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1914_03_29 Voici l'homme

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http://petardanov.info/Knigi/Voici_l_homme_29_03_1914.pdf

 

Voici l’homme

Conférence donnée

par Le Maitre Peter Deunov

Sofia, le 29 mars 1914

 

Jésus sortit donc, portant la couronne d’épines et le manteau de pourpre. Et Pilate leur dit « Voici l’homme ».

Jean 19:5

 

Le mot « chovek » ou « chelovek », sous-entend en langue bulgare un homme qui peut vivre un siècle entier. La fin du mot bulgare, « vek », signifie siècle. Mais dans la langue originelle, dans laquelle cette phrase a été écrite, le mot « chelovek » prend une autre signification et veut dire Jésus, L’Homme qui vient sur la Terre, le frère de ceux qui souffrent. Comment doit-on comprendre ces mots ? Quand on se présente devant les autres, est-ce que l’on dira de nous « Voici l’homme » ? Pour que quelqu’un mérite de porter ce nom, il faut qu’il porte en lui quatre qualités : être riche, être fort, avoir des connaissances, avoir des vertus. Vous direz : « Que vient faire la richesse ici » ? La richesse, c’est la base, les conditions qui permettent àl’homme de se développer, c’est le terreau sur lequel se développe la Force, et la Force apporte la Chaleur et la Lumière qui sont à l’origine de la vie. Lorsqu’on arrive au Savoir, il est la méthode par laquelle on arrive à la compréhension et à la maitrise de notre vie. La Vertu, enfin, c’est l’objectif que l’on doit atteindre.

 

Les gens demandent souvent : « Que devons-nous faire? » Semez un grain de blé et il vous montrera ce que vous devez faire. Vous direz, mais comment ? Arrosez-le et les rayons du soleil se chargeront de diriger le grain de blé vers le Soleil, la source de la Vie. Et nous devons croitre comme le grain de blé : tendre vers le Seigneur. Quelqu’un demandera : « en grandissant, le grain de blé atteindra-t-il le soleil ? Moi, je veux trouver le Seigneur ». Pour toi, il n’est pas nécessaire de savoir où se trouve le Seigneur, il faut seulement que tu souhaites t’en approcher. Le grain de blé a compris ce que représentait le Soleil, et a reçu ce qu’il cherchait ; la même loi est valable également pour nous - nous devons aussi arriver au même résultat. Nous devons être semés. Dans notre vie, nous rencontrons des difficultés qui représentent ces petits et nécessaires obstacles que vit le grain de blé. Une certaine pression est nécessaire avant le processus de la croissance, le Savoir. Quand nous donnerons un fruit, nous serons déjà au stade de la vertu.

 

Par conséquent, nous devons être semés, il faut que nous soyons recouverts d’un peu de terre pour avoir un peu de pression, après nous croitrons et nous pourrons acquérir des connaissances. Quand cette connaissance atteindra un certain degré, elle correspondra au stade de l’épi de blé. Ensuite, le seigneur demandera que le blé soit fauché et il opèrera un tri entre le bon et le mauvais et séparera les grains de la paille. Nous venons au monde, ce qui correspond au grain qui germe, on croit, on se développe, on meurt et on est enterré. C’est ça la moisson. Ensuitele Seigneur viendra prendre ce qui Lui est nécessaire : la paille ira à la grange et le grain ira au moulin.

Je vous ai lu le chapitre 19 de l’Évangile de Jean, pour vous montrer que le Christ présentait ces quatre qualités sur la croix, ces quatre qualités que nous devons aussi apprendre : la Vertu sur la tête, qui n’était pas clouée, le Savoir, côté gauche, la Force, côté droit, et la richesse en bas, au niveau des pieds. Et voilà, l’homme crucifié. Ainsi, quand nous clouerons la richesse, la Force et la Connaissance, leurs sèves monteront vers la tête, vers la Vertu.

 

Quand le Seigneur veut qu’un homme devienne bon, il le cloue sur la croix, y cloue ses richesses, sa force et son savoir. Et que veut dire « clouer » ? On isole l’homme dans une caisse pour que personne ne puisse le prendre, pour que personne ne puisse disposer de lui. Ainsi, seul le Seigneur disposera de lui. II lui dit : « Quand Je travaille, tu resteras tranquille ». Et si l’homme ne veut pas se tenir tranquille, le Seigneur dit : « Clouez-le, pour que je puisse travailler au calme ». Et quand nous sommes sur la croix, nous ne devons pas pleurer, car le Seigneur travaille pour nous. Malheureux celui qui n’est pas cloué sur la croix. Celui qui souhaite que le Seigneur s’occupe de lui doit passer par ce processus de développement. Je vous parle ainsi en utilisant des allégories.

 

Avant ce processus de développement, nous devons avoir nécessairement la Foi, la Foi inébranlable, dans le Plan cosmique divin qui englobe toutes les créatures que Dieu a créées. II ne faut pas douter de Dieu, parce qu’il est Parfait, Tout-Puissant. N’est-ce pas Jésus qui disait : « Cequi est impossible aux hommes est possible à Dieu ». Les voies de Dieu sont impénétrables, il ne faut même pas accepter l’idée qu’elles puissent être changées ou dénaturées. Et lorsque nous sommes invités et que nous nous engageons sur la voie divine, il faut que nous ayons la même confiance qu’ont les enfants. Et nous devons éviter les erreurs décrites dans l’histoire qui suit.

En Angleterre, un célèbre peintre voulait peindre un tableau qui représenterait l’extrême pauvreté. Il se promena à Londres pendant des jours et des mois durant, pour trouver un sujet qui correspondrait à son idée. Il finit par trouver un enfant vêtu de lambeaux qui toucha son coeur et se dit : « Voilà la personne qu’il me faut pour la création de ce tableau ». Il s’approcha de lui, lui donna sa carte de visite et lui dit : « Venez dans quatre jours, je dois vous entretenir de quelque chose ». Et cet enfant, en voyant ce monsieur si bien habillé, s’est dit : « Comment je pourrais me rendre à ce rendez-vous, avec mes vêtements déchirés ». Il s’est rendu chez une famille qu’il connaissait pour se préparer et s’apprêter comme s’il avait un rendez-vous avec le roi : il a trouvé des vêtements, se changea et au jour convenu, s’est rendu chez le peintre.

 

-    « Qui êtes-vous » ? — demanda le peintre.

-    « Je suis celui que vous avez invité ».

-    « Maintenant, allez-vous-en ! Des personnes habillées comme vous, il y en a des milliers, il fallait rester comme je vous avais vu l’autre jour ».

Et nous aussi, quand le Ciel nous invite au travail, nous voulons nous habiller, alors que notre force n’est pasdans nos vêtements, nos chapeaux, nos gants, nos chaussures ni dans les cols, les cravates et les montres... : ils n’ont pas d’importance. La force est dans notre intellect, dans notre coeur, dans les nobles aspirations de faire le bien. Quand nous avons ces qualités, les autres choses viendront à nous d’elles-mêmes, en temps voulu. Quand nous partons au Ciel, prenons-nous nos vêtements ? Le Seigneur, quand il nous appelle au Ciel, il nous déshabille. II ne veut pas de nos vêtements, et dit : « amenez-le-Moi comme il est ». Quand quelqu’un meurt, tout le monde se détourne de lui, même ceux qui l’ont aimé. Ils disent : « Enlevez-le au plus vite ». Où est alors leur amour ? Mais le Seigneur ne se détourne pas de lui et dit : « Amenez-le, il me le faut tel qu’il est ». Et lorsqu’on nous met dans le tombeau, que fait le Seigneur ? Il commence à parler avec nous, et ce n’est pas, comme certains le pensent, la fin. Il nous demande : « Et alors, as-tu compris la vie, as-tu compris le sens de la vie que Je t’ai donnée ? » Et c’est précisément dans cette conversation que le Seigneur peint Son grand tableau. C’est à ce moment que prend naissance ce processus : les hommes aussi, une fois que quelqu’un les a quittés, commencent à pleurer et àénumérer toutes ses qualités : ils voient le tableau Divin qui est représenté devant eux.

 

Nous devons surmonter les souffrances qui nous sont envoyées et en tirer un enseignement. Jésus qui a enduré des souffrances terrestres nous sert d’exemple. Il faut se soumettre à ce processus Divin. Jésus dit à un endroit : « Penses-tu que je ne puisse pas faire appel à mon Pèrequi me donnerait à l’instant plus de douze légions d’anges ? Si Je n’accomplis pas ce pourquoi Je suis venu, comment les hommes pourraient-ils s’élever ? » Lui aussi voulait s’élever. Vous êtes sur la Terre, un jour, vous connaitrez aussi des orages, des difficultés et peut-être le même destin, mais quand cette heure viendra, en aucun cas, vous ne devez la considérer comme un malheur. Parce que là où il n’y a pas de souffrances, il ne peut y avoir d’enrichissement. Là, où il y a des peines, il y a des joies aussi ; s’il y a la mort, il y a résurrection. Et celui qui ne veut pas participer aux souffrances de l’humanité ne gagnera rien. Que sont les souffrances ? Les conséquences des erreurs, commises un jour par notre ignorance, et la souffrance va corriger précisément ces erreurs. Ce processus de souffrance est une méthode pour que nous puissions nous préparer et atteindre les vibrations sublimes et ascendantes qui nous attendent au Ciel. Il faut endurer 100 peines pour attendre une Joie Divine et c’est alors que nous apprécierons cette joie et nous la garderons. Le Seigneur commence par les souffrances pour nous aguerrir, comme le forgeron transforme le métal, pour qu’on puisse recevoir la Joie qui viendra après. Chacun d’entre nous est nécessaire, indispensable au Seigneur. Il se peut que pour le monde vous ne représentiez rien, zéro, mais pour le Seigneur, vous êtes un être important. Seul le Seigneur, qui vous a envoyé au monde apprécie vos souffrances et, par conséquent, vous ne devez pas vous soucier de ce que le monde pense de vous. Celui qui vous a envoyé, pense à vous et vous apprécie. Pour vous, il est important d’avoir l’approbation de Dieu. Si Dieu est avec vous, vous serezbeaux, et le monde aime la beauté. S’Il est avec vous, vous serez forts, riches et bons ; la bonté est toujours appréciée et estimée.

 

Maintenant, je vais vous parler de Dieu, non pas comme un être, comme l’écrivent les philosophes, un être lointain, dans l’espace, sans pouvoir le situer, mais pour ce Seigneur pour Qui je prêche, Qui pense à nous, Qui observe nos actes, nous corrige, nous punit, nous vêtis, nous dévêtis, nous fait naitre et mourir. Que signifie mourir ? Le Seigneur fait une opération : il voit que vous allez perdre beaucoup et raccourcit le processus de votre vie : « Pour qu’il ne fasse pas plus de dettes, prenez-lui le capital que Je lui ai donné. Le temps aujourd’hui n’est pas favorable, laissez-le pour une autre époque, amenez-le chez Moi ». Et dans ce processus, nous croyons que le monde nous a oubliés, mais si le monde nous a oubliés, le Seigneur, Lui, pense à nous. Et le monde doit obligatoirement nous oublier. Une jeune fille ne pourra jamais se marier, si elle aime tous les jeunes hommes, elle doit en choisir un et dire : « C’est lui ». Et dans la vie, c’est pareil, vous devez avoir un seul Dieu. II y a beaucoup de Dieux dans le monde qui voudraient vous prendre, mais vous devez trouver votre Dieu, avec Lequel vous allez vivre, vous développer, vous enrichir.

 

Les Écritures disent : « Dieu n’est pas seulement au Ciel, II vit dans les coeurs des humbles ». Par conséquent, la premièrequalité que vous devez acquérir, pour qu’Il puisse venir en vous, c’est l’humilité. Mais cette humilité n’est pas l’humilité d’une brebis : si l’on vous bat ou on vous casse les jambes, se contenter de dire : « on n’y peut rien ». Ce n’est pas de l’humilité de dire, quand on vous prend toute la richesse : « Nous sommes humbles ». L’humilité, c’est quand vous avez toutes les richesses, la force, les connaissances, le bien, de dire, en conscience : « Seigneur, Tu peux disposer de tout ce que je possède ! ». Maintenant, tous prêchent l’Évangile et se préoccupent des autres, mais dès que le Seigneur touche à leurs portefeuilles, qui sont archipleins, ils crient : « Ah, là, non ! La moitié, peut-être, on peut la donner, mais tout, non ! ». S’agissant de la force, ils disent « Tu ne peux pas disposer de toutes mes forces ». Mais lorsqu’on est en difficulté, nous Lui demandons denous guider et de nous aider. Cette compréhension humaine prédomine chez tous les philosophes depuis mille ans. Et nos malheurs viennent justement de là. Jésus à travers sa vie vient nous montrer le Chemin.

 

Beaucoup de chrétiens pensent que lorsqu’on devient chrétien, on doit quitter le monde. Mais, vous pouvez renoncer à vos maisons, à la richesse, aux femmes, aux enfants et, en même temps, penser à eux. Vous pouvez vous rendre dans un monastère très éloigné et encore penser : «    Quedeviennent ma femme, mes enfants, ma maison », ce qui signifierait que vous n’avez pas renoncé à eux, que vous n’êtes pas libres. Renoncer aux choses, ne veut pas dire les oublier, mais laisser les gens libres, laisser la femme agir comme elle lesait, laisserlefils agir comme il lesait. Renoncer au monde signifie le laisser, le quitter pourne pas déranger, qu’il suive son chemin. Peut-on arrêter la rivière ? II faut la laisser suivre son cours. Nous nepouvons faire qu’une chose : l’utiliser. De la mêmefaçon, on ne peut pas arrêter la Vie, mais il faut l’utiliser. Et Jésus dit clairement : « Si vous m’aimez, respectez mes commandements ». « Si vous m’aimez... », et nous devons L’aimer, II ne dit pas : « Gare à vous si nous ne m’aimez pas ». Non, le Seigneur ne nous forcera jamais et II ne vous demandera pas de vous sacrifier.

 

Les hommes demandent : « Pourquoi le Seigneur, qui est tout puissant, ne règle-t-il pas les problèmes de tout le monde ? » Comment doit-il faire ? « À celui qui ment, que sa langue se dessèche, à celui qui vole, que sa main se dessèche ». Mais alors nous vivrions un monde d’aveugles et d’estropiés ! Qu’en dites-vous, est-ce que cela serait agréable de vivre dans un tel monde? Le Seigneur donne une direction diamétralementopposée, propose un chemin inverse et dit que celui qui veut être seigneur doit être serviteur. Ce processus est le suivant : les hommes forts veulent toujours que toutes les rivières se déversent dans leur rivière, mais s’agissant du Bien, le processus est inverse. C’est le Seigneur qui se déverse dans différents petits ruisseaux, mais au lieu de les diriger, II les laisse couler librement. Vous pouvez tenter une petite expérience chez vous : émettez une pensée et dirigez-la. Mettez dans votre esprit l’idée de devenir serviteur, de devenir serviteur au nom du Seigneur, et c’est alors que vous arriverez chez le Seigneur. Vous cherchez le Seigneur au Ciel, mais II n’est pas là. Quand vous souffrez et soupirez, II est en vous. Et dans ce que les gens appellent progression et évolution, c’est dans ce processus que le Seigneur oeuvre, II est le meilleur ouvrier.

 

Certains se plaignent : « Pourquoi Dieu ne voit-Il pas nos souffrances ? » II dit : « Je n’ai pas le temps, Je suis tellement occupé avec vos affaires, Je suis occupé avec d’importantes affaires qui vous concernent et qui vous dépassent. Quand J’aurai le temps, Je m’occuperai de vos petits malentendus insignifiants ». Ceci n’est pas une allégorie, c’est la réalité. II y a un passage des Saintes Écritures qui dit : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et courbés sous un fardeau, et Je vous apporterai le repos ». Les souffrances que l’on endure sur la terre, ce sont les souffrances de Dieu. II pleure et souffre en nous. Quelqu’un dit : « je souffre, mon âme est triste », mais s’il disait : « Seigneur, pardonne-moi, je T’ai causé tant de déceptions par mes pensées et mes actes impurs ». C’est alors que nous nous emprunterons le vrai chemin qui nous délivrera de nos maux de tous les jours. Nous devons enfin laisser le Seigneur se renforcer en nous. Nous L’avons attaché avec des cordes et nous L’avons cloué, alors qu’il faudrait Le poser et Le laisser tranquille dans la tombe. C’est à ce moment qu’il ressuscitera et nous libèrera. Soyez surs d’une chose : ceux qui Le retardent de son chemin, c’est nous, les humains. Le mal n’arrête pas le chemin Divin. II a déposé la loi de la Liberté et II ne peut pas et ne veut pas changer cette loi. Tant que nous ne parvenons à cet état de conscience, de se soumette de notre plein gré, II ne nous délivrera pas. II faut que cette conscience pénètre profondément en nous, celle d’être semblables à Lui. C’est alors que nous pourrons utiliser nos richesses, nos forces et nos vertus pour évoluer. Qui doit évoluer ? Nos frères, nos proches. Chacun d’entre nous ne doit pas se limiter à aimerle corps physique de nos proches, mais doit rechercher et aimer leurs âmes.

 

Je peux vous dire que Jésus, qui est venu sur la Terre, ne l’a toujours pas quittée. II vit parmi les hommes, travaille parmi eux et il est temps qu’Il ressuscite en nous. Ayons la Foi, mais non pas cette foi et cette peur qu’avaient les juifs : « Nous n’avons pas d’autre roi que l’empereur ». Mais lorsque celui-ci a détruit, quelques années plus tard, Jérusalem et leur église, ils ont renoncé à lui. Aujourd’hui si nous décidons de n’obéir qu’à l’empereur, les conséquences seront les mêmes.

 

Revenons un peu sur ce que je disais tout à l’heure : nous devons vivre dans ce monde, pour nous préparer. Nous ne pouvons pas vivre au Ciel, parce là-bas la Chaleur et la Lumière sont trop fortes. Ainsi que le jardinier qui veut cultiver des pins provenant des hautes altitudes doit réaliser plusieurs greffes pour acclimater la plante, de même, notre PèreCéleste ne peut pas nous prendre et nous planter immédiatement dans le Jardin du Paradis. Même notre systèmeéducatif est fondé sur cette règle : d’abord, on commence par la première classe, ensuite, la deuxième, plus tard, puis toutes les autres, l’université, et enfin on entre dans le monde du travail. Ce se sont des organisations sociétales auxquelles l’homme doit se conformer. Un chrétien, d’après moi, ne doit pas être stupide et dire : « Je me contente de ce que Dieu m’a donné ». Quand vous labourez votre champ, vous semez du blé, parce que si vous ne semez rien, que vous donnera le Seigneur ? De la broussaille et des mauvaises herbes. Travaillez la terre,plantez vos vignes et elles donneront des fruits. Si vous avez planté de mauvais ceps de vigne, le raisin sera acide. Le Seigneur a donné un bon intellect à votre enfant, mais vous, qu’avez-vous planté en lui : de bonnes semences, qui donneront des fruits ?

 

Nous voulons être vertueux, être forts, être riches. Nous pouvons avoir La Vertu, la Force et la richesse, et il est nécessaire de les avoir. Pour qu’ils puissent croitre et se développer en nous, voici les conditions requises : le germe Divin, la loi Divine et l’équilibre Divin. L’équilibre, c’est la Vertu, la loi, c’est le Savoir, les conditions, c’est la Force, le germe, c’est la richesse. Vous allez dire : « Mais comment trouver le Seigneur ? » C’est facile.

 

Quelqu’un voulait faire une blague à son ami et s’est écrié : « Nous sommes dans un jardin avec de très beaux pommiers ». Son ami réponditaprès avoir fermé les yeux : « mais je ne vois rien ». II reçut alors une gifle de son ami et s’exclama : « je le vois » ! De même quand le Seigneur veut que l’on commence à voir, II nous donne une gifle. Et nous commençons à voir. Si vous avez les yeux fermés, demandez que l’on vous les ouvre. Les hommes demandent : « Où est le Seigneur ? II est dans les arbres, dans les pierres, dans la terre. Mais quand le malheur arrive, tout le monde se tourne vers le ciel et crie : « Seigneur ! » Voilà la gifle que le Seigneur leur a donnée. Je vous ai créés pour que vous ayez les yeux ouverts. Pour nous élever, il faut être comme des enfants, curieux et réceptifs.

 

Maintenant je vous dirais encore quelque chose. Avec quelle méthode devons-nous travailler ? Dorénavant,nous devons être liés à tous les hommes de la Terre par le coeur et par la raison parce que le salut viendra grâce à nos prières communes. « L’union fait la force ». Et quand la raison et l’amour des humains s’uniront, le Royaume de Dieu viendra sur la terre. Par exemple, si vous avez un ami et si vous l’aimez vraiment, vous ne devez jamais douter de lui ni chercher ses défauts. II en a comme tout le monde. Les défauts correspondent au vêtement qui habille l’homme, mais l’âme humaine est pure, elle ne peut pas êtreabimée ni être détruite. Personne ne peut, en effet, abimer votre âme divine, elle peut être salie extérieurement, mais jamais intérieurement ; car Dieu habite dans cette âme. II est impensable de détériorer l’âme que Dieu protège. Nous ne pouvons pas nous soumettre au monde extérieur. Ponce Pilate a dit à Jésus : « Ne sais-tu pas que j’ai le pouvoir de te relâcher et que j’ai le pouvoir de te crucifier ». Jésus répondit : « Tu n’aurais aucun pouvoir sur moi s’il ne t’avait été donné d’en haut. J’obéis à celui qui t’a donné le pouvoir, mais mon Âme reste libre ». Nous sommes soumis à des souffrances temporaires que l’on ne peut pas comprendre maintenant. Après notre mort et notre résurrection, on comprendra leur signification.

 

Les hommes sont sujets à des peurs, mais la vie n’est pas là. La vraie vie est quand l’homme est rempli de nobles sentiments. Heureux celui qui fait du bien sans attendre de retour. Vous avez été offensé par quelqu’un, vous tentez de ne plus le saluer, de ne plus lui serrer la main. II est cependant possible de le saluer, de retirer son chapeau, de lui serrer lamain sans y manifester de l’estime. Habituellement, on retire son chapeau devant quelqu’un d’important et par ce geste, on semble lui dire : peux-tu m’augmenter ? II y a un poisson diabolique dans la mer qui salue tous les poissons qu’il rencontre. Quand un homme serre la main, ses doigts parlent. L’auriculaire dit : « peux-tu m’aider, j’ai un commerce qui ne marche pas bien ». L’annuaire dit : « je souhaiterais avoir des dons artistiques et des connaissances ». Le majeur dit : « je veux des droits et des privilèges ». L’index dit : « je veux être respecté et estimé ». Le pouce dit : « Je veux de la force et de la maitrise ». Celui qui est salué peut satisfaire de telles demandes s’il le veut. Mais même en agissant ainsi, les hommes n’obtiennent toujours pas ce qu’ils veulent.

 

Enfin, quand Jésus est venu et a dit : « Ce que vous cherchez : la richesse, la force, le savoir, la bonté, Je peux vous les donner. Et toute personne qui aurait quitté à cause de moi ses maisons ou ses frères, ses soeurs, son père, sa mère, sa femme, ses enfants et ses terres, recevra le centuple et héritera de la vie éternelle ». Voici l’Homme qui peut vous serrer la main et qui peut vous donner la force, la richesse, la bonté et les connaissances. Mais les hommes ont dit : « Arrêtez-le ! Crucifiez-le ! » Et Pilate leur répondit : « Mais vous allez le perdre ! » Jésus est toujours parmi vous, aujourd’hui. Je vous dis : « voici l’Homme que vous cherchez, le Seul qui peut vous apaiser, vous apporter l’intelligence, vous donner la santé, vous procurer une place dans la société, vous élever, vous montrer la voie pour que votre intellect s’éclaire ». La encore vous doutez et dites : « Montrez-Le nous pour que nous le voyions ».

 

Je vous donnerai une image. Le soir, un homme arrive avec une bougie. Voici l’homme qui vous amène la lumière. Vous voyez la bougie et vous ne voyez pas l’homme. Vous ne le verrez que lorsque le soleil se lèvera. Cherchez par vous-même cette lumière que porte cet Homme. Elle vous aidera à trouver le chemin que vous devez suivre. C’est ainsi que vous devez comprendre cette histoire. Je vous donnerai encore une autre image. Imaginez que je vous invite dans une salle imposante et luxueuse en vous disant : « cette pièce est magnifiquement décorée, à cet endroit, vous avez telle chose et dans tel autre endroit, telle chose ». Mais vous vous exclamez : « Peut-être, mais je ne vois rien ! » Mais si j’amène une bougie, les contours des objets les plus proches se dessinent et avec plusieurs bougies, on voit de mieux en mieux. Avec une petite lumière, on distingue encore mieux et avec la lumière du jour, on voit alors tout. Le monde est comme cette pièce et chacun d’entre nous doit porter une bougie. En assemblant toutes les bougies que vous apportez, on verra beaucoup de choses. Vos esprits sont des bougies. Je n’aime pas les personnes qui portent des cierges éteints, mais seulement ceux qui apportent des bougies allumées comme lors de la fête de Pâques. Chacun d’entre nous doit être une bougie allumée. Chaque personne qui est fidèle, dévouée, aimante et bonne est une bougie allumée. C’est une grande erreur de venir avec une bougie éteinte.

 

Vous demandez : « Que devons-nous faire ? » II faut prier les uns pour les autres, il faut que vous envoyiez de bonnes pensées à vos amis, que vous priiez pour eux et que vous souhaitiez qu’ils soient bénis, et le Seigneur, en les bénissant,vous bénira aussi. Et pourquoi devons-nous prier ? Lors de l’été 1899, une grande sècheresse a sévi dans la région de Novi Pazar. Les Turcs des 39 villages voisins se sont réunis et ont prié pour que la pluie vienne, et la pluie est venue. Les Bulgares se sont dit : « Dieu leur a envoyé la pluie, II nous l’enverra aussi ». Mais elle n’est pas tombée sur leurs villages et leurs troupeaux étaientépuisés par la faim. Quand les gens prient, prie toi aussi, tu dois aussi déposer ta demande. Le Seigneur ne va pas te retenir dans Sa liste si tu ne pries pas. La prière a une force extraordinaire et aujourd’hui les êtres humains doivent être des êtres de prière - c’est par la prière que nous préparons notre intellect et notre coeur. Et nous ne devons prier que pour nous, ce serait de l’égoïsme.

 

Je ne veux pas m’occuper de l’intellect des gens, mon intention est de m’occuper de leurs coeurs, parce que tout le mal est enfoui profondément dans le coeur. Et Dieu lui-même dit : « Mon Fils, donne-moi Ton coeur ! »

 

Nous devons dès maintenant commencer un nettoyage, comme àPâques, ouvrons les fenêtres et faisons le ménage. Tous les hommes et les femmes ploient sous le mêmefardeau. La dysharmonie est partout. L’homme et la femme ne se mettent d’accord sur rien, sur le partage de la maison, de l’argent. La femme est mécontente parce que l’homme veut détenir l’argent. Ceci n’a pas d’importance, arrangez-vous pour décider qui tiendra les comptes. L’homme et la femme se querellent pour savoir qui règne à la maison, qui chante, le coq ou la poule. Quel coq, quelle poule, cela n’a aucune importance dans la vie. J’ai dit : c’est une autrechose qui est importante. Jésus est déjà là et II travaille. Quand la Lumière vient, elle vient doucement et sans bruit. II ne viendra pas, comme certains l’attendent, dans un tonnerre de bruit. Le tonnerre peut se produire, mais Jésus ne sera pas là. Lorsque le prophèteÉlie s’est rendu dans le désert pour jeuner et prier et que la tempête et le feu se sont abattus, II a mis ses mains devant les yeux. Le Seigneur n’était pas dans la tempête, mais dans la douce voix qui parlait. Le Seigneur n’est pas dans vos souffrances, ni dans votre force, ni dans vos connaissances. II est dans l’Amour. Si vous aimez, II est en vous. Si vous n’aimez pas, II n’est pas présent. Et vous aussi vous devez aimer, telle est la Loi. Nous n’aimons pas et attendons seulement d’être aimés. C’est comme si nous étions assis devant le poêleen attendant que l’on nous amène du bois pour nous réchauffer. Nous-mêmes, nous devons chercher du bois qui pourra également servir aux autres.

 

Nous qui suivons le Christ qui nous a donnésuffisamment de force, nous devons enfin Le laisser entrer en nous. Maintenant je vous laisse cet Homme. Allez-vous L’accepter ou allez-vous Le crucifier ? Est-ce que vous Le laisserez pénétrer en vous ou vous direz : « On ne Le veut pas » ? C’est le problème que vous devez résoudre. Si vous dites : « Laissez-Le, c’est notre Seigneur », vous avez résolu la question et la bénédiction viendra. Les Paroles de la Bible s’accompliront alors : « Moi et Mon Père viendrons et bâtirons Notre demeure en vous ».

La Lumière sera en nous et nous deviendrons humbles.

 

Conférence donnée le 29 mars 1914 à Sofia

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VOICI L’HOMME

Jésus sortit donc, portant la couronne

d’épines et un manteau de couleur pourpre.

Ponce Pilate leur dit « Voici l’Homme. »

(Jean 19, 5)

 

Le mot chovek ou chelovek, sous-entend en bulgare un homme qui peut vivre un siècle entier. La particule, «vek», signifie siècle. Mais dans la langue originelle, dans laquelle cette phrase a été écrite, le mot chelovek prend une autre signification et veut dire que Jésus est l’Homme qui vient sur la terre, le frère de ceux qui souffrent. Comment doit-on comprendre ces mots ? Quand nous nous présentons devant les autres, est-ce que l’on dira de nous « Voici l’homme ? » Pour que quelqu’un mérite de porter ce nom, il faut qu’il porte en lui quatre qualités : être riche et fort, avoir des connaissances et des vertus. Vous direz : « Que vient faire la richesse ici » ? La richesse, c’est la base, elle donne les conditions qui permettent à l’homme de se développer, c’est le terreau sur lequel se développe la force, et la force apporte la chaleur et la lumière qui sont à l’origine de la vie. Puis vient le savoir qui est la méthode par laquelle on arrive à la compréhension et à la maîtrise de notre vie. Enfin la vertu, c’est l’objectif que l’on doit atteindre.

Les gens demandent souvent : « Que devons-nous faire ? » Semez un grain de blé et il vous montrera ce que vous devez faire. Vous direz : « Mais comment ? – Arrosez-le et les rayons du soleil se chargeront de diriger le grain de blé vers le soleil, la source de la vie. » Et, comme le grain de blé nous devons aussi croître, tendre vers le Seigneur. Quelqu’un demandera : « En grandissant, le grain de blé atteindra-t-il le soleil ? Moi, je veux trouver le Seigneur ! – Pour toi, il n’est pas nécessaire de savoir où se trouve le Seigneur, il faut seulement que tu souhaites t’en approcher. » Le grain de blé a compris ce que représente le soleil, et il a reçu ce qu’il cherchait. La même loi est valable également pour nous : nous devons nous aussi arriver au même résultat. Nous devons être semés. Dans notre vie, nous rencontrons des difficultés qui représentent ces petits et nécessaires obstacles que vit le grain de blé. Une certaine pression est nécessaire avant le processus de la croissance, l’acquisition du savoir. Quand nous donnerons un fruit, nous serons déjà au stade de la vertu.

Par conséquent, nous devons être semés, il faut que nous soyons recouverts d’un peu de terre pour subir un peu de pression ; après nous croîtrons et nous pourrons acquérir des connaissances. Quand cette connaissance atteindra un certain degré, elle correspondra au stade de l’épi de blé. Ensuite, le Seigneur demandera que le blé soit fauché et il opérera un tri entre le bon et le mauvais, il séparera les grains de la paille. Nous venons au monde, ce qui correspond au grain qui germe, nous grandissons, nous nous développons, nous mourons et nous sommes enterrés. C’est cela la moisson. Ensuite le Seigneur viendra prendre ce qui Lui est nécessaire : la paille ira à la grange et le grain ira au moulin.

Je vous ai lu le chapitre 19 de l’Évangile de saint Jean, pour vous montrer que le Christ sur la croix exprimait ces quatre qualités que nous devons aussi obtenir : la vertu sur la tête, qui n’était pas clouée, le savoir, au côté gauche, la force, au côté droit, et la richesse en bas, au niveau des pieds. Et voilà l’homme crucifié. Ainsi, quand nous clouerons la richesse, la force et la connaissance, leurs sèves monteront vers la tête, vers la vertu.

Quand le Seigneur veut qu’un homme devienne bon, il le cloue sur la croix, Il y cloue ses richesses, sa force et son savoir. Et que veut dire clouer ? On isole l’homme dans une caisse pour que personne ne puisse le prendre, pour que personne ne puisse disposer de lui. Ainsi, seul le Seigneur disposera de lui. Il lui dit : « Quand Je travaille, tu resteras tranquille ». Et si l’homme ne veut pas se tenir tranquille, le Seigneur dit : « Clouez-le, pour que je puisse travailler au calme ». Alors, quand nous sommes sur la croix nous ne devons pas pleurer, car le Seigneur travaille pour nous. Il est malheureux celui qui n’est pas cloué sur la croix ! Celui qui souhaite que le Seigneur s’occupe de lui doit passer par ce processus de développement. Je vous parle ainsi en utilisant des allégories.

            Avant ce processus de développement, nous devons nécessairement avoir la foi, la foi inébranlable dans le plan cosmique divin qui englobe toutes les créatures que Dieu a créées. Il ne faut pas douter de Dieu, parce qu’il est parfait, Tout-Puissant. N’est-ce pas Jésus qui disait : « Ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu. » Les voies de Dieu sont impénétrables, il ne faut même pas accepter l’idée qu’elles puissent être changées ou dénaturées. Et lorsque nous sommes invités et que nous nous engageons sur la voie divine, il faut que nous ayons la même confiance que les enfants. Nous devons aussi éviter les erreurs décrites dans l’histoire suivante.

En Angleterre, un célèbre peintre voulait peindre un tableau représentant l’extrême pauvreté. Il se promena dans Londres des jours et des mois durant, pour trouver un sujet qui correspondrait à son idée. Il finit par trouver un enfant vêtu de lambeaux, ce qui toucha son cœur et il se dit : « Voilà la personne qu’il me faut pour la création de ce tableau ». Il s’approcha de lui, lui donna sa carte de visite et lui dit : « Venez dans quatre jours, je dois vous entretenir de quelque chose. » Mais cet enfant, voyant ce monsieur si bien habillé, s’est dit : « Comment pourrais-je me rendre à ce rendez-vous avec mes vêtements déchirés… » Il s’est rendu dans une famille qu’il connaissait pour se préparer et s’apprêter comme s’il avait un rendez-vous avec le roi : il a trouvé des vêtements, s’est changé et au jour convenu, il s’est rendu chez le peintre. « Qui êtes-vous ? demanda le peintre. – Je suis celui que vous avez invité. – Allez-vous-en immédiatement ! Des personnes habillées comme vous, il y en a des milliers ; il fallait rester comme je vous avais vu l’autre jour. »

 Et nous aussi, quand le Ciel nous invite à faire un travail, nous voulons nous habiller, alors que notre force n’est pas dans nos vêtements, nos chapeaux, nos gants, nos chaussures, ni dans les cols, les cravates et les montres… ceux-ci n’ont pas d’importance. La force est dans notre intellect, dans notre cœur, dans nos nobles aspirations à faire le bien. Quand nous avons ces qualités, les autres choses viendront à nous d’elles-mêmes, en temps voulu. Quand nous partons au Ciel, prenons-nous nos vêtements ? Quand le Seigneur nous appelle au Ciel, il nous déshabille. Il ne veut pas de nos vêtements et Il dit : « Amenez-le-moi comme il est ». Quand quelqu’un meurt, tout le monde se détourne de lui, même ceux qui l’ont aimé. Ils disent : « Enlevez-le au plus vite. » Où est alors leur amour ? Mais le Seigneur ne se détourne pas de lui et dit : « Amenez-le, il me le faut tel qu’il est ». Et lorsqu’on nous met dans le tombeau, que fait le Seigneur ? Il commence à parler avec nous, et ce n’est pas, comme certains le pensent, la fin. Il nous demande : « Et alors, as-tu compris la vie, as-tu compris le sens de la vie que Je t’ai donnée ? » Et c’est précisément dans cette conversation que le Seigneur crée Son grand dessein. C’est à ce moment-là que prend naissance ce processus : les hommes aussi, une fois que quelqu’un les a quittés, commencent à pleurer et à énumérer toutes ses qualités : ils voient alors le tableau Divin qui est représenté devant eux.

Nous devons surmonter les souffrances qui nous sont envoyées et en tirer un enseignement. Jésus qui a enduré les souffrances terrestres nous sert d’exemple. Il faut se soumettre à ce processus divin. Jésus dit à un endroit : « Me penses-tu incapable de faire appel à mon Père qui me donnerait à l’instant plus de douze légions d’anges ? Si je n’accomplissais pas ce pourquoi je suis venu, comment les hommes pourraient-ils s’élever ? »[1] Lui aussi voulait s’élever. Vous êtes sur la terre, et un jour vous connaîtrez aussi des orages, des difficultés et peut-être le même destin, mais, quand cette heure viendra, en aucun cas vous ne devez la considérer comme un malheur. Parce que là où il n’y a pas de souffrances, il ne peut pas y avoir d’enrichissement. Là, où il y a des peines, il y des joies aussi ; s’il y a la mort, il y a résurrection. Et celui qui ne veut pas participer aux souffrances de l’humanité ne gagnera rien. Que sont les souffrances ? Les conséquences des erreurs commises un jour par notre ignorance ; c’est précisément la souffrance qui corrigera ces erreurs. Ce processus de la souffrance est un moyen de nous préparer et d’atteindre les vibrations sublimes et ascensionnelles qui nous attendent au Ciel. Il faut endurer 100 peines pour atteindre une joie divine, et c’est alors que nous apprécierons cette joie et la garderons. Le Seigneur commence par les souffrances pour nous aguerrir, comme un forgeron qui transforme le métal, pour que nous puissions recevoir la joie qui viendra après. Chacun d’entre nous est nécessaire, indispensable au Seigneur. Il se peut que pour le monde vous ne représentiez rien, zéro, mais pour le Seigneur, vous êtes un être important. Seul le Seigneur qui vous a envoyé au monde apprécie vos souffrances et, par conséquent, vous ne devez pas vous soucier de ce que le monde pense de vous. Celui qui vous a envoyé pense à vous et vous apprécie. Pour vous, il est important d’avoir l’approbation de Dieu. Si Dieu est avec vous, vous serez beaux, et le monde aime la beauté. S’Il est avec vous, vous serez fort, riche et bon ; la bonté est toujours appréciée et estimée.

Maintenant, je vais vous parler de Dieu, non pas comme le décrivent les philosophes : un être lointain, un être dans l’espace sans pouvoir le situer, mais comme ce Seigneur dont je vous parle, qui pense à nous, qui observe nos actes, nous corrige, nous punit, nous habille, nous déshabille, nous fait naître et mourir. Que signifie mourir ? Le Seigneur fait une opération : Il voit que vous allez perdre beaucoup et Il raccourcit le processus de votre vie : « Pour qu’il ne fasse pas plus de dettes, prenez-lui le capital que Je lui ai donné. Aujourd’hui, le temps n’est pas favorable, laissez-le pour une autre époque, amenez-le-Moi. » Et, dans ce processus, nous croyons que le monde nous a oubliés, mais si le monde nous a oubliés, le Seigneur, Lui, pense à nous. Et le monde doit obligatoirement nous oublier. Une jeune fille ne pourra jamais se marier si elle aime tous les jeunes gens, elle doit en choisir un et dire : « C’est lui ». Et dans la vie, c’est pareil, vous devez avoir un seul Dieu. Il y a beaucoup de dieux dans le monde qui voudraient vous avoir, mais vous devez trouver votre Dieu, celui avec lequel vous allez vivre, vous développer, vous enrichir.

Les Écritures disent : « Dieu n’est pas seulement au Ciel, Il vit aussi dans le cœur des gens humbles ». Par conséquent, la première qualité que vous devez acquérir, pour qu’Il puisse venir en vous, c’est l’humilité. Mais cette humilité n’est pas l’humilité de la brebis : si on vous bat ou si on vous casse les jambes, ne vous contentez pas de dire : « je n’y peux rien ! » Quand on vous prend toute votre richesse, ce n’est pas de l’humilité de dire : « Nous sommes humbles. » L’humilité, c’est quand vous avez toutes les richesses, la force, les connaissances, les biens, de dire consciemment : « Seigneur, Tu peux disposer de tout ce que je possède ! ». Maintenant, tous prêchent l’Évangile et se préoccupent des autres, mais dès que le Seigneur touche à leurs portefeuilles, bien garnis, ils crient : « Ah, là non ! La moitié, peut-être, nous pouvons la donner, mais tout, non ! ». S’agissant de la force, ils disent : « Tu ne peux pas disposer de toutes mes forces. » Mais lorsque nous sommes en difficulté, nous Lui demandons de nous guider et de nous aider. Cette compréhension humaine prédomine chez tous les philosophes depuis mille ans. Et nos malheurs viennent justement de là. Jésus, à travers sa vie, vient nous montrer le chemin.

Beaucoup de chrétiens pensent que lorsqu’on devient chrétien, on doit quitter le monde. Mais vous pouvez renoncer à vos maisons, à la richesse, aux femmes, aux enfants et, en même temps, penser à eux. Vous pouvez vous rendre dans un monastère très éloigné et encore penser « Que deviennent ma femme, mes enfants, ma maison ? », ce qui signifierait que vous n’avez pas renoncé à eux, que vous n’êtes pas libres. Renoncer aux choses ne veut pas dire les oublier, mais laisser les gens libres, laisser la femme agir à sa guise, laisser le fils agir à sa guise. Renoncer au monde signifie le laisser, le quitter pour ne pas le déranger, mais qu’il suive son chemin. Peut-on arrêter la rivière ? Il faut la laisser suivre son cours. Nous ne pouvons faire qu’une chose : l’utiliser. De la même façon, on ne peut pas arrêter la vie, mais il faut l’utiliser. Et Jésus dit clairement : « Si vous m’aimez, respectez mes commandements ». « Si vous m’aimez… » Oui, nous devons l’aimer. Il ne dit pas : « Gare à vous si vous ne m’aimez pas !...» Non, le Seigneur ne vous forcera jamais et Il ne vous demandera pas de vous sacrifier.

Les hommes demandent : « Pourquoi le Seigneur qui est tout-puissant ne règle-t-il pas les problèmes de tout le monde ? – Comment doit-Il faire ? – À celui qui ment, que sa langue se dessèche, à celui qui vole, que sa main se dessèche ! – Mais alors nous vivrions dans un monde d’aveugles et d’estropiés ! Qu’en dites-vous, est-ce que cela serait agréable de vivre dans un tel monde ? » Le Seigneur donne une direction diamétralement opposée, Il propose un chemin inverse : Il dit que celui qui veut être seigneur, doit être serviteur. Ce processus est le suivant : les hommes puissants veulent toujours que toutes les rivières se déversent dans leur rivière, mais, lorsqu’il s’agit du bien, le processus est précisément inverse. C’est le Seigneur qui se déverse dans différents petits ruisseaux, et, au lieu de les diriger, Il les laisse couler librement. Vous pouvez tenter une petite expérience chez vous : émettez une pensée et dirigez-là. Mettez dans votre esprit l’idée de devenir serviteur, serviteur au nom du Seigneur : c’est alors que vous arriverez chez le Seigneur. Vous cherchez le Seigneur au Ciel, mais Il n’est pas là. Quand vous souffrez et soupirez, Il est en vous. Et, dans ce processus que les gens appellent progrès, évolution, c’est le Seigneur qui est à l’œuvre : Il est le meilleur ouvrier !

Certains se plaignent : « Pourquoi Dieu ne voit-Il pas nos souffrances ? » Il dit : « Je n’ai pas le temps, Je suis tellement occupé avec vos affaires, Je suis occupé avec d’importantes affaires qui vous concernent et qui vous dépassent. Quand J’aurais le temps, Je m’occuperai de vos petits malentendus insignifiants. » Ceci n’est pas une allégorie, c’est la réalité. Il y a un passage des saintes Écritures qui dit : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et courbés sous un fardeau, et je vous apporterai le repos. »[2] Les souffrances que l’on endure sur la terre, ce sont les souffrances de Dieu : Il pleure et souffre en nous. Quelqu’un dit : « Je souffre, mon âme est triste », mais il devrait dire : « Seigneur, pardonne-moi, je t’ai causé tant de déceptions par mes pensées et mes actes impurs. » C’est alors que nous emprunterons le vrai chemin qui nous délivrera de nos maux de tous les jours. Nous devons enfin laisser le Seigneur se renforcer en nous. Nous L’avons attaché avec des cordes et nous L’avons cloué, alors qu’il faudrait Le déposer et Le laisser tranquille dans le tombeau. C’est à ce moment-là qu’Il ressuscitera et nous libérera. Soyez sûrs d’une chose : ceux qui Le retardent sur son chemin, c’est nous, les humains. Le mal n’entrave pas le chemin divin. Il a établi la loi de la liberté et Il ne peut pas et ne veut pas changer cette loi. Tant que nous ne parviendrons pas à cet état de conscience et ne nous soumettrons pas de notre plein gré, Il ne nous délivrera pas. Il faut que cette conscience pénètre profondément en nous, celle de devenir semblables à Lui. C’est alors que nous pourrons utiliser nos richesses, nos forces et nos vertus pour évoluer. Qui doit évoluer ? Nos frères et nos proches également. Chacun d’entre nous ne doit pas se limiter à aimer le corps physique de ses proches, mais doit rechercher et aimer leur âme.

Je peux vous dire que Jésus, qui est venu sur la terre, ne l’a toujours pas quittée. Il vit parmi les hommes, travaille parmi eux et le temps est venu pour qu’il ressuscite en nous. Ayons la foi, mais non pas cette foi et cette peur qu’avaient les juifs disant : « Nous n’avons pas d’autre roi que César. »[3] Mais, lorsque quelques années plus tard, celui-ci a détruit, Jérusalem et leur Temple, ils ont renoncé à lui. Aujourd’hui, si nous décidons de n’obéir qu’à César, les conséquences seront les mêmes.

Revenons un peu sur ce que je disais tout à l’heure : nous devons vivre dans ce monde, pour nous préparer. Nous ne pouvons pas vivre au Ciel, parce que là-bas la chaleur et la lumière sont trop fortes. De même que le jardinier qui veut cultiver des pins provenant des hautes altitudes doit réaliser plusieurs greffes pour acclimater la plante, de même, notre Père Céleste ne peut pas nous prendre et nous planter directement dans le jardin du paradis. Même notre système éducatif est fondé sur cette règle : on commence d’abord par la première classe, ensuite, la deuxième, puis toutes les autres, après vient l’université, et enfin on entre dans le monde du travail. Ce sont des organisations sociales auxquelles l’homme doit se conformer. D’après moi, un chrétien ne doit pas être stupide et clamer : « Je me contente de ce que Dieu m’a donné. » Quand vous labourez votre champ, vous semez du blé, parce que si vous ne semez rien, que vous donnera le Seigneur ? De la broussaille et des mauvaises herbes ! Travaillez la terre, plantez vos vignes et elles donneront des fruits. Si vous avez planté de mauvais ceps de vigne, le raisin sera acide. Le Seigneur a donné un bon intellect à votre enfant, mais vous, qu’avez-vous planté en lui : de bonnes semences qui donneront des fruits ?

Nous voulons être vertueux, forts, riches. Nous pouvons avoir la vertu, la force et la richesse, et il est nécessaire de les avoir. Pour qu’elles puissent croître et se développer en nous, voici les conditions requises : le germe divin, la loi divine et l’équilibre divin. L’équilibre, c’est la vertu, la loi, c’est le savoir, les conditions, c’est la force, le germe, c’est la richesse. Vous allez dire : « Mais comment trouver le Seigneur ? – C’est facile ! » 

Quelqu’un voulait faire une blague à son ami et s’est écrié : « Nous sommes dans un jardin avec de très beaux pommiers ». L’ami, ayant fermé les yeux répondit : « Mais je ne vois rien ! » Il reçut alors une gifle de son ami et s’exclama : « Je les vois ! » De même, quand le Seigneur veut que nous commencions à voir, Il nous donne une gifle. Et nous commençons à voir. Si vous avez les yeux fermés, demandez que l’on vous les ouvre. Les hommes demandent : « Où est le Seigneur ? Dans les arbres, dans les pierres, dans la terre ! » Mais quand le malheur arrive, tout le monde se tourne vers le Ciel et s’écrie : « Seigneur ! » Voilà la gifle que le Seigneur leur a donnée : « Je vous ai créés pour que vous ayez les yeux ouverts ! » Pour nous élever, il faut être comme des enfants, curieux et réceptifs.

Maintenant, je vous dirais encore quelque chose. Avec quelle méthode devons-nous travailler ? Dorénavant, nous devons être liés à tous les hommes de la terre, par le cœur et par la raison, parce que le salut viendra grâce à nos prières communes. « L’union fait la force ». Et quand la raison et l’amour des humains s’uniront, le Royaume de Dieu viendra sur la terre. Par exemple, si vous avez un ami et si vous l’aimez vraiment, vous ne devez jamais douter de lui ni chercher ses défauts. Il en a comme tout le monde, les défauts correspondant au vêtement qui habille l’homme, mais l’âme humaine est pure, elle ne peut être ni abîmée ni détruite. Personne, en effet, ne peut abîmer votre âme divine. Elle peut être salie extérieurement, mais jamais intérieurement, car Dieu habite dans cette âme. Il est impensable de détériorer l’âme que Dieu protège. Nous ne pouvons pas être asservis par le monde extérieur. Ponce Pilate a dit à Jésus : « Ne sais-tu pas que j’ai le pouvoir de te relâcher et que j’ai le pouvoir de te crucifier ». Jésus répondit : « Tu n’aurais aucun pouvoir sur moi s’il ne t’avait pas été donné d’en haut. J’obéis à celui qui t’a donné le pouvoir, mais mon âme reste libre. »[4] Nous sommes soumis à des souffrances temporaires que nous ne pouvons pas comprendre maintenant. Après notre mort et notre résurrection, nous comprendrons leur signification.

Les hommes sont sujets à des peurs, mais la vie n’est pas là. La vraie vie, c’est quand l’homme est rempli de nobles sentiments. Heureux celui qui fait du bien sans attendre de retour. Vous avez été offensé par quelqu’un et vous décidez de ne plus le saluer, de ne plus lui serrer la main ! Il est cependant possible de le saluer, de retirer son chapeau, de lui serrer la main sans lui témoigner d’estime. Habituellement, on retire son chapeau devant quelqu’un d’important et, par ce geste, on semble lui dire : peux-tu m’augmenter ? Il y a un poisson diabolique dans la mer qui salue tous les poissons qu’il rencontre ! Quand un homme serre la main d’un autre, ses doigts parlent. L’auriculaire dit : « peux-tu m’aider, j’ai un commerce qui ne marche pas bien. » L’annulaire dit : « je souhaiterais avoir des dons artistiques et des connaissances. » Le majeur dit : « je veux des droits et des privilèges. » L’index dit : « je veux être respecté et estimé. » Le pouce dit : « Je veux de la force et de la maîtrise. » Celui qui est salué peut satisfaire de telles demandes s’il le veut. Mais, même en agissant ainsi, les hommes n’obtiennent toujours pas ce qu’ils cherchent.

Enfin, quand Jésus est venu et a dit : « Ce que vous cherchez : la richesse, la force, le savoir, la bonté, je peux vous les donner. Et toute personne qui aurait quitté à cause de moi ses maisons ou ses frères, ses sœurs, son père, sa mère, sa femme, ses enfants et ses terres, recevra le centuple et héritera de la vie éternelle »[5], voici l’Homme qui peut vous serrer la main et qui peut vous donner la force, la richesse, la bonté et les connaissances. Mais les hommes ont dit : « Arrêtez-le ! Crucifiez-le ! » Et Pilate leur a répondu : « Mais vous allez le perdre ! ». Aujourd’hui, Jésus est toujours parmi vous, et je vous dis : « Voici l’Homme que vous cherchez, le seul qui peut vous apaiser, vous apporter l’intelligence, vous donner la santé, vous procurer une place dans la société, vous élever, vous montrer la voie pour que votre intellect s’éclaire ». Là encore vous doutez et vous dites: « Montrez-Le-nous pour que nous le voyions ! »

Je vous donnerai une image. Le soir, un homme arrive avec une bougie. Voici l’homme qui vous amène la lumière. Vous voyez la bougie et vous ne voyez pas l’homme. Vous ne le verrez que lorsque le soleil se lèvera. Cherchez par vous-même cette lumière que porte cet homme. Elle vous aidera à trouver le chemin que vous devez suivre. C’est ainsi que vous devez comprendre cette histoire. Je vous donnerai encore une autre image. Imaginez que je vous invite dans une salle imposante et luxueuse en vous disant : « Cette pièce est magnifiquement décorée, à cet endroit, vous avez telle chose et dans tel autre endroit, telle chose… » Mais vous vous exclamez : « Peut-être, pourtant je ne vois rien ! ». Mais, si j’amène une bougie les contours des objets les plus proches se dessineront et, avec plusieurs bougies, on verra de mieux en mieux. Avec une petite lampe, on distinguera encore mieux et avec la lumière du jour, on verra alors tout. Le monde est comme cette pièce et chacun d’entre nous doit porter une bougie. En rassemblant toutes les bougies que vous apportez, on verra beaucoup de choses. Vos esprits sont des bougies. Je n’aime pas les personnes qui portent des cierges éteints, mais seulement ceux qui portent des bougies allumées comme lors de la fête de Pâques. Chacun d’entre nous doit être une bougie allumée. Chaque personne qui est fidèle, dévouée, aimante et bonne est une bougie allumée. C’est une grande erreur de venir avec une bougie éteinte.

Vous demandez : « Que devons-nous faire ? » Il faut prier les uns pour les autres, il faut que vous envoyiez des bonnes pensées à vos amis, que vous priiez pour eux et que vous souhaitiez qu’ils soient bénis, et le Seigneur, en les bénissant, vous bénira aussi. Et pourquoi devons-nous prier ? Lors de l’été 1899, une grande sécheresse a sévi dans la région de Novi Pazar. Les turcs des 39 villages voisins se sont réunis et ont prié pour que la pluie vienne, et la pluie est venue. Les bulgares se sont dit : « Dieu leur a envoyé la pluie, Il nous l’enverra aussi. » Mais elle n’est pas tombée sur leurs villages et leurs troupeaux étaient épuisés par la faim. Quand les gens prient, prie toi-aussi, tu dois également déposer ta demande. Le Seigneur ne va pas te retenir dans Sa liste si tu ne pries pas. La prière a une force extraordinaire et aujourd’hui les êtres humains doivent être des êtres de prière ; c’est par la prière que nous préparons notre intellect et notre cœur. Et nous ne devons pas prier exclusivement pour nous, ce serait de l’égoïsme.

Je ne veux pas m’occuper de l’intellect des gens, mon intention est de m’occuper de leurs cœurs, parce que tout le mal est enfoui profondément dans le cœur. Et Dieu lui-même dit : « Mon fils, donne-moi ton cœur ! »

Nous devons dès maintenant commencer un nettoyage, comme à Pâques : ouvrons les fenêtres et faisons le ménage. Tous les hommes et toutes les femmes ploient sous le même fardeau. La dysharmonie est partout. L’homme et la femme ne se mettent d’accord sur rien, ni sur le partage de la maison, ni sur le partage de l’argent. La femme est mécontente parce que l’homme veut détenir l’argent. Ceci n’a pas d’importance, arrangez-vous pour décider qui tiendra les comptes. L’homme et la femme se querellent pour savoir qui règne à la maison. Qui chante le coq ou la poule ? Quel coq, quelle poule, cela n’a aucune importance dans la vie ; c’est autre chose qui est important. Jésus est déjà là et il travaille. Quand la lumière vient, elle vient doucement et sans bruit. Il ne viendra pas, comme certains l’attendent, dans un bruit de tonnerre. Le tonnerre peut se produire, mais Jésus ne sera pas là. Lorsque le prophète Elie s’est rendu dans le désert pour jeûner et prier et que la tempête et le feu se sont abattus, il a mis ses mains devant ses yeux. Le Seigneur n’était pas dans la tempête, mais dans la douce voix qui parlait. Le Seigneur n’est pas dans vos souffrances, ni dans votre force, ni dans vos connaissances. Il est dans l’amour. Si vous aimez, Il est en vous. Si vous n’aimez pas, Il n’est pas présent. Et vous aussi vous devez aimer, telle est la Loi. Nous n’aimons pas et attendons seulement d’être aimés. C’est comme si vous étiez assis devant le poêle et que vous attendiez que l’on vous amène du bois pour vous réchauffer. Nous devons, nous-mêmes, chercher le bois qui pourra également servir aux autres.

Nous qui suivons le Christ qui nous a donné suffisamment de force, nous devons enfin Le laisser entrer en nous. Maintenant je vous laisse cet Homme. Allez-vous l’accepter ou allez-vous le crucifier ? Est-ce que vous le laisserez pénétrer en vous ou bien direz-vous : « On ne le veut pas » ? C’est le problème que vous devez résoudre. Si vous dites : « Laissez-Le, c’est notre Seigneur », vous avez résolu la question et la bénédiction viendra. Les paroles de la Bible s’accompliront alors : « Moi et mon Père viendrons et bâtirons notre demeure en vous ».[6]

La Lumière sera en nous et nous deviendrons humbles.

 

Conférence donnée par le Maître Peter Deunov à Sofia, le 29 mars 1914.

 


[1]« Penses-tu que je ne puisse faire appel à mon Père, qui mettrait aussitôt à ma disposition plus de douze légions d’anges ? Comment s'accompliraient alors les Ecritures, selon lesquelles il faut qu’il en soit ainsi ?» (Mt 26,53-54)

[2] Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi je vous donnerai le repos. (Mt 11, 28)

[3]Les grands prêtres répondirent : ‘Nous n'avons pas d’autre roi que César.’ (Jn 19, 15)

[4]Pilate lui dit alors : "C'est à moi que tu refuses de parler ! Ne sais-tu pas que j'ai le pouvoir de te relâcher comme j’ai le pouvoir de te faire crucifier ? " Mais Jésus lui répondit : " Tu n'aurais sur moi aucun pouvoir, s'il ne t'avait été donné d'en haut. (Jean 19,10-11)

[5]Et quiconque aura laissé maisons, frères, sœurs, père, mère, enfants ou champs, à cause de mon nom, recevra beaucoup plus et, en partage, la vie éternelle. (Mt 19,29)

[6]« Jésus lui répondit : "Si quelqu'un m'aime, il observera ma parole, et mon Père l'aimera ; nous viendrons à lui et nous établirons chez lui notre demeure. (Jn 14, 23)

 

Traduit par Bojidar Borissov

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