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mayakitanova

1914_04_26 La vérité vous affranchira

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La vérité vous affranchira

 

Vous connaîtrez la vérité

et la vérité vous affranchira

(Jean 8, 32)

 

Dans le monde, tous aspirent à la liberté. Cette liberté-là s’entend comme licence dans les actes, dissimulation en nous de pensées, de désirs, et suppression de toutes les conditions qui les contraignent. La liberté est un attribut de l’esprit. La perte de la liberté est une chute. La perte des conditions de développement limite la liberté. Par exemple la perte d’un bras, d’une jambe signifie la diminution de la liberté ; la perte du discernement, de la pensée, de la vue, de l’ouïe et de tous les sens en général est une limitation complète de la liberté.

 

La vérité est une condition pour retrouver la liberté de l’esprit. La liberté sous-entend trois conditions préalables : d’abord la liberté du corps, ensuite la liberté de la volonté et enfin la liberté du cœur pour la manifestation des sentiments et des pensées. Le Christ dit : « La vérité vous affranchira ». La vérité nous indique le chemin de la liberté. Tout sentiment, toute pensée, tout acte ne sont pas nécessairement porteurs de liberté. Chaque parole est une bombe désamorcée, chaque parole est un mélange de pensées. Une seule mauvaise pensée ou parole peut nous priver de liberté. La parole offensante, une fois prononcée, produit son effet. Il nous faut une mesure pour vérifier, peser nos pensées et nos désirs. Cette mesure, cette unité de comparaison, c’est le Christ. Il doit toujours être devant nous et dans nos esprits. Lorsque nous sommes liés au Christ, des pensées, des désirs et des aspirations au travail naissent en abondance en nous, ce qui est bon signe. Mais ils ne sont pas tous d’égale qualité et nous devons savoir les trier. Les pensées et les sentiments sont les pierres d’une carrière qui bâtissent le futur corps de l’homme, son corps spirituel. Ces pensées et ces sentiments ont différentes origines et nous devons sélectionner ceux qui sont nécessaires pour la construction. L’édification de la maison nécessite du fer, du bois et d’autres matériaux en plus des pierres. Une multitude d’esprits nous vendent ces matériaux, cher ou bon marché ; lorsqu’ils nous les vendent cher, ils nous trompent sur leur prix !

 

Le Christ aspire à nous rendre libres. Nous avons une multitude d’obligations, d’abord envers nos parents, ensuite envers nos frères et sœurs, ensuite dans le mariage, envers notre conjoint et nos enfants, et enfin, envers toute la société, et ainsi de suite. Ce qui est délicat, c’est de savoir comment nous comporter dans chaque cas. La liberté implique des droits et des devoirs. Une société basée uniquement sur des droits ou uniquement sur des devoirs ne peut prospérer, les deux sont nécessaires de manière à se développer côte à côte. Les droits trouvent leurs limites dans nos besoins. Si nous exigeons trop, une réaction se manifestera. Là où le miel est en abondance se rassemblent plus d’abeilles pour le manger. Là où se trouve la richesse, là viendront tous les mauvais esprits. La richesse est nécessaire à la liberté, mais au-delà des douceurs, elle peut apporter le mal, et rendre l’homme paresseux, vaniteux, etc.

 

Dans l’enseignement du Christ, la valeur de l’âme humaine dépend de ses qualités intérieures, de notre attachement au Seigneur, c’est-à-dire de notre habit de vérité qui est aussi notre habit d’amour. Nous reconnaissons le soleil à sa chaleur et à sa lumière ; et nous reconnaissons le Seigneur à la vérité et à l’amour. Lorsque la vérité pénètre notre discernement, nous pensons, et lorsque l’amour nous saisit, nous agissons. La vérité est l’amplificateur interne de l’âme. Si elle est en nous, nous ressentirons toujours une dilatation : il n’y aura plus de vieillesse, mais uniquement de la jeunesse, et nous serons éveillés et alertes. Les difficultés sont une bénédiction, une opportunité pour nous élever, car nous ferons des efforts pour les surmonter et en récolter les bienfaits.

 

Tous nos organes et toutes les parties du corps nous aident, et ce faisant, ils nous limitent en même temps. Il faut connaître leurs fonctions pour qu’ils travaillent harmonieusement. À présent, la création du corps de l’esprit se réalisera en nous. Il nous quitte et nous nous séparons de lui. Nous devons renaître avec tous les esprits qui construisent notre corps, agissent en lui et nous assistent. Ce qui signifie, dit le Christ, qu’il faut renaître au ciel et cette renaissance est un impératif. Le Christ s’est lié avec tous les esprits. Il ne s’est pas simplement sacrifié sur la croix : tout ce qui fonde notre existence s’appuie sur Lui, et c’est pour cela que nous L’aimons. Il nous a légué cette richesse pour que nous l’utilisions et non pas pour que nous l’adorions. Il nous a légué cette richesse pour l’utiliser, et non pour s’en accaparer et la gaspiller. C’est une richesse pour laquelle le Christ s’est sacrifié ; si nous ne l’utilisons pas, Il nous la reprendra. Il nous l’a léguée pour notre développement spirituel et pour nous préparer à la vie des anges, car après ce monde, nous devrons rejoindre un autre monde, celui des anges.

 

Le Christ veut que nous utilisions la mesure, et c’est notre âme divine. Lorsque nous la trouverons, nous serons libres. Dans le monde, le Christ a enseigné aux hommes comment retrouver leur âme cachée, la richesse enfouie. Les âmes de beaucoup parmi nous, sont des otages et il faut les retrouver. En descendant du Ciel sur la terre, l’homme a donné son âme en gage et maintenant il doit la racheter. Tous les hommes avant nous ont travaillé la terre, ils ont accumulé le terreau, et nous-mêmes devons travailler avec notre âme sur ce terreau. C’est pourquoi il faut les conditions pour la mesure : la conversion, le repentir, etc. Ainsi se déclenche le processus de renaissance. Pour acquérir la mesure, nous devons nous libérer et pour devenir libres nous devons remercier pour tout ce qui nous arrive, bon ou mauvais. Et c’est cela le Christ qui demeure en nous. Et c’est pourquoi toutes les tâches à accomplir sont d’égale importance. On ne nous confiera pas de grande tâche si la plus petite n’est pas correctement exécutée. Dieu envoie même les anges servir une âme pécheresse pour l’assister. Il faut toujours aller des petites choses vers les grandes choses et ne pas considérer que, puisque nous sommes libres, nous sommes exemptés de telle ou telle petite tâche. Le Seigneur a créé la terre et lorsqu’elle aura accompli toutes ses missions, ses particules se dilateront et elle disparaîtra.

 

Tous nos actes dans ce monde sont collectifs parce que nous sommes liés avec beaucoup d’esprits. Chacune de nos pensées est une obligation, un contrat, et l’esprit qui nous fait signer ce contrat nous tient entre ses mains. C’est pourquoi il ne faut pas souhaiter de grandes choses, car nos souhaits seront exaucés, mais à la fin l’esprit dira : « Maintenant, rembourse-moi ! » Et si nous n’avons pas de quoi honorer notre dette, viennent alors les épreuves, les privations, les maladies, etc.

 

Chaque homme en colère est pillé, car il est sorti hors de son corps et les esprits le dévalisent. C’est pourquoi chacun doit rester dans « sa maison » c’est-à-dire dans son corps : c’est cela la liberté. Si nous sommes dans une maison étrangère, nous ne sommes pas libres, car on pourra à tout moment nous en chasser.

 

À présent, la première chose importante est de connaître la qualité de nos désirs et de nos pensées, et de souhaiter que se réalisent, parmi eux, ceux qui sont bénéfiques pour nous. On dit alors que le Seigneur nous les avait assignés.

 

Burgas, 26 avril 1914

 

Traduit par Bojidar Borissov

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