Ani

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  1. L’ATTITUDE ENVERS LA SOUFFRANCE C’était un de nos repas en commun préparés sur le pré d’El Shadaï. Nous formions un cercle et le Maître comme d’habitude se trouvait près de la clôture en pierre. Le cercle est un beau symbole qui nous a toujours réuni et nous étions soudés et unis par le sentiment de la fraternité- notre grand idéal-. A la fin du repas, un des thèmes de la conversation fut l’attitude à adopter face à la souffrance. L’un de vous souffre pour une chose, l’autre pour autre chose, et ils viennent me voir pour se plaindre. Si les conditions sont difficiles je sais qu’il faut les améliorer pour qu’elles s’améliorent. Le chagrin est bénéfique, et la joie l’est doublement. Elargissez votre cœur! Vous êtes dans un monde plein d’étoiles – tout est organisé pour que vous disposiez gratuitement de tout. Si vous êtes découragé, sachez qu’il y en a d’autres qui vous découragent. Vous devez vous en débarrasser. Dites à ces esprits: „Je suis occupé, laissez-moi tranquille!” Lisez chaque matin trois versets de l’évangile de Jean et tout s’arrangera. Réglez vos comptes, et perdez vos illusions. Cela n’est pas un problème si Celui qui vous a accordé des milliers de bénédictions vous a aussi envoyé une difficulté à surmonter. Un prêtre m’a dit: „Quand je commence à remercier pour les souffrances, elles disparaissent.” Quand vous commencez à aimer les souffrances, elles disparaissent. Quand vous commencez à aimer la maladie, elle disparaît. Quand une souffrance survient, nous devons remercier, mais cela ne veut pas dire que nous devons nous résigner. Non, nous devons la combattre, mais tant qu’elle nous opprime nous devons remercier et savoir qu’elle nous éduque, nous éveille et nous purifie. Le but de l’existence n’est pas la souffrance, la torture, le chagrin, mais la santé, la joie, l’harmonie, la beauté et la liberté. Quelqu’un pourrait me questionner: „Alors, la vie ne serait-elle pas mieux sans souffrance? Ne pourrait-on pas s’en passer?” Je peux répondre ainsi: premièrement, on peut s’en passer si on est pur. Si vous n’êtes pas pur, vous vivrez dans l’angoisse. La souffrance viendra alors comme une conséquence pour vous purifier. Deuxièmement, on peut se passer de la souffrance si on ne fait pas d’erreurs, si on n’enfreint pas les lois divines de la nature. A la moindre désobéissance, la souffrance survient pour vous apprendre à ne pas faire d’erreurs. L’infraction à la moindre des vertus mène à la souffrance qui vient pour vous éduquer. Troisièmement, vous pouvez éviter la souffrance, si vous avez une conscience éveillée, si votre organisme est sensible au nouveau, aux idées divines qui arrivent des régions célestes. Mais si vous vous êtes endormi, si votre organisme est grossier et insensible aux idées célestes, la souffrance aura pour but de le purifier, de l’affiner pour qu’il devienne plus sensible aux idées sublimes qui sont utiles pour votre évolution, pour votre renaissance. A l’avenir, la souffrance disparaîtra pour toujours. Quand? Quand l’homme se soumettra aux trois premières conditions mentionnées plus haut. Chaque nouvelle idée dans l’homme vient du soleil. Mais l’organisme humain n’est pas assez sensible pour recevoir ces messages solaires, c’est pourquoi lorsqu’il est décidé que l’homme doit expérimenter telle nouvelle idée, il passe d’abord par la souffrance pour que son système nerveux et son organisme soient purifiés et deviennent sensibles. C’est pourquoi une loi dit que la naissance d’une nouvelle idée dans l’homme est précédée par la souffrance. Un frère demanda: „Est-ce une loi pour l’éternité? L’homme passera-t-il toujours par la souffrance pour recevoir une nouvelle idée? Non. Cette loi n’est valable que pour la période actuelle du développement humain, pour notre époque. Dans l’avenir quand l’organisme humain sera plus subtil, l’homme sera capable de recevoir les nouvelles idées, sans le stade préliminaire des souffrances. C’est le cas des anges maintenant. Et Jean a parlé exactement de cet état dans l’évangile: „Il essuiera chaque larme de vos yeux.” Un peintre expose un tableau génial unanimement admiré, mais les gens ignorent ce petit secret: le peintre a traversé une grande crise intérieure, il a beaucoup pleuré et c’est au milieu de la nuit la plus désespérée que l’idée de cette peinture a surgi comme l’éclair et qu’elle est née en lui. Après l’interprétation de quelques chants le Maître ajouta: Quand vous formulez un souhait, prononcez la formule suivante: „Par la foi que je vis, que l’harmonie divine pénètre les désirs de mon cœur.”
  2. LA SOUFFRANCE OBLIGE A LA CONCENTRATION Dans la soirée nous étions dans le jardin avec le Maître. Certains arrosaient les légumes, d’autres les fleurs. Puis nous sommes allés sur la pelouse nous reposer. Le Maître s’assit sur le banc qui se trouvait au milieu et nous nous regroupâmes autour de lui. Vous rencontrez une souffrance; dites: „J’accomplirai la volonté de Dieu.”. Elle disparaît immédiatement, et la souffrance est terminée. Si vous rentrez en vous-même, vous oublierez tous vos chagrins comme s’ils n’avaient jamais existé. Vos larmes disparaîtront immédiatement et vous vous demanderez si oui ou non vous avez souffert. Qu’y a-t-il de mal dans la souffrance alors que les tapis reçoivent des coups pour être dépoussiérés? Soyez heureux pour cette libération. Le monde possède un grand enseignement. Il est possible qu’un jour vienne où la souffrance humaine disparaîtra complétement. Et cela se produira quand la nature divine prévaudra sur la nature humaine. Alors, nous serons forts et puissants. Il existe une méthode pour surmonter la souffrance. Quand vous souffrez, dites-vous que vous allez rendre un service à quelqu’un. Pensez aux autres, aidez-les, et votre douleur disparaîtra. Si vous pensez qu’une souffrance ne peut pas disparaître, vous pensez faux. Vous devez toujours savoir qu’il existe quelque part un petit trou pour vous échapper. Quand une épreuve arrive une fois, elle est à sa place, quand elle revient encore elle superflue. Cela signifie que vous n’avez pas appris votre leçon. L’homme doit connaître le bon côté de chaque chose. Dans son évolution il doit être averti des désagréments, mais ensuite, apprécier aussi les douceurs de la vie. Nous devons être solides et savoir que Dieu n’autorise pas de souffrance supérieure à nos possibilités. Il connaît vos facultés de résistance. La souffrance oblige à la concentration. Quand vous êtes sorti de vous-même et dispersé, la souffrance vient et vous permet de vous concentrer et de rentrer à la maison.
  3. LES CAUSES DES SOUFFRANCES Après la conférence et la gymnastique nous retournâmes dans la salle. Une sœur demanda: „Quelles sont les causes des souffrances?” Je vous en énumérerai plusieurs: la première, c’est que ni Dieu ni les hommes ne sont responsables des difficultés que vous rencontrez dans votre vie; tout vient de Dieu mais tout n’est pas identique à ce qui est sorti de Lui. L’énergie vient de Dieu mais quand elle passe à travers les créatures elle change. Elle se charge de déchets et pour cette raison, des contradictions et des souffrances surviennent. La deuxième cause des souffrances est la désobéissance aux lois divines. Vous souffrez lorsque vous n’accomplissez pas la volonté de Dieu. Vous souffrez à cause de vos erreurs passées. Les souffrances ne sont pas envoyées par Dieu, et quand l’homme accomplit Sa volonté les souffrances s’arrêtent. Une vie qui n’est pas inspirée par la sagesse conduit à la souffrance. Vous mangez par exemple un type de nourriture indigeste et vous souffrez. Vous faites une erreur et la punition tombe. Celui qui est intelligent ne doit pas souffrir mais dans les conditions actuelles la souffrance est inévitable. Quelqu’un me demande pourquoi il souffre. Je lui réponds que dans le passé il a été un loup qui a dévoré 10 000 brebis. Troisièmement certaines souffrances sont des examens. Elles évaluent jusqu’à quel point vous avez appris vos leçons. La quatrième cause de souffrance se trouve dans la loi suivante: quand l’homme passe d’un état à un autre, il souffre dans la période de transition, quand il est sur la frontière des deux états. Les grands obstacles que la nature place devant lui ont pour but de le rendre meilleur et plus fort. Cinquièmement, mentionnons la souffrance pour les idées. Vous combattez pour une idée sublime et vous souffrez; ce sont des souffrances au nom des idées. Vous devez éviter les souffrances pour des idéaux déraisonnables. Sixièmement, certaines souffrances sont endurées pour le bien de quelqu’un d’autre; par exemple, un ouvrier casse des pierres, il souffre de ce travail pénible mais il peut être sûr qu’il servira au bien de ses semblables et que de belles constructions verront ainsi le jour. Les belles chaussures que vous portez ont causé la souffrance d’un animal, car elles sont faites avec sa peau. Pour vous chauffer vous utilisez du charbon, mais combien de mineurs ont enduré un travail pénible dans les mines pour que vous en disposiez! Tellement de gens ont éprouvé de la souffrance pour que vous jouissiez de la situation qui est la vôtre aujourd’hui! Evaluez leur souffrance. Septièmement, quelquefois les souffrances viennent des angoisses de la naissance d’une nouvelle idée dans l’homme. Il y a d’autres causes de la souffrance que nous ne mention- nerons pas. Maintenant chantons. Puis le Maître ajouta: Vous devez prononcer cette formule chaque matin: „Donne- moi ce que Tu as prévu pour moi aujourd’hui. Que j’accomplisse le travail que Tu as préparé pour moi aujourd’hui.”
  4. APRES LA SOUFFRANCE VIENT LA JOIE Par un beau mois de mai, nous étions dehors, assis à table, pour prendre un repas en commun. Les buissons de noisetiers courbaient leurs branches, éclairées par les rayons du soleil. Le ciel était pur et bleu. Les roses épanouies remplissaient l’espace silencieux de leur parfum. La fraîcheur et la gaîté se lisaient sur nos visages. Face à la table du Maître un frère jouait du violon, et nous l’accompagnions. Petit à petit les frères et sœurs des autres tables se rapprochèrent de la table du Maître. Il demanda des fruits pour en donner à chacun de nous. Une conversation s’engagea: Le chagrin est un ange à deux visages: l’un horrible - l’autre magnifique. D’abord il présente le premier puis le deuxième. La joie, par sa douceur, console les douleurs de la souffrance. La souffrance est la période de gestation et la joie, le tableau que l’on expose et qui n’exprime que la beauté. Plus la souffrance est grande, plus la joie qui la suit est éclatante. Pourquoi vous lamentez-vous? Parce que vous ne comprenez pas. Quand vous êtes dans une grande épreuve, dites-vous: „Oh, nuit sombre qui prépare un jour nouveau et lumineux!” Quand nous com- mençons à comprendre les souffrances, elle se transformeront en joie. Après la souffrance, la joie arrive parce que vous avez travaillé. La souffrance est un travail, et vous protestez parce que vous ne comprenez pas. Les événements n’arrivent jamais comme vous les attendez et ils s’arrangent toujours mieux. Quand la joie vient après la peine vous êtes dix fois récompensé. Souvent vous pensez que le monde est en ruines et que tout est dévasté et puis vous voyez que tout est reconstruit. Vous ne pou- vez pas comprendre brusquement ce tour de magie par lequel les choses sont détruites puis reconstruites. Vous devez traver- ser des centaines d’épreuves pour pouvoir résister à une grande joie et la comprendre. Allez auprès d’un arbre, regardez-le, câlinez-le. Il vous dira: „Tu es plus grand que moi.” et il est heureux pour vous. A l’automne il perd ses feuilles. Est-ce agréable pour lui? Mais quand le printemps vient, il met une nouvelle parure. Le Seigneur lui dit: „Tes feuilles sont tombées, mais elles repousseront.” Cette loi est identique pour les hommes. Sans exception. Cinq ou six mois passeront et de nouvelles feuilles bourgeonneront. Une mère quitte la maison, les enfants sont tristes mais elle va travailler et achète un morceau de pain tout chaud et des livres qu’elle leur rapporte. La tristesse s’est métamorphosée en joie. Vous devez atteindre ce degré de vie situé au-dessus de la joie et de la tristesse. Cela viendra quand votre conscience commencera à travailler sur un plan plus élevé. Qu’est ce qui se trouve au-dessus de la joie et de la peine? Jésus l’a évoqué dans le verset suivant: „Je vous verrai à nouveau et vous vous réjouirez et personne ne pourra vous priver de votre joie.” Tant que vous penserez d’un point de vue matérialiste, n’importe qui pourra vous enlevez votre joie, et le chagrin pourra réapparaître. Mais quand vous atteindrez un état de conscience spirituel, vous expérimenterez une joie que personne ne peut vous enlever et ce degré de joie est au-dessus des fluctuations ordinaires des joies et des peines. Cette nature de joie supérieure sera l’état permanent de la nouvelle conscience. Une sœur demanda: „Devons-nous attendre d’être dans l’autre monde pour vivre cette joie?” Non, ici, sur la terre vous pouvez vivre cette joie. Attendre d’être dans l’autre monde est avoir un point de vue matérialiste, et en pensant de la sorte il vous est impossible d’atteindre cette catégorie supérieure de joie que l’homme connaît quand sa conscience atteint l’esprit de Jésus, quand elle atteint l’amour. Des oiseaux s’étaient approchés de nous. A plusieurs reprises le Maître leur avait lancé des miettes de pain. Puis il nous dit que les journaux parlent d’un donateur anonyme qui nourrit les oiseaux. Il nous dit aussi que chacun devait aussi faire des actes simples semblables.
  5. TORTURE ET SOUFFRANCE Dans une conversation privée le Maître a précisé la différence entre la torture et la souffrance: La souffrance par les épreuves n’est pas la pire de tout. Il existe quelque chose de plus terrible qu’elle, la torture. La torture provoque la souffrance la plus terrible. Il vaut mieux souffrir par les épreuves que par la torture. Quelle est la différence? La torture vous endurcit, vous révolte, mais en présence de la souffrance vous remerciez et ne vous aigrissez pas. Il existe une loi selon laquelle la souffrance élève l’homme tandis que la torture le fait tomber plus bas qu’il ne l’était. La torture vous précipite au centre de la terre, et la souffrance vous en retire. Avec la torture il n’y a pas de progrès possible, avec la souffrance, si. La torture c’est la condamnation à une peine de cent ans. Avec la souffrance votre peine est de quelques années. Au bout de ce temps, les portes de la prison s’ouvriront pour vous et vous sortirez. Si vous souffrez et protestez, vous montrez que vous avez mérité ces souffrances et qu’elles sont la conséquence de vos er- reurs passées. Et quand vous les accueillez avec reconnaissance, vous montrez que vous les expiez pour les autres, en sacrifice. Quand vous souffrez vous savez que c’est pour un bien, et la tor- ture est inutile. La torture vous prive de l’espoir. Le frère demanda: „Maître donnez-moi des moyens pour le travail spirituel.” Voulez-vous que vos affaires marchent bien? Chaque matin, quand vous vous levez placez votre main au sommet de la tête et dites: „Seigneur, je veux Te servir de toute mon intelligence, de tout mon cœur, de toute mon âme et de tout mon esprit.” Je peux vous donner une autre formule que vous pouvez aussi prononcer à tout moment: „Dieu, bénis-moi, emplis mon âme de Ton amour, afin que par Lui j’accomplisse toutes mes tâches.” Et voici une troisième formule: „Seigneur je veux être lié à Toi sans cesse.”
  6. LA SOUFFRANCE CONDUIT A L’AMOUR C’était l’après-midi, le Maître était sorti dans le pré avec des frères et sœurs et on s’occupait des abeilles. Puis, tandis que nous étions tous assis auprès du chalet, la conversation s’engagea: Les souffrances nous rendent plus sensibles et la sensibilité est nécessaire à la perception et à la compréhension de l’amour. La souffrance développe les racines de l’amour et la joie ses branches. L’amour nettoie l’homme de ses impuretés, et on appelle cela la souffrance. C’est la face objective de l’amour, pour lui permettre de se manifester intérieurement. Quand la vie divine devient pour nous plus claire, nous comprenons mieux quelquefois le sens de notre vie présente, mais nous devons garder à l’esprit la totalité de la vie, du début à la fin et pas seulement une de ces étapes. Nous vivrons des passages de la peine à la joie jusqu’à ce que l’amour s’installe. Résister aux souffrances prouve la présence de l’amour. La conscience se transforme en amour par la souffrance. La souffrance est le chemin vers l’amour. Pourquoi la souffrance existe-t-elle? Dieu veut nous montrer que nous souffrons parce que nous ne comprenons pas l’amour. Pourquoi Job a-t-il souffert? Pour qu’il goûte l’amour intérieur. Pourquoi les gens souffrent-ils? Pour apprendre à aimer. Celui qui n’a pas souffert ne sait pas ce qu’est l’amour. La souffrance est le terreau qui alimente le développement de l’amour. Et la joie est le fruit de la souffrance. Plus l’homme souffre, plus il récoltera des fruits succulents. La souffrance est la voie qui nous permet de découvrir ce qui est grand, beau et sublime dans le monde. L’homme souffre des milliers d’années pour expérimenter un moment d’amour. Quand l’amour apparaît, il chasse toutes les souffrances, les peines et les malheurs passés. L’amour transformera les anciennes souffrances en une grande symphonie de l’âme, en une céleste harmonie. Jésus a supporté les épreuves. Il a manifesté l’amour qui consiste à les endurer pour faire évoluer ses semblables et les aider par sa souffrance.
  7. LA SOUFFRANCE NOURRIT LE DIVIN EN NOUS Le Maître convia quelques frères et sœurs auprès de lui. L’un d’eux demanda: „Quel est le sens secret de la souffrance?” Un russe m’a demandé jusqu’à quand nous allons souffrir, je lui ai répondu: jusqu’à ce que tous les éléments en l’homme se décomposent et qu’il ne reste que le divin. Je lui ai raconté l’histoire suivante: une jeune femme se maria et pendant tout le trajet où on l’amenait vers son futur époux elle pleurait. Ses parents et ses proches se demandaient que faire et s’arrêtèrent. Mais elle leur dit: „Continuez malgré mes pleurs, amenez-moi là-bas. » De même, quand l’homme subit de grandes souffrances, il doit dire: „Malgré mes pleurs et ma douleur, faites-moi avancer dans les examens. Je suis prêt à passer tous ceux qui jalonnent la route de Jésus qui conduit à Dieu.” Les souffrances sont la limite, la transition qui mène du provisoire à l’éternel, du désordre à l’ordre, de la chair à l’esprit. Elles ne doivent pas vous effrayer. Quand vous souffrez vous devez savoir que vous êtes déjà proches du Royaume de Dieu. Regardez les pruniers dans le pré qui ont grandi parmi les pins. Ils ont poussé, fragiles et hauts, parce qu’ils se trouvaient dans leur ombre. Ils se sont dirigés en hauteur parce qu’ils disposent de peu de place et veulent atteindre la lumière et la liberté. Quand ils auront dépassé les pins ils vont s’étendre. C’est la même chose avec les hommes: ceux qui jouissent de conditions faciles ont des vies aisées, ils se développent matériellement avec rapidité, et ceux qui sont limités grandissent en hauteur en direction de Dieu. Ils grandissent spirituellement. Je vais vous raconter une histoire: un jeune homme suivait depuis longtemps une femme voilée car il voulait découvrir son visage; elle se retourna enfin et le gifla à deux reprises. Mais alors qu’elle levait sa main, son voile bougea et l’homme vit son visage. Il fut si surpris par son incroyable beauté que lorsque son ami lui dit: „Quel affront tu as reçu!” il répondit qu’il en était très heureux. Interprétons: la femme symbolise le monde divin, les deux claques représentent les souffrances grâce auxquelles nous découvrons le voile et voyons la Face de Dieu. Quand vous surmontez les souffrances, vous atteignez enfin ce que vous voulez. Les créatures qui vous aiment se tiennent derrière les souffrances et les joies. Et quelquefois les créatures qui ne vous aiment pas se trouvent derrière les joies et elles servent d’appâts. Les êtres qui vous aiment commencent par les souffrances et terminent par les joies, tandis que celles qui ne vous aiment pas vous envoient d’abord des joies puis terminent par les souffrances.
  8. LA SOUFFRANCE APPORTE LA NOBLESSE ET LA BEAUTE Dans la soirée le Maître descendit et la conversation s’engagea au sujet des acquisitions de la souffrance: Quand les gens souffrent ils s’embellissent, leur voix devient plus agréable et s’adoucit. Plus leurs souffrances physiques et psychiques sont grandes, plus ils deviennent beaux et nobles. Quand nous souffrons, nous émanons un parfum dans le monde invisible qui se réjouit: „Quel parfum magnifique il répand!” dit-il. Et quand l’homme est joyeux et rayonne de lumière, alors il s’exclame: „Son vêtement est tellement beau!” Si Jésus n’avait pas souffert, personne ne L’aurait reconnu. La souffrance l’a rendu célèbre. Vos souffrances sont limitées, vous n’avez pas rencontré les plus douloureuses. Je les ai traversées et je les connais. Je connais les problèmes et leurs solutions. Appliquez la formule suivante: „Dieu, rends-moi parfait pour que je puisse accomplir Ta volonté, pour travailler à l’établissement de Ton Royaume et à la sanctification de Ton nom."
  9. LA PERFECTION EST LE COURONNEMENT DE LA SOUFFRANCE Le violon est fait d’un bois qui a souffert. Mais il mérite d’être transformé pour devenir un bon instrument dans les mains du violoniste. Comme le bois qui souffre vous devez accepter de devenir un bon instrument entre les mains du violoniste. Les souffrances sont le langage de Dieu. Dieu vous parle pour vous corriger. Vous avez tué quelqu’un, volé quelqu’un, tous se plaignent auprès de Dieu et vous éprouvez les dures conséquences de vos erreurs. En vous corrigeant vous retrouvez la joie et vous vous réhabilitez auprès de Dieu. Les souffrances sont placées sur la route des hommes pour qu’ils se corrigent. Si vous voulez qu’elles s’éloignent vous devez supprimer vos erreurs. Ou bien celui qui commet une infraction et ne se corrige pas est emprisonné, c’est-à-dire est placé dans la limitation, et les souffrances, pour qu’il évolue. Mais il existe un moyen de raccourcir sa détention, c’est la souffrance. Si les peines prévues pour quinze ans sont purgées avec succès et les leçons comprises en trois ans, il sera libéré au bout de trois ans, la période de sa peine est raccourcie. Cela concerne tout type de souffrance. A une de nos sœurs très impulsive j’ai dit: „ Le Ciel vous a donné cette douleur aux jambes pour développer la douceur.” La souffrance n’est pas donnée au hasard. Quelqu’un est très apathique. Les souffrances lui seront données pour le stimuler et le sortir de son état. L’homme doit découvrir les secrets des souffrances pour comprendre pourquoi il souffre. Il doit se dire qu’une souffrance pour le moment est un privilège spécial et un bonheur. Quelquefois vous souffrez beaucoup. Vous vous investissez beaucoup, mais l’expérience que vous gagnez, vaut davantage. Vous gagnez un savoir qui vaut très cher. Cette expérience s’incorpore comme un fil d’or dans votre développement et joue son rôle. Quand vous entrerez dans le monde spirituel vous comprendrez que toutes les difficultés vécues sur la terre l’ont été pour votre bien et vous vous corrigerez vous-même. Quelquefois l’homme est déprimé mais sa souffrance n’est pas aussi grande qu’il le croit. C’est dans les moments où la vie baisse d’intensité qu’on trouve les plus grandes souffrances. La souffrance n’est pas l’essentiel parce que, lorsque vous souffrez vous pensez que vous ne l’oublierez jamais, mais quand elle a cessé, vous la considérez comme un souvenir lointain. Mais celui qui a souffert peut évaluer les choses, tandis que celui qui n’a pas souffert en est incapable. On peut se plaindre de la vie sur terre, mais ces expériences, ces richesses ne peuvent s’acquérir nulle part ailleurs. Au ciel, dans le monde astral, il gagnera des richesses propres à ces mondes correspondants, mais ce qui est particulier à la terre il ne pourra pas les obtenir là-haut. C’est pourquoi, remerciez Dieu pour ce que vous apprenez. Aujourd’hui c’est le chemin de l’âme humaine. Beaucoup d’entre vous pensent qu’ils doivent être élevés avec soin, ne pas être mouillés par la pluie, n’être insultés par personne. Vous devez connaître l’autre point de vue: vous ne pouvez développer d’expérience sans contraintes externes. D’une façon ou d’une autre si les conditions extérieures sont favorables, vous rencontrerez des contradictions internes. Vous ne comprenez pas ni ne réfléchissez à l’utilité de la souffrance. Elle construit le monde. Dans la joie vous êtes toujours dans un monde fini. Vous avez fait cuire une galette posée sur la table: demandez-lui par quelles souffrances elle est passée pour en arriver là. Tous les malheurs de la vie se produisent pour que les gens se rapprochent les uns des autres. Sinon ils ne se rapprocheraient pas. Quelqu’un tombe: vous passez près de lui, vous l’aidez à se relever et vous vous rapprochez de lui. La charge du bateau s’allège dans le péril, cela dure un, deux ou trois jours. Quand une sœur est triste, qu’on vienne lui interpréter un chant, lui offrir un présent. Qu’une seconde, puis une troisième jusqu’à dix sœurs viennent la voir et son état changera. Une amitié se développera ainsi. Celui qui souffre est fort. Seule une personne solide peut souffrir. Je parle d’une souffrance consciente que vous supportez sans vous décourager. Si vous êtes faible, vous n’avez pas le choix, vous souffrez contre votre volonté. Celui qui souffre se renforce, celui qui ne bouge pas se fragilise. Ceux qui provoquent le martyre sont évidemment dans l’erreur. En-Haut, dans le monde invisible, vous fêterez les épreuves subies sur terre. Les souffrances sont des exercices. Vos souffrances sont très limitées; elles sont cent fois exagérées. Remerciez Dieu. Vous avez été protégés de grands malheurs par le monde invisible tellement souvent. Comptez sur le Seigneur et non sur les gens. Dans les souffrances vous marchez sur un fil, et si vous êtes capable de garder l’équilibre vous êtes un expert. Nous comprenons la souffrance de l’être humain mais il doit résoudre un grand problème dans le monde. Dieu en permettant les souffrances a donné aussi leurs solutions. Il n’y a pas de problème sans solution. Dieu a donné à l’homme les pouvoirs de surmonter tous les problèmes mais il doit étudier les moyens d’y parvenir. Celui qui n’a pas souffert reste à la traîne. La personnalité d’un homme se construit par la souffrance. Plus il a souffert, plus il s’est élevé. Quand arrive l’obscurité, restez tranquille extérieurement, mais prenez de la hauteur consciemment. La souffrance neutralise le poison du péché. Les hommes qui ont toujours souffert deviennent très souples et résistants face aux maladies et les autres, un simple refroidissement les emporte. Dites-vous: „Dieu punit ceux qu’Il aime.” L’orfèvre taille les pierres précieuses et laisse de côté les pierres ordinaires. Si vous êtes des pierres ordinaires, vous n’aurez pas de souffrance. Maintenant le sculpteur divin travaille sur vous et sculpte votre statue. Vous souffrez, criez à perdre haleine, mais quand la statue sera finie, la nature arrêtera définitivement ses coups. Les souffrances anoblissent l’être humain. Elles sont des moyens de croissance. Quand les contradictions, les souffrances et les épreuves se multiplient, les gens pensent que c’est mauvais signe, mais c’est au contraire un signe de réussite parce que vous progressez – le combat s’intensifie tout d’abord, les orages grondent mais de cette situation une nouvelle vie, exceptionnelle et harmonieuse, émerge.
  10. LA SOUFFRANCE DEVELOPPE LES TALENTS Après avoir dansé la Paneurythmie nous nous réunîmes autour du Maître. Il nous expliqua: Les souffrances développent les talents. Tous vos talents se sont développés sous une forte pression. Certains oiseaux ont caché des plumes dans leurs queues et quand un ennemi s’approche ils déploient leur queue pour l’effrayer et en même temps ils s’enfuient. Ils ont développé cette aptitude sous une dure contrainte. Beaucoup cherchent le Royaume de Dieu. Nous devons quitter le royaume des tribulations pour le Royaume de Dieu. Les poissons sont entrés dans leur royaume de Dieu, l’élément air, quand ils ont quitté le royaume des tribulations. La souffrance stimule l’activité. Il existe quelque chose en l’homme qui se décompose s’il n’est pas stimulé. Les souffrances permettent de s’aérer. Vous voulez par exemple étudier, résoudre un problème, mais une difficulté survient et vous constatez que vous ne pouvez pas étudier. Mais ce que vous trouverez à travers elle, a plus de valeur et d’importance que ce que vous avez commencé à étudier. La souffrance est une matière spirituelle. C’est une aide précieuse pour la vie actuelle, elle suscite une grande stimulation des énergies de l’organisme humain, quand elle est équilibrée. L’homme doit voir les choses d’un regard positif et optimiste. Vous êtes devenus apathiques. Vos pouvoirs stagnent mais si la souffrance vous agrippe, vous commencez à penser, à parler, et quand vous rencontrez quelqu’un, vous souriez un peu et vous vous amadouez.
  11. LA SOUFFRANCE REVELE NOTRE RICHESSE CACHEE Le Maître avait prononcé la conférence. Nous fîmes les exercices et retournèrent dans la salle. Après quelques chants, une conversation s’engagea au cours de laquelle le Maître expliqua: Un vieil homme qui se mourait, donna à son fils un bâton et lui dit: „Mon fils, ton bonheur est dans ce bâton.”. Le fils prit le bâton et l’emporta toujours avec lui et attendit qu’il lui apporte le bonheur, mais cela n’arrivait pas. Un jour, alors qu’il se promenait avec son bâton un taureau l’attaqua. Pendant le combat, pour se protéger, il commença à le frapper avec son bâton. Celui-ci se brisa en deux morceaux et un trésor apparut. Alors il se dit: „Oh, pourquoi ce taureau n’est-il pas venu plus tôt?” Ce taureau, une grande épreuve, se précipite sur vous aussi pour vous révéler un grand trésor enfoui en vous. Chaque souffrance est destinée à révéler la richesse que vous portez en vous. Certaines personnes ne se révèlent que par les secousses. Les mauvaises conditions de vie des Anglais – le brouillard, l’insularité etc les a rendus habiles et entreprenants. Chaque souffrance est une caisse fermée que vous transportez sur votre dos. Arrêtez de la porter, ouvrez-la et prenez-y ce dont vous avez besoin. La souffrance est la banque divine où Dieu a déposé des trésors coûteux que vous devez ouvrir et utiliser. La vie est une énorme épreuve. Beaucoup de disciples veulent entrer dans l’Ecole divine et apprendre ses secrets sans souffrances. Ils doivent savoir que les grandes révélations sont accompagnées par des épreuves et des souffrances qu’ils n’ont même jamais imaginées. Jésus, quand il vint sur terre pour accomplir la volonté de Dieu, traversa les plus grandes épreuves. Rien n’est plus difficile que de prêcher à quelqu’un qui ne pense qu’à lui-même. Une sœur: „J’aimerais vivre l’expérience de Daniel” Vous voulez vivre l’expérience de Daniel, mais savez-vous par quelles souffrances il passa pour recevoir les secrets qui lui furent révélés? Il était entouré par une assemblée de sages qui étaient tous contre lui. Daniel dût affronter de grandes oppositions et personne ne l’aida. Il était à un cheveu de la mort et il n’y eut personne pour le secourir. Il était au plus proche des dangers, et au moment où il n’avait plus d’issue, Dieu lui révéla les secrets. Il lui parla et Daniel Le vit. Ici, à Izgrev, personne n’a traversé de telles souffrances. Certaines personnes qui ont une vie aisée, pensent qu’elles vont recevoir des secrets. C’est impossible, et il n’y a pas d’exceptions. L’apôtre Paul, lui-même traversa de nombreuses souffrances. Tous les prophètes furent soumis à de grandes épreuves, et c’est seulement ensuite que Dieu, en silence, commença à leur parler. La sœur: „Maître, vos paroles commencent à me faire aimer les épreuves. Quand elles se présenteront, je saurai comment les traiter.” Thomas Carlyle accablé par le découragement décida d’en finir avec la vie. Il trouvait son existence inutile, mais trois jours après seulement, une lumière l’illumina, et il écrivit sa meilleure composition. Un de nos frères, musicien, avait un chagrin d’amour immense parce que sa bien-aimée l’avait sommé de choisir entre son Maître et elle. Il l’aimait et elle l’aimait aussi, et il souffrait beaucoup. Je lui dis: „Vous êtes à une étape intéressante de votre existence à cause de ce chagrin. Ce que vous éprouvez maintenant correspond pour vous, à une grande évolution intérieure. Avec une telle douleur vous allez être capable de créer des œuvres d’une haute inspiration.” Des grandes personnalités ont traversé de grandes épreuves pour entrer dans le Royaume de Dieu. Les petites souffrances entravent l’homme. Par exemple ne faites pas attention aux paroles des autres. De même que Dieu corrige le monde, les souffrances servent aujourd’hui à se corriger. Pour certains elles servent à se corriger, pour d’autres elles sont des examens pour mesurer leurs connaissances. Je vous donnerai une devise: d’abord prenez le pouce gauche avec les doigts de votre main droite, bougez-les de bas en haut tout en disant: „Seigneur, que le divin, déposé en moi depuis la création du monde grandisse. » Vous devez répéter cette devise trois fois. Vous verrez le grand résultat que vous obtiendrez en la répétant chaque matin. Ensuite le Maître nous demanda de chanter. Nous entonnâmes „Venir- Bénir.”
  12. LA SOUFFRANCE PURIFIE ET DEVELOPPE LES VERTUS Une sœur demanda: „Maître, quel est le moyen de purifier l’âme humaine?” Un des moyens est la souffrance. Elle est source de bénédiction, et sans elle l’homme vivra de grandes épreuves. Sans la souffrance, l’homme s’oxyde. Partout dans la nature il existe des difficultés: les oiseaux n’ont ni chauffage ni couette; les plantes sont fixées au sol par leur tête: Voyez: la joie est le signe de votre pureté et le chagrin que vous l’avez perdue. Comme l’homme est descendu pour travailler, il s’est taché et maculé de boue. Et quand il quittera son travail il sera aussi immaculé que le mineur sorti de sa mine où la poussière de charbon l’avait complètement noirci. Si vous êtes malade réjouissez-vous à cause de votre maladie. Tolstoï disait qu’après chaque maladie, un éclaircissement, une nouvelle lumière se produisait en lui. Chaque maladie est une purification complète. Les souffrances sont des auxiliaires du rétablissement de la santé. L’homme se purifie par les douleurs et son âme alors s’ouvre! En général, l’homme grandit par la souffrance. Il y a un sens à notre vie, notre pensée, notre activité. Quand l’homme vivait en captivité et esclavage, il a compris une chose, et maintenant il doit en comprendre une autre. Pour qu’une plus grande lumière puisse atteindre l’homme, son corps doit être purifié pour qu’il puisse la recevoir. De cette façon certains déchets sont éliminés et les nerfs se renforcent. Les souffrances sont des filtres qui tamisent toutes vos pensées et vos désirs. Les souffrances sont des feux purificateurs. Et la pureté est la loi de la vie. Sans la pureté la vie ne peut exister. L’homme ne se réjouira pas de la souffrance mais de sa conséquence. La souffrance incomprise, vous vieillit. C’est pourquoi vous devez la comprendre d’un point de vue scientifique. Quand elle se présente elle apporte la profondeur et la pureté. Une mère avait des enfants désobéissants. Alors elle mit une capuche sur la tête et entra dans la pièce. Les enfants furent effrayés. Quand elle revint habillée comme d’habitude, ils lui dirent: „Maman, un monstre est venu et il voulait nous dévorer!” Elle les rassura: „Si vous m’écoutez, il ne reviendra plus jamais.” Maintenant, votre mère nature se déguise en monstre quand vous lui désobéissez et vous rend visite ainsi déguisée. Grâce aux souffrances, aux maladies et autres épreuves, l’homme devient clément, miséricordieux et compatissant. Cela ne signifie pas que nous devons souhaiter les maladies ni que vous ne devez pas vous soigner non plus. Mais quand elles se présentent vous devez comprendre pourquoi. Chaque souffrance est un ange déguisé en bleu de travail. La souffrance établit autour de vous un cercle qui vous protège des créatures inférieures et sombres qui rôdent autour de vous et elle vous en délivre. A travers la souffrance vous élevez votre conscience et vous vous libérez. Pour sortir et faire la fête vous vous parez d’un collier de diamants mais si la souffrance arrive vous restez chez vous et aucun voleur ne vous dépouillera. Interprétez cette image, parce que les souffrances ont de bonnes intentions. Parfois quand elles sont là elles vous battent et vous corrigent encore, mais avec amour. Un agronome taille la vigne et les arbres n’est-ce-pas? On vous taille de la même façon. C’est le rôle de la souffrance. Je vais vous donner deux formules à prononcer le matin: „Je peux aimer, je peux être aimable.” „Aujourd’hui je vais aimer Dieu, je vais aimer le monde entier. Aujourd’hui je ferai tout pour l’amour de Dieu. Je me comporterai bien pour Dieu. Mon esprit brillera parce que Dieu le veut.” Je veux aussi vous donner une formule pour les souffrances: quand vous êtes déprimé ou dans l’épreuve dites- vous: „Dieu m’aime, et moi aussi je L’aime. Tout en Dieu est bien.”
  13. LA SOUFFRANCE FAIT EVOLUER Devant plusieurs frères et sœurs étaient réunis dans le salon du Maître. Une sœur déclara: „Ce matin dans votre conférence vous avez mentionné les raisons et le but des souffrances. Cela nous ouvre de nouvelles sources de réflexion.” Si vous ressentez une douleur, il vous faut soigner la blessure. Les souffrances sont des bénédictions. Pas si elles sont permanentes mais celles qui sont temporaires. Quand elles se produisent, celui qui a mal commencé finira bien. En d’autres termes, la loi est la suivante: celui qui a labouré le champ le moissonnera, et celui qui n’a rien labouré ne récoltera rien du tout. Quelqu’un masse les jambes d’un malade incapable de marcher. Le malade ressent les douleurs de la friction et s’écrie: „C’est ça votre amour?” Au bout de quelque temps il peut remarcher. Quand la souffrance arrive, elle signifie guérison. Votre vie est bouleversée et il vous est très difficile de croire qu’elle va s’améliorer. Dans ce cas il est très important de croire, de surmonter ces conditions; ce type d’épreuve est pour les âmes fortes. Chacun rencontre des obstacles selon le degré de ses possibilités. Pour certains ils sont assez limités pour d’autres plus importants. Plus vous vous élevez, plus vous souffrez. Les grandes âmes se servent des souffrances. Tout être humain qui souffre en retire un bénéfice sans le savoir. Mais vous voulez être heureux tout de suite. C’est impossible. Les souffrances prolongent la vie. Si vous n’avez pas de souffrances, vous en emprunterez. La vie sur terre est impossible sans souffrance dans le temps présent. C’est ainsi que se manifestent les bénédictions divines. Les souffrances sont les racines de la vie et si elles ne sont pas fertilisées, les bénédictions divines ne peuvent descendre. La douleur naît lorsque la vie d’en-Haut rencontre la vie d’ici-bas. Je porte une pastèque sur mon dos, c’est pénible, je la pose par terre et la découpe, c’est un plaisir. Le temps pluvieux est une aubaine pour les jardiniers, mais c’est l’inverse pour les couvreurs de tuiles. Quand vous souffrez, gardez en tête que quelqu’un d’autre est heureux et réjouissez-vous de son bonheur. Vous croyez que lorsque vous souffrez, le monde entier souffre aussi et que tout est perdu. Et quand vous vous réjouissez, vous pensez aussi que tout le monde est dans la joie. Dans les deux cas c’est faux. Un jardinier rencontra un pauvre homme et lui lança une noix. Celui-ci se vexa et la lui renvoya. Il la jeta à un second qui fit de même. Le dixième cassa la noix et en mangea le contenu. La souffrance est la coquille. Dans la souffrance est cachée une richesse. Vous devez ouvrir la coquille et trouver son contenu. Ce n’est pas une tâche facile. C’est de l’art. Quelqu’un tomba malade et sa maladie le rendit muet. Il offrit ses services comme domestique à un maître de maison. Celui-ci lui demanda d’aller chercher du bois pour le feu. Le garde-forestier le rencontra et lui demanda exactement ce qu’il cherchait, mais comme il restait silencieux, il commença à le bastonner et le serviteur recouvra la parole et s’écria: „Ne me frappe pas!” Ainsi dans ce cas cette souffrance survint comme une libération de la maladie. Quelquefois il existe des liens artificiels, selon la loi de la suggestion. La souffrance les déchire. Elle conduit du mal au bien. La souffrance enseigne. C’est la voie ouverte aux grandes bénédictions divines qui ne peuvent nous être accordées autrement. Quand le mal s’empare de vous, si vous avez la foi, vous verrez que Dieu transforme le mal en bien. Un frère fut condamné par le tribunal à payer une amende considérable – une grosse somme d’argent. Je dis: „C’est très bien! C’est comme ça qu’il apprendra la leçon qu’il n’aurait jamais apprise autrement. C’est ce qui importe. Je vois que c’est la fin d’un karma qui se liquide. Le monde invisible va transformer cette épreuve en un bien. Sa situation va s’améliorer.” Toutes vos souffrances servent à votre bien. Si vous le comprenez, elles deviendront salutaires, et de votre lucidité vous tirerez un bénéfice. Si vous ne comprenez pas qu’elles sont là pour votre bien, vous n’en tirerez aucun avantage. Si vous souffrez vous gagnez une possibilité de bonheur. Si vous vous réjouissez ensuite vous avez une double acquisition. Mais si vous êtes toujours heureux, mais si ensuite vous rencontrez le malheur, vous perdez beaucoup. Voilà pourquoi il n’est pas encore permis d’être dans un état de bonheur permanent sur terre. Pour courber du bois il faut le plonger dans l’eau et le chauffer un peu. Les souffrances représentent une bénédiction pour celui qui les comprend. Par exemple vous souffrez lorsque vous transportez quarante miches de pain sur votre dos. Elles sont lourdes mais lorsque vous les offrez à quelqu’un, la peine se transforme en joie. Vous faites un geste envers les autres, désintéressé mais en même temps, vous y gagnez. Le paradis et l’enfer sont deux pôles opposés. La joie est dans le ciel, le chagrin en enfer. Les habitants du paradis veulent élever ceux qui croupissent dans l’enfer et ces derniers veulent faire dégringoler les autres. Nous ne pouvons nier l’inutilité de certaines souffrances. Si vous consommez des aliments indigestes ou si vous mangez des coulemelles le soir par exemple. C’est sans intérêt. Vous aurez du mal à vous endormir. Quand une souffrance se présente, sachez qu’elle vous apportera une bénédiction divine, parce que si elle ne vous arrivait pas un autre malheur vous toucherait. Un homme se plaignait à moi: „Je me suis fait une entorse au pied.” Je lui répondis: „C’est bien, vous aviez décidé de tuer quelqu’un, remerciez parce que maintenant vous ne le ferez pas.” Il confessa: „Oui, c’est vrai. Comment le savez-vous?” Quelquefois la souffrance vous protège de plus grandes épreuves. Un homme avait l’intention de se tuer. Mais quelqu’un lui envoya un œuf sur le front qui se répandit sur ses vêtements. Alors il se dit: „Il a complétement maculé mes vêtements.” Il alla se nettoyer et il oublia son projet de suicide. Donc quand un homme est désespéré un problème arrive qui correspond à son état du moment pour le transformer.
  14. LA SOUFFRANCE EVEILLE LA CONSCIENCE Au cours d’une visite chez le Maître, celui-ci ajouta au sujet de la souffrance: Pour que les gens grandissent, de grandes souffrances viendront et permettront à leurs consciences de s’élever. Alors les gens atteindront un état où ils seront capables de ressentir la situation d’une autre créature. Par exemple ils percevront la souffrance d’une fleur. Si quelqu’un dont la conscience est éveillée marche sur une fleur, il se dira: „Cette fleur souffre, je dois l’aider.” Vous atteignez la profondeur par la douleur. La profondeur se trouve dans la souffrance. Les Chrétiens se réjouissaient dans les grandes souffrances et les épreuves. Le pouvoir est dans la joie ressentie en dépit de la douleur. L’homme doit fortement se secouer. Une grande catastrophe va survenir pour qu’il se repente d’avoir agi sans sagesse. Alors il saura qu’il n’a pas bien agi et comprendra ses erreurs. Maintenant vous jugez importants les biens essentiels de la vie; ils en sont une condition mais l’état intérieur est aussi important. Si vous vous brisez la jambe et que cet accident permette un éveil de votre conscience, une sortie de l’ignorance, où est le mal? Donc tout ce qui se produit dans la vie et paraît un malheur doit être évalué en gardant à l’esprit sa participation à la croissance, l’élargissement et l’éveil de la conscience. Que serait la vie sans la souffrance? Des œufs non éclos. L’homme doit passer par la souffrance pour briser la carapace de glace qui recouvre son cœur, et la joie est utile pour mettre en place les conditions du travail. Les souffrances éveillent l’homme d’un sommeil profond, parce que sans elles, il ressemble au blé amassé dans le grenier. Il est tranquille, mais quel bénéfice tire-t-il de cette situation? Le Ciel lui envoie des souffrances par amour, parce qu’elles lui seront bénéfiques. Un déluge est tombé, l’eau a emporté l’homme qui dort et il va se noyer dans le tourbillon s’il ne se réveille pas. S’il se réveille et commence à crier on se précipitera pour le sauver. L’eau est un symbole et dans ce cas elle représente la vie sociale intense qui emporte l’homme et le noie spirituellement. Toutes les contradictions que l’homme traverse, tout ce qui lui arrive est un examen qu’il doit réussir. Le matin une mère éveille son enfant et lui dit avec douceur: „Lève-toi mon petit chou! » L’enfant acquiesce mais se rendort. Finalement la mère saisit la couette et l’enlève, l’enfant ne pouvant plus s’y réfugier se lève. On a besoin de secousse. Quand un grand problème survient, l’homme se réveille. Si vous vous rendormez sous la couette on vous secouera pour vous réveiller. Quand la conscience divine s’éveille en l’homme, il est libre. Jusque-là il vit dans un monde de limitation. Dans la douleur, il doit réaliser un travail divin intérieur afin qu’elle soit utile. Une souffrance sur mille seulement est vraie, les autres sont fictives.
  15. COMMENT DEVELOPPER LES VERTUS Après la conférence devant la Classe ésotérique pour les jeunes et les exercices de gymnastique, nous sommes revenus au salon, avec, en tête les idées fortes que le Maître avait présentées. Il parla des vertus que le disciple doit développer pour réussir, des pouvoirs et talents de son âme qu’il doit faire grandir en lui. Une sœur déclara: „Merci Maître pour la conférence d’aujourd’hui qui a éclairci une des tâches du disciple.” Il faut connaître le point de départ pour entreprendre le développement d’une vertu. Pour obtenir la douceur d’où allez- vous partir? Ou bien vous voulez être miséricordieux d’où et comment aller vous commencer? Le commencement est très difficile. Dans l’Ecole, le désintéressement est la priorité; l’altruisme doit animer le disciple. En général, quand vous allez quelque part vous ne devez pas nourrir un but personnel. Eveillez votre super conscience. Soyez désintéressé car tout ce que l’homme possède lui vient de l’intérieur. Il doit le conserver sans penser que cela dépend de lui. Demain il peut recevoir davantage ou moins. Le disciple doit posséder une autre qualité, la sagesse. Les bons sentiments non raisonnables sont les plus dangereux. Le Ciel est avec l’homme raisonnable. Sous le terme „Ciel” on com- prend la raison par laquelle les choses arrivent. La vivacité d’esprit se rapproche de la sagesse. Il faut un équilibre intérieur. L’homme doit être un enfant dans son cœur mais pas dans sa tête. La clémence est une autre qualité du disciple. Soyez tiède comme l’eau, sans être l’eau. Soyez tempéré comme l’air sans être l’air. Lorsque quelqu’un est bousculé, il commence à crier: „Ne me voyez-vous pas, vous qui me poussez?” Ne répondez pas de cette façon mais avec douceur. Dieu est partout. Il est cette clémence. L’homme vit et se meut dans la clémence. Tout s’accomplira si elle se manifeste. Si une personne a besoin d’un emploi, quand elle s’adoucit l’emploi lui est aussi accordée. Vous ne possédez ni ceci ni cela. Vous aurez ce que vous n’avez pas si vous vous adoucissez. Car la clémence est un bon terreau sur lequel tout ce qui est bon, prend racine. Pour posséder la chaleur nécessaire qui permet la croissance de la vie, vous devez posséder la clémence. Si vous voulez être bon, soyez clément. Si vous voulez aimer, soyez clément. La bonté et l’humilité sont des graines divines qui se développent sur le sol de la clémence. La clémence est semblable à une vallée fertile. Tout y pousse. L’humilité est la semence et la clémence le sol. Beaucoup de vos contradictions peuvent se résoudre par cette règle. Si quelqu’un a commis une faute soyez clément envers lui. Il s’est déjà jugé lui- même. Pourquoi le juger vous-même? Manifestez de la clémence envers celui qui est tombé. Soignez-le et dites-lui que tout va bien. Il faut appliquer cette philosophie, cet enseignement. Celui qui ne le connaît pas le cherchera partout et dira qu’il ne le trouve pas. Si vous suivez les conseils de la clémence vous serez bon, intelligent et impartial. Et si vous ne l’écoutez pas, elle vous dira: „Allez et faites ce que vous voulez!” La clémence rajeunit le vieillard et sans elle le jeune devient vieux. La clémence c’est lorsqu’un homme répond correctement à celui qui l’insulte. Est clément celui qui n’en est pas affecté intérieurement. Les orages ne le touchent pas. La douceur est un état supérieur à la clémence, et l’humilité est encore supérieur à la douceur. Il est dit: „Les doux hériteront de la terre.” Personne ne combat un homme humble. On ne peut s’opposer à lui. Celui qui est doux répond à l’insulte par la raison et résout les problèmes, et celui qui est humble n’en connaît pas. Pour accepter le sublime, le divin, il faut posséder la clémence. Elle est la condition pour capter les énergies divines. Voilà pourquoi il faut manifester la clémence, la tendresse, et non la violence et la rudesse. Ne pensez pas réussir sans la clémence. Un employé de la poste était violent et toujours maltraité. Il avait l’habitude de se plaindre: „Je ne supporte plus ces gens!” Quelqu’un à qui il se plaignait lui dit de changer de comportement et de recevoir le public avec aménité. Il le fit, et un an plus tard chacun changea son attitude envers lui. Evaluer l’intérêt des petites choses est une autre qualité du disciple. Celui qui est incapable de faire de petites choses ne pourra pas en réaliser de grandes, non plus. L’exactitude est une qualité importante du disciple. Le monde invisible n’apprécie pas les promesses faciles que vous n’exécutez pas. Tenez votre parole. La grandeur de la nature est dans les détails. Le monde invisible agit avec exactitude et il apprécie de voir quelqu’un agir avec la même exactitude dans les détails. Le disciple doit aussi développer la souplesse. L’avocat Bachvarov commit un délit et fut emprisonné à Sofia pour quatre ans. Il lit l’Evangile et se convertit. A sa libération, il devait recevoir plusieurs créances et il dit à l’un: „Etes-vous prêt à me rembourser votre dette sans intérêt? – Je le suis – Très bien remboursez-moi.” Il posa la même question à un autre créancier qui répondit: „Je ne peux pas mais je peux vous en régler un tiers. – Alors, remettez m’en un tiers.” A un troisième il demanda: „Etes-vous prêt à m’en régler la moitié? – Je suis d’accord - Donnez-le” Et les affaires s’arrangèrent pour lui. Il n’avait discuté avec personne. Et il avait l’habitude de dire: „Avant je me disputais, je les poursuivais, mais mon âme s’est apaisée et mes créanciers sont devenus mes amis. Ils me considéraient autrefois comme extorqueur et ils disent que maintenant j’ai changé.” Prenons une bouteille d’eau pure et deux personnes veulent boire la première à son goulot unique. C’est là qu’apparaît le mal. Celui qui boit le premier fait naître le mal et l’autre qui est mécontent l’entretient. L’un et l’autre l’alimentent, ils doivent céder mutuellement. Si vous vous disputez avec quelqu’un pour une miche de pain, donnez-la-lui en entier. Il vous regardera alors étonné et vous en donnera un morceau. Ne vous battez pas pour une miche de pain. Il n’y a pas de dispute sans raison matérielle. Le sacrifice est une autre qualité du disciple. Ne pensez pas que nous n’avez qu’un seul frère et qu’une seule sœur. C’est une illusion. Jésus dit: „Votre Maître est unique et vous êtres tous frères.” C’est la vérité qui doit pénétrer votre âme. Une nouvelle lumière doit éclairer le sacrifice. L’homme pense qu’il perdra sa personnalité en se sacrifiant. Se sacrifier signifie acquérir ce que personne dans le monde ne peut vous donner. Si vous sacrifiez votre animalité et commencez à vivre comme un homme, ce sacrifice a un sens. Si vous sacrifiez votre humanité et vous vous élevez à un niveau supérieur celui du monde des anges et des Créatures supérieures, ce sacrifice a aussi un sens. La générosité est une autre qualité du disciple. Vous dites: „Nous devons être généreux.” Mais qu’est-ce que la générosité? Un tuyau a un diamètre de trois centimètres. Nous dirons que sa générosité égale trois. Si votre tuyau a un diamètre de six centimètres elle sera égale à six. L’installation est ainsi faite. Par conséquent vous devez tout d’abord corriger l’installation de votre pensée, de votre cœur et de votre volonté, pour que vos pensées, vos sentiments et vos actions soient généreux. C’est une loi: les généreux reçoivent des courants de toutes parts. La générosité mais pas le gaspillage! La nature n’aime pas que ses énergies soient gaspillées stupidement. Ceux qui gaspillent seront tenus pour responsables par la nature. Tout doit être utile et à sa juste place. On vous accorde 10 litres d’eau pour vous laver les pieds, et si vous en utilisez 20 vous serez tenus pour responsable. Le sens du renouvellement est une autre qualité du disciple. Prêtez attention au nouveau que Dieu a introduit en vous. Chaque jour Il introduit un nouvel élément en vous. Vous vous renouvelez chaque jour. Comme la vie est une école, les méthodes doivent toujours changer. Les méthodes actuelles sont différentes de celles qui ont eu cours il y a des milliers d’années. Beaucoup de vieilles conceptions sont des obstacles actuellement et doivent changer. Elles furent un jour valables mais elles ne le sont plus. Nous sommes pour l’absolument nouveau! En parlant de la sorte, je heurte vos croyances. Vous avez joué des années durant: „Jolie fleur, fleur colorée”. Abandonnez le vieux dont vous êtes fatigué. Quittez les vieilles loques. Une qualité importante du disciple réside dans sa bonne atti- tude. Cherchez et évaluez la partie divine en l’homme. Cherchez son côté divin et si vous cherchez ses défauts c’est une attitude ordinaire. Méditez la phrase suivante: „Quand vous observez une pierre précieuse vous devez regarder sa forme et la manière dont elle réfracte la lumière.” Les pierres précieuses sont les âmes humaines, c’est-à-dire Dieu en eux. Pour reconnaître Dieu en l’homme vous devez connaître les traits distinctifs que Dieu a déposés en lui. Qu’est-ce que ce spécifiquement divin que Dieu a mis en lui? Je vous donnerai une méthode pour manifester la bonne attitude: notez les qualités en chacun stimulez-le et ne ratez aucune occasion pour les souligner. Quand vous apercevez un défaut chez quelqu’un, c’est comme si vous voyiez l’enfer, si vous décelez des qualités, vous voyez le paradis. On dit: „Soyez bon.” Comment être bon si vous ne voyez pas Dieu et le bien partout? Voici une règle quand vous rencontrez quelqu’un: adressez-vous d’abord à Dieu, qui est en lui, et après à sa na- ture humaine. Il faut développer des liens intérieurs et lorsque vous éprouvez de l’amour, les raisons qui vous rapprochent d’un être doivent être absolument désintéressées. Alors cet amour est solide. Mais là où il y a un intérêt personnel l’amour agit comme un ver qui ronge tout. Vous devez toujours déterminer la durée d’un amour stable. Si, par exemple, un homme pauvre tombe amoureux d’une femme riche combien de temps durera cet amour? Tant qu’elle aura de l’argent. Quand elle deviendra pauvre l’amour disparaitra. L’intérêt était le véritable motif. Ou bien vous aimez quelqu’un qui exerce le pouvoir. Mais quand il le quitte, l’amour s’évanouit. Ces motifs sont superficiels. L’homme doit découvrir les raisons de tous les sentiments qui naissent en lui. Quand vous avez un ami, vous devez découvrir un des traits de caractère parmi les plus nobles pour lequel vous commencerez à l’aimer. Si vous ne trouvez pas un trait positif en lui, vous ne pouvez pas résister à cet amour. Si vous le trou- vez, vous pouvez entamer une relation avec lui. Autrement, vous établirez une relation amicale médiocre. Quand vous allez vers quelqu’un, trouvez en lui une qualité, conservez-la dans votre pensée et la porte sera grande ouverte. Rien n’est plus bénéfique à l’homme que de savoir se comporter. Le monde invisible vous notera également sur votre façon de vous comporter et regardera votre degré de développement. Vous rencontrez quelqu’un et regardez seulement la couverture du livre. Vous ne l’avez pas ouvert pour le lire. Il existe de nouvelles méthodes pour établir des relations entre les gens. Ces nouvelles méthodes sont basées sur l’amour. Ces méthodes sont fondées sur l’amour. Nous ne sommes pas assez attentifs: une fleur s’est développée sur la route mais quelqu’un passe et la piétine. Ce n’est pas un signe de la bonne attitude. Je m’arrête près de la fleur, lui parle et m’éloigne, après lui avoir demandé: „Depuis quand es-tu là? Quels sont tes frères et sœurs? A qui appartiens-tu? Es-tu arrosée régulièrement?”. Vous ne devez pas déclarer aux autres que vous appartenez au nouvel enseignement, mais ils doivent le reconnaitre à votre attitude. Ne parlez pas mal d’un être humain. Il est une créature de Dieu. Vous pouvez payer vos paroles par votre vie dans deux ou trois jours. Vous êtes très responsable quand vous parlez mal de quelqu’un. Chaque personne représente un tableau peint par Dieu. La peinture est inachevée ne la salissez pas. Quand elle sera terminée elle sera magnifique. Quand quelqu’un s’adresse à vous, ne vous précipitez pas pour lui répondre, gardez le silence un moment, réfléchissez longuement et après avoir compris le sujet, parlez ou agissez. Le disciple doit être silencieux un long moment, ne pas se hâter de parler, mais réfléchir et ensuite présenter le résultat de sa réflexion. Ne donnez pas tout de suite votre opinion. Quand vous envoyez une pensée à un chien et qu’il s’éloigne, alors vous êtes un disciple. Si vous l’enragez en lui lançant des pierres vous agissez comme tout le monde. Quand quelqu’un vous insulte le mal passe d’abord à travers lui. C’est lui qui est d’abord sali. Ce qui suit est aussi inclus dans les aptitudes: au milieu des gens, un homme doit se tenir au moins à 35 cm de distance des autres. Une autre qualité du disciple est de ressentir l’unité de toutes les créatures. C’est si bien de se voir dans les autres. Quand vous rencontrez un homme bon, vous vous voyez en lui et vous vous réjouissez, et lorsque vous rencontrez un homme mauvais également, vous vous voyez vous-même à travers lui. L’obéissance est une qualité importante du disciple. Cela signifie écouter, entendre la voix de Dieu au fond de vous- même et lui obéir. Le disciple doit obéir à la voix de Dieu qui lui parle intérieurement. Il doit percevoir les pensées de Dieu et accomplir Sa volonté. Une autre qualité est la persévérance. Vous avez frappé une pierre quatre-vingt-dix-neuf fois. Vous dites qu’elle ne s’est pas ouverte et vous vous apprêtez à partir, mais si vous la frappez une fois de plus elle s’ouvrira et vous pénétrerez dans la nouvelle vie. L’homme doit être résistant. Tissez un petit fil chaque jour, une belle pensée. Celui qui est capable de tisser un mince fil est aussi capable de fabriquer une épaisse corde, car celle-ci est constitué de nombreux brins ténus. L’homme doit être inébranlable, ferme. Rien ne doit le distraire de son objectif, comme les saints. Quelqu’un est inspiré un moment mais bientôt cet élan l’abandonne. L’enthousiasme permanent est un état divin. La patience est une autre qualité du disciple. C’est la première que vous devez apprendre. Vous ne la rencontrez pas souvent à notre époque. Peu de gens la possèdent et c’est pourquoi on trouve partout autant de souffrances. L’homme patient a un esprit en éveil. Où qu’il aille il ne suscite pas la contradiction. Parfois le monde invisible nous met dans une situation où nous pourrons étudier la patience. La patience est un état l’esprit conscient. Inscrirez-vous à l’école de la patience où on vous proposera des exercices difficiles. Ce n’est pas un travail simple. Jésus est passé par l’école de la patience. Au ciel les âmes sont fortes mais quand elles viennent sur terre elles s’affaiblissent. La patience vient de la certitude que tout arrive à point. Ce malade d’Ovcha Kupel, a étudié la patience pendant trente-huit ans. C’était une initiation. La patience est pour les forts. Une femme supportera son mari pour Dieu. Si elle ne le supporte pas elle n’aime pas Dieu. Il est facile d’avoir une attitude correcte vis-à-vis d’un homme bon. Quand on vous adresse une mauvaise parole, vous vous vexez et vous mettez en colère. Cela signifie que vous êtes faible. Quand vous parlez avec quelqu’un, abandonnez votre personnalité et suspendez-la à un clou. La patience est la première marche à gravir pour atteindre l’amour. Une compagnie anglaise perdit de l’argent dix ans de suite mais la onzième elle en gagna tellement que toutes les pertes furent couvertes et qu’il resta même un bénéfice. Ensuite elle commença à s’enrichir régulièrement et devint célèbre. Seul un être libre peut être patient. Le juste est libre et patient et l’homme injuste vit dans le malheur. Vous êtes patient avec celui que vous aimez et perdez patience quand vous n’aimez pas. Quand vous êtes irrité vous perdez votre pouvoir. Votre adversaire tente de vous mettre en colère, mais celui qui est patient n’a peur de rien. Les forces noires sont aussi effrayées par un homme patient. La patience les met à distance. Elles essayent de vous égarer pour vous faire perdre patience et ainsi de vous attaquer. Il arrive que vous êtes sur le point d’agir et vous dites: „Ça n’aboutira à rien”; alors vous perdez patience. Vous dites que vous êtes patient; sachez attendre, car la patience est le futur idéal de l’humanité. La patience est toute une science. Vous l’avez étudiée pendant des millions d’années, mais vous ne l’avez pas encore assimilée et vous l’étudierez encore. Celui qui perd sa patience meurt car il dit: „Je ne peux pas en supporter davantage!» Vous devez manifester la patience pour un idéal. L’infortune n’est pas la patience. La patience est pour les personnes raisonnables. Je parle de la patience qui vous rendra maître de toutes les situations. La patience comprend des degrés variés. Pratiquer la patience est très difficile. Beaucoup de gens sont patients mais c’est une apparence. L’homme doit abandonner la morale ordinaire. Nager dans une eau profonde jusqu’aux genoux est une chose, mais si vous nagez dans une eau dont la profondeur égale cinq ou six fois la hauteur humaine, vous êtes alors un véritable nageur. Actuellement vous êtes bon parce que le niveau de l’eau dans laquelle vous nagez est bas. Quand vous êtes nerveux vous gaspillez votre bonheur. Vous devez être patient et essayer de ne pas être nerveux. Quelquefois vous vous irritez et vous vous agitez pour rien. Ceux qui ont gardé leur calme ont terminé l’école et seront employés. Vous n’avez pas encore terminé votre apprentissage. Quelqu’un convoite une chose qui ne lui convient pas. Ce que vous souhaitez ne peut arriver immédiatement. Un processus doit se dérouler pour que les choses arrivent. La patience est un contrepoids. L’homme doit terrasser le serpent qui est en lui. Vous devez être patient dans les difficultés. La difficulté est une pression qui peut vous propulser vers le haut. Parce que la difficulté vous présente une tâche, et si vous ne l’acceptez pas vous ne développerez pas l’expérience nécessaire et n’aurez aucune chance de la résoudre. L’homme doit être très patient en toute chose pour que ses projets se réalisent. Une chance est prévue pour lui aussi. Son tour viendra également. Vous demandez ce qu’il adviendra de vous dans des milliers d’années. Le fruit âpre deviendra doux. Vous devez être patient et attendre la maturation. La patience est d’attendre la réalisation des projets divins. La patience est la conséquence d’une compréhension intérieure des lois de la vie. Cette compréhension s’acquiert si nous voyons Dieu en chacun et partout. Dieu s’est dissimulé dans Sa création et vous devez le découvrir. Une autre qualité du disciple est l’application. Pour dissoudre du sucre il faut de l’eau. Si l’eau est glacée il faut la chauffer. On doit étudier l’application et ses lois. Appliquez tout ce que vous étudiez. Je vous ai donné des vérités et des méthodes dans mes causeries et conférences qui sont restées lettre morte. Lisez, étudiez ce qui est déjà prononcé et faites des efforts pour les appliquer. Les petites règles sont importantes. Quand l’homme s’efforce de réaliser les petites choses, les grandes viennent ensuite. Quand un fossé est creusé, au début, la rivière s’écoule en un mince filet d’eau qui se transforme ensuite en un courant puissant. La puissance est dans l’application d’une pensée divine. Moissonner une semence ne suffit pas, il faut savoir aussi à quel moment le faire. Accomplissez chaque belle pensée qui naît en vous. Mais les gens disent: „C’est toujours pareil, avec ou sans.” L’application ne doit pas être imposée par la force de la loi. Pratiquez-la de votre plein gré. Il faut toujours utiliser son savoir même limité. Lorsqu’on me couvre d’éloges, je réponds: „Vous aimez cet enseignement n’est-ce-pas? Réfléchissez donc à ce que vous pouvez faire pour aider ce frère.” On aime l’enseignement mais on n’est pas prêt à appliquer la moindre de ses idées. Les possibilités sont multiples. On peut agir raisonnablement en mangeant, en respirant en regardant. Tout est un travail. Rien ne se réalise sans effort. Ceux qui ont réalisé ont beaucoup travaillé. Vous pouvez entrer dans le Royaume de Dieu aujourd’hui même en appliquant les méthodes que je vous ai données. Les meilleures choses sont très difficiles. Beaucoup de trésors y sont cachés mais vous ne les estimez pas parce que vous ne les voyez pas. Trois disciples écoutaient leur gourou; quand il se tut, le premier vint le remercier et montrer son contentement. Le second estima que celui qui connaissait ces vérités était chanceux et partit, et le troisième ne prononça pas un mot mais s’en alla seulement travailler pour Dieu. Le troisième a l’attitude juste. Tout ce qui est connu et non appliqué cause du tort. Appliquez un dixième de ce que vous avez appris. Vous parlez beaucoup mais réalisez peu. Parlez moins et réalisez plus. Ce que vous appliquez vous enrichit. Les causeries et conférences contiennent des méthodes d’application pour le nouveau. Tout le monde parle du nouveau mais applique les vieilles méthodes. Expérimentez les lois et méthodes que je vous ai données. On ne peut pas parler de ce que l’on n’a pas essayé. La foi doit être fondée sur une expérience réelle. Ici ce sera une école qui donne un enseignement de règles pratiques. Ce que vous avez étudié jusqu’à présent correspond à l’examen d’entrée. Certaines règles et méthodes seront étudiées plus tard. Le zèle est une qualité du disciple. Dieu aime ceux qui poursuivent un effort assidûment. Vous pouvez vous tromper mais Dieu veut connaître le degré de votre zèle. Vous tombez et vous vous relevez, vous tombez et vous vous relevez encore, mais Dieu voit que vous avez travaillé. Une autre qualité du disciple est la réactivité. Actuellement quand vous rentrez chez vous, vous dites: „C’est ça. C’est beau, mais ce n’est pas pour maintenant.” Aujourd’hui les gens emploient la politique de tout remettre à plus tard. Ils disent à un jeune: „C’est trop tôt. Moissonne l’avoine sauvage, marrie-toi, et ensuite regarde comment les choses se présentent.” Non. Quand vous avez l’inspiration, quand vous voulez chanter ou jouer d’un instrument, ne remettez pas, chantez ou jouez. De même, quand une pensée pour prier ou effectuer tout autre travail divin se présente à vous, réalisez-la et ne la remettez pas. On ne doit pas attendre les conditions les plus favorables et parfaites pour travailler sur soi-même mais utiliser les conditions dans lesquelles on se trouve. Emportez par exemple un livre avec vous et quand votre travail vous laisse un peu de temps, utilisez-le pour lire un moment. On doit s’habituer à se concentrer même dans le bruit le plus assourdissant et le vacarme. Ainsi quand vous travaillez à approfondir votre vie intérieure et à améliorer les conditions intérieures, le monde extérieur change aussi. Tout le monde dit: „Je ne suis pas encore prêt.” Quand serez-vous prêt? Si vous n’êtes pas prêt vous êtes en retard! N’hésitez pas et ne dites pas: „Attendons que j’ai tout arrangé dans ma vie, et je serai prêt.” Il faut souligner un trait sympathique chez les jeunes. Ils comprennent immédiatement et sont prêts à appliquer. Les jeunes qui s’engagent sur le chemin spirituel doivent travailler. Ils ne doivent pas attendre la vieillesse pour chercher Dieu. Vous avez toutes les occasions du lever au coucher du soleil. C’est une vie toute entière. Et les millions d’années pendant lesquels vous avez vécu sont contenus dans cette seule journée. Chaque journée est une nouvelle vie. Mais l’homme repousse les années et c’est son erreur. Comme si les occasions qu’il diffère l’attendaient! Une autre qualité du disciple est l’indépendance. Tout le monde aujourd’hui est influencé par les pensées d’autrui et n’est pas libre. Quelqu’un ne peut pas renoncer tout d’un coup à la viande par exemple parce que l’opinion des autres l’en empêche. Quand on déclare appartenir à un certain enseignement qui demande des sacrifices, on doit être très attentif. Les pensées humaines se heurtent et volent comme des mouches. Quelquefois nous recevons des pensées comme des vagues que nous devons transformer. Une autre qualité du disciple est la résistance. Les gens se découragent les uns les autres. Ce n’est pas divin. Un jour vous êtes joyeux, le lendemain vous avez perdu votre entrain. L’homme de qualité doit résister comme le chêne et conquérir les hauteurs comme le pin. La maîtrise de soi est une grande qualité du disciple. Tomber dans un accès de colère est souvent instinctif. Dans ce cas, si vous vous taisez vous gagnez. Imaginons que quelqu’un vous insulte. Vous lui avez adressé une parole offensante dans le passé et maintenant il vous la rend à son tour. Lorsqu’il vous blesse vous êtes prêt à riposter immédiatement. Ne donnons pas une arme à l’adversaire, désarmons-le même, en lui donnant un bon exemple. Son état va se transformer par cet exemple positif. La chose la plus difficile est de changer l’humeur de quelqu’un. Quand quelqu’un vous insulte ne dites rien; N’en parlez à personne. Gardez-le pour vous. Il y a toute une philosophie derrière tout cela. Une sœur demanda: „Que faire si quelqu’un nous insulte?” Quand quelqu’un dit du mal de vous, il vous entrave par des liens. Et si vous ne répondez rien, si vous gardez votre tête et votre calme, un feu intérieur sacré descendra en vous qui brûlera les liens et vous libèrera, et beaucoup d’autres personnes sur la terre seront libérées en même temps que vous. Mais si vous ripostez, vous rendez le mal pour le mal, vous gardez les cordes qui vous ligotent et tous les deux êtes prisonniers. Donc, du point de vue spirituel, quand une personne est insultée, elle ne doit pas répondre. La maîtrise de soi c’est de parvenir pendant une demi-heure à vivre dans un état de pensée harmonieux, de n’être troublé ni par le monde, ni par un problème matériel ou quoique ce soit d’autre. Quand quelqu’un est fatigué, il allume un feu, chauffe de l’eau et boit. Celui qui ne comprend pas boira de l’eau froide. De même celui qui veut réussir par le moindre effort. Certains veulent entrer dans le Royaume de Dieu avec le moindre effort, sans beaucoup de souffrances, par quelques prières. Mais ils gagnent autant qu’ils ont donné. Si un bienfaiteur arrive, vous donne deux millions de leva, puis les reprend vous devez montrer votre maîtrise sans sourciller. Une sœur: „Je suis impulsive et quand quelqu’un agit mal, je prononce des paroles que je regrette plus tard.” Tout d’abord mettez-vous à sa place pour voir ce qu’il faut faire. Un ange vit qu’un homme péchait et il dit au Seigneur: „Comment pouvez-vous le supporter?” Le Seigneur le mit à la place de l’homme et l’ange fit deux fois plus de fautes. Une qualité nécessaire au disciple est la tranquillité. Le monde est plein de contradictions mais n’en soyez pas troublé. Nous vivons et nous nous mouvons en Dieu. Tout dépend de notre amour. Quand vous rendez visite à des Turcs, ils ont une bonne coutume - ils vous déchaussent et vous donnent de confortables chaussons. La même règle vaut pour la vie intérieure. Quand vous entrez dans votre chambre secrète, la chambre de votre esprit, abandonnez derrière vous, vos difficultés ordinaires et vos tracas, ne les transportez pas dans la maison de votre vie intérieure. Vous devez rejeter les soucis. Penser que vous vivez dans un monde d’harmonie et de raison. Vous devez revenir vers un état d’innocence, un état angélique. Soyez fort sans être violent. Plein d’amour, sans être faible. L’orage peut gronder en vous mais vous comprenez la force et la puissance supérieures de la sérénité. L’orage joue un rôle mais c’est une force sereine qui dirige le monde. Cet élément calme et divin est le plus puissant. Il pénètre tout. Si j’écrivais un opéra je représenterais la vie avec ses contrastes. Si l’homme veut regarder les étoiles, le ciel doit être pur, sans nuages. La même loi vaut pour la vie intérieure: rien ne doit vous gêner, parce que si le ciel est nuageux vous serez incapable d’apercevoir les réalités célestes. Je voudrais que certains d’entre vous fassent une expérience et présentent un visage épanoui pendant deux mois, sans retomber dans leur tristesse. Vous êtes souriant aujourd’hui mais demain vous allez renoncer à cette arme. Vous faites certains mouvements spontanés sans réfléchir, et vous vous en souvenez ensuite. Nous devons nous contrôler. Quelqu’un vous agrippe et vous êtes effarouché. Vous n’êtes pas encore des héros. Quand vous descendez la rue l’explosion soudaine d’une bombe ne doit pas vous surprendre vous devez vous y préparer. Vous connaissez le passé que vous avez traversé mais ignorez l’avenir qui vous attend. Et parce que vous ne les connaissez pas vous devez vous y intéresser. Ce qui vous préoccupe est le passé, non l’avenir, parce que l’avenir est plein de promesses. Les gens s’inquiètent à propos du vent et d’où il souffle, ou essayent de résoudre des problèmes insolubles pour les humains comme par exemple leur durée de vie, etc… Ne vous préoccupez pas de ceci ou de cela. Ne soyez pas impressionné par les vêtements que vous portez, qu’ils soient riches ou déchirés. Vous resterez toujours unique et le même. Vous devez posséder cette qualité et ne vous inquiétez pas si certaines choses ne se produisent pas comme vous le souhaitez. Une loi dit que si vous marquez une hésitation vous ne pouvez pas réussir ce que vous souhaitez. Il est difficile de trouver un terrain d’équilibre en vous-même, c’est-à-dire de garder la balance. Vous avez besoin d’un point d’appui. Il n’y a rien de mieux que d’obtenir la paix intérieure. On vous dit: „Ils vous voleront.” Ils ne le peuvent pas. Le monde entier vous appartient. Vous devez le croire. Mais vous croyez l’inverse, que les choses ne s’arrangeront pas. Vous tombez malade, mais vous dites: „Cette maladie ne me quittera pas.” Il est très difficile de rendre l’homme positif. Vous vous découragez et dites: „Je vais mourir, c’est fini.” Levez la main et dites: „Ce n’est pas fini!” Quelqu’un a cassé un pot de terre, quel sens cela a de se faire du souci pour si peu? On peut facilement en trouver un autre. Vous ne pouvez pas arrêter le vent. Pourquoi s’inquiéter? Vous dites: „Les gens ne sont pas amicaux.” Quelqu’un pense peut-être la même chose de vous-même. Quelle est la pensée juste? Quand vous êtes malade, dites: „La maladie n’existe pas dans le monde divin, je vais retrouver ma santé”. Rien d’autre. Même si la maladie progresse dites: „Je vais me rétablir.” Si vous continuez de cette façon un mois ou deux ou une année entière, finalement la maladie disparaîtra. Si vous voulez être en bonne santé, ne pensez pas négativement. Pensez que vous êtes venu pour accomplir la volonté divine. Un disciple spirituel doit penser ainsi et il se débarrassera des aléas de la vie. Faites la comptabilité chaque soir de ce que vous avez gagné et perdu. Evitez soigneusement que les événements quotidiens présents ne vous empêchent d’être attentifs à vous-même. L’homme doit rester calme et serein malgré les cataclysmes actuels, les orages, les catastrophes et les désordres dans la vie des peuples. Les puissances ténébreuses essayeront de le troubler pour le détourner de son travail spirituel et de son état, mais il ne doit pas perdre sa richesse intérieure. Il doit garder sa sérénité, son amour, sa paix, sa joie, sa foi en dépit de ces événements. C’est une des tâches qu’il lui faut accomplir correctement. Evitez de vous inquiéter parce qu’on vous a dérobé votre petit gâteau. Si on vous en a volé un, on vous en rendra cinq. Si on vous en prend huit, on vous en rendra seize. Vous vous tourmentez pour des bagatelles. Faites attention, car pendant que vous passez de la joie à la tristesse, vous abandonnez le Seigneur et ne pouvez obtenir ce que vous devez. Cela ressemble à ces phrases écrites sur le sable qui sont effacées par les vagues de la mer. Si vous rencontrez un rocher sur votre passage, vous trébucherez en poursuivant votre chemin, mais si vous le contournez, vous continuerez à avancer sans difficultés. La vie est belle pour les initiés et terrible pour les non-initiés. Le second se plaint qu’il en a assez de sa vie, tandis que le premier dit qu’il savoure la sienne à pleine dents. Une importante qualité du disciple est le courage. Vous devez être pleins de hardiesse, de détermination, de courage. Le christianisme libère les hommes de la peur. Tant que vous tremblez de peur, vous ne pouvez pas vous développer correctement. Le plus difficile est de vous affranchir de la peur! L’homme doit posséder le courage et la foi. Il doit comprendre la nature de ses états intérieurs. La peur est un état animal. Rien n’est plus dangereux que de vivre dans la peur. L’Ecriture dit: „Le méchant fuit sans qu’on le poursuive.” Plus les gens se chargent de péchés, plus ils deviennent timorés. Dieu aide l’audacieux. La peur doit être seulement une prévention contre le danger, la conscience commence avec la peur. Maintenant vous devez être brave et ne pas craindre les „ours” c’est-à-dire les souffrances. Puis vous rencontrerez une créature lumineuse, un ange, dans le monde invisible qui vous dira: „Je suis l’ours qui vous a effrayé.” Réjouissez-vous de ce que vous avez, peu importe combien. Si vous n’aviez pas emprunté la route que vous avez parcourue, vous ne disposeriez pas des richesses que vous possédez maintenant.