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mayakitanova

2. — L’HOMME HORS DE L’ÉCOLE

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1. — L’HOMME HORS DE L’ÉCOLE

 

 

« Quand nous parlons de richesses, de biens

matériels dans le monde, nous sous-entendons

les aspirations d’une certaine catégorie de gens.

Leurs aspirations sont justes et Dieu les leur accorde.

Du moment que ce sont des consciences moïsiaques,

ils ont le droit de posséder des champs, des boeufs,

toutes sortes de troupeaux, des charrues, des bêches;

ils ont le droit de labourer, de creuser la terre, 

de naitre et de se réincarner, de s’entretuer même;

ils sont libres de tout faire. C’est une des conjonctures 

du monde physique. »

 

Le Maitre.

 

L’homme est en dehors de l’École, ou hors de la Haute École de la vie, quand il agit et vit à l’encontre de l’harmonie des lois de la Nature Vivante Raisonnable. Cela ne concerne pas uniquement l’individu, mais également les collectivités, les sociétés, les peuples et l’humanité tout entière. Jusqu’à la venue du Christ, toute l’histoire des races humaines et de leurs cultures est uniquement celle de l’homme hors de l’école. Le Maitre nous apprend que l’humanité, au cours de son évolution, est passée par les conceptions sur lesquelles se basent les quatre doctrines principales : le cléricalisme, le militarisme, le capitalisme et le collectivisme. D’après lui, ces doctrines existent depuis la nuit des temps. Elles diffèrent par leurs conceptions fondamentales sur le monde, aussi bien que sur les relations des hommes entre eux. Ces quatre systèmes jouent également un rôle prépondérant dans l’État moderne. Le Maitre les caractérise comme suit.

 

« Nous appelons la première forme de religion cléricalisme, c’est-à-dire, une certaine forme de rituel : allumer des bougies, faire des génuflexions devant des icônes, vénérer diverses représentations symboliques telles le triangle, le cercle ayant un point au centre, le pentagramme, l’étoile à six branches, les reliques des saints, etc. Même de nos jours, un très grand nombre de gens pratiquent cette sorte de religion. Nous dénommons la deuxième forme de religion « militarisme » : c’est le culte du couteau, du révolver, de la violence. Si vous rencontrez quelqu’un de ce culte, il vous dira : « Ce monde ne peut être reformé que par la force. » La troisième forme de religion est le capitalisme. Cette religion est souple, versatile, sans consistance ; il n’y a en elle aucune morale, elle utilise toutes les spéculations possibles. La quatrième sorte de religion est le collectivisme ou le socialisme. Les trois formes précédentes représentent une sorte de famille : le cléricalisme est la mère, le militarisme est le père, tandis que le capitalisme représente les enfants. Le socialisme représente en quelque sorte la domesticité de cette famille. Les domestiques travaillent à faire valoir leurs droits auprès de leurs maitres. » « C’est sur ces quatre conceptions qu’aux Indes s’était construit l’ordre social, ou plus exactement les castes, dans l'antiquité. On sait qu’il y existait quatre castes : celles des brahmanes, celle des militaires, celle des commerçants et, celle des artisans. Dans les lois de Manou, les brahmanes sont issus de la tête de Brahma, les militaires de ses mains, les commerçants de son ventre et les artisans de ses pieds. À l’époque lointaine de cette culture antique, ces quatre classes ou castes étaient rigoureusement délimitées et les alliances entre elles étaient formellement interdites ; il y avait uniquement une coordination entre leurs fonctions sociales. C’était un régime de violence et d’esclavage consacré par les brahmanes, les prêtres de cette culture. »

 

« En suivant le développement de l’humanité tout entière, vous retrouverez toutes ces religions dans chacun des hommes. Observez-vous vous-même, observez les gens, vous distinguerez les signes distinctifs de chaque forme, de chaque sorte de religion. Cependant, ce ne sont pas uniquement quatre phénomènes sociaux, ce ne sont pas seulement quatre idéologies, quatre religions, quatre Écoles, par lesquelles l’humanité est passée : ce sont aussi quatre formes psychologiques communes qui agissent sur la conscience de chaque homme. Dans le courant de 24 heures, l’homme est tantôt « clérical », tantôt « militaire », tantôt « capitaliste », tantôt « bourgeois », tantôt « collectiviste ». Et comme ces quatre courants ont de profondes racines psychologiques dans l’âme de l’homme, dont la vie évolue pour le moment dans ce cercle, c’est pourquoi ils continuent si obstinément à dominer encore, tout en se transformant sans cesse, même dans la vie sociale. Cependant, leur origine dans l’âme de l’homme est encore plus profonde : elle prend ses racines dans la source initiale des forces cosmiques. Ainsi, dans le monde des reflets, le cléricalisme correspond à l'amour, le militarisme à la sagesse, le capitalisme à la vérité et le collectivisme à l’équité. Le cléricalisme, culte du rite, est une forme dénaturée de l'amour ; le militarisme est une forme dénaturée de la sagesse, le capitalisme est une forme dénaturée de la Vérité et le collectivisme est une forme dénaturée de l’Équité. Dans toutes ces doctrines, on pratique la violence, la contrainte et le meurtre. En fin de compte, elles utilisent toutes les mêmes procédés et méthodes fatalement reliés au cercle vicieux que les serviteurs du « Prince de ce Monde » manoeuvrent, et n’amènent qu’un résultat, toujours le même : des luttes, des violences, des injustices et des dévastations. » (1)

 

À propos du monde moïsiaque, qui ayant épuisé tout son potentiel spirituel se trouve placé devant la nécessité absolue de rechercher de nouvelles voies, le Maitre dit : « Si l’humanité veut acquérir la Liberté, elle doit sortir de ce cercle vicieux dans lequel elle est maintenue par une puissante, mais ténébreuse volonté. Elle doit s’évader de ces formes humaines et pénétrer dans le Royaume de la Nature Vivante, où il n’existe pas même la trace de ces formes et où règnent les forces éternelles de l’Г Amour, de la Sagesse, de la Vérité et de l’Équité. »

 

--

1. Cf. : La Vie pour le Tout, par le Maitre Deunov (chapitre « Les quatre systèmes »).

--

 

En général, le monde moïsiaque représente un degré menant au monde messianique. Le monde moïsiaque projette les racines de l’humanité au fond de la matière la plus dense, où elle puise les matières premières dont elle a besoin pour procréer ses corps. Après la ténébreuse époque du monde moïsiaque, vint au monde la culture messianique, ou du Nouveau Testament, qui remplaça la Loi du talion : « Oeil pour oeil et dent pour dent », par celle de « Aime ton ennemi, ne lutte pas contre le Mal ».

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