commencer à gratter la terre avec une erminette. L’homme eut le courage de commencer comme cela et peu à peu il se redressa. Trois mois plus tard, il était complètement rétabli. On dira qu’il n’y a pas là de miracle. Sans doute... mais nous n’avons pas prétendu qu’il y en avait un dans le sens habituel du terme. Mais n’est-il pas « miraculeux » que sur cent et un conseils et remèdes prodigués à cet homme pendant des années, ce soit justement le dernier qui ait été opérant ?

Ce cas rappelle le sens caché du récit de l’Évangile au sujet du malade qui avait attendu trente-huit ans au bord de la piscine de Béthesda, aux environs de Jérusalem *. Le Christ ne le guérit pas immédiatement, mais lui a demandé : « Veux-tu guérir ? » — « Je le veux, Seigneur, mais je n’ai personne pour me plonger dans l’eau lorsque l’ange l’agite. » Ce malade était de la catégorie de ceux qui peuvent guérir. La maladie avait déjà fait son oeuvre et il n’avait besoin que d’une petite poussée et d’un peu de volonté. Le Christ lui dit : « Prends ton grabat et marche ! » Ce qui signifie : laisse cet état d’inertie et d’attente et fais toi-même le premier pas.

La vie du Christ est significative pour ceux qui désirent suivre la voie spirituelle. C’est ce qu’enseigne le Maitre. Les disciples de la Fraternité doivent se tenir loin des adeptes des sectes, aussi crédules que paresseux, qui craignent de faire le pas difficile en disant : 5

« N’est-ce pas pour nous autres, qui avons cru en lui, que le Christ a été crucifié sur la croix ? » Certains prétendent avoir été « sauvés » depuis telle époque, à telle date. D’autres emploient le terme «nés de nouveau », mais ils disent être nés de nouveau et ils continuent à vivre selon l’ancienne manière. Parmi les auditeurs de l’enseignement du Maitre qui aspirent au discipulat, beaucoup succombent encore et font des fautes, mais la différence est dans le fait qu’ils s’efforcent de changer leur vie et souffrent lorsqu’ils n’y arrivent pas. De plus ils ne prétendent jamais être sauves ou nés de nouveau, parce qu’en ce qui concerne « la nouvelle naissance », le Maitre a donné une explication qui signifie un exploit décisif et héroïque dans la vie.

Lorsqu’on parle d’enseignement, quelqu’un pourra penser : « Du moment que l’enseignement de la Fraternité de Lumière suit la doctrine du Christ, le Christ ne serait-il pas le seul Maitre et les Évangiles ne sont-ils pas suffisants pour que nous retrouvions la voie véritable ? » Une telle pensée est judicieuse bien qu’il nous paraisse possible de l’éclairer plus amplement. Prenons l’exemple d’un musicien débutant qui a choisi Beethoven comme son compositeur préféré et qui a décidé de faire de l’étude de l’oeuvre de celui-ci le but de sa vie. Ce musicien, qui en est à ses débuts, pourra prendre tout ce que Beethoven a composé, mais il ne saurait parvenir tout seul au bout de sa tache à moins qu’il ne trouve un maitre qui l’initie à l’oeuvre magistrale de Beethoven. Un tel maitre est indispensable, car, au-delà de l’admiration pour le grand compositeur, il reste tout à apprendre pour devenir son interprète. Ce maitre qu’il aura choisi ne lui apprendra rien d’autre que l’oeuvre de Beethoven, mais il s’y initiera toutefois avec plus de compréhension, en évitant certains écueils, ce qui lui permettra d’avancer d’un pas plus assuré.

On sait que l’alphabet dit cyrillique a été donné par les saints Cyrille et Méthode. Alors on pourrait dire aussi de façon absurde : « Pourquoi les enfants auraient-ils besoin d’un maitre d’école quand ce n’est pas ce dernier, mais bien les saints frères qui ont donné l’alphabet ? »

Tous les enseignements et toutes les écoles qui se basent sur l’idée de l’acquisition des vertus et de la pureté, conduisent aux vérités, certes simples dans leur forme, mais si élevées qui sont dans l’Évangile. Il faut dire que le Christ n’a pas créé de thaumaturges, mais bien des apôtres. Le don de guérir des malades et même de ressusciter des morts que certains avaient n’est pas resté jusqu’à la fin comme une démonstration spécifique, mais pour servir à quelqu’un de façon concrète, lors de cas

Lorsque Simon-Pierre, par timidité, ne voulait pas que Jésus lui lavât les pieds, celui-ci lui dit : « Si je ne te lave pas, tu n’auras point de part avec moi » (Jean, 13, 8). Et il ajouta : « Celui qui s’est baigné n’a pas besoin de se laver, mais il est pur tout entier » (Jean, 13, 6-10).

Jésus possédait la perfection. Il savait bien que les sciences secrètes ne serviraient pas aux hommes s’il leur manquait la pureté et le dévouement. À défaut de ces vertus, on pècherait même si on était un ange. Le Christ ne demanda pas à ses disciples s’ils possédaient des connaissances intellectuelles, mais Il sonda leur coeur. Il s’adressa à Pierre, qui symbolise notre époque, en lui demandant:

« Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ?

—    Oui, Seigneur, tu sais que je t’aime, répondit Pierre.

—    Alors pais mes brebis, dit le Christ. »

Il répéta ces mots à deux ou trois reprises afin que cela soit bien imprimé dans l’esprit et le coeur des apôtres.

Ceux qui se sont engagés à élaborer le présent ouvrage, et qui ont vécu comme élèves disciples du Maitre, se sont permis de souligner une condition importante dont il vient d’être question, mais ils y reviendront pour souligner ce principe fondamental dans l’Enseignement. Il s’agit du danger qui guette chaque élève ou chaque personne aspirant à mener une vie spirituelle. C’est de faire des exercices afin d’acquérir des forces psychiques avant que « les pieds leur soient lavés », c’est-à-dire avant d’avoir affermi les vertus qui forment l’épine dorsale spirituelle et morale du caractère, et avant d’avoir érigé l’humilité comme une forteresse.

On peut observer, comme nous l’avons fait nous-mêmes, que beaucoup de gens n’ayant pas jugé bon d’accomplir la voie de préparation, qui est celle de l’apprentissage dans l’amour, la pureté et l’humilité, sont parvenus grâce à diverses méthodes à acquérir des connaissances et des pouvoirs considérables. Ils voient même cela comme des révélations du ciel. Le monde est plein de tels mages qui passent pour être des « initiés », mais qui très vite montrent, à qui sait discerner, des actes de nature avide et impure. Et cela n’est pas sans causer d’amères déceptions aux gens qui cherchent comme à ceux qui sont entrés dans la voie spirituelle. Ces soi-disant mages, prétendument initiés, sont la cause que certaines âmes à peine éveillées retournent à l’incroyance et à l’athéisme catégorique. Nous avons connu de telles personnes qui, hélas, ne recherchent pas l’ordre sage, assuré et infini des lois naturelles et spirituelles, mais plutôt certains phénomènes « étonnants » ou « mystérieux » manifestés abondamment par les

pseudomaitres. Ces gens-là ressemblent a des spectateurs au cirque qui voient des illusionnistes réaliser l’impossible avec habileté. Le véritable Maitre ne cherche pas a être habile, comme Test un prestidigitateur. Le véritable Maitre ne cherche à éblouir personne ni à séduire personne. Les disciples de ce Maitre font de même, et en tant que « soldats » du Christ ils ont les armes de la foi, de la patience et de la pureté. De l’autre cote, les phalanges de l’adversaire n’ont pas besoin d’être nommées.

C’est pourquoi aussi bien dans l’Évangile que partout où paraissent les véritables serviteurs et fils de la Lumière, la première recommandation qui est adressée à ceux qui se sont engagés dans la voie véritable est: « Eprouvez les Esprits ». Ou autrement dit: « La première qualité du disciple est le discernement. »

En ce qui concerne l’Amour, le Maitre est absolument catégorique. Sans cet Amour, dit-il, on ne peut faire un seul pas dans le développement spirituel. II reconnait la science comme étant une voie pour atteindre certaines vérités, une voie analytique, lente. Dans son enseignement, il embrasse toute la vie, mais il n’a jamais parlé de rien avec plus d’insistance et d’inspiration que de l’Amour envers Dieu. Ce n’est que par cet Amour que l’on cesse d’être spirituellement mort.

Il ne nous est pas possible de dire avec de simples mots combien est riche la parole du Maitre et combien l’héritage qu’il nous a laissé est don de vie.

*
* *

Lors des réunions, le Maitre lisait un chapitre de la Bible, le plus souvent un passage de l’Évangile. Il y avait ensuite une prière et quelques chants. Parfois le Maitre choisissait un verset dans la lecture du jour pour développer sa causerie. Cela dépendait des réunions, car dans d’autres types de causeries le thème ne découlait pas d’une lecture préalable.

Le Maitre disait souvent qu’il était temps que les gens comprennent la vie dans son essence et que l’on n’y parvient que si on réussit à se détacher des mesquineries de la vie ; car il est plus difficile d’approcher de la vérité quand on garde l’esprit mesquin et étroit. Les disciples de la grande vie doivent se détacher des conditions ordinaires qui sont certes nécessaires sur terre provisoirement, car si l’on réussit à sortir des conditions ordinaires, on acquiert le Nouveau et l’on pénètre dans la vie divine. Si nous apprenons et appliquons la première règle du monde divin, l’Amour, nous avons déjà pénétré dans l’École de la Nature et connaissons ses règles et ses lois. Sans Amour, il n’y a aucun succès. Sans sagesse, il n’y a aucune lumière, sans vérité, il n’y a aucune liberté.

Bien qu’elle puisse sembler parfois pénible, la vie est un don sacré dont le Ciel nous a gratifiés. Nous comprendrons la grandeur de ce don quand nous apprendrons à suivre les lois de la vie. C’est précisément pour nous montrer ces lois que le Christ est venu.

Il existe dans le monde un grand plan qui se réalise graduellement. Les pensées et les désirs des gens ne coïncident pas toujours avec ce plan. C’est pourquoi, quoi qu’il arrive, l’homme doit coopérer à l’accomplissement de ce plan.

L’homme nouveau porte en lui une grande synthèse cosmique réalisée. Ce n’est pas un être qui a seulement un coeur et des sentiments, qui n’a qu’un intellect froid et analytique. Il n’est pas sans caractère et ne manque pas de volonté. Une des tâches des Maitres qui viennent sur terre est d’aider les hommes à réaliser en eux même une telle synthèse cosmique. Dans la vie sur terre, on remarque deux moments importants : le premier est le réveil de l’âme humaine et le second est l’épanouissement de l’âme lorsque I’homme harmonieux est déjà édifiéC’est le triangle équilatéral de l’Amour, de la Sagesse et de la Vérité.

Le Maitre aimait beaucoup donner des exemples sous forme de postulats mathématiques afin d’éclairer certaines vérités de la science divine. Il parlait des mathématiques comme d’une science symbolique qui cache les vérités fondamentales de la vie et dévoile beaucoup de secrets.

On sait que les « Principes d’Euclide » ont pour base 35 définitions, 5 postulats et 6 axiomes. Le cinquième axiome est : « Le Tout est plus grand que ses parties. » Le Maitre dit : « La partie ne peut pas être plus grande que le tout, mais elle peut être semblable au Tout. » En outre, on sait que deux coordonnées déterminent la position d’un point dans un système coordonné d’un plan. Et au contraire : À un point d’un plan correspond deux coordonnées.

« Analogiquement, trois nombres déterminent la position d’un point dans l’espace et à un point de l’espace correspondent trois coordonnées. Mais on peut bien parler d’espace et de point, de quatre, cinq, six, etc. dimensions, d’où (transition de limite) il existe également un point d’un nombre infini de dimensions. »

« Dans l’espace infini (tel que celui possédant un nombre infini de dimensions) on peut poser un point limité ; tandis que dans l’espace limité on ne peut poser un point illimité. » Nous interprétons ceci de la manière suivante : Le limité (ce qui a une fin) peut exister dans l’infini (le Divin). Cependant que le Divin aux dimensions innombrables, ne peut être entièrement inclus dans ce qui a une fin (le limité).

Le Maitre ajoute : « L’ombre est une conséquence de la lumière. Nier le Grand signifie nier la cause, mais accepter la conséquence : l’ombre. La science actuelle est une science des conséquences, une science de l’ombre. II existe bien une lumière sans ombre, mais il n’existe pas d’ombre sans lumière. »

Les âmes éveillées, que nous appelons « Fils de la Lumière », comprennent que d’autres fils et filles de l’humanité donnent aux lois des interprétations telles qu’ils détournent la pensée humaine de la beauté primordiale de la Création ; ils iront jusqu’à renier le Créateur Lui-même. Ces mages de l’ombre orientent la raison des hommes non point vers les mains qui utilisent la boue pour modeler les belles formes de la vie, mais vers la « boue » elle-même, à laquelle ils attribueront la dignité de l’Universel Esprit Créateur. À la question : « Comment expliquer la raison, la régularité et la sagesse des lois naturelles ? » les serviteurs des ténèbres répondent : «C’est une propriété de la matière. »

De nos jours, alors que le naturaliste, le biologiste, le physicien et d’autres chercheurs avancent dans la découverte des merveilles de la vie, les serviteurs du désespoir et de la négation s’empressent d’ôter les espérances en la vie éternelle en attribuant tout cela aux propriétés de la matière. Mais la matière aurait-elle donc elle même cette merveilleuse propriété de la vie s’il n’y avait pas quelqu’un pour la lui donner ?

*
* *

On pourra se demander en cours de lecture si les gens ayant vécu dans l’entourage du Maitre sont parvenus à acquérir les vertus dont nous parlons ici. Les médecins sont visités par des malades désireux de recouvrer la santé; il en est de même pour ceux qui, pleins d’imperfections, sont malgré tout assoiffés de vie meilleure et se rendent auprès des Maitres. C’est pourquoi bien souvent les imperfections et les comportements erronés de l’entourage retombent sur le Maitre comme autant d’éclaboussures dues à l’ignorance humaine. Ceux qui jettent de la boue sur les sources limpides de la Parole ressemblent à des enfants qui jouent avec la boue, soulevant terre et poussière qui leur retombent sur la tête.

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Le Maitre établissait quelques habitudes simples en apparence, mais pleines de bon sens. II organisait souvent des repas fraternels avant lesquels on disait une prière et on lisait quelque passage de l’Évangile. Dans l’atmosphère cordiale de ces agapes, une meilleure connaissance mutuelle s’opérait. Le Maitre choisissait l’alimentation — cet acte important et vital comme le meilleur moyen à même de réaliser une communion fraternelle. L’aspect attrayant d’une table ployant sous les fruits met toujours une empreinte de vie et de force dans la conscience.

Le Maitre enseignait à vivre une vie simple, pure et naturelle. II encourageait ses auditeurs à aller en montagne, à se soigner au soleil et a l’air pur, ainsi qu’à éviter la viande, et à se nourrir d’aliments purs issus du règne végétal. II jugeait sévèrement la paresse ; il dit en plusieurs endroits de son enseignement que ce que les religieux nomment « le salut » ne s’acquiert que par la ferveur et le zèle ; tout comme il en est pour le musicien qui veut se rendre maitre de son instrument.

Tout ce qui arrivait au Maitre personnellement, ou bien ce qui se produisait autour de lui avec ses disciples, ou bien même avec le monde plus éloigné, tout cela était par lui transformé d’une façon positive avec l’optimisme le plus grand. Qu’il s’agisse de choses infimes ou de grands évènements, il disait que c’était arrivé pour le bien. Si quelqu’un tombait malade, le Maitre le secourait, mais il disait que cette maladie était venue pour son bien.

« N’allez pas votre chemin en dépassant une source obstruée, disait-il. Arrêtez-vous, nettoyez-la, facilitez la voie de l’eau pour que soient aussi facilités nos sentiers. Prenez l’habitude de mettre de l’ordre là ou règne le désordre. Dirigez les ruisseaux vers les jardins, vers les vignobles et vers les champs ensemencés. »

Le Maitre participait au bêchage de la vigne, à l’ordonnance du jardin, à l’émondage des arbres fruitiers ; il aidait à recouvrir d’ardoises le toit des refuges en montagne et à la construction de fontaines.

Il ne nous parait pas possible de donner dans ces pages ou ailleurs une appréciation qui représenterait l’intégralité de l’Enseignement du Maitre. On peut certes en parler, on peut donner un point de vue, mais si l’on procédait à une étude intégrale et approfondie, cela ne pourrait être comparable pour le lecteur qu’à la vision de mets innombrables places derrière une glace épaisse, car le niveau de la réalité de cet Enseignement se situe dans l’application. « Dans le nouvel enseignement, dit le Maitre, la théorie et la pratique vont de pair. » Et il dit aussi que tout savoir inappliqué ou inapplicable est dangereux*.

Quant à l’analyse du vécu, elle n’est que théorie et interprétation.

Les trois fondements de l’essence de l’Enseignement sont : l’Amour, la Sagesse et la Vérité ; Amour — source d’abondance et de plénitude ; Sagesse — portant la lumière abondante et totale ; Vérité — qui donne une liberté complète. Bien sûr, le Maitre parle d’un Amour qui n’est pas celui, dévalué, de notre vie quotidienne. La Sagesse qu’il enseigne dépasse l’étendue du savoir ordinaire ; la Vérité qu’il montre ne limite pas l’homme, mais le libère. II les nomme : Amour divin, Sagesse divine, Vérité divine.

Dans les écoles de l’Antiquité, les examens avaient lieu dans des Temples ou dans des lieux tenus secrets. De nos jours, les examens ont lieu dans la vaste arène de la vie.

Le Maitre donnait toujours une réponse accessible et pleine de sagesse aux questions qui lui étaient posées, et souvent il l’accompagnait d’exemples pris dans la vie de tous les jours. Souvent ses disciples discutaient entre eux en se demandant quel était cet élément qui rendait son enseignement si attirant et laissait l’homme si libre en même temps. Et justement la réponse, simple, était: la liberté. 

Le Maitre dit que seul celui qui aime Dieu est vraiment libre. La liberté, qui est l’apanage des esprits d’élite, n’est ni l’arbitraire ni le néant. Il se peut que celui qui semble libre extérieurement soit un véritable esclave et que celui qui est dans les chaines soit en réalité libre. Les conditions de la liberté sont à l’intérieur de l’esprit. « S’il n’y a pas une liberté d’esprit, les gens religieux seront doublement plus méchants que les autres. » « La liberté, ajoute le Maitre, est Lumière. Tant que le flambeau, cette source de lumière, brille, vous êtes libre. Dans les ténèbres de la nuit, nul n’est libre. Il n’y a que l’homme libre qui puisse donner la Liberté. »

vie. II n’ont pas encore eu la possibilité de gouter à cette nourriture spirituelle qui engendre les idéaux et ils n’ont pas ressenti une aspiration vers une vie consciente et raisonnable. Les adultes s’en indignent, les désapprouvent, mais en même temps ils exhibent des idées et des opinions extravagantes dans les journaux et sur les écrans, sans qu’il leur vienne à l’esprit qu’eux aussi ont leur part de responsabilité.

*En cela, toute richesse, quel qu’en soit le domaine : matériel, intellectuel ou spirituel est un obstacle si elle n’est pas « distribuée aux pauvres », et le chameau entrera plus facilement dans un trou d’aiguille que le riche dans le royaume des Cieux (Mt.19, 23-14).

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