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Ani

1914_09_11 La paix soit avec vous

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La paix soit avec vous

 

Le soir de ce jour, qui était le premier de la semaine,

les portes du lieu où se trouvaient les disciples étant fermées,

à cause de la crainte qu'ils avaient des Juifs,

Jésus vint, se présenta au milieu d'eux,

et leur dit: La paix soit avec vous!...

(Jean 20, 19)

 

La vie éternelle, voilà l’aspiration de l’âme humaine, l’idéal vers lequel elle tend sans relâche. L’âme humaine vit sur Terre pour trouver le chemin de la vie éternelle. Elle est régie par une loi Divine suprême, une loi que l’on doit connaître et appliquer dans tous les domaines de sa vie. Et en ce sens nous devons nous instruire continuellement pour trouver les conditions dans lesquelles la vie éternelle peut se manifester. L’homme peut être immortel et perdre son immortalité, il peut être mortel et devenir immortel. La mort et la vie éternelle sont deux états. En termes scientifiques, l’immortalité est un équilibre entre les choses, entre les forces qui régissent la Nature ; la mort est la perte de cet équilibre. La vie éternelle embrasse l’unité, l’harmonie ; la mort, c’est la désunion, le désaccord, la dysharmonie.

 

Les hommes qui souhaitent obtenir la vie éternelle doivent savoir ce que cela implique. Si vous allez à un concert symphonique et que vous avez l’occasion d’observer, vous verrez qu’en arrivant, les joueurs d’instruments à cordes les sortent de leurs boîtes et commencent à accorder les violons ; ils ajustent les cordes, certaines plus tendues que d’autres ; les accorder demande de respecter certains rapports. Une fois que les instruments sont ainsi accordés, alors les musiciens prennent l’archet et jouent. Savez-vous combien de temps il faut à un violoniste pour avoir la maîtrise de son instrument, de son archet ? Au minimum douze ans d’étude approfondie. Chez nous, on donne habituellement aux violonistes le sobriquet de « tziganes ». Mais cet instrument est un symbole. On peut dire que le violon est l’instrument le plus parfait, car depuis trois cents ans, depuis que le grand maître Stradivarius l’a amélioré, il n’a pas subi d’évolution, ayant atteint une quasi perfection. Je peux comparer le violon à l’âme humaine : en elle aussi, il y a quatre cordes et un archet. Le violon, c’est l’âme humaine ; les cordes, ce sont les quatre types de tempéraments ; et la volonté de l’homme, c’est l’archet. Un violoniste, en allant se procurer des cordes, dira : « Donnez-moi cette corde ou cette autre, mi, la, ré ou sol. » Et une fois de retour chez lui, il sait où positionner chaque corde.

 

Dans le genre humain, il y a quatre tempéraments : colérique, flegmatique, sanguin et mélancolique. Ces quatre états chez l’homme correspondent à l’âme humaine, à l’intelligence, au cœur et à la vie. Ce sont quatre cordes principales que nous devons savoir tendre et détendre. Lorsque nous accordons notre cœur et notre intelligence, nous devons le faire sur le même ton. Sur le violon, les quatre cordes sont accordées sur quatre tons différents et, entre chaque corde, il y a encore quatre tons différents, donc chaque corde est tendue quatre tons au-dessus de celle qui la précède. Lorsque le violon est entièrement accordé, vous avez quatre fois quatre, soit seize tons, seize degrés sur lesquels les cordes sont ajustées. Lorsque le violoniste a fini de préparer son violon, il prend l’archet et commence à jouer. Et le violon est d’ailleurs le seul instrument sur lequel on joue en croix, l’instrument qui produit les plus belles mélodies et se rapproche le plus de la voix humaine par ses tonalités. Par conséquent, lorsque vous accordez votre violon et prenez votre archet, vous formez cette croix dont vous vous plaignez aujourd’hui en disant : « Pourquoi, Seigneur, nous as-tu donné cette lourde croix à porter ! » Je vous dis que le Seigneur vous a donné un instrument merveilleux, mais que vous ne savez pas comment l’accorder, c’est pourquoi vous le portez comme un lourd fardeau sur le dos. Enlevez-le et commencez à l’accorder. Et lorsque l’apôtre Paul dit : « Je me réjouirai de la croix », qu’en déduisez-vous ? Je vois partout des gens porter leurs croix, dans les églises et partout ailleurs, mais je n’ai jamais vu un homme jouer de la musique sur sa croix. Allez dans une salle de concert pour voir le public applaudir ceux qui jouent sur leurs croix, sans songer qu’il a lui aussi sa croix : ses souffrances, et qu’il joue lui aussi une partition de musique.

 

Mais le plus important lorsqu’on fait de la musique, c’est de jouer avec le rythme donné par la baguette du chef d’orchestre. Et si le mouvement des archets est aussi agréable c’est qu’ils suivent un même rythme. Ainsi, si nous arrivions au sens profond de la vie et accordions ses cordes : l’intelligence, le cœur, l’âme, la vie, en mettant l’archet au travail, c’est-à-dire la volonté humaine, sous la baguette du chef d’orchestre, l’Esprit, nous créerions la plus belle mélodie de notre vie. Notez que la croix est une grande bénédiction avec laquelle le Seigneur nous visite sur Terre ; la musique la plus grandiose en résulte, que nous appelons libération. La libération est dans cette mélodie. Lorsque le Christ souffrait sur la croix, les Anges au Ciel ne pleuraient pas, mais chantaient ; tous les prisonniers dans l’enfer se réjouissaient parce que leur Sauveur venait. De même, Sa naissance sur Terre a été aussi proclamée par le chant des Anges. Donc, pendant que cet instrument et ces cordes se créaient, ainsi que l’archet symbolisant notre foi, les Anges étaient en train de chanter aux Cieux. Le chrétien d’aujourd’hui dit : « La Terre est une vallée des larmes, la vie est un fardeau qui n’a aucun sens. » Pour les sots qui ne savent pas et ne veulent pas jouer cette partition, qui ne savent pas accorder leur instrument et n’écoutent pas le chef d’orchestre, pour ceux-là la vie n’a en effet aucun sens ; mais ceux qui peuvent accorder leur violon et jouer de la musique y trouvent un sens profond. Et les violonistes qui jouent avec talent reçoivent des salaires importants : quatre cents, cinq cents, six cents, sept cents, mille levas par mois, seulement en frottant leur archet.

 

Le Christ se présente souvent à vous pour vous demander si vous savez jouer de la musique. Lorsque je demande à un homme : « Sais-tu endurer la souffrance ? » je sous-entends : « Sais-tu jouer de la musique ? » Tu ne veux pas souffrir, donc tu ne veux pas jouer de la musique. Ceux-là sont ténébreux et je n’espère rien d’eux. On dit pourtant : « Celui qui chante, qui joue de la musique, ne pense pas à mal ». Celui qui souffre, chante et fait de la musique dans la vie ; il se libère. Un violoniste qui joue, ne mange-t-il pas à sa faim ? Celui qui ne sait pas jouer finit par mendier ; celui qui sait s’installe quelque part pour faire de la musique et reçoit de l’argent. Celui qui sait endurer la souffrance ne restera jamais affamé. Notez d’ailleurs que les gens se précipitent toujours pour aider celui qui souffre, de même qu’ils donnent de l’argent au violoniste. Lorsque je m’attarde à écouter quelqu’un faire de la musique pendant que les autres regardent uniquement bouger son archet, j’entends le timbre du violoniste, mais je perçois également s’il est déjà expert ou bien s’il est encore en apprentissage. S’il est toujours en apprentissage, il est inexpérimenté, il prend encore des cours, mais dans douze ans il sera dans un orchestre symphonique et vous paierez cher le billet pour aller l’entendre…

 

Maintenant, lorsque nous apprenons cette grande loi, qui consiste à savoir chanter ou jouer de la musique, selon le langage du monde, ou bien à savoir endurer la souffrance, selon le langage chrétien – ces termes ont pour moi un seul et même sens –, par la souffrance nous assimilons cette grande loi de l’immortalité. En elle est toute l’harmonie ; en elle la dysharmonie n’existe pas. Le Christ qui vient sur Terre, le fait pour apprendre aux humains à chanter et à faire de la musique. Il vous apprendra comment accorder les cordes de votre âme. La corde de l’âme est le mi, c’est la plus haute ; celle de l’intelligence, c’est le la ; celle du cœur, le  ; celle de la vie, le sol. Voici la première leçon que vous donnera le Christ. Les gens s’interrogent souvent : « Pourquoi le Seigneur m’a-t-Il donné ce cœur défectueux ? » Est-ce le cœur qui est défectueux ou bien toi-même ! Ils disent : « Pourquoi le Seigneur m’a-t-Il donné une intelligence limitée ? » C’est ton intelligence qui est limitée ou bien toi-même ! – « Pourquoi le Seigneur a-t-Il instauré cette vie dénuée de sens ? » Est-ce la vie qui est dénuée de sens ou bien toi qui ne sais guère comment elle est ? Les souffrances, ce sont les lois par lesquelles le Seigneur agit pour notre développement. Nous devons chanter et faire de la musique, ressentir et penser. Penser, c’est faire de la musique, ressentir, c’est chanter.

 

Maintenant, si deux voisins accordaient leurs violons pour faire de la musique ensemble, ce serait très agréable. Il y a un an de cela, j’ai visité une famille : le père, la mère, le fils, la fille, tous faisaient de la musique. Le père avait choisi le violon, le fils, la basse, etc. ; ils ont tous de quoi s’occuper. La majorité des gens d’aujourd’hui, l’homme, la femme, les enfants, ne savent pas faire de musique ; et comme ils ne font rien d’autre, ils commencent à se bagarrer. Pour eux bien entendu, la vie n’a aucun sens. Le Christ dit : « Accordez vos violons, sortez vos archets, apprenez à faire de la musique. » Lorsque vous vous retrouvez le soir, commencez à chanter ou à accompagner une première chanson, puis une deuxième, une troisième, une quatrième ; prenez votre repas, puis recommencez ; allez vous coucher et, le lendemain, mettez-vous de nouveau au travail dans la vie.

 

Maintenant vous direz : « Quel est le rapport avec la résurrection du Christ ? » Le chrétien d’aujourd’hui s’interroge sur la résurrection et déclare : « Lorsque j’irai au Ciel, j’apprendrai tout. » Cela concerne l’autre monde, mais que faire dans ce monde, ici-bas ? Voilà l’incohérence dans le raisonnement des gens. Pour ce monde nous sommes trop intelligents, mais pour l’autre, pas assez. Si un jeune veut étudier à l’université, est-ce qu’il y entrera directement ? Il lui faut d’abord passer par la maternelle, puis le primaire, le collège et le lycée, pour se préparer à assimiler des études supérieures, et enfin là, il peut entrer à l’université. Maintenant, pourquoi le Seigneur nous a-t-Il envoyé sur la Terre et que symbolise-t-elle ? C’est une école primaire, des classes par lesquelles nous devons passer. Si nous ne nous acquittons pas de ces cours, comment prétendre aux cours supérieurs ? Si nous allons dans l’autre monde, croyez-vous que nous serons admis à l’université ? Non, d’aucune manière. Le mot résurrection renferme une idée grandiose en lui, il comporte des mystères divins. Renaître, c’est être maître de tous les éléments, de toutes les forces, de toutes ses pensées, de tous ses désirs, de tous ses actes. Comment un homme peut-il renaître s’il n’est pas le maître de tout cela ? Si une grenouille, un petit serpent peut vous effrayer, comment pouvez-vous prétendre renaître ? Si sur Terre vous n’êtes pas capable de supporter la moindre difficulté ni de servir Dieu, comment pouvez-vous renaître ? Si un violoniste doit vivre douze ans de sa vie à travailler jusqu’à dix heures par jour pour apprendre à faire de la musique, nous, les chrétiens, combien de temps devons-nous travailler pour comprendre la résurrection du Christ ? L’une des faiblesses de l’Église moderne est de considérer que tout peut s’obtenir sans effort. Le Seigneur peut nous donner un violon, des cordes et un archet gratuitement ; Il peut même nous payer des cours auprès d’un professeur qu’Il nous envoie, mais c’est à nous de travailler dix heures par jour pour apprendre à faire de la musique ; c’est à nous de nous exercer. Et celui qui ne peut pas s’exercer ainsi est paresseux, incapable, et n’est pas digne du Royaume du Christ.

 

Lorsque le Christ dit à ses disciples : « La paix soit avec vous », pour interpréter cette phrase dans un sens plus large, je donnerai comme image le mouvement du chef d’orchestre : il prend sa baguette, entame la partition symphonique et d’un seul coup tous le suivent et se mettent à jouer. Lorsque le Christ dit : « La paix soit avec vous », chacun doit se tenir prêt avec son violon, son archet pour écouter cette Divine mesure qui se propage sans cesse d’un bout à l’autre de ce monde. Tous chantent et font de la musique devant le Seigneur et Il les écoute. Celui qui n’a pas appris à chanter, ne fait que grimacer. Pleurer, c’est chanter faux. En riant nos lèvres se soulèvent un peu vers le haut, en pleurant elles s’abaissent. Celui qui pleure est encore jeune et n’a pas appris à chanter. Les pleurs sont une façon de chanter faux, ce qui est d’ailleurs une préparation pour apprendre à bien chanter. Ce n’est pas un mal de pleurer, car ces pleurs se transformeront avec le temps en une belle technique de chant. « Oui, mais c’est un pauvre homme ! » Soyons compatissants, il apprendra à chanter.

 

Avec cette nouvelle énergie que le Christ a insufflée dans le monde par sa résurrection, Il a montré le chemin de cet art Divin : la libération. C’est pour cela que vous devez étudier méticuleusement les Evangiles. Vous dites : « Je ne comprends pas ceci, je ne comprends pas cela, ceci est utile, cela est inutile, ceci est juste, cela est injuste. » Je demande – qu’est-ce qui est juste ? Certains ne veulent pas souffrir, ne veulent pas chanter, d’autres ne veulent pas travailler. Que veulent-ils alors ? Les pleurs sont un exercice, c’est la voie vers le chant. La binette a aussi sa mesure ; travailler avec une binette, la soulever, l’abaisser, c’est battre le tambour. Soulever et abaisser une hache, c’est faire sonner des cloches. Et lorsqu’on manie la binette et qu’on travaille la terre, il faut réfléchir et se dire : « Le Maître me regarde, je dois manier cette binette dans le bon rythme. » Coupe du bois, mais fais-le dans les règles de l’art. Nous disons : « Ceci n’a pas de sens, cela n’a pas de sens. » Mais alors, qu’est-ce qui a du sens dans la vie ? Les choses les plus insignifiantes en apparence recèlent en elles le sens le plus profond.

 

La résurrection est un processus que l’Esprit Divin accomplit dans notre vie, un processus grandiose grâce auquel Dieu restaure l’harmonie originelle. Un jour, lorsque vos oreilles s’ouvriront et vous permettront d’entendre plus et plus loin que vous n’êtes capables de le faire maintenant – pour le moment votre ouïe n’est pas développée, vous n’avez pas de facultés musicales et vous ne saisissez que les tonalités les plus grossières –, vous remarquerez qu’à travers tout l’univers se propagent des sons émis par la nature : les sources, les arbres, les feuilles, et vous entendrez une musique grandiose qui parcourt le monde d’un bout à l’autre, et vous comprendrez alors le sens intime de la Vie. Par sa résurrection, le Christ souhaite vous faire entrer dans cette salle de concert. Il paiera pour vous, vous donnera le ticket d’entrée, mais, en entrant dans cette salle, en entendant ce concert, cette musique Divine, aurez-vous cette oreille musicale pour la comprendre ? C’est le sens profond et intérieur de la résurrection du Christ. C’est la vie qui se diffuse parmi les Anges, des moins haut placés aux plus haut placés. Partout dans le monde on observe cette manifestation Divine, mais, parce que nous ne trouvons pas de lien, nous considérons qu’entre tous les phénomènes il n’y a aucun lien apparent.

 

Lorsque vous entendrez les mots « La paix soit avec vous », vous devrez être prêts à accomplir ce que le chef d’orchestre vous dira : chanter ou pleurer. Lorsque le Seigneur soulève sa baguette et dit « La paix soit avec vous », l’homme qui ne sait pas chanter, se met à crier et sa façon de chanter ressemble à un combat. Il bat aussi le tambour, mais de travers. La femme aussi bat parfois le tambour de travers. Le Seigneur dit : « Tu n’as pas appris à battre le tambour, cette tonalité-là n’est pas juste, ta voix n’est pas mélodieuse ; accorde-toi, resserre les cordes de ta vie, de ton âme. » Puis Il dit encore : « La paix soit avec vous », et vous vous remettez à faire de la musique. « Attends, tu ne positionnes pas correctement tes doigts sur le violon », et Il t’arrêtera encore. Tu diras alors : « Cela m’exaspère ! »

 

Mais il faut comprendre que l’art s’acquiert avec beaucoup de patience et d’effort et que, pour les paresseux, il n’y a pas de Ciel. C’est pour cette raison que le Seigneur dit : « Si vous ne devenez pas réceptifs comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le Royaume de Dieu. » Car les enfants aspirent à apprendre les choses, alors que les adultes disent : « Ceci ne nous intéresse pas, cela ne nous intéresse pas non plus » ; et enfin, ils se courbent vers le bas comme un point d’interrogation, la Terre les attire, et on les y enterre. Le Seigneur dit : « Parce que ce violon n’est pas bien fabriqué, mettez-le en bas, pour le refaire de nouveau. » On le fabriquera de nouveau pour le faire revenir dans le monde afin qu’il se remette à étudier. Le Seigneur a décidé d’apprendre à chacun de nous à chanter et à faire de la musique, Il ne veut pas au Ciel d’enfants qui ne veulent pas apprendre à chanter et à faire de la musique. L’apôtre Paul dit qu’il a été transporté au troisième Ciel et qu’il y a entendu quelque chose d’indicible, de la musique et des chants. Jean de même dit qu’il a entendu cette musique, ces chants.

 

C’est cette idée que je veux vous transmettre. Savez-vous quelle est la tonalité principale de votre âme, savez-vous accorder votre violon ? Apprenez à l’accorder. Tous les matins, au réveil, accordez votre système nerveux. Vous êtes légèrement perturbés, anxieux ? Cela montre que votre violon n’est pas accordé ; arrêtez-vous, accordez-le et alors, votre anxiété disparaîtra. Comment accorder votre système nerveux ? En priant ! Prier, c’est s’accorder. Certains demandent : « Pourquoi faut-il prier ? » Pour accorder votre violon. Quand vous l’aurez fait, vous direz à Dieu : « Mon violon est accordé. » Et le Seigneur vous dira : « Commencez votre travail du jour », et la paix entrera en vous, et votre travail sera efficace. La femme aussi, certains jours, n’accorde pas correctement son violon et se met à corriger un enfant, puis un autre ; bien entendu, ce jour-là la musique n’est pas fluide et elle dit : « Pourquoi le Seigneur m’a-t-il envoyé ces enfants, ils sont insupportables ! » Mais un autre jour, quand le violon est accordé, tout va bien, alors que les enfants sont toujours les mêmes. C’est quelque chose qui a été correctement accordé ! C’est pourquoi la première chose à faire le matin est la prière, pour accorder notre intelligence, notre cœur, notre âme, notre vie, pour nous présenter devant Dieu à notre travail. Nous nous montrerons reconnaissants et nous dirons : « Nous avons bien appris notre leçon de chant et de musique aujourd’hui et notre Père à son retour sera content de nous. »

 

Le Christ est venu voir comment nous chantons et faisons de la musique sur Terre. Il a été cloué sur la croix et cinq cents millions de personnes aujourd’hui chantent et font de la musique grâce à cette croix qui, depuis son avènement, a produit une civilisation idéale. Ainsi, le christianisme est une musique Divine, un chant Divin. Apprenez à chanter et à faire de la musique avec lui. Accordez bien vos violons, frottez correctement l’archet et écoutez les directives du chef d’orchestre. Le monde entier suivra cette loi Divine et vous serez prêts pour le monde nouveau, pour la nouvelle Vie qui vient.

 

Sofia, 27 septembre 1914.

 

Traduit par Bojidar Borissov

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