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hristo

1914_03_29 Voici l'homme

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http://petardanov.info/Knigi/Voici_l_homme_29_03_1914.pdf

 

Voici l’homme

Conférence donnée

par Le Maitre Peter Deunov

Sofia, le 29 mars 1914

 

Jésus sortit donc, portant la couronne d’épines et le manteau de pourpre. Et Pilate leur dit « Voici l’homme ».

Jean 19:5

 

Le mot « chovek » ou « chelovek », sous-entend en langue bulgare un homme qui peut vivre un siècle entier. La fin du mot bulgare, « vek », signifie siècle. Mais dans la langue originelle, dans laquelle cette phrase a été écrite, le mot « chelovek » prend une autre signification et veut dire Jésus, L’Homme qui vient sur la Terre, le frère de ceux qui souffrent. Comment doit-on comprendre ces mots ? Quand on se présente devant les autres, est-ce que l’on dira de nous « Voici l’homme » ? Pour que quelqu’un mérite de porter ce nom, il faut qu’il porte en lui quatre qualités : être riche, être fort, avoir des connaissances, avoir des vertus. Vous direz : « Que vient faire la richesse ici » ? La richesse, c’est la base, les conditions qui permettent àl’homme de se développer, c’est le terreau sur lequel se développe la Force, et la Force apporte la Chaleur et la Lumière qui sont à l’origine de la vie. Lorsqu’on arrive au Savoir, il est la méthode par laquelle on arrive à la compréhension et à la maitrise de notre vie. La Vertu, enfin, c’est l’objectif que l’on doit atteindre.

 

Les gens demandent souvent : « Que devons-nous faire? » Semez un grain de blé et il vous montrera ce que vous devez faire. Vous direz, mais comment ? Arrosez-le et les rayons du soleil se chargeront de diriger le grain de blé vers le Soleil, la source de la Vie. Et nous devons croitre comme le grain de blé : tendre vers le Seigneur. Quelqu’un demandera : « en grandissant, le grain de blé atteindra-t-il le soleil ? Moi, je veux trouver le Seigneur ». Pour toi, il n’est pas nécessaire de savoir où se trouve le Seigneur, il faut seulement que tu souhaites t’en approcher. Le grain de blé a compris ce que représentait le Soleil, et a reçu ce qu’il cherchait ; la même loi est valable également pour nous - nous devons aussi arriver au même résultat. Nous devons être semés. Dans notre vie, nous rencontrons des difficultés qui représentent ces petits et nécessaires obstacles que vit le grain de blé. Une certaine pression est nécessaire avant le processus de la croissance, le Savoir. Quand nous donnerons un fruit, nous serons déjà au stade de la vertu.

 

Par conséquent, nous devons être semés, il faut que nous soyons recouverts d’un peu de terre pour avoir un peu de pression, après nous croitrons et nous pourrons acquérir des connaissances. Quand cette connaissance atteindra un certain degré, elle correspondra au stade de l’épi de blé. Ensuite, le seigneur demandera que le blé soit fauché et il opèrera un tri entre le bon et le mauvais et séparera les grains de la paille. Nous venons au monde, ce qui correspond au grain qui germe, on croit, on se développe, on meurt et on est enterré. C’est ça la moisson. Ensuitele Seigneur viendra prendre ce qui Lui est nécessaire : la paille ira à la grange et le grain ira au moulin.

Je vous ai lu le chapitre 19 de l’Évangile de Jean, pour vous montrer que le Christ présentait ces quatre qualités sur la croix, ces quatre qualités que nous devons aussi apprendre : la Vertu sur la tête, qui n’était pas clouée, le Savoir, côté gauche, la Force, côté droit, et la richesse en bas, au niveau des pieds. Et voilà, l’homme crucifié. Ainsi, quand nous clouerons la richesse, la Force et la Connaissance, leurs sèves monteront vers la tête, vers la Vertu.

 

Quand le Seigneur veut qu’un homme devienne bon, il le cloue sur la croix, y cloue ses richesses, sa force et son savoir. Et que veut dire « clouer » ? On isole l’homme dans une caisse pour que personne ne puisse le prendre, pour que personne ne puisse disposer de lui. Ainsi, seul le Seigneur disposera de lui. II lui dit : « Quand Je travaille, tu resteras tranquille ». Et si l’homme ne veut pas se tenir tranquille, le Seigneur dit : « Clouez-le, pour que je puisse travailler au calme ». Et quand nous sommes sur la croix, nous ne devons pas pleurer, car le Seigneur travaille pour nous. Malheureux celui qui n’est pas cloué sur la croix. Celui qui souhaite que le Seigneur s’occupe de lui doit passer par ce processus de développement. Je vous parle ainsi en utilisant des allégories.

 

Avant ce processus de développement, nous devons avoir nécessairement la Foi, la Foi inébranlable, dans le Plan cosmique divin qui englobe toutes les créatures que Dieu a créées. II ne faut pas douter de Dieu, parce qu’il est Parfait, Tout-Puissant. N’est-ce pas Jésus qui disait : « Cequi est impossible aux hommes est possible à Dieu ». Les voies de Dieu sont impénétrables, il ne faut même pas accepter l’idée qu’elles puissent être changées ou dénaturées. Et lorsque nous sommes invités et que nous nous engageons sur la voie divine, il faut que nous ayons la même confiance qu’ont les enfants. Et nous devons éviter les erreurs décrites dans l’histoire qui suit.

En Angleterre, un célèbre peintre voulait peindre un tableau qui représenterait l’extrême pauvreté. Il se promena à Londres pendant des jours et des mois durant, pour trouver un sujet qui correspondrait à son idée. Il finit par trouver un enfant vêtu de lambeaux qui toucha son coeur et se dit : « Voilà la personne qu’il me faut pour la création de ce tableau ». Il s’approcha de lui, lui donna sa carte de visite et lui dit : « Venez dans quatre jours, je dois vous entretenir de quelque chose ». Et cet enfant, en voyant ce monsieur si bien habillé, s’est dit : « Comment je pourrais me rendre à ce rendez-vous, avec mes vêtements déchirés ». Il s’est rendu chez une famille qu’il connaissait pour se préparer et s’apprêter comme s’il avait un rendez-vous avec le roi : il a trouvé des vêtements, se changea et au jour convenu, s’est rendu chez le peintre.

 

-    « Qui êtes-vous » ? — demanda le peintre.

-    « Je suis celui que vous avez invité ».

-    « Maintenant, allez-vous-en ! Des personnes habillées comme vous, il y en a des milliers, il fallait rester comme je vous avais vu l’autre jour ».

Et nous aussi, quand le Ciel nous invite au travail, nous voulons nous habiller, alors que notre force n’est pasdans nos vêtements, nos chapeaux, nos gants, nos chaussures ni dans les cols, les cravates et les montres... : ils n’ont pas d’importance. La force est dans notre intellect, dans notre coeur, dans les nobles aspirations de faire le bien. Quand nous avons ces qualités, les autres choses viendront à nous d’elles-mêmes, en temps voulu. Quand nous partons au Ciel, prenons-nous nos vêtements ? Le Seigneur, quand il nous appelle au Ciel, il nous déshabille. II ne veut pas de nos vêtements, et dit : « amenez-le-Moi comme il est ». Quand quelqu’un meurt, tout le monde se détourne de lui, même ceux qui l’ont aimé. Ils disent : « Enlevez-le au plus vite ». Où est alors leur amour ? Mais le Seigneur ne se détourne pas de lui et dit : « Amenez-le, il me le faut tel qu’il est ». Et lorsqu’on nous met dans le tombeau, que fait le Seigneur ? Il commence à parler avec nous, et ce n’est pas, comme certains le pensent, la fin. Il nous demande : « Et alors, as-tu compris la vie, as-tu compris le sens de la vie que Je t’ai donnée ? » Et c’est précisément dans cette conversation que le Seigneur peint Son grand tableau. C’est à ce moment que prend naissance ce processus : les hommes aussi, une fois que quelqu’un les a quittés, commencent à pleurer et àénumérer toutes ses qualités : ils voient le tableau Divin qui est représenté devant eux.

 

Nous devons surmonter les souffrances qui nous sont envoyées et en tirer un enseignement. Jésus qui a enduré des souffrances terrestres nous sert d’exemple. Il faut se soumettre à ce processus Divin. Jésus dit à un endroit : « Penses-tu que je ne puisse pas faire appel à mon Pèrequi me donnerait à l’instant plus de douze légions d’anges ? Si Je n’accomplis pas ce pourquoi Je suis venu, comment les hommes pourraient-ils s’élever ? » Lui aussi voulait s’élever. Vous êtes sur la Terre, un jour, vous connaitrez aussi des orages, des difficultés et peut-être le même destin, mais quand cette heure viendra, en aucun cas, vous ne devez la considérer comme un malheur. Parce que là où il n’y a pas de souffrances, il ne peut y avoir d’enrichissement. Là, où il y a des peines, il y a des joies aussi ; s’il y a la mort, il y a résurrection. Et celui qui ne veut pas participer aux souffrances de l’humanité ne gagnera rien. Que sont les souffrances ? Les conséquences des erreurs, commises un jour par notre ignorance, et la souffrance va corriger précisément ces erreurs. Ce processus de souffrance est une méthode pour que nous puissions nous préparer et atteindre les vibrations sublimes et ascendantes qui nous attendent au Ciel. Il faut endurer 100 peines pour attendre une Joie Divine et c’est alors que nous apprécierons cette joie et nous la garderons. Le Seigneur commence par les souffrances pour nous aguerrir, comme le forgeron transforme le métal, pour qu’on puisse recevoir la Joie qui viendra après. Chacun d’entre nous est nécessaire, indispensable au Seigneur. Il se peut que pour le monde vous ne représentiez rien, zéro, mais pour le Seigneur, vous êtes un être important. Seul le Seigneur, qui vous a envoyé au monde apprécie vos souffrances et, par conséquent, vous ne devez pas vous soucier de ce que le monde pense de vous. Celui qui vous a envoyé, pense à vous et vous apprécie. Pour vous, il est important d’avoir l’approbation de Dieu. Si Dieu est avec vous, vous serezbeaux, et le monde aime la beauté. S’Il est avec vous, vous serez forts, riches et bons ; la bonté est toujours appréciée et estimée.

 

Maintenant, je vais vous parler de Dieu, non pas comme un être, comme l’écrivent les philosophes, un être lointain, dans l’espace, sans pouvoir le situer, mais pour ce Seigneur pour Qui je prêche, Qui pense à nous, Qui observe nos actes, nous corrige, nous punit, nous vêtis, nous dévêtis, nous fait naitre et mourir. Que signifie mourir ? Le Seigneur fait une opération : il voit que vous allez perdre beaucoup et raccourcit le processus de votre vie : « Pour qu’il ne fasse pas plus de dettes, prenez-lui le capital que Je lui ai donné. Le temps aujourd’hui n’est pas favorable, laissez-le pour une autre époque, amenez-le chez Moi ». Et dans ce processus, nous croyons que le monde nous a oubliés, mais si le monde nous a oubliés, le Seigneur, Lui, pense à nous. Et le monde doit obligatoirement nous oublier. Une jeune fille ne pourra jamais se marier, si elle aime tous les jeunes hommes, elle doit en choisir un et dire : « C’est lui ». Et dans la vie, c’est pareil, vous devez avoir un seul Dieu. II y a beaucoup de Dieux dans le monde qui voudraient vous prendre, mais vous devez trouver votre Dieu, avec Lequel vous allez vivre, vous développer, vous enrichir.

 

Les Écritures disent : « Dieu n’est pas seulement au Ciel, II vit dans les coeurs des humbles ». Par conséquent, la premièrequalité que vous devez acquérir, pour qu’Il puisse venir en vous, c’est l’humilité. Mais cette humilité n’est pas l’humilité d’une brebis : si l’on vous bat ou on vous casse les jambes, se contenter de dire : « on n’y peut rien ». Ce n’est pas de l’humilité de dire, quand on vous prend toute la richesse : « Nous sommes humbles ». L’humilité, c’est quand vous avez toutes les richesses, la force, les connaissances, le bien, de dire, en conscience : « Seigneur, Tu peux disposer de tout ce que je possède ! ». Maintenant, tous prêchent l’Évangile et se préoccupent des autres, mais dès que le Seigneur touche à leurs portefeuilles, qui sont archipleins, ils crient : « Ah, là, non ! La moitié, peut-être, on peut la donner, mais tout, non ! ». S’agissant de la force, ils disent « Tu ne peux pas disposer de toutes mes forces ». Mais lorsqu’on est en difficulté, nous Lui demandons denous guider et de nous aider. Cette compréhension humaine prédomine chez tous les philosophes depuis mille ans. Et nos malheurs viennent justement de là. Jésus à travers sa vie vient nous montrer le Chemin.

 

Beaucoup de chrétiens pensent que lorsqu’on devient chrétien, on doit quitter le monde. Mais, vous pouvez renoncer à vos maisons, à la richesse, aux femmes, aux enfants et, en même temps, penser à eux. Vous pouvez vous rendre dans un monastère très éloigné et encore penser : «    Quedeviennent ma femme, mes enfants, ma maison », ce qui signifierait que vous n’avez pas renoncé à eux, que vous n’êtes pas libres. Renoncer aux choses, ne veut pas dire les oublier, mais laisser les gens libres, laisser la femme agir comme elle lesait, laisserlefils agir comme il lesait. Renoncer au monde signifie le laisser, le quitter pourne pas déranger, qu’il suive son chemin. Peut-on arrêter la rivière ? II faut la laisser suivre son cours. Nous nepouvons faire qu’une chose : l’utiliser. De la mêmefaçon, on ne peut pas arrêter la Vie, mais il faut l’utiliser. Et Jésus dit clairement : « Si vous m’aimez, respectez mes commandements ». « Si vous m’aimez... », et nous devons L’aimer, II ne dit pas : « Gare à vous si nous ne m’aimez pas ». Non, le Seigneur ne nous forcera jamais et II ne vous demandera pas de vous sacrifier.

 

Les hommes demandent : « Pourquoi le Seigneur, qui est tout puissant, ne règle-t-il pas les problèmes de tout le monde ? » Comment doit-il faire ? « À celui qui ment, que sa langue se dessèche, à celui qui vole, que sa main se dessèche ». Mais alors nous vivrions un monde d’aveugles et d’estropiés ! Qu’en dites-vous, est-ce que cela serait agréable de vivre dans un tel monde? Le Seigneur donne une direction diamétralementopposée, propose un chemin inverse et dit que celui qui veut être seigneur doit être serviteur. Ce processus est le suivant : les hommes forts veulent toujours que toutes les rivières se déversent dans leur rivière, mais s’agissant du Bien, le processus est inverse. C’est le Seigneur qui se déverse dans différents petits ruisseaux, mais au lieu de les diriger, II les laisse couler librement. Vous pouvez tenter une petite expérience chez vous : émettez une pensée et dirigez-la. Mettez dans votre esprit l’idée de devenir serviteur, de devenir serviteur au nom du Seigneur, et c’est alors que vous arriverez chez le Seigneur. Vous cherchez le Seigneur au Ciel, mais II n’est pas là. Quand vous souffrez et soupirez, II est en vous. Et dans ce que les gens appellent progression et évolution, c’est dans ce processus que le Seigneur oeuvre, II est le meilleur ouvrier.

 

Certains se plaignent : « Pourquoi Dieu ne voit-Il pas nos souffrances ? » II dit : « Je n’ai pas le temps, Je suis tellement occupé avec vos affaires, Je suis occupé avec d’importantes affaires qui vous concernent et qui vous dépassent. Quand J’aurai le temps, Je m’occuperai de vos petits malentendus insignifiants ». Ceci n’est pas une allégorie, c’est la réalité. II y a un passage des Saintes Écritures qui dit : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et courbés sous un fardeau, et Je vous apporterai le repos ». Les souffrances que l’on endure sur la terre, ce sont les souffrances de Dieu. II pleure et souffre en nous. Quelqu’un dit : « je souffre, mon âme est triste », mais s’il disait : « Seigneur, pardonne-moi, je T’ai causé tant de déceptions par mes pensées et mes actes impurs ». C’est alors que nous nous emprunterons le vrai chemin